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LE PROPHETE SIMON KIMBANGU : OUVRIER AUX HUILERIES DE LEOPOLDVILLE (KINSHASA)

31 Octobre 2013 , Rédigé par Lucas

Simon Kimbangu, à l'âge adulte, exerçait un commerce qui le menait d’un village à un autre où s’organisaient des marchés intercommunautaires, fixés à des dates régulières. Mais, un jour, il se retrouva à Kinshasa où il eut la chance de se faire embaucher dans une société de traitement des huiles de noix de palmiers.

Il y passa plus ou moins huit mois de travail dont malheureusement, il ne bénéficia du moindre salaire. Et pour cause ? A chaque fin de mois, quand il se rendait au bureau afin de toucher son dû, il lui était répondu qu’il avait déjà signé pour acquit tout en lui montrant, pour preuve palpable, sa signature de réception. Toute discussion ainsi engagée par Kimbangu pour réclamer son maigre salaire n’avait aucun impact devant l’autorité hiérarchique. Nonobstant ces inconvénients, il ne démissionna pas et continua de travailler, jusqu’au jour où il eut vent de la nouvelle selon laquelle sa mère, au village, était souffrante. Mais comment y aller alors qu’il n’avait aucune économie sur lui. Il en parla à la hiérarchie et exposa son plan qui devait le conduire jusqu’au village pour s’occuper des soins médicaux de sa mère. Ses chefs n’en firent même pas bouleversés outre-mesure et lui accordèrent le voyage. Pas de prêt d’argent ! C’était ni chaud ni froid pour eux ; il pouvait partir, et qu’il ne revienne ou pas, s’en était pareil pour eux. Bon débarras. Mais qui allait signer et touchait le salaire de Simon Kimbangu ? Personne ne le sait. C’est un problème de dimension spirituelle dévoilant un message. Simon Kimbangu était destiné à un autre travail, celui de sauver les brebis de la race noire et auquel l’on n’a pas à s’attendre à un salaire qui soit journalier ou mensuel, mais au salaire de la vie éternelle.

MAUDIT PAR L’ESPRIT DE SIMON KIMBANGU

A quoi servait-il de travailler sans salaire, ou de travailler pendant qu’un inconnu allait, chaque fin de mois signer pour acquit sur son bordereau de paie. Et encore y avait-il cette nouvelle annonçant la maladie de sa mère…Il fallait partir. Même sans argent. Même à pieds. Oui, partir et c’est serait mieux !

C’est alors que Simon Kimbangu prépara son petit colis contenant du poisson appelé « nzombo » qu’il s’était acheté avec quelques petits sous qu’il avait mis de côté. C’est embarrassant que de retourner au village les mains vides alors que l’on sort de la ville. Le nzombo est un poisson d’eau douce qui, quand l’on ne fait pas attention, serait confondu à un mamba, un gros serpent très venimeux et tout noir. C’est un poisson aux dents très acérées et qui peut vous couper un doigt quand l’on s’y prend mal à le tuer. Il est surtout vendu à l’état fumé et est très apprécié par les gourmets. Il y a des tribus ou des familles dont la coutume en interdit la consommation. Le jour où j’en avais moi-même mangé, j’étais en proie à des démangeaisons intenses et je n’eus pas de cesse à me gratter toute la nuit. J’avais droit à une bastonnade magistralement administrée par ma mère. Et je la vois encore qui me disait : « nzombo, canard, cochon, grenouille, singe, silure tachetée, serpent, boa, civette, chien, tu n’en mangeras point ! ». Elle appliqua de l’huile de palme sur tout mon corps et me fit endormir sur une natte. C’était de l’huile de palme qu’elle avait elle-même fabriquée et gardait dans une bouteille. Elle était pure. Elle se méfiait de celle vendue sur le trottoir ou sur le marché, car sujette à des mélanges impropres. Cette huile-là nous guérissait de presque tout : s’imbiber tout le corps pour chasser la fièvre, l’asthme, la toux ; l’appliquer dans les narines pour chasser le rhume ; l’appliquer sur l’œsophage ou sous la gorge pour lutter contre les angines ou des démangeaisons internes au niveau de la gorge, etc.

Simon Kimbangu se résolut enfin, à défaut des moyens pécuniaires pour payer les frais de transport, de se rendre au village en longeant la voie ferrée. C’était l’esprit qui le faisait marcher car il ne passa pas une seule nuit en cours de route et arriva à destination le même jour.

Il y parvint mais non sans embuscade en cours de route. Chemin faisant donc, il atteignit la terre de Kasangulu, dans la province de Bas-Congo, à plus ou moins soixante kilomètres de Léopoldville (Kinshasa), aux heures de midi, sous un soleil ardant. C’est le moment où des cantonniers villageois commis aux travaux de maintien de la voie ferrée prenaient leur pause. C’est alors qu’ils virent Simon Kimbangu, comme tout simple individu, passer devant eux. Ils ne le laissèrent pas continuer sa route et l’interpellèrent. Ils l’intimidèrent et l’accusèrent de manque de respect en lui disant : « nous peinons sous une telle canicule à arranger la route, et toi, tu viens y passer comme un petit roi ».Ils le giflèrent, s’emparèrent de son petit colis et lui prirent son poisson qu’ils se mirent à manger sur le champ. « Mais que vous ai-je fait, c’est la route pour tout le monde, je vais… ». « Tais-toi ». Encore une gifle.

Et Simon Kimbangu continua son chemin sans son colis. Quand il parvint au village, c’est là aussi qu’il apprit la mort d’un jeune enfant. Kimbangu fit sortir tout le monde de la maison où était placé le corps. S’enferma et pria. Quand il rouvrit la porte, c’était pour dire aux gens de venir prendre leur fille qui sortait du sommeil. Les gens, surtout les parents du défunt, n’en crurent pas leurs yeux et furent contre cette action salvatrice de Simon Kimbangu. C’était son premier miracle.

Mais qu’est-il advenu des rançonneurs de Simon Kimbangu ? De trois qu’ils étaient à prendre leur pause de midi, il y eut le meneur de jeu répondant au nom de « MFUMFU ». C’est lui qui a giflé et a pris le nzombo de Simon Kimbangu.

Allez en territoire de Kasangulu et demandez à qui vous veut renseigner, l’histoire de « Ta Mfumfu ». Le « ta » s’ajoute au nom d’homme comme pour dire, par signe de respect, « papa ». Alors tout le monde vous dira que Ta MFUMFU avait extorqué du nzombo à Mfumu Simon Kimbangu qu’il s’était partagé avec ses amis pendant qu’ils vaquaient aux travaux de sarclage du chemin de fer.

Et depuis, chaque fois qu’il mangeait, toute nourriture, une fois dans sa bouche, devenait automatiquement du poisson nzombo !

C’était-là, la dure souffrance de la malédiction qui l’affligea ainsi toute sa vie, jusqu’à sa mort.

Quand Judas Iscariote vendit le Sauveur Jésus, jamais le Sauveur ne lui dit qu’il serait maudit toute sa vie. Il chercha à rendre la monnaie sale aux mains de ses complices, en vain, et alla se pendre.

Quand Ta Mfumfu fit de mal au Sauveur Simon Kimbangu en lui ravissant son poisson et en le giflant, le Sauveur ne luit dit pas qu’il serait maudit tout le restant de sa vie. Non, au contraire, il a continué tranquillement sa route quoiqu’humilié.

Et le poids de la punition alimentaire s’acharna Ta mfumfu.

Il ne faut pas s’en prendre aux envoyés de Dieu. Ils n’ont pas le temps de se plaindre du mal dont ils sont accablés, mais c’est l’esprit qui est en eux qui frappe sévèrement ceux qui les attaquent !

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LE PROPHETE SIMON KIMBANGU : TRIPLE NAISSANCE

31 Octobre 2013 , Rédigé par Lucas

Simon Kimbangu est bel et bien le grand prophète et le Sauveur des Noirs. C’est comme cela que les choses sont établies depuis le début des temps, et nous nous abstenons de les faire avaler de force à qui veut nous écouter ou nous lire, mais est-il qu’elles valent la peine d’être divulguées, partagées pour que le monde puisse quand même savoir un peu plus sur cette religion ancestrale qui a ses origines depuis la création de l’univers et géographiquement parlant, a ses racines en terre angolaise, dans le royaume de Mbanza-Kongo, pour que ceux qui sont à la recherche de la vraie religion africaine, puissent trouver le chemin sur lequel ils veulent spirituellement marcher ; oui, nous nous abstenons de les inculquer, ces choses, de force, dans la tête des gens puisque dans les lois humaines qui régissent ce monde d’aujourd’hui, il existe une, qui parle de la liberté de religion. Et notre liberté à nous, c’est celle de nous envelopper de cet esprit divin existant depuis la création et qui a accompagné nos ancêtres à travers des siècles. Notre liberté à nous, c’est celle de nous hisser sur le toit de l’univers et crier les noms des Prophètes Simon Kimbangu et Mpadi Simon-Pierre tout en transmettant leur message divin au monde, dans le respect total des autres courants religieux existant sur terre et de leurs prophètes.. Notre liberté à nous, c’est celle de ne pas trahir la religion de nos ancêtres, celle-là même dont le Roi des belges et le Pape de l’époque (le Pape Pie VI) avaient reconnu son existence au moment où ils envoyaient leurs évangélistes en Afrique. Un passage du discours chaud du Roi stipulait quelque chose comme : «…sachez que ces gens ont leur religion et ont un Dieu qu’ils vénèrent, et par conséquent, il faut user de stratégies en utilisant la bible et leur lire des versets dissuasifs, tels que : heureux les pauvres car ils hériteront du royaume de Dieu ; les riches seront privés du royaume de Dieu, etc…mais n’oubliez pas que vous vous rendez dans ce coin perdu du monde pour les intérêts de la métropole avant tout… ».

Cet esprit divin se manifesta depuis nos premiers parents noirs, Kitele Ki-Nambu (femme) et Nzalapanda (homme) --Adam et Eva n’ayant jamais été les premiers parents des noirs-- en passant par Dona Nzinga, Dona Mafuta, puis par Dona Nsimba Kimpa Vita Ishipa Béatrice, la Jeanne-d’Arc africaine, brûlée vive sur un bûcher ardent par les prêtres catholiques avec l’enfant qu’elle portait au dos Avant d’être attaquée par les flammes, elle prophétisa que cet enfant-là qui allait être consumé par le feu reviendrait un jour pour continuer l’œuvre spirituelle pour laquelle les fils de Lucifer l’exécutaient. C’était en 1702, de notre époque bien sûr. Et, jour après jour, il a fallu deux siècles entiers pour que cette prophétie n’arrivât à son accomplissement. Et Kimbangu, le Prophète tout-feux tout-flammes, à la même dimension que Moïse et Jésus-Christ de Nazareth, à la même dimension que Mahomet et Le Bab, à la même dimension que Chrishina et Bouddha, vint au monde.

L’enfant Kimbangu naquit, puis mourut, emporté par l’esprit de la mort.

Toutes les femmes du village se plongèrent dans une cérémonie traditionnelle implorant l’esprit répondant au nom de « kimbangu », qui avait emporté leur enfant, de le leur restituer et le remettre en vie. Cette cérémonie s’accompagnant d’un petit refrain, consistait à battre le sol avec des pilons (sticks servant à écraser du manioc séché ou le grain, dans des mortiers en bois. Le refrain disait, en dialecte kongo : « Kimbangu utuvutula muana », lisez « outouvoutoula mouana », ce qui signifie : « esprit kimbangu, nous te supplions, remets-nous notre enfant ». L’invocation de l’esprit eut des effets. La réponse ne se fit donc pas attendre car, l’enfant remua, toussa et revint à la vie. C’était la deuxième naissance après la première normale qui se passa à la materité.. Simon Kimbangu était né maladif, sa peau attaquée par une sorte de gale incurable. A l’église missionnaire où sa maman l’emmenait pour la prière et pour les soins dermiques, le prêtre prophétisa sur Kimbangu, disant que cet enfant serait un grand homme.

Une vraie maman n’abandonne jamais son enfant, quelque soit l’état dans lequel il se trouve à la naissance. Comment oserait-elle détruire quelque chose qu’elle a porté pendant neuf mois dans son ventre et pour laquelle elle a enduré autant de peine, au risque même de perdre sa vie à l’accouchement. Tout se déroulait bien jusqu’au jour où une nouvelle de deuil leur fut apportée. Les bagages furent scellés et la mère et la grand-mère de Kimbangu prirent la route pour le village où se tenait le deuil. Alors, il y existait un endroit où la route passait aux abords d’un géant précipice. Et du coup, un vent violent commença à souffler et se mit à secouer ciel et terre. Le ciel rentra dans une furie totale où les gros nuages semblaient tourner et se retourner sur eux-mêmes et mouvaient ça et là comme un troupeau de bétail envouté, et sur la terre, les arbres semblaient s’arracher du sol. C’est genre de vent qui vous soulève du sol et vous pousse à vous agripper à un quelconque support. Quand la maman de Kimbangu voulut s’occuper du colis qu’elle portait sur sa tête, secoué par le vent, le pagne qui maintenait Kimbangu au dos se dénoua et l’enfant roula à terre, glissa et disparut dans la grande gueule noire du précipice. Qui pouvait descendre et aller scruter le fond du précipice pour le retrouver ? Personne ! La solution et unique chose à faire, c’était de commencer à pleurer la mort de l’enfant. Les deux femmes se blottirent contre une grosse souche d’arbre au bord de la route et s’éclatèrent en pleurs. Soudain, comme dans un livre de contes de fée, un homme géant, comme elles n’en n’avaient jamais vu, ayant ses jambes enfoncées dans le précipice et sa tête frôlant les nuages, apparut, tenant dans ses bras l’enfant retrouvé. La peur s’empara d’elles, mais l’inconnu leur dit de ne rien craindre et leur tendit l’enfant. Mais, ce n’était pas le même petit Simon Kimbangu à la peau ratatinée, à la peau galeuse, c’était un Simon Kimbangu nouveau, lavé de l’attaque dermique dont il souffrait.

C’était sa troisième naissance ici sur terre.

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