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LE CHOIX DE MPADI SIMON-PIERRE : LE TITANIC OU LE BATEAU MYSTERIEUX DE NZADI N'SANGA

23 Juillet 2011 , Rédigé par Lucas Publié dans #RELIGION ANCESTRALE

 

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Ils ne sont pas morts, nos prophètes, nos sauveurs, Mfumu Simon Kimbangu et Mfumu Mpadi Simon-Pierre. Ce grand Congo leur appartient et il n'est pas loin ce temps là où les vannes vont être lachées pour que la vérité spirituelle de notre continent apparaisse au grand jour, cette vérité qui s'en trouve toujours étouffée comme un petit légume sous de géants palmiers ou de gros arbres ombrageux.  Oui, il y aura un temps où ces gros arbres seront coupés et jetés au feu pour permettre au petit légume de bénéficier du soleil et ainsi pousser correctement. Mfumu Simon Kimbangu et Mfumu Mpadi Simon-Pierre, c'est eux qui les abattront. Le prophète Mpadi ne cessait de le dire :" Toutes les solutions aux problèmes du Congo, et pourquoi pas de l'Afrique et du monde entier, sont dans nos mains". Et mfumu Kimbangu avait prédit : "Dans les jours à venir, l'arbre verra ses racines au soleil et ses feuilles dans la terre". C'est l'annonce du changement total de l'ordre actuel des choses dans ce monde. Et tout cela partira de la République Démocratique du Congo.

 

Pays des miracles et des mystères divins, le Congo en est un. Parmi tant d'autres incalculables, incomptables, en voici celui qui s'est déroulé sur un petit lac appelé "Nzadi Nsanga", au village de Kibambi, dans la province du Bas-Congo, en République Démocratique du Congo. Nzadi en dialecte kongo, signifie fleuve et le petit lac qui s'étend dans la vallée de N'sanga, se nomme Nzadi N'sanga.

 

De la prison de Kibambi où ils étaient internés, un groupe de prisonniers avait pris sur leurs épaules le tonneau à kaka et à urines noué sur deux sticks solides, et se dirigeaient comme d'habitude pour balancer son contenu dans la petite rivière qui partait du lac.

En milieu du chemin menant vers la vallée, ils virent au loin un gros bateau, un paquebot, appareillé sur le lac et duquel fusaient des chansons bien connues de l'église des Noirs en Afrique. Ils n'en crurent pas leurs yeux et se demandèrent bien si cen'était pas un rêve, voire un "mirage". Mais tous se redirent vite compte que c'était la réalité, toute palpable. Pris de peur, ils se débarrassèrent du récipient qu'ils transportaient et coururent vers la prison pour annoncer la nouvelle de l'apparition de ce bateau sur le lac.

Vite la nouvelle se répandit comme une traînée de poudre à travers toute la contrée, et les gens accoururent sur la berge pour contempler le mystérieux navire. Il était de douze étages et de chaque étage, des hommes et femmes, vêtus d'habits kaki, chantaient, jubilaient dans une effervescence totale Les chants étaient tellement emballants que tous les spectateurs qui les connaissaient, se mirent aussi, dans une frénesie totale, à les chanter, mouvant les bras en l'air.

 

Mes pères me racontent que l'autorité coloniale, une fois saisie de ces faits, et croyant aux "Bisimbi", les esprits des rivières, amenèrent argent, sacs de sel et autres marchandises pour essayer de les dompter, mais c'était peine perdue.

Des canons furent dirigés vers le bateau, canons d'où partirent de milliers de boulets pour détruire le bateau, mais en vain. Des tireurs d'élite de l'armée coloniale furent réquisitionnés pour envoyer des salves vers le navire : peine perdue. Le bateau resta intact et personne dans le bateau ne fut touché.

Ils croyaient tirer des balles et des boulets réels, mais, ce n'était que du vent pour ces passagers venus l'on ne sait d'où ! Plus ils tiraient, plus l'ambiance allait crescendo !

 

Le commandant du bateau, Mfumu Pierre Zunza (c'est le prophète Mpadi qui dévoilera son nom plus tard), expliquait aux nombreux spectateurs venus contempler le bateau miraculeux que leur mission consistait à marquer du sceau celui que Wamba wa Mpungu Tulendu, le Dieu de nos ancêtres, le Dieu de la rece noire, avait choisi comme berger pour faire paître ses brebis. Ce berger n'était autre que le jeune Mpadi.

Il se fit qu'à ce moment-là, le jeune Mpadi était en vacance à Kibambi et son père, Mfumu Nsiala Mbata, l'avait pris avec lui pour aller voir ce bateau de Nzadi Nsanga. Et c'est là que tous les passagers du bateau, à l'arrivée de Mpadi sur la berge,  le montraient du doigt, au grand étonnement de son père, en disant : "Voilà celui que nous sommes venus choisir".

Ils étaient au nombre de 77.777.777.000, c'étaient tous des anges, et ce sont les mêmes qui apparurent à Ndona Luila dia Kiwula qui les nourrit avec 48 épis de maïs et une poignée d'arachides grillées le 22 février 1920.

 

Ceci se passa le 23 novembre 1919, quand le petit enfant Mpadi avait encore dix ans.

 

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LE PROPHETE Simon-Pierre MPADI BUKA MAKENGO NSUKA

17 Juillet 2011 , Rédigé par Lucas Publié dans #RELIGION ANCESTRALE

MPADI BUKA MAKENGO NSUKA
LE PROPHETE MPADI BUKA MAKENGO NSUKA
Un portrait de Simon-Pierre Mpadi Buka Makengo Nsuka, dans sa tenue sacerdotale. C'est lui le Fondateur de l'Eglise des Noirs en Afrique. C'est le seul noir, sur le plan spirituel, qui eut cette audace de s'approcher des autorités coloniale et de réclamer la REHABILITATION de l'Eglise des Noirs en Afrique.
 

Le Patriarche Mpadi Simon-Pierre Buka Makengo Nsuka, Kembu dia NZENZA VA KINTETE, est le Fondateur de l'Eglise des Noirs, Eglise existante depuis la création, depuis la nuit des temps, puis décimée, saccagée et détruite par l'envahisseur colonial dès la découverte de l'Afrique de l'Ouest, notamment l'embouchure du majestueux fleuve Congo, par l'explorateur portugais Diego-Cao en 1482. Diego-Cao, un prêtre bien formé appartenant à l'association dénommée "Armée du Christ", basée au Portugal, que dirigeait à cette époque le fils du Roi Joao IV, le Prince Henri.

 

Le Patriarche Mpadi Buka Makengo Nsuka est le deuxième Sauveur des Noirs, choisi par lui-même Wamba wa Mpungu Tulendo (le Dieu des Noirs) pour succéder au 1er Sauveur des Noirs qu'est le Prophète Simon Kimbangu Diatungunua.

Les missionnaires débarqués en Afrique Centrale, notamment au Congo démocratique, et plus tard l'autorité coloniale (dès que le Congo cessa d'être la propriété personnelle du roi des belges pour passer comme colonie de la Belgique) oeuvrèrent tous dans un but bien précis, celui de travailler pour les intérêts de la métropole et celui de détruire tout ce qui avait trait à la spiritualité. Constructions, biens spirituels, statues, et fidèles, tout devait disparaître totalement sur la surface de la terre, devait être enterré  pour laisser libre champ à l'implantion, à l'imposition du christianisme. L'on se souviendra de la disparition des prophétesses Ndona Kimpa Vita Ishipa, la Jeanne d'Arc d'Afrique brûlée vive et de Nzinga Mbadi empoisonnée par les missionnaires, puis du Prophète Kimbangu Simon Diatungunua, de l'enfer subi par Mpadi Simon-Pierre durant tous ces emprisonnement, ainsi que de la mort de plusieurs milliers des fidèles de l'Eglise des Noirs depuis des siècles.

 

Le Patriarche Mpadi Simon Pierre fut le seul noir africain, le seul congolais, qui eut cette audace d'aller braver l'autorité coloniale belge, à Madimba, dans le territoire de Madimba, province du Bas-Congo, république démocratique du Congo, en vue d'exiger la réhabilitation de l'Eglise des Noirs en Afrique. C'était un certain sept septembre 1939(07/09/1939). Malheureusement, cette descente au bureau administratif de Madimba où les fidèles de l'Eglise se sont rendus pour déposer leur mémorandum, fut le début d'un l'enfer jamais vécu ; emprisonnement, coup de fouet, travaux forcés, déportation ou relégation, participation à la guerre mondiale dans les rangs de l'armée coloniale comme porteurs de fardeaux militaires, etc...

 

C'est lui, le Patriarche Mpadi Simon-Pierre, et personne d'autre que ce soit dans la famille du Prophète ou au sein de ses disciples, qui fut désigné par le Prophète Kimbangu lui-même, sur inspiration ou ordre de Wamba wa Mpungu Tulendu, de pouvoir prendre le bâton du berger et continuer ainsi à paître son troupeau. C'est ce qui poussa le Patriarche Mpadi à quitter l'Armée du Salut dirigée par le Major Henri Becquet et aller exiger la réhabilitation de l'Eglise des Noirs en Afrique.

Comme le premier Sauveur, Kimbangu Simon, la Patriarche fut aussi arrêté par les ennemis de la religion ancestrale et envoyé dans différentes prisons à travers la république démocratique du Congo.  C'est le 17 avril 1946 qu'il sera enfin transféré à la prison d'Elysabethville (Lubumbashi) et où il rencontrera, pour la première fois le Prophète Kimbangu Simon, de qui il avait reçu l'ordre, pendant qu'il était en service dans l'Armée du Salut, d'assurer la continuité de son eouvre que ne pouvait faire sa famille restée à Nkamba. Il faut signaler ici que le Prophète Kimbangu Simon envoya par trois fois de la correspondance auprès des siens (les Besi Ngombe), plus précisément à Tata Kimbembi Emmanuel, à Tata Ntieti Ndofunsu et à Mama Marie Muilu son épouse, pour leur demander de prendre la relève de son ministère, mais malheureusement, ceux-ci, traumatisés par ces souffrances endurées dues aux expéditions punitives et nombreuses arrestations arbitraires de la part de l'autorité coloniale belge à l'endroit des croyants kimbanguistes, n'y réserverent aucune suite. C'est alors que Wamba Wa Mpungu Tulendo ordonna le Prophète Simon Kimbangu de voir si dans le territoire de Madimba, dans la tribu Ba Ntandu, s'il ne s'y trouverait pas quelqu'un capable de le relever. 

C'est donc de 1946 à 1951 que les deux Sauveurs projetèrent  des plans et décidèrent des choses secrètes et sacrées pour l'épannouissement, dans tous les domaines, du continent africain.

 

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Les Missionnaires blancs : bourreaux des Prophètes Noirs-Africains

11 Juillet 2011 , Rédigé par Lucas Publié dans #RELIGION ANCESTRALE

L'on se demandera sûrement comment l'homme blanc s'est-il lancé dans un combat farouche, acharné, visant à tout prix à faire disparaître de ce monde tout ce qui etait spirituel et appartenant aux noirs. N'était-il pas suffisant et assez de casser ou de brûler tout ce qui était comme biens spirituels, objets spirituels et fallait-il encore pousser la cruauté bestiale jusqu'à chercher à ôter la vie de ceux des dirigeants à la tête du mouvement religieux nègre, l'église des noirs ? 500 ans de domination ! Depuis que Diego Cao, un prêtre bien formé qui appartenait à l'Association dénommée "Armée du Christ", basée au Portugal, que dirigeait à cette époque le fils de Joao IV, le Prince Henri, depuis qu'il a ouvert le couloir maritime atlantique Afrique-Europe, depuis donc 1482 jusqu'en 1960, année des indépendances africaines, 500 ans se sont écoulées, marqués de toutes sortes de souffrances et de tant d'humiliations qu'aucune race au monde n'aura endurées.

 

A une époque lointaine, l'Eglise des Noirs en Afrique, ENAF en sigle, était dirigée par le prophète Don Henrique, de son vrai nom Kinu-a-Mubemba, fils du Roi Alfonso 1er du Royaume de Kongo. Orodnné Evêque en 1528, il fut empoisonné par les missionnaires catholiques romains en 1530, car il avait fini par manifester le désir de se débarrasser de ce titre et de rentrer chez lui au pays de ses ancêtres. Ce qui choqua les autorités religieuses catholiques et c'est au cours d'un grand festin organisé à son honneur comme pour son retour au pays qu'il lui fut servi du poison.

 

La princesse et Prophétesses Nzinga Mbadi, fille du Roi Do Funsu Nzinga qu'elle eut avec l'une de ses femmes Nguenguela Cocombe mena, jusqu'à sa mort, une lutte intense contre les missionnaires-pilleurs et parvint à réaliser l'unité nationale autour de la couronne. Elle restructura l'Eglise des Noirs en Afrique dont les bases étaient jalonnées par le prophète Don Henrique. Nzinga Mbadi avait un unique frère au nom de Ngola et deux soeurs Cambo et Funji. Sentant sa mort prochaine, elle convoqua un conseil de ministres d'un côté et les différents responsables de l'église de l'autre pour donner les dernières instructions quant au fonctionnement de l'Eglise, conseil pendant lequel elle déclara : "Wamba wa Mpungu Tulendo, notre Dieu, va élever après moi celui ou celle qu'il a déjà désigné afin que l'oeuvre spirituelle si patiemment réalisée ne puisse pas s'estomper ou périr. Je demande donc à tous les fidèles de l'écouter et de suivre ses enseignements comme vous l'avez fait jusque-là avec moi".

Il avait plu à Wamba de rappeler à lui son âme le 16 décembre 1661.

 

Ensuite vint la princesse et Profétesse Ndona Mafuta. Elle reçut de Wamba l'ordre de prendre les rênes de l'Eglise des Noirs en Afrique et de paître son troupeau. Elle marcha sur les traces de Nzinga Mbadi en annonçant le message du salut de l'homme noir, mais était apitoyée par la recrudescence des maux longtemps combattus par Nzinga. Elle apporta un changement réel dans le domaine de construction des maisons et dans le port vestimentaire. Elle stimula aussi la construction des axex routiers. La prophétesse mena une intense activité de sensibilisation de la population à travers les villages axée sur l'éveil national. Et pour éviter que les adeptes de son église ne soient contaminés ou extravertis par le reste de la population n'étant pas fidèle à l'Eglise des Noirs en Afrique, la prophétesse fit construire la Cité Sainte, la cité des oints, des élus, appelée Mbanza Velela. Cette cité n'était habitée donc que par les seuls adeptes de Bundu dia Bandombe, l'Eglise des Noirs en Afrique,et elle renfermait, hormis les femmes et les enfants 27.000 hommes. C'est cette politique qui permit à l'Enaf de se maintenir et de se consolider. Ndona Mafuta, comme Nzinga Mbadi, mourut, empoisonnée par les missionaires.

 

Puis vint la prophétesse Ndona Kimpa Vita Ishipa Nsimba Béatrice, la Jeanne-d'Arc d'Afrique, née presqu'un siècle après Nzinga Mbadi. Elle était la fille du Roi de Kongo, Pedro II. Fille douée de sagesse et de qualités intellectuelles extraordinaires et dès l'âge de 15 ans, soit en 1699, Wamba wa mpungu Tulendo, le Dieu des Noirs, se révélà en elle et la choisit pou relever l'oeuvre laissée par Nzinga Mbadi et Ndona Mafuta. A l'âge de 20 ans, elle décida de raviver la flamme de la conscience nationale quasiment éteinte, dans un royaume que les intrigues extérieures avaient réduit en haillons et dont les acteurs principaux n'étaient autres que les missionnaires venus de l'étranger. Elle continua sur la resctructuration de l'ENAF et se mit à secouer dangereusemet les forces du mal, l'incarnation même des missionnaires étrangers. Elle opéra, soutenue par la grâce divine, beaucoup de miracles et s'élança dans des campagnes de sensibilisation d'éveil national, patriotique et surtout spirituel en allant d'une région à une autre et d'un village à un autre. Cette détermination de sensibiliser les masses eurent un effet très positif à voir les nombreux adeptes qui signèrent leur adhésion à l'ENAF tandis que chez les Cappucins, on enregistra des désertions, tellement massives que les prêtres se retrouvèrent seuls sans aune ouaille à évangéliser. Ils ne devraient desormais se contenter que des orphelins et des indigents qui leur étaient restés fidèles grâce à la pension alimentaire qu'ils leur assuraient matin, midi, soir.

Evidemment, pareil mouvement, pareille adulation de la jeune fille par des foules aussi immenses et en totale effervescence, n'étaient pas sans mécontenter les prêtres italiens et portugais, qui, la haine et la rage montées au point culminant du coeur, ne faisaient que tisser des intrigues diaboliques tendant à la faire périr le moment venu et à n'importe quel prix. C'est ainsi qu'elle fut tuée, brûlée vive sur l'échafaud, le 02 juillet 1706.

 

En 1921, le Prophète Simon Kimbangu fit surface. Cela faisait 200 ans bien sonnés après la mort de la prophétesse Ndona Kimpa Vita en 1706.  Simon Kimbangu réalisa des miracles de toutes sortes: les gens guérissainet de leurs maladies par la simple imposition des mains, les morts sautaient de leurs tshipoys (lit par lequel on transporte un malade, posé sur les épaules des transporteurs) en reprenant vie, les aveugles pouvaient voir la couleur bleu du ciel et les merveilles de la nature, des langues liées se déliaient, les bossus avaient leurs dos aplanis, les paralytiques pouvaient faire usage de leurs membres inférieurs, les mains sèches etaient redressées, oh mon Dieu, les féticheurs, les magiciens, les sociers, tous se débarassaient de leurs gris-gris et amulettes...c'était une indescriptible allégresse jamais vécue auparavant et des moments inoubliables où l'homme noir voyait en Simon Kimbangu le véritable sauveur, l'envoyé, le digne fils, le serviteur de Wamba wa Mpungu, de Nzambi, de Vidi Mukulu, de Nzapa, de Mungu, A quoi donc pouvaient-ils encore servir les missionnaires et leurs enseignements, leurs hôpitaux, leurs usines puisque l'incarnation de Nzambi wa Mpungu Tulendo, le grand prophète, comparable à Jésus-Christ, était venu parmi nous. On pouvait le toucher, le voir...

La haine, la colère, bouillonnaient comme la larve d'un volcan dans les entrailles des missionnaires ! Toujours eux ! C'est comme ces grands prêtres à l'époque de Jésus-Christ qui suivaient, étudiaient tous ses moindres mouvements, passaient tous ses enseignements, ses dires au peigne fin pour le prendre au mot, cherchant la faille pour le faire périr. L'Eglise des Noirs en Afrique a du respect pour Jésus-Christ, reconnaît son autorité, sa puissance, sa gloire divine mais est-il qu'il n'est pas venu pour les noirs. Pour les noirs donc, il y a Simon Kimbangu et Mpadi Simon-Pierre comme seuls sauveurs. tel d'ailleurs pour les arabes, il y a le Bab et Mahomet.

Cette haine comme la larve portée à des milliers de dégrés, finit par se déverser sur le Prophète Simon Kimbangu.

Sa mission fut de courte durée mais assez pour avoir suscité dans l'esprit de l'homme noir la flamme devant éclairer sa voie, sa marche vers un éveil patriotique, vers une prise de conscience totale sur son "moi".

 

Et voilà, sur l'instigation des missionnaires catholiques et protestants, (les salutistes à ce moment-là étaient absents du Congo), l'autorité coloniale fit arrêter le grand prophète en date du 12 novembre 1921. Il fut jugé (le procès le plus ignoble de l'histoire), -d'ailleurs c'est comme Jésus-Christ devant les grands prêtres- et condamné à mort le 03 octobre 1921. Eglise catholique, eglise protestante et état (colonial) faisaient un tout, un bloc.

Bien que cette peine fut commuée à perpétuité par le Roi Albert, les autorités coloniales avec les églises chrétiennes, non contentes de l'avis du Roi, décidèrent de le faire mourir de force usant de nombreuses pratiques inhumaines allant à l'encontre des droits de l'homme.

 

Parmi tant d'autres pratiques mises au point, les colonisateurs furent usage d'eau chaude. A Mbanza-Ngungu, ils enfermèrent le Prophète dans une maisonnette remplie d'eau chaude, alimentée par des tuyaux en provenance de l'usine de l'Onatra, l'office national des transports (trains, bateaux, camions). Quand ils s'y rendirent pour le sortir de là au bout de quelques minutes, que ne furent-ils pas surpris d'entendre des gens chanter à l'intérieur :

"Oh Mpeve Wisa, Nza Wisa (Vient, vient Esprit de Dieu)

"Nza Wisa wa Tusadisa" (vient nous assister)

Le prophète était intact, en bonne santé et ne présentait la moindre brûlure sur le corps.

 

Une fois à Kinshasa, et décidés à tout prix d'en finir, ils le sortirent de sa cellule et le placèrent dans un fût hemétiquement fermé (soudé) et s'en furent balancer le récipient dans le fleuve Congo à Kinsuka.

A leur retour, le même refrain fusait de la cellule de Simon Kimbangu. Il était vivant !

 

Et l'on s'imagina une autre façon d'en finir avec. Il devait passer par les armes et fut envoyé à Baningville (Bandundu/Ville) en prison. On l'emmena aux abords d'une clairière, fut attaché à un pieu et 300 tireurs d'élite s'alignèrent et le mirent en joue. 100 avaient l'ordre de viser la tête, 100 autres le tronc, enfin pour le reste les membres inféreurs. Il fallait donc le réduire en chiffons.

"Attentiooooooooonnn...Aaaaaarrrrmes ?

"Tireeeeeeeez"

C'est comme l'enfer qui se déchaîna dans un tel vacarme enfumé et sentant la poudre !

Quand la fumée se dissipa, Kimbangu était intact les regardant pendant que le commandant blanc qui a donné l'ordre de tirer gisait par terre, déchiqueté et méconnaissable.

 

Il fut anterré vivant au Katanga, mais en vain. Quand comprendront-ils, ces colonisateurs, ces assassins, ces brutes, qu'ils ont à faire avec un innocent, un envoyé de Wamba, un sauveur des noirs ! Ceci prouve à suffisance, et ils le savent, tous ces missionnaires tant noirs que blancs, que Kimbangu Simon est un enfant de Dieu.

 

Enfin, il fut interné dans la prison de Buluwo, puis transféré à la prison centrale d'Elysabethville (Lubumbashi). Plusieurs tentatives d'empoisonnement furent dirigées sur sa personne par voie alimentaire (repas, boisson), par voie corporelle (douche), mais à aucune fois le poison lui fit mal.

 

De la future monnaie Africaine.

Le jour où le gouvernement colonial, de connivence avec les églises chétiennes, décidèrent du transfèrement du Prophète Simon Kimbangu vers les prisons de Kinshasa, une foule immense le suivit jusqu'à la gare de Mbanza-Ngungu où il devait être embarqué dans un train en partance pour Kinshasa. Il était humilié en cours de route par les soldats qui étaient ommis à sa garde. A une question d'une autorité coloniale qui demandait au Prophète de savoir comment il s'y prendrait, lui, un pietre homme, "un pov'con" qui était dépourvu de toutes ressources, dans la gestion des foules qui l'adulaient, qui le suivaient ainsi. Kimbangu ne lui dit un seul, mais plongeau sa main dans sa poche et en sortit des pièces de monnaie qu'il balança en l'air. Il y était frappé l'effigie d'un "mundele" (homme blanc) couché sur le dos à même le sol et à côté duquel se tenait débout un homme noir avec un pied posé sur la poitrine du mundele. C'est signe que quelqu'en soient les circonstances dans lesquelles il patauge, l'homme noir finira un jour par avoir gain de cause et vivre librement.

 

Sur le quai de la gare, le Prophète manifesta le désir de communiquer avec son peuple, mais hélàs, cette demande  lui fut refusée catégoriquement et il fut embarqué de force dans le train. Au signal, le machiniste donna du gaz, mais la locomotive ne bougea pas d'un seul centimètre. Plusieurs tentatives de démarrage ne donnèrent aucun résultat.

C'est alors seulement qu'ils pensèrent à Kimbangu et lui accordèrent un temps pour communier avec la foule. Il lui parla en disant que les missionnaires et leur chef, le Pape, s'employaient à elever l'oeuvre de Satan et n'étaient nullement des hommes de Dieu venus leur apprendre à prier. Il leur dit qu'il était arrêté et qu'il remettait le tout dans les mains de Wamba wa Mpungu, le seull Maître des circonstances de qui dépendait totalement sa vie. Il leur recommanda de persévérer dans la prière et de ne point se laisser emporter par la vague des prédications chétiennes.

C'est seulement après cette petite causerie avec ses pères, mères, frères  et soeurs que le train pouvait démarrer sans problème pour Léopoldville (Kinshasa)..

 

C'est le 12 octobre 1951 qu'il nous quitta. Après 30 (trente) ans de vie de prisonnier.

 

Quand mes pères, mes grands-pères, me racontent l'histoire de leur vie de relegués, voyangeant dans des barges hermétiquement fermés dans lesquelles il faisait une chaleur d'enfer, puis balancés dans la densité opaque de la forêt vierge où ils devaient eriger leurs huttes, exposés aux canines et aux griffes de carnivores, au venin des serpents, à l'etreinte étouffante des pytons, aux morsures d'escorpions et scolopendres géants et autres insectes..., je me pose la question de savoir si vraiment l'homme blanc nous a  apporté la parole de Dieu. Mais j'ai fini par commprendre au fil du temps que c'était une simple couverture. Oui ! C'était un mensonge et ce mensonge a pris racine et est devenu un gros business.

 

Enfin, le prophète Simon-Pierre Mpadi Makengo Nsuka Pululu za Nsungu Kembu dia Nzenza va Kintete fut le dernier sur la liste des prophètes à éliminer.

 

(A suivre)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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