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LA CONFERENCE DE YALTA : L'AFRIQUE EN PORTE LA CICATRICE

23 Septembre 2013 , Rédigé par Lucas Publié dans #NOUVELLES

Dans mon lit, où je me suis plongé, tout abattu, tout honteux en même temps, tout froissé, tout diminué, en proie à une intense colère aussi, accablé par une grande insomnie, après avoir parcouru les articles de la Charte de Yalta, la charte des impérialistes, je m’étais mis à marmonner inconsciemment :« Putain de charte à la con ! Non, il faut que ça change ! Non, c’est trop fort, l’occident a pris ce monde en otage ! On est rien devant l’occident qui n’a aucune considération de l’homme noir. Tout n’est que trucage, ruse, tout n’est que mensonge ! Tout, alors tout : de zéro jusqu’ à l’imposition des religions, de la bible, du coran…en passant par la création de grandes sociétés manufacturières, industrielles, en passant par la création de l’Onu, des organismes internationaux et de tout un tas de trucs… ». Il n’y a rien qui puisse se passer sans intérêt ! L’Afrique, c’est la chasse gardée des occidentaux et ils peuvent y aller chasser quand et comment ils veulent. L’Afrique mange à la fourchette avec le diable qui lui bouffe avec une fourche ! Ce dernier ne voudra jamais qu’il y ait des parts égales et que l’autre atteigne son niveau, sinon qui sera le vassal de l’autre !

Un ami m’a un jour posé la question de donner la signification des sigles « SABENA » et « ONU ». Il s’est mis à se moquer de moi, me traitant d’ignorant, quand bien même que je lui aie répondu que Sabena voulait dire « Société Anonyme Belge de Navigation Aérienne » et l’ONU, « Organisation des Nations Unies ». Il me souffla que Sabena c’est « la Société Anonyme Belge d’Exploitation des Nègres en Afrique » et l’Onu, c’est « l’Organisation de Nuisance Universelle ». C’était il y a vingt ans. Pour tout commentaire, je lui ai rétorqué tout simplement que ses propos n’étaient que du vent, du blabla. Mais je pense qu’en ce moment précis où je viens de parcourir ce chapelet d’insultes, d’injures odieuses à l’endroit de tout un continent, de tout un peuple, je crois savoir qu’il a raison.

Oui ! je pense que je peux lui donner raison aujourd’hui quand je lis cette charte du 1er au 28è articles, du chapitre sur les dispositions générales au chapitre des accords internationaux, en passant par le chapitre sur le régime politique, celui des droits fondamentaux, celui des finances publiques, celui des traites militaires et enfin celui des accords internationaux dont quelques articles stipulent : à l’article 1, sur la devise des impérialistes : « gouverner le monde et contrôler les richesses de la terre. Notre politique est de diviser pour mieux régner, dominer, exploiter et piller pour remplir nos banques et faire d’elles les plus puissantes du monde ». Le 2è confirme qu’aucun pays tiers-mondiste ne peut être souverain ni indépendant. Le 3è parle de la pression à exercer sur les dirigeants du tiers-monde qui ne sont que leurs marionnettes et valets. A l’article 22, il est dit : « L’ONU est un instrument, nous devons l’utiliser contre nos ennemis et les pays du tiers-monde pour protéger nos intérêts » ; « Notre objectif est de déstabiliser et détruire les régimes qui nous sont hostiles et installer nos marionnettes sous la protection de nos militaires sous la couverture des mandants des forces de l’Onu ».

C’est incroyable de s’imaginer jusqu’où iraient ces donneurs des leçons d’éthique, de bonne gouvernance, de bonne gestion à travers le monde entier, par le biais des organismes internationaux, des agences de coopération et des ambassades interposés, quand l’on découvre, au fil de la lecture de la charte, ce qu’ils ont mijoté comme plan de nuisance, de déstabilisation du tiers-monde.

Tout n’exalte que l’odeur de l’horreur, de la répugnance, de la mort, du racisme, de la discrimination, de la destruction : l’article 24 parle des droits et moyens de frapper, de tuer et de détruire les dirigeants et les peuples qui marchent à l’encontre de la volonté (impérialiste), droits et moyens que confère l’Onu à ceux qui la gèrent.

L’article 25, lui, parle du maintien de la misère, de la division, des guerres, du chaos pour bien dominer les pays du tiers-monde, les exploiter et les piller.

L’article 26 lui est très sanglant : « Notre règle d’or est la liquidation physique des leaders et dirigeants nationalistes du tiers-monde ». De quoi tomber à la renverse et piquer une crise.

Le 27è fait état des cours et tribunaux des nations-unies, qui sont des instruments pour faire pression aux leaders des pays qui défendent les intérêts de leurs peuples. Et le 28è est tout à fait discriminatoire en matière de justice : les dirigeants occidentaux ne peuvent en aucun cas être poursuivis, quelle que soit la gravité de leur bavure par rapport aux crimes de guerre, au génocide, aux crimes contre l’humanité.

De là, à comprendre maintenant pourquoi Kennedy était assassiné (puisqu’il aimait l’Afrique), pourquoi Emery Lumumba, pourquoi Kadhafi, pourquoi Saddam Hussein, M’ze Laurent Désiré Kabila, Gbabo, Mobutu, et tant d’autres dirigeants africains libérien, centrafricain, rwandais et d’ailleurs ont été déchus ou assassinés sans aucune autre forme de procès.

De là, à comprendre pourquoi Georges Bush a mis le feu au Moyen-Orient et dort tranquillement dans son Texas, sans s’inquiéter outre mesure.

De là, à comprendre pourquoi J.P. Bemba du Zaïre est mis au frais dans un trou de la Haye, sous-prétexte que ces hommes ont commis des exactions sexuelles en Centrafrique. C’est comme si les soldats centrafricains sont tous castrés et que ceux de Bemba seuls ont les couilles !

De là, à comprendre que l’Afrique ne saura percer le mur de l’inconnu et graviter ainsi sur l’orbite du mystère de la science. Nos universitaires ne seront que des simples monteurs et réparateurs, des simples pratiquants et traîneront éternellement le pas au pied du mur de la haute connaissance ne sachant s’engager sur la voie de l’invention, de la créativité, sous l’œil railleur de l’occident. Et le fossé scientifique entre l’occident et le tiers-monde ne sera jamais comblé ou remblayé, sauf miracle…divin !

De là, à comprendre que les tiers-mondistes excelleront, dans les pays de résidence occidentaux qui les accueillent ou dans leurs patries acquises par les liens de l’esclavagisme, excelleront plus dans les domaines sportif, musical, administratif et moins ou nullement dans le domaine scientifique qui est la base incontestable de l’épanouissement d’un peuple, d’un pays.

De là, à comprendre pourquoi la montée de Barack Obama au trône, à la tête du pouvoir américain, n’a rien changé de la politique américaine d’Afrique. Les écrits secrets de la politique américaine restent les écrits. Ils sont inaltérables. C’est ici que les cœurs bien nés, tendres, doivent devenir, malgré eux, des cœurs durs, des fauves, pour pouvoir appliquer à la lettre les prescrits honteux laissés par leurs aïeux ! Il y a peut-être des occidentaux qui seraient contre ces textes, mais qui ne peuvent malheureusement s’en séparer, car liés, malgré eux, jusqu’aux pieds ! Un malfaiteur démasqué, dont ses moyens et plans de nuisance sont mis à découvert sur la place publique, ne devrait-t-il pas confesser et abandonner sa sale besogne ?

De là, à comprendre pourquoi la guerre de l’est du Zaïre et tant d’autres à travers le tiers-monde ne finissent jamais, bien que par exemple au Zaïre, un essaim onusien de 20.000 têtes eût été déployé.

De là, à comprendre pourquoi Kimbangu, le Sauveur des noirs, avait-il été arrêté et condamné à perpétuité dans la prison d’Elisabethville (Lubumbashi) pour seulement avoir révélé aux noirs l’existence de leur voie spirituelle.

S’il faut se rappeler d’un événement qui a marqué le colonisateur, c’est quand il demanda à Kimbangu, le traitant de pauvre homme, de démuni, de lui dire où il trouverait les fonds nécessaires pour bâtir son église des noirs. C’était à Mbanza-Ngungu, une ville de la province du Bas-Congo (Zaïre), et ceci, avant de l’embarquer dans le train en partance pour Léopoldville (Kinshasa). Kimbangu, pour toute réponse, enfouit sa main dans une des poches de l’habit qu’il portait et dispersa au vent quelques pièces de monnaie. Sur la face principale de ces pièces se développe une effigie sur laquelle l’homme blanc, soumis, est allongé par terre et l’homme noir, débout à côté de lui, autoritaire, pose son pied droit sur sa poitrine. Ce jour-là, il s’est produit encore un autre fait grandiose. L’on embarqua Kimbangu dans le train pour son transfert à la prison centrale de Léopoldville. Le train siffla le départ, mais ne démarra pas. Kimbangu avait exigé au-paravent qu’avant de quitter son peuple, il devait avant tout lui parler. C’est à quoi le colonisateur avait opposé un refus catégorique.

En bref, c’est après qu’il s’adressât à son peuple que le train devait pouvoir alors mouvoir pour la capitale Léopoldville.

De là, à comprendre que ces églises étrangères ne sont qu’une autre façon de diriger l’Afrique à la manière des organismes ou des agences de coopération, car comment des gens au cœur dur comme pierre, qui n’ont aucune considération de l’homme noir, pour le tiers-mondiste, qui se sont taillé, partagé l’Afrique comme du fromage, pouvaient-ils mettre en place une religion qui soit véritablement une.

Que peut ressentir un africain, un tiers-mondiste qui se met à parcourir les textes de la honte de cette charte reflétant l’esprit dominateur, luciférien, de leurs concepteurs, qui ne peuvent manifester le moindre sens de considération vis-à-vis des autres ?

Que peuvent encore ressentir, vautrés dans les fauteuils duveteux de leurs luxueux salons, les dirigeants tiers-mondistes, à la lecture de ces textes injurieux, dans lesquels ils sont désignés comme des valets ou des marionnettes à la solde de l’occident ? L’on comprend bien que c’est l’occident qui les a placés là où ils sont, au terme des élections truquées ou par la force de feu des armes, ils se doivent de suivre scrupuleusement les consignes, les injonctions, les plans conçus. Sinon…l’épée de Damoclès suspendue sur leur tête va tomber à pic !

Une révision de cette charte s’impose pour redonner au monde son équilibre perdu. Ou même une annulation de celle-ci dont le contenu, à nos jours, n’est plus un secret et ne peut être encore d’application. Mais qui va oser lever le petit pouce pour crier sur le toit du ciel que « C’EST ASSEZ et ça SUFFIT » !

En auront-ils le culot de le faire ? Ces dirigeants tiers-mondistes, une fois réunis en bloc ? Oui ? Non ? Ou peut-être pour eux seuls suffisent les honneurs de chef, l’étalage du tapis rouge et autres, dont ils jouissent ou ne compte pour eux que l’opulence dans laquelle ils roulent et s’en foutent du reste, du pays, de la misère des populations !

Un africain s’était plaint contre la société productrice de Tintin à propos de l’œuvre intitulée « Tintin au Congo ». Il s’est plaint de la manière dont était représenté le nègre et de son accent français d’indigène malappris. Ce qui apparaissait, selon le plaignant, comme une insulte à la race noire. Il semble que les producteurs de Tintin aient fini par comprendre et par apporter des corrections là où il s’en faut.

Et alors, si pour ce qui est d’une bande dessinée, de la pure fiction, les violons se sont accordés, pourquoi alors, pour ce qui est vrai et couché sur papier, qui n’est plus un secret des années 1945 et qui ne devrait être d’application en ces jours nouveaux, pourquoi, disions-nous, ne devrait-on pas arriver à y mettre un terme ?

La supercherie étant mise à découvert, et tout n’étant aujourd’hui qu’un secret de polichinelle, pourquoi l’occident ne demanderait-il pas pardon au tiers-monde pour toute cette exploitation illégale dont ont souffert et souffrent encore ses richesses et pour toutes ces tueries perpétrées à travers des siècles pour asseoir son autorité dominatrice ou juste pour arriver à assouvir ses intérêts, comme l’a fait le pape du Vatican à propos des exactions commises par l’église occidentale à l’endroit de l’église autochtone et des populations africaines. L’église jouait le gendarme de l’état colonial. Le monde doit partir sur de nouvelles donnes de collaboration, où chacun des pays qui le peuplent, devra trouver sa part pour le bien et l’épanouissement de ses populations.

Nous nous mettrons à étayer article par article, le sujet étant dune importance énorme, pour faire comprendre à nos frères et sœurs, les enjeux de l’heure dont les conséquences sont néfastes pour l’Afrique et, ipso facto, l’ont détournée de son vrai destin.

Mais, il y a une lueur d’espoir qui clignote à l’horizon pour cette Afrique ! Il y aura un déclic à travers le temps, qui fera changer le cours désordonné des choses que nous vivons actuellement. Les opprimés se mettront à chanter, à danser et à rire. Les nantis se verront frappés de tous les maux possibles. Les prophètes Kimbangu Diatungunua (Simon) et Mpadi Buka Makengo Nsuka (Simon-Pierre) avaient prédit tour à tour que dans les jours à venir, les pages de la bible seraientnt utilisées pour emballer des cacahuètes et qu’il y aura un renversement, non de la pyramide, mais de l’arbre de vie, dont le feuillage va s’enfouir dans la terre et dont les racines flotteront au grand vent. Aujourd’hui, dans certains coins du tiers-monde, les feuilles fines du petit Nouveau Testament servent d’emballage aux fumeurs de chanvre !

Lucas

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MILLE ET UNE CHOSES : LE SAVIEZ-VOUS ?

10 Septembre 2013 , Rédigé par Lucas Publié dans #Newsletter-Page

Le saviez-vous ?

Qu’il existe dans la forêt africaine des chenilles à la taille d’un pouce, qui se confondent à la couleur verdâtre des feuilles et qui pour les voir doit-on garder la gueule fermée.

Sinon, eh bien, on pourra passer un siècle au pied de l’arbre sans qu’on arrive à les apercevoir.

Ce jour là, après une dure journée passée au champ, nous sommes allés cueillir quelques ananas sauvages bien murs et nous nous sommes installés au pied d’un arbre pour les déguster.

C’est alors que j’aperçois les excréments des chenilles éparpillés à même le sol, excréments gros comme des grains de maïs.

« Il y a des chenilles là-haut », dis-je à mon pépé !

Je suis resté-là, le cou tendu, le regard fouillant pendant une bonne quinzaine de minutes dans le feuillage, sans que je n’arrive à dénicher une seule chenille !

J’en avais marre et le cou me faisait déjà très mal. « Les oiseaux les ont sûrement bouffées », dis-je essoufflé.

Alors, mon grand-pa qui me laissait faire, réagit enfin et dit : « ferme ta bouche maintenant et recommence ».

C’est ce que je fis et au bout d’une demi-minute, je pouvais en dénombrer déjà trois.

Ce sont des chenilles succulentes qu’on peut cuire sur de la braise.

Les « Kaba », comme elles s’appellent, ne vivent pas en essaim, en groupe important comme les autres chenilles, elles se constituent une famille de plus ou moins cinq membres.

Je demandais au vieux le pourquoi de ce phénomène, et il me dit que lui aussi avait une fois posé la même question à son grand-père et que celui-ci lui avait dit que c’était comme ça que cela avait été établi par la nature. Pour découvrir les Kaba verts confondus dans le feuillage vert d'un arbre, il faut fermer la bouche ! Sinon...

 

Le saviez-vous ?

Que pour tirer un vers de terre de la boue, sans pouvoir le couper, il faut accompagner le geste par un petit sifflement lancé de la bouche ?

On était à la pêche avait un ami égyptien dont le père était notre professeur d’anglais au collège. Ce samedi-là, son père lui donna la permission de descendre avec nous à la rivière et pour nous amuser à pêcher. Une fois au bord de la rivière, on demanda à l’ami égyptien de retourner la boue et cueillir des vers de terre qui vont servir d’appât. C’est ce qu’il fit. Mais à chaque fois qu’il en tirait, un petit bout lui en restait sur les doigts. Il était embarrassé et en avait marre.

Et on lui dit alors d’arrondir sa gueule en croupion de poule et de pousser un fin sifflement en tirant les vers.

Au bout d’un temps, il en emplit la boîte de corned-beef (l’emballage) qu’il avait avec lui.

« Oh, c’est étonnant, çà, et tout ce temps que j’ai passé à peiner comme ça », lança-t-il en nous regardant et ricanant à belles dents.

 

Le saviez-vous ?

Que pour traverser de grosses rivières nos ancêtres (africains) utilisaient juste une natte en « kékélé » ou « magangou » (fibres sauvages) au milieu de laquelle ils s’embarquaient en groupe de trois, cinq personnes. Une petite invocation spirituelle à l'endroit des ancêtres et de leur Dieu et, voilà, la nappe volait au dessus de la rivière jusque sur l’autre rive… et instantanément.

Hélas, tous ce avoir surnaturels a disparu avec l’arrivée des colonisateurs qui ont détruit, à coup de sang, tout exercice ou objet lié à la spiritualité.

Qu’est-ce qui ne nous pousserait pas à penser qu’un groupe de nos ancêtres ait fait un tour sur la lune avant les américains ou peut être même posé le pied sur les autres planètes et astres.

Dommage quand même qu’il n’y ait l’existence d’aucun « papyrus » laissé par nos vieux ! Snif ! Snif !

 

Le saviez-vous ?

Que pour faire face à la morsure d’un serpent venimeux, quand l’on est loin d’un centre médical et que l’on ne dispose pas de pierre noire sur soi, il suffit d’appliquer du liquide tiré du doigt du vagin d’une femme. Dès qu’appliqué, le venin va cesser sa progression vers le cœur et va entamer la marche retour vers le point de morsure jusqu’à s’écouler.

Ou alors trouver rapidement un sage du village qui va procéder à créer un espace d’un centimètre sur la tête en rasant les cheveux. Le venin va suivre le cours normal du sang et va s’éjecter sur le terrain d’atterrissage préparer par le sage sur la tête.

C’est plein de choses, de mystères, cette Afrique ! Ah vraiment !

 

Le saviez-vous ?

Vous êtes en proie à des courbatures intenses, grippe, etc… ? Cueillez des branchages de safoutier, d’avocatier, d’orangers, mélangés à des plantes odoriférantes comme le « nkasi kindongo », le « mansousou-nsousou » et faites bouillir l’ensemble dans marmite et versez le enfin dans un seau.

Après, placez-vous dans un coin de la maison sur une chaise basse, le seau entre les jambes et couvrez-vous d’une couverture pendant une bonne vingtaine de minutes. Tournez de temps en temps le mélanger avec un stick pour faire dégager plus de vapeur chaude. Attendez-vous à une grande transpiration. C’est le mal qui sort du corps.

Il n’y a jamais eu meilleure « sauna » que celle-ci !

 

Le saviez-vous ?

Que les lions, les léopards et autres, les canards, les poules, les coqs, les chiens mangent de l’herbe verte ou fraîche ? Et pour quel motif ?

L’herbe ainsi consommée leur sert de vermifuge naturel.

Tout être vivant a besoin de soins médicaux ! Et ici le créateur a donné gratuitement pour les bêtes un vermifuge. Que d'humains meurent en Afrique par manque d’argent pour avoir accès aux soins médicaux dignes de ce nom ! Des campagnes médicales contre les maladies infantiles se déroulent gratuitement, la distribution gratuite de la vitamine A, etc… mais tout cela, ce n’est que le un-dixième de l’iceberg du mal qui est soigné. Le vrai mal, eh bien ! faites un tour dans les hôpitaux africains et vous verrez comment les gens meurent comme des mouches ! Pas d’argent ? Aucun infirmier ne peut vous toucher. Autant crever et mieux ça sera !

 

Une petite chrono-graphie sur la mort de mon père à Kinshasa.

Mon père tombe brusquement malade, l’on va dans un centre médical du quartier qui le soigne et qui, le jour suivant, nous dit d’aller chez les sœurs religieuses, là on le transfuge (nous avons donné notre sang en échange de ce qu’on lui transvasait), le jour suivant on nous dit d’aller dans un grand centre ; on va dans une clinique où l’on nous fait acheter un paquet de médicaments pour une grosse somme, le jour suivant, l’on nous dit d’aller à Saint-Joseph, ici c’est plein comme un œuf, pas un lit, et l’on nous dit d’installer le malade à même le sol en attendant qu’il y ait libération du lit soit par un malade qui mourait ou par un qui sortait guéri. Non pas ici, l’on va sur 7è rue à Limete commercial, à Bondeko, il est 23h30, ici, même chose, c’est plein comme un sac de sucre ! Et enfin, l’on va sur l’avenue Université, croisement avec 7è Rue/Limete. Ici, c’est le grand vide, que de lits inoccupés ! Ah quelle chance, ici il y a de la place. Mais pourquoi tant de places ? C’est après la mort de mon père le jour suivant dans cet hôpital qu’on nous dira que c’est parce qu’ils sont très chers et trop exigeants.

La même nuit qu’on était arrivé vers minuit, on avait terminé toute la somme que nous avions sur nous : examens médicaux, achat médicaments…

Il fallait un dernier examen : il y a un nœud, plus d’argent. Alors l’on dit au soi-disant docteur qui était de garde que nous étions prêts à payer le lendemain, puisque l’un de nos frères n’a pas pu nous rejoindre cette nuit-là et qu’il va s’emmener avec l’argent très tôt matin. Le soi-disant docteur nous dit, pince sans rire : « mais il ne fallait pas venir ici, il faut payer ou bien vous vous en allez ». C’était pénible. A 1h30 après minuit, l’on a tout fait pour trouver la somme demandée et payer. Oui, payer pour la santé de notre père ! C’était au croisement des avenues Université et 7ème Rue, oui, c’est ça, j’en suis certain, je revois encore l’enseigne au-dessus de l’étage.

Un système pourri que celui qui s’est installé dans le circuit des hôpitaux de Kinshasa. Ici on ne reconnaît pas la valeur de la vie humaine. Seule la couleur de l'argent compte ! Un malade, guérissant ou mourrant rapporte, c'est une marchandise sûre, mais rapporte plus quand ça meurt !

Des gens tombé dans le coma sont vite expédiés à la morgue où ils se réveillent en contact avec le froid. Ceux qui sont jetés dans les tiroirs glacés retrouvent leur esprit mais sont pris au piège de la mort. Ceux qui sont jetés pêle-mêle, couchés sur le pavé retrouvent leur esprit mais ne peuvent plus revoir l’extérieur. C’est la loi de la morgue…ils sont tout simplement assommés avec un gros marteau, m'a raconté un ami à Brazzaville, re-expédiés vite vers la mort.

Ouf ! Quel monde ! Homo homini lupus.

 

Lucas

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L'HYGIENE DE LA BOUCHE : LES ODEURS BUCCALES

10 Septembre 2013 , Rédigé par Lucas Publié dans #Société

S’il y a une habitude comportementale dans la société à laquelle il faudra attacher une attention soutenue, c’est sûrement celle de veiller aux soins de la boîte buccale. Les odeurs buccales, la bouche qui pue, c'est un autre mal qui se faufile dans la société et qui peut, si l'on en prend garde, diminuer voire détruire la personnalité d'un individu, qu'il soit grand ou petit, physiquement, matériellement ou financièrement. C’est en fait au matin, au sortir du lit que s’effectue ce petit mais judicieux exercice qui consiste à couler un bout de centimètre de dentifrice sur sa brosse à dents et se mettre à nettoyer sa carcasse dentaire. Nulle n’ignore que depuis l’école primaire, l’on apprend aux enfants à utiliser la brosse en la faisant passer sur toutes les dents et dans tous les sens, tant horizontal que vertical. Il est aussi d’une importance capitale le fait de se racler sa langue avec par exemple un outil traditionnel fait de bambou ou carrément passer la brosse sur la langue afin de se débarrasser de cette sorte de muqueuse blanchâtre dont elle se couvre au sortir du lit le matin, surtout tout au fond, à la lisière de l’œsophage. Il n’est pas du tout aussi mal de passer en quelque deux ou trois tours, un coup de brosse sur les lèvres, ça enlève la fine muqueuse matinale et cela donne un bel éclat aux lèvres.

Une bouche puante comme un trou à ordures, eh bien, ça vous réduit votre personnalité et indispose les interlocuteurs qui sont à portée de votre haleine. Ceux-ci voudront se tenir à distance ou éviteront carrément qu’ils soient sur la trajectoire de votre souffle, et ceci devient encore pire quand on parle en bavant, en éjectant de la salive comme un serpent. Des fois, ce que vous ne remarquerez pas, vos interlocuteurs appliqueront discrètement la main pliée autour du nez en le pinçant de temps en temps dans le seul but d'éviter votre souffle charriant des odeurs impossibles.

Il nous paraît gênant de faire remarquer à un ami que sa bouche dégage et qu’il en fasse l’hygiène. On a l’impression qu’on va le frustrer et cet état d’impuissance de faire éclater au jour le mal qui habite l’ami va faire que ce dernier continuera, sans s’en soucier ou ignorant, de vivre avec. Mais faut-il laisser l'ami dans cet état ou faut-il l'en faire sortir ? Cela dépendra de notre courage de savoir comment aborder l'ami et arriver à le convaincre sans heurts.

Une fois j’étais dans un bus, appelé fula-fula, à Kinshasa. Un bus populaire où l’on entasse les gens comme de la sardine dans une boîte. Il ne faut pas y aller en veste, je vous préviens ! Tant que ce bus n’est pas encore plein comme un œuf au parking de départ, il ne pourra jamais prendre la route. Et vous entendrez le « receveur » ou boy-chauffeur crier : « allez, sardinez-vous ». Et encore, pour se rendre compte que le bus est vraiment plein, il s’infiltre ou se glisse tout au milieu du bus et commence à classer les gens comme des sacs : « toi-là, viens par ici ; hé ! avance un peu ; maman tourne-toi et regarde dans l’autre sens… » . On bouge les gens, on les bouscule, on les secoue, des injures fusent de partout, des plaintes des gens qui en ont marre et à qui on répond : « que celui qui n’est pas d’accord aille prendre un taxi ». Et mon voisin, un vieux qui avait l’air d’un gardien de nuit dans une société, brusquement, se retourna et se mit à proférer des injures à l’endroit du chauffeur et des receveurs. Et c’est alors que toute son haleine me frappa en plein dans la figure et j’eus l’impression que j’avalais des milliards des microbes. C’était un coup de souffle véhiculant des odeurs indescriptibles, se rapprochant même de celles des toilettes pourries. De la salive emplit ma bouche et j’étais en proie à d’intenses nausées. Il fallait cracher, mais où ? J’ouvris le bouton d’en haut de ma chemise et crachai sur ma poitrine, sous le maillot de corps. Je me révoltai et criai contre ce mec : « tu m’asperges de ta salive puante comme ça…yo ! ». Et alors s’ensuivit une prise de becs qui ne prit heureusement fin qu’à ma descente. Cela allait dégénérer en une sérieuse dispute. On allait en venir aux mains car cet homme avait mal digéré le fait que je lui crachasse cette vérité en face. Il s’en était pris à moi avec un tel acharnement, me traitant de tous les noms, de tous les saints, que finalemennt tous les autres passagers du bus se liguèrent contre lui. Il faisait un contre tous.

Voyant ou sentant ce mal qui réside chez les autres, je me demandai si moi aussi je n’étais pas dans cet état. A mon fils, à qui je demandai un jour si ma bouche dégageait des senteurs nauséabondes, en poussant par trois fois « ah,ah » devant son nez, il me répondit : « non papa, c'est bon, ça sent le chewing-gum».

Ce phénomène d’haleine puante est courante dans notre société. Et nombre des gens qui en « souffrent » ne s’en rendent pas compte, ils circulent, parlent librement et deviennent ainsi l’objet de moquerie de la part de leur entourage. Ils sont de beaux parleurs, de beaux raconteurs, de beaux bavards dans de groupes de discussion en famille, en amis, dans la rue, mais ne savent pas qu’ils sont porteurs, s’il faut l’appeler ainsi, porteurs d’un défaut qui indispose l’entourage. Ce phénomène n’épargne personne et se remarque à tous les niveaux de la classe sociale, qu’on soit petit ou grand, paysan ou cadre de société…

Le manque réel d’une hygiène buccale régulière en serait bien la cause de ce mal, on en souffre sans le savoir et met les gens mal à l’aise. Imaginez-vous un directeur dans un service donné qui dicte une lettre à sa secrétaire et dont la bouche dégage l‘odeur d’une viande pourrie ; ou un professeur en classe qui se penche sur votre cahier de notes et vous chuchote en vous faisant remarquer, le souffle puant, les fautes commises ; imaginez-vous une copine ou un copain, qui dans l’intimité du soir, vous adresse des paroles amoureuses avec une haleine nauséabonde … les exemples sont foison et tout ceci pousse au dégoût de la personne. On fait tout ou l'on se force à retenir sa respiration momentanément afin d’éviter cette mauvaise haleine ou l’on cherche à mettre son nez hors de la trajectoire du souffle puant.

 

QUELQUES CAUSES :

L’on peut se permettre d’étayer ici quelques causes qui seraient à la base de ce mal. Cela est sûrement dû à une hygiène mal entretenue de la bouche. L’on peut citer entre autres causes :

  • l’usage d’une brosse à dents sans dentifrice ;
  • l’usage de l’index qu’on fait passer sur les dents en guise de brosse
  • le lavage de la bouche rien qu’avec de l’eau simple, sans brossage
  • le brossage des dents avec un morceau de tige d’arbuste dont le bout est mâché pour en faire une brosse
  • le non lavage de la bouche après le repas du soir peut être aussi signalé ; c’est conseillé mais l’on peu s’en passer si au matin l’on a tout ce qu’il faut pour un bon nettoyage de la bouche
  • la carie dentaire elle aussi est l’une des causes principales d’une haleine impropre. Des dents cariées mal entretenues ou non suffisamment brossées avec une pâte de dentifrice, sont une source d’odeurs malsaines dont peut s’envelopper l’haleine qui sort de la bouche.
  • La consommation, par exemple, de la viande boucanée, du poisson fumée, de la chair avariée, des oignons, de l’ail, qui ne se termine pas par un brossage des dents significatif provoque le dégagement d’une haleine indisposant les gens qui sont dans ton intimité ou si proches de toi.

 

QUELQUES SOLUTIONS :

Et la vraie hygiène de la bouche assurant l’aisance de soi dans les cercles d’amis, de travail et autres requiert une petite discipline simple mais qui devra s’appliquer régulièrement.

  • Se brosser les dents chaque matin, pas avec son index, mais avec une bonne brosse à dents sur laquelle on couche un centimètre de dentifrice
  • Passer la brosse dans tous les sens pour arriver à déloger tous les détritus d’aliments qui s’encastreraient dans les entre-dents.
  • Racler la langue avec la brosse jusqu’à la lisière de l’œsophage pour éliminer la muqueuse matinale blanchâtre dont elle se couvre
  • Passer même la brosse légèrement sur les lèvres, tant en interne qu’en externe, pour éliminer une éventuelle mince couche de muqueuse pour les rendre éclatantes aussi
  • Compléter le brossage par un sirop de bain de bouche acheté en pharmacie. A défaut s’en fabriquer un en dissolvant une cuiller de bicarbonate de soude dans un demi-verre d’eau, secouer, tourner et retourner vivement le mélange dans la bouche pendant une longue minute, effectuer même un gargarisme et éjecter l’eau. Pas de danger si l’on en avale quelques gouttes !
  • Pendant la journée, lors d’une sortie, en lieu et place de passer une brosse sur les dents, on peut tout juste rincer la bouche avec un peu de bicarbonate de soude dissout dans un demi-verre d’eau. C’est rassurant !
  • Jeter un chewing-gum dans la bouche après le nettoyage…et la vie est belle ! Emerveillements de l’entourage qui vous côtoie, sensation de respect ! Confiance en soi ! Assurance totale ! Voilà !

 

Lucas

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