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MPADI SIMON-PIERRE : L'ORIGINE DE SON MINISTERE

19 Avril 2011 , Rédigé par Lucas Publié dans #RELIGION ANCESTRALE

MPADI BUKA MAKENGO NSUKAMpadi Simon-Pierre est un descendant du clan Vitinimi-na-Mpangu-Zi-Kongo, la famille royale de Mbanza-Kongo en Angola. Il en était héritier à part entière et devrait finalement monter lui aussi sur le trône royal, mais, il était predestiné à oeuvrer pour le compte de Wamba Wa Mpungu Tulendu. Et son devoir primordial était celui de rassembler les brebis égarées de Wamba Wa Mpungu Tulendu, les brebis de la race noire, de les paître et de les conduire vers la voie du salut.

Son enfance fut aussi émaillée de beaucoup d'événéments tellement mystérieux, qui présageaient déjà une existence hors du commun pour Mpadi Simon-Pierre,  que même ses parents n'en revenaient pas.

 

Un jour au village, le gardien de troupeau de moutons et  chèvres engagé par son père répondant au nom de Kinzanza, invita Mpadi à l'accompagner en forêt, juste à la lisière du village, où s'étendait sur des centaines de mêtres une ananeraie sauvage.

Une fois arrivés en forêt, Kinzanza et Mpadi  cueillirent quelques ananas et s'installère confortablement sur un arbre dont le tronc passait horizontalement sur l'ananeraie avant de se redresser et aller en hauteur. C'est là qu'ils se mirent à déguster leur butin. Tout d'un coup, attiré par le parfum des ananas mis en pièces, un gros mamba tout noir vint par le feuillage et s'arrêta à quelques centimètres de la joue de Mpadi, cherchant peut-être à sucer lui aussi le morceau juteux que tenait Mpadi à portée de sa bouche.

Kinzanza cria, sauta, et Mpadi comme mû par le même reflexe que Kinzanza sauta aussi sans crier gare.

Un bon saut mais qui se termina en catastrophe : il atterrit sur un tronc d'arbre enfoui dans l'herbe dont les longues épines transpèrent la plante de pied droit de part en part. Il se mit à gémir de douleur et Kinzanza vint rapidement à sa rescousse. Sa jambe étant comme clouée, soudée au tronc, Kinzanza essaya à plusieur reprises de la retirer mais tous ces efforts furent vains.

Il abadonna Mpadi et courut vite vers le village tout en criant au secours. Un groupe d'homme se précipita vers l'ananerie pour sauver Mpadi. Ils cherchèrent eux aussi à détache la jambe du tronc, mais c'était peine perdue. Alors l'on se décida à couper le tronc d'un côté comme de l'autre, ce qui fut fait, et Mpadi fut transporté sur les épaules la jambe droite chaussée du morceau de bois épineux. Après l'opération qui intervint par après, bien menée par les sages-chirurgiens du villagequi taillèrent minitieusement toute la plante de pied pour la libérer des épines, eh bien, celle-ci n'était qu'une bouillie.

Le miracle ne se fit pas attendre et trois jours après il ne subsistait aucune trace de plaie sur son pied. Un groupe d'anges passaient, comme des toubibs à tour de rôle, chaque matin et chaque soir pour s'occuper de cette plaie.

 

Mais, Wamba Wa Mpungu Tulendu se manifesta à travers la personne de sa tante maternelle, Ndona Luila Dia Kiwula Thérèse à qui il indiqua que Mpadi Simon Pierre était choisi comme berger de son troupeau.

Ce qui se réalisa en cette date du 22 février 1920, se passe de tout commentaire.

 

Ndona Luila Dia Kiwula, mariée et habitant dans un village non loin de celui de ses parents, devrait rencontrer ce jour-là sa mère au niveau des champs. Mais, il se fit que celle-ci ne vint pas au rendez-vous et Ndona Luila se résolut de regagner le village. Elle piqua quarante-neuf épis de maïs, les cuit sur les braises d'un feu de bois q'elle venait d'allumer, en consomma un  et mit les quarante-huit restants dans son panier dorsal. Elle y ajouta quelques poignées d'arachides grillées aussi et prit enfin le chemin de retour.

Arrivée à la croisée des chemins, elle sentit ses jambes fléchir et ses cheveux se redresser sur sa tête. Elle ne comprenait rien de tout ce qui lui arrivait et se mit à crier d'inquiétude. Et dans les minutes qui suivirent elle vit qu'elle se retrrouvait devant une vaste étendue où des anges s'étaient installés comme dans un festin et qui attendaient à être servis. Parmi le groupe de ceux-là qui lui tinrent la parole, elle reconnut ses défunts oncles répondant respectivement au nom de Makengo Nsuka et de Pululu za Nsungu, qui lui dirent qu'elle n'aie pas, car Wamba avait choisi de la visiter en se faisant accompagner de tous ses anges de Mbanza Kikangu (le royaume de Wamba wa Mpungu Tulendu). 

A la question de savoir qu'est-ce qu'elle portait dans son panier, Ndona Luila leur répondit qu'il n'y avait que quarante-huit épis de maïs avec un peu d'arachides. Et il lui fut demandé de les distribuer à tous ces anges qui étaient assis. Elle passa d'une table à une autre servant à chacun de ses étranges visiteurs un épi de maïs et une main d'arachide. Ils étaient au nombre de septante-sept milliards, sept cent septante-sept millions sept cent septante mille.

Après le repas, il lui fut remis trois gros livres sacrés et un chiot enchaîné.

Il lui fut révélé que comme elle n'avait pas encore d'enfant, seul, le fils à sa soeur Ndona Nianga, répondant au nom de Mpadi Simon Pierre et qui en ce moment étudiait chez les protestants à Sona-Bata, à plus ou moins quatre-vingt kilomètres de Kinshasa, oui, seul, Mpadi avait le plein pouvoir de lire ces livres et d'en révéler le contenu à tout le peuple noir. Du petit chien enchaîné, il lui fut révélé que Mpadi passera dans l'exercice de son ministère, des moments difficiles vis-à-vis des serviteurs commis à la solde du diable et sera enchaîné et jeté en prison.

Après tout ceci, une recommandation lui fut donnée, celle de remonter vite au village et demander à faire construire rapidement et le même jour une maison de quatorze mètres sur sept.

Quand elle reprit ses esprits, il n' y avait l'ombre d'un seul invité sinon le petit chiot qu'on lui avait laissé . Dans le panier il n' y avait plus rien, tout avait été servi.

Après avoir raconté tout ce qui lui était arrivé, l'ordre fut donné d'élever vite la bâtisse exigée par Wamba wa Mpungu Tulendu. Et dans cet après-midi-là, le ciel s'assombrit comme s'il allait pleuvoir et il souffla un vent très fort qui obligea chacun des villageois à rester chez soi en se demandant si ce n'était pas la fin du monde. C'est pendant ce temps-là que Wamba Wa Mpungu Tulendu emplit la maison d'innombrables biens.  C'était devenu un dépôt bien achalandé comportant des articles de valeur de toutes sortes, d'or, de diamant, et même un rayon où n'étaient rangés que des cartons de billet de banque. Sur une table était déposé les trois livres sacrés qu'on avait remis à Ndona Luila.

Pour un mystère, c'en était un ! Et il était recommandé que Mpadi Simon Pierre soit le seul et l'unique à gérer ces biens et à le distribuer à tout le peuple noir.

Pendant que tous ces événements se déroulaient à Kundi dia Yondo, dans le territoire de Kibambi, Mpadi Simon Pierre, adolescent, étudiait à l'école pastorale protestante de Sona-Bata, sous la direction du pasteur Nsiata David. Ce dernier n'avait pas fini d'être étonné par les qualités intellectuelles du jeune pasteur.

 

C'est ainsi que chaque le 22 mars de l'année, l'Eglise des Noirs en Afrique commémorre la journée de "Kimona-Meso", en français, "le face-à-face" avec les anges ou la "vision" vécue par Ndona Luila Dia Kiwula. Elle a eu trois garçons et une fille : Mpelo Kitambala Nelson, Nsona Albert Zustesse, Nzimbu Anne Rasoir et Munzemba Ndosimao Jacob qui engendra votre humble serviteur en train de vous révéler ces choses.

Ndona Sela dia Kiwula, la soeur aînée à Ndona Luila dia Kiwula est la mère de Mpadi Simon-Pierre, de Mata ma Nsiala Mbata Nsabi a Zulu et de Ndona Nkondi Elisabeth. De celle-ci naîtront Mpadi Luyeye, qui avec ses frères et soeurs Luila Thérèse, Léonnie, Tundra, Makani, Marie Ngwala et Luyeye, et bien que de la même lignée que le Patriarche Mpadi Simon-Pierre, s'en iront créer, comme on créerait un orchestre musical, leur Eglise des Noirs à eux, appuyé par certains dignitaires,pour la plupart de la tribu N'lemfu (Kasangulu).

De la première union du  Patriarche Mpadi Simon-Pierre avec Mama Nianga naîtront Julienne Sela, Mpadi Fils, Mpadi Titi Dominique, Mpadi Lulendo Marc et Mpadi Matusila. Mpadi Fils fut cotoyé par les occidentaux pour "vendre" son père mais fut vite frappé de malédiction pour toute sa vie. C'était un homme sans personnalité. Du vent qui souffle du nord au sud et de l'est à l'ouest. Mpadi Titi Dominique se détacha, à la mort du Patriarche Mpadi Simon-Pïerre de Mpadi Lulendo Marc à qui le père avait confié, en présence de tous les fidèles, la continuité de l'Eglise. Il alla fonder, avec Pierre Mpadi Luyeye son cousin leur église au nom de BMZ. Et comme dit plus haut, Pierre Mpadi Luyeye s'est séparé de Dominique et s'est fait nommrt représentant légal de sa branche appelée aussi église des noirs.

Avant sa mort, le Patriarche Mpadi avait prophétisé en ce sens : "Il y a quarante-quatre personnes et parmi lesquelles les miens propres qui vont me trahir". Et le jour de sa mort, le 19 mars 1991, les traitres se sont fait remarquer au grand jour.

Aujourd'hui, des églises des noirs en Afrique, on peut en compter une trentaine. Ce sont celles-là qui sont dirigées par les traitres dont le Patriarche Mpadi Simon-Pierre, l'unique Fondateur et Père Spirituel de l'Eglise des Noirs en Afrique , la vraie, exiistant depuis 1939, a fait mention.

 

 

 

 

 

 

Lucas

 

 

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MPADI Simon-Pierre et KIMBANGU Simon : L'HISTOIRE A ETE TRONQUEE

16 Avril 2011 , Rédigé par Lucas Publié dans #RELIGION ANCESTRALE

Quand nous entendons dire, raconter ou lisons des assertions, citations ou appellations comme :

"Eglise de Jésus-Christ sur la Terre par le Prophète Simon Kimbangu"

"Mpadi faux prophète" comme on peut le lire dans un des livres de Susan Asch

"Kimbangu, témoin du Christ en Afrique"

Franchement, sans vous mentir, cela nous révolte de tout notre être et nous donne de la nausée... et pour nous 'emêcher de vomir, nous devons crier tou haut, pour qu'on nous entende sur un rayon de plus de vingt mille kilomètres : "C'EST DE LA HAUTE TRAHISON". Oui ! C'est de la haute et pure trahison ! Il ne vous suffit pas de courir d'une bibliothèque à une autre et de récolter comme une abeille bûtinant parmi les fleurs d'innombrables renseignements qui vont vous permettre de composer à votre tour un livre pour vous faire ainsi appeler historien. Non ! Il vous faut aussi descendre à la source pour puiser une eau saine et pure à partager avec des miliers de lecteurs à la quête d'une bonne information.

Il ne faut pas forcer à mettre dans une seule boîte le jour et la nuit. Ce sont deux choses bien distinctes.

 

Depuis la fondation de l'Eglise des Noirs en Afrique en 1939 -et notons tout de même que le Patriarche Mpadi est le seul congolais a avoir eu cette audace d'aller exiger la réhabilitation de l'église de nos ancêtres devant l'autorité coloniale belge à Madimba dans la province de Bas-Congo- depuis donc cette année 1939 jusqu'à ce jour, aucun fidèle de l'Eglise des Noirs en Afrique ne touche à la cigarette, et, s'il était donné que tous les congolais se convertissaient et adhéraient aux doctrines de cette église, il n'y a nul doute que les sociétés tabacicoles exerçant dans notre pays auraient tôt fait de plier leurs valises. C'est donc une accusation fausse que certains de ces écrivains portent gratuitement à l'endroit des fidèles mpadistes.

L'hygiène corporelle est de stricte rigueur au sein de l'Eglise des Noirs en Afrique dont tous les fidèles hommes ont l'obligation d'être coiffées à ras de tête et être imberbes. L'alcool n'est pas prohibé au sein de cette église, comme d'ailleeurs dans la plupart des églises chrétiennes, mais chacun fidèle qui consomme une boisson alcoolisée le fera dans la mesure du tolérable; étant donné que tout excès nuit.

Dans les dispositions juridiques liées à la gestion des ressources humaines au sein de l'Eglise des Noirs en Afrique, il faut noter que tout fidèle surpris en train de fumer, en état d'ébriété, en flagrant délit d'adultère ou ayant laissé pousser ses cheveux ou sa barbe, écope d'une sanction bien définie par la législation. Il en est de même pour les femmes qui doivent à tout moment avoir le mouchoir de tête noué sur la tête et auxquelles le port des bijoux est prohibé. La femme en période de menstruation ne peut se montrer dans les assemblées et doit s'isoler. Quiconque enfreint ces prescrits  est puni selon les textes juridiques internes existants.

La polygamie certes est autorisée au sein de l'Eglise des Noirs en Afrique, mais cela doit se faire dans le libre arbitraire de tout un chacun et dans le respect des exigences coutumières telle que la dot.

 

Les Mpadistes ne se sont jamais opposés au paiement de l'impôt, bien au contraire. S'il fallait à cette époque recenser les citoyens qui s'acquittaient de ce noble devoir, nous dirions que les fidèles de l'Eglise des Noirs seraient tous en ordre. L'Eglise ne supporterait pas qu'un de ses fidèles soit appréhendé par l'autorité étatique pour non paiement d'impôt. le paiement de l'impôt  était donc un des points les plus importants de sensibilasation des fidèles dans leur vie sociale.

Quand Susan Nasc dans son livre traite le Propète, le Patriarche Mpadi de "faux prophète" cela nous démontre clairement à quel râtelier il mange et cela ne doit pas du tout nous enfoncer quand on sait que Emmanuel Jésus-Christ a été trahi et quand on sait que certains personnages qui lui sont semblables ont douté du pouvoir spirituel du prophète Simon Kimbangu déplaçant les montagnes, redonnant la vie aux morts et la bonne santé aux malades.

prenez votre bâton de pélerin et entamez un voyage au Centrafrique, traversez la frontière et descendez dans la province de l'Equateur plus précisément à Yakoma, continuez votre descente jusqu'au Bandundu, à Mushie, à Oshwe, à Belingo, ne vous arrêtez pas là, faites vous glisser sur le Katanga, à Lubumbashi, à Malemba-Nkulu, et demandez aux vieux sages de tous ces coins de vous parler du Prophète Mpadi... et qui en langue kongo, et qui en langue lingala, et un autre en langue swhahili, et celui-là en langue mbunza, et un autre encore en langue ngbandi, et plus loin en langue tshiluba...chacun vous dira des choses grandioses qu'il connaît sur lui.

Susan Nasch n'a raconté que du vent et à notre avis devrait s'excuser auprès des fidèles de l'ENAF.

 

A ceux des chercheurs, des lecteurs, des curieux et autres qui découvrent pour la première fois le "monde kimbanguiste", ils doivent se mettre une chose en tête avant de faire le moindre pas. Il y a le "kimbanguisme-mpadiste" qui est en fait la continuation de l'oeuvre pastorale de Mfumu Simon Kimbangu à partir de l'année 1939 par le Prophète Mpadi-Simon Pierre et le "kimbaguisme-diangiendiste", excusez-nous le terme, mais c'est pour bien éclaircir les choses, qui a vu le jour en 1958, sous la dénomination de l'Eglise de Jésus-Christ sur la Terre par le Prophète Simon Kimbangu (EJCSK), sept ans après la mort de Mufumu Simon Kimbangu. C'est en cette année qu'elle fut dotée de la personnalité civile lui accordée par l'autorité coloniale et eut pour premier Chef Spirituel Diangienda Kuntima (fils de Simon Kimbangu).

 Nous vous démontrerons dans un prochain article comment le Prophète Mpadi a pris le bâton de la relève pour que  la religion kimbanguiste, la vraie, ne s'enterre pas avec la mort du prophète Kimbangu.

Quand Kimbangu fut arrêté en 1921, vraiment à fleur de l'age (+/- 32 ans), ses enfants étaient gardés à la colonie scolaire belge de Boma où ils étudiaient bien sûr et étaient coupés de tout contact avec leur père durant tout son emprisonnement. Mais le prophète Mpadi a passé ensemble avec Kimbangu huit (8) ans de vie carcérale à Elysabethville (Lubumbashi) au cours de laquelle ils se sont dits des "choses secrètes" sur le futur du Congo et de l'Afrique. ce qu'ils se sont dits se résument en trois mots en langue kongo : "MATUTA, MATUKANGA, MATUBINDA", comme pour dire : "CE QUE NOUS NOUS SOMMES DIT, CE QUE NOUS AVONS DECIDE, ET CE QUE NOUS AVONS FICELE".

 

Kimbangu mort, fut enterré au cimetière de Lubumbashi. Mais les os qui furent transportés dans un cerceuil à N'kamba après exhumation, sont-ils vraiement ceux du Prophète Simon Kimbangu ou c'est des os de substitution ?

Mais un sage a un jour dit, s'exclamant à lui même et s'assurant que personne ne l'écoutait : "Ce n'est pas Kimbangu qui a été transféré à N'kamba, mais il y a quelqu'un qui sait où se trouve le vrai corps du Prophète Kimbangu".

 

L'histoire nous réserve des surpriseset le nous dira la vérité. Et l'histoire ne saute pas, elle rattrappe toujours, tôt ou tard, les faits ensevelis par des fossoyeurs, par des bourreaux de la vérité.

 

Lucas

 

 

 

 

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LE PROPHETE MPADI Simon-Pierre EN ANGOLA AVEC SES FIDELES

4 Avril 2011 , Rédigé par Lucas Publié dans #RELIGION ANCESTRALE

Pendant que l'autorité coloniale belge battait la campagne pour mettre la main sur le Prophète Mpadi Buka Makengo Nsuka, ce dernier s'était réfugié en terre angolaise avec, dans son escorte, une foule de fidèles qui se dénombrait à 107 personnes, hommes, femmes et enfants confondus.

Parmi les enfants qui suivaient ainsi leurs parents sans savoir où ils allaient, figurait mon père, répondant au nom de Nsona Kitambala.

Mais quel était le but précis de ce déplacement effectué par le Prophète-Patriarche Mpadi en territoire angolais ? Mon père raconte qu'il s'y était rendu pour prendre un repos bien mérité étant donné que sa tête était mise à prix et qu'il était l'homme à abattre par l'autorité coloniale, lui, qui a osé, le 07 septembre 1939, se présenter devant l'autorité coloniale belge pour réclamer la réhabilitation de l'Eglise des Noirs en Afrique, celle-là même pour laquelle Ndona Nsimba Béatrice Vita Ishipa fut brûlée vive sur l'échafaud avec un enfant noué sur son dos.

En outre, le Patriarche avait tout un vaste programme à réaliser notamment celui consistant à mettre en ordre tous les commandements propres au fonctionnement de son église.

Il fut son entrée par Kongo-dia-Ntotila et se rendit sur le lieu où fut lâchement exécuté Ndona Nsimba Béatrice Vita IShipa.

il passa par plusieurs contrées et enfin choisit de s'installer au poste Bembe, plus précisément dans le village de Kinsinga ou Nsangi.

 

A l'arrivée de la délégation sur le site appelé Mwelo a Nzo, c'est-à-dire la Porte du Ciel, ou encore Mbansa Kikangu, la cité de Dieu, une sorte de cité sacrée existant depuis que le monde est monde, cité que personne n'est arrivée à visiter jusqu'à présent, tous furent débaptisés de leurs anciens noms et prirent de nouveaux. le patriarche colla à chacun de ses fidèles, hommes, femmes et enfants, un nouveau nom, défini comme le Nom de la Porte du Ciel. Mon père vit son nom de Nsona Kitambala, changé en Zustese.

Mon père raconte que durant tous les trois ans qu'ils passèrent en terre angolaise, ils n'ont manqué de rien : ils avaient tout ce qu'il fallait pour vivre et jamais on n'est mort de faim. Au contraire, ils avaient de la nourriture en sur-abondance et c'est ce qui étonnait tout le monde. Où est-ce que le Patriarche trouvait-il les moyens nécessaires pour arriver à héberger et nourrir une telle foule qui, en plus, n'exerçait aucun travail champêtre. ils n'ont planté même pas un parterre de légumes.

La ration alimentaire était toujours présente, tous les jours.

Et li arrivait des moments où  le Patriarche envoyait ses ntumwa, ses fidèles pour aller prendre un pot auprès des magasins tenus par des portugais. Ils portaient tous une tenue kaki : pantalon kaki, chemise kaki, képi kaki, pantoufles kaki. Et dès qu'ils descendaient vers les magasins en rang et au pas comme dans un défilé militaire, les gens criaient en disant : voilà les américains. Alors, ils buvaient à leur soif du vin blanc et rouge. A la fin, le tenancier du magasin leur remettait la note qu'ils présentaient à leur tour au Patriarche, qui alors, le jour suivant décaissait l'argent et envoyait quelqu'un payer la note.

Et toujours, l'on se demandait où le Patriarche trouvait-il cet argent pour couvrir toutes ces dépenses engagées pour le séjour  d'une foule de 107 personnes.

Le respect des lois ou des commandements s'avérait très strict. Personne ne pouvait se servir une nourriture toute autre en catimini si ce n'est ce qu'on servait à tout le monde. Après avoir fait la cuisine, la femme devait bénir le repas et le partager avec son mari, si par contre la femme avait par exemple préparé de la viande d'antilope et que l'homme voulait manger du poisson, la femme devait elle aussi opter pour le poisson, et vice versa.

Cette terre d'Angola regorgeait d'animaux de toutes sortes, tant sauvages que domestiques : buffles, antilopes, gazelles, sangliers, chèvres, moutons, volailles. Il n' y avait pas vraiment à se plaindre car le mot faim n'existait pas.

 

Mais, comme l'exigent les normes de l'église, tout individu qui ,de lui-même, se décide de devenir membre ou fidèle de l'Eglise des Noirs en Afrique, doit se purifier en rejetant tous ses péchés commis depuis son enfance en vue de porter un nouvel habit. Sorcellerie, fétichisme, vol, escroquerie, fornication, bagarre, mensonge, insolvabilité... tout ce ceci devait être banni et enterré afin de devenir un véritable enfant de Dieu.

 

Ainsi donc, il fut demandé au patriarche Mpadi, d'instruire tout le monde, enfant, homme et femmes, de faire chacun son repentir et de naître de nouveau. l'ordre venait d'en haut, des Etres Invisibles demeurant  sur le site de Mwelo a Nzo. Il fut ouvert un registre dans lequel chacun devait s'inscrire, donner son repentir et après quoi l'on prélevait les mensurations pour la confection des uniformes. Cette cérémonie dura une semaine toute entière.

C'est seulement après que le Patriarche soit monté présenter le registre au Mbansa Kikangu où l'attendaient les Etres Invisibles, et parmi eux l'Ange Mfumu Bulamatadi Towel. Ils se saisirent du registre et le balancèrent par après au dehors vociférant de rage et tonnant comme des tonnerres :"Mpadi Simon Pierre, tes hommes on caché leurs péchés et parmi les 107 personnes qui t'accompagnent, au moins 7 seulement ont livré un repentir digne de ce nom. Alors, une seule décision est tombée, c'est qu'ils doivent tous être arrêtés et rapatriés au Congo-Belge".

Alors le Patriarche rejoignit ses fidèles tout penaud, très affecté.et leur fit de ce qui s'était passé et de ce qui les attendait.

Le soir donc du même jour, il convoque un rassemblement de tous les fidèles et leur parla vivement. "Vous avez été les premiers à fouler ce sol sacré et en lieu et place de vous repentir et gagner la confiance de Wamba Mpungu Tulendo, vous avez choisi de vous accrocher à vos mauvaises pratiques. Alors, il est temps manitenant, et l'ordre m'en a été donné ainsi, de me séparer de vous car je suis attendu en Amérique. Mais par contre, si demain les blancs passent par ici pour me demander, voilà celui que vous devez montrer à ma place"...et il désigna Papa Mpudi Philippe, avec son nom sacré de Quatamal.

Le Prophète Mpadi remit à Papa Quatamal un costume kaki et une casquette, au vu et au su de tout le monde. Il le salua et le fit relever en le bénissant. Tout ce ci se passa cette même nuit du jour où Mfumu Bulamatadi Towel et les autres avaient rejeté le registre de recensement et de repentir.

Cette réunion se passa au sein du petit village que les fidèles avaient eux-mêmes construit et il comptait six cabanes. mais comble de malheur, ils ne s'y étaient pas encore installés.Enfin, la réunion prit fin et le Patriarche pria chacun des fidèles de regagner son toit. Il était cinq heures du matin.

 

A cinq heures30, pendant que les coqs s'acharnaient avec leurs chants stridents à réveiller ceux des paysans qui ne savaient pas sortir de leurs grabats, les fidèles regagnèrent leurs habitations et le Patriarche ne rentra pas chez lui, mais se dirigea directement vers la rivière au nom de Lodja et mon père Nsona Kitambala, Zustese, avec d'autres fidèles l'accompagnaient. Dès qu'ils s'installèrent sous un arbre touffu au bord de la rivière, le Patriarche demanda à Nsona de rentrer vite au village récupérer une des deux machines à dactylographier qu'ils avaient en leur possession, étant donné qu'il y avait du courrier à écrire et à envoyer rapidement. Une fois arrivé au village, quelle ne fut pas sa surprise de constater que tous les papas et mamans étaient arrêtés, et mis sous la surveillance de quelques militaires dirigés par le Chef de Poste  Bembe et un administrateur venu du territoire de Wiji.

A la question leur demandée de savoir où était leur chef, les fidèles montrèrent du doigt Quatamal. Mais, un nommé Mendez, secrétaire du Chef de Poste de Bembe, rétorqua en disant que celui-là qu'on désignait n'était pas le Prophète Mpadi Simon-Pierre. Et il enchaîna comme pour décrire le Prophète Mpadi en criant tout haut : "non ! non ! ce n'est pas lui, Mpadi a, montrant sa bouche, les gencives un peu saillantes."

Alors, sur le champ, le Chef de poste vomit un ordre aux militaires afin que toute la foule soit appréhendée et dirigée vers le territoire de Wiji Carmone. Dès qu'ils disparurent, Nsona Kitambala s'empara de la machine à dactylographier et regagna la cachette au bord de la rivière Lodja, mais malheureusement pour lui, le Prophète Mpadi avait changé de cachette. Finalement, le suivant à la trace, il le retrouva embusqué dans un bosquet et leur donnait des instructions aux fidèles qui étaient avec lui..

Mon père raconte que le Patriarche leur dit qu'on devait se séparer dans les minutes qui suivaient, et que pour cela, il fallait qu'il remette à chacun d'eux une réserve d'argent pour avoir de quoi s'acheter en cours de route. Quel ne fut pas son étonnement quand le Prophète Mpadi sortit de sa tirelire des billets de banque pimpant neufs, tous de francs belges, Il en distribua à chacun et en remit une partie pour  fidèles arrêtés.

"Moi, en tant que petit enfant, j'avais reçu des mains du Patriarche Mpadi, la somme de 3.500 francs belges", ne cesse de reconnaître mon père.

La distribution terminée, le Prophète Mpadi Simon-Pierre s'éloigna à plus de cent mètres, et appela papa Mpelo Kitambala, son cousin, pour qu'il le rejoigne. Il y eut comme un vent soufflant très fort, les arbres bougèrent de toutes leurs branches, et le Patriarche, prenant Papa Mpelo Simon à la ceinture avec sa main droite, s'envola avec lui. Mais, papa Mpelo Simon ne fit pas long chemin et retomba vite au sol et le Prophète Mpadi  disparut avec le vent soufflant.

Mon père me raconte que papa Mpelo Simon, répondant au nom sacré de Nelson, ne pouvait, avec un coeur  endurci avec le poids de ses péchés, s'envoler avec un homme de Dieu.

 

Chez les bakongo, la distinction comme en français entre pères et oncles paternels ne rentre pas vraiment en compte.

Tous les pères sont des pères, quand bien même souvent aussi on veut les distinguer par "papa leki", le petit frère à papa ou "papa kulutu" le grand frère à papa. Tous sont des papas, c'est le côté paternel.

Mpelo Kitambala Nelson est le fils aîné de Maman Luila dia Kiwula Thérèse, née de même père et de même mère avec la mère du Patriarche Mpadi Simon-Pierre. Nsona Kitambala est le petit frère à Mpelo Simon et le grand frère à Munzemba Jacob et à Nzimbu Anne. La mère du patriarche s'appelle maman Sela dia Kiwula Thérèse, qui est aussi mère de Mata Ma Nsiala Mbata Nsabi à Zulu et de Nkondi Elizabeth.

Maman Luila dia Kiwula Thèrèse, comme nous allons le développer dans un autre article, fut celle-là qui se retrouva face à une foule immense des anges pendant qu'elle remontait des champs, avec sur son dos un panier avec une petite quantité d'arachides et quarante-huit épis de maïs. C'est de cette rencontre avec les anges que sera défini le lourd exercice spirituel à accomplir par le Prophète Mpadi, qui, en ce moment n'était qu'un adolescent.

 

Le Prophète Mpadi Simon-Pierre s'envola donc et au même moment le bosquet était entouré par les villageois voulant lui mettre la main dessusi. Ils maîtrisèrent les fidèles qui étaient avec lui et montèrent avec eux au village où ils passèrent la nuit, et, le jour suivant ils étaient dirigés eux-aussi sur le territoire de Wiji Carmone. Ils y passèrent une semaine entière avant d'être transférés sur Makela do Zombo, sous l'escorte militaire, en passant par les cités comme Poste Dungu, Poste Tinta Janeiro, Poste Damba. Après Poste Damba, ils débouchèrent sur un petit village où un habitant leur remit, en cachette, une lettre laissée par le Prophète et dans laquelle il donna des instructions sévères à ses fidèles : "Si l'autorité portugaise décidait de vous renvoyer au Congo-Belge, escortés par des militaires, vous ne devez en aucun cas vous laisser faire, vous devez réagir avec la dernière énergie pour que toute la délégation ne soit pas arrêtée. vous devez vous battre et arriver à vous débarrasser de ces militaires".

 

Mon père raconte que le contenu de cette lettre était gardé secrètement et qu'aucun enfant n'y était au courant. Ils cheminèrent lentement mais sûrement en passant encore par Poste Kibokolo avant d'atteindre Makela do Zombo.

A Makela do Zombo, tout le monde était jeté en prison et c'est là que les fidèles eurent l'idée de rassembler tout ce que le Patriarche leur avait remis comme argent de poche pour subvenir aux besoins de la communauté. Avec cet argent, on envoyait les enfants chercher à acheter de la nourriture dans les villages voisins et souvent au marché de Lumingu, cité frontalière à Poste Kibokolo.

Un jour, les enfants sont partis faire des achats dans les villages angolais de Mbongi et de Mpapala. Sur le chemin de retour sur Makela do Zombo, au niveau du village Mbongi, ils virent que tous les fidèles, sous la surveillance de sept militaires, cheminer à pas lent vers la frontière, c'est sûrement la frontière de Kimpangu, où les attendait les soldats du Congo belge venus pour les cueillir. Dès que le village Mpapala fut atteint, c'est le village où les enfants s'étaient rendus pour s'approvisionner en denrées alimentaires, les fidèles prièrent les militaires de leur accorder un temps de repos pour se restaurer. Au cours de leur repas, la consigne reçue du Prophète Mpadi  fut discutée secrètement et il fallait alors la mettre en pratique. Ainsi toutes les dispositions furent prises, les mamans préparèrent leurs bols de pili-pili et la marche vers la frontière reprit de plus belle. Du village Tuku qu'ils atteignirent, ils pouvaient déjà voir, au loin, le village Nsoso, où Mr Spaak les attendait avec ses soldats. Alors le programme de Mpadi avec son Dieu se déclencha une fois qu'on atteignit le milieu du village Tuku. Les fidèles marchèrent et composèrent en toute discrétion sept groupes pour arriver à maîtriser en un coup et sous l'effet de la surprise, les sept soldats;  et ceux-ci ne pouvaient en aucun cas s'imaginer ce qui se tramait contre eux dans les secondes qui suivaient. Soudain, un sifflet strident retentit et personne ne sut d'où il pouvait provenir. Alors, mus comme par un même élan, les fidèles se jetèrent sur les soldats et les désarmèrent. Ils les rossèrent à mort et leur firent passer un calvaire terrible : les mamans leur appliquèrent du piment dans les yeux, ils eurent les membres et coups tordus et certains furent transpercés à coup de baïonnettes, de "Bennett Canon", comme aime appeler mon père. De ces sept soldats, il y eut un qui fut épargné et à qui les fidèles ne firent aucun mal. Ils ne touchèrent même pas à un seul cheveu de sa tête. Son bon comportement envers les fidèles depuis qu'ils s'étaient installés dans la contrée angolaise en était pour quelque chose. De là, ce soldat, rescapé des griffes de la mort, répondant au nom de Manuel, ne rentra plus en Angola et s'enfuit vers Matadi, au Congo-Belge.

Voilà là un combat que livrèrent les fidèles partis et arrêtés en Angola, pour se débarrasser de leurs bourreaux. Ceci se passa au courant de l'année 1943

 

Alors la communauté de fidèles ainsi devenue libre, se sépara en deux groupes. Un groupe partit vers le nord, et un autre s'engouffra dans la forêt. C'est avec ce groupe que mon père, dont les parents avaient été arrêtés et déportés vers Oshwe depuis l'arrestation de 1939, choisit de faire route en pleine forêt. Ils y vécurent trois années entières et en sortirent en 1946. Mon père, Nsona Kitambala, n'avait plus de papier d'identité pour rentrer au Congo belge, mais, la Providence fit qu'il ramassa une carte dont le propriétaire devait s'appeler Mawalala Daniel. Et depuis, mon père se fit appeler par ce nom.

 

 

Lucas

 

 

 

 

 

 

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