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AMOUR ACADEMIQUE

30 Décembre 2014 , Rédigé par Lucas Publié dans #POESIE

Mon coeur au tien s'est greffé

de ton vif amout tu l'as étoffé

De tes mains douces tu l'as apaisé

Et ne s'est jamais senti si apprivoisé

Ton long et chaud baiser de l'autre soir

A la veille de la nuit d'au revoir

Aura été un message d'espoir

pour mon âme torturée de désespoir

Tu t'en vas aux études terminales

Oh dure séparation matinale

Me laissant dans une faim animale

Que ne pourra endurer un seul mâle

L'université va t'ouvrir ses portes

Tu es le voilier que le vent emporte

Sur cet océan aux milles faces

Dont la fougue est celle de cent rapaces

Saura-t-elle, ton âme résister

Là où d'autres ont dû désister

Là où les intempéries de l'amour

Pourraient affecter, noircir ton séjour ?

Saura-t-il alors ton coeur persister

Là où beaucoup d'autres ont dü faillir

Là où les plus rompus ont dû faiblir

Ne sachant aux tentatives, résister

Seule ta cartésienne fidélité

Demeure de ton combat l'unique arme

Que tu meneras, à la moindre alarme

Face aux fauves pleins d'agréssivité

Mon coeur va peiner jusqu'à ton retour

Il marchera de nuit comme de jour

Sur le chemin de notre amour sans faille

Attendant l'heure de nos retrouvailles

Reviens vite, mon bébé, dans mes draps

Je t'attends, grandement ouverts, mes bras.

Lucas

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IL PLEUT EN FINES POINTES D'AIGUILLE

30 Décembre 2014 , Rédigé par Lucas Publié dans #POESIE

Il pleut, ce jour, en fines pointes d'aiguilles

sous la moite clarté que le soleil distille

imprimant à la nature un pâle visage

et jouant de douces notes sur le feuillage

sur le feuillage touffu des arbres inertes

sur les branches desquels s'accrochent des oiseaux

dont les échassiers, les rouge-gorges, les moineaux

qui s'élancent dans les airs dans un vol élastique

et se régalent de succulentes termites

jaillissant de terre vers la voûte céleste

Au loin, la ligne d'horizon est en brumes

comme un vaste désert aux vaporeuses dunes

se confondant avec l'immensité du ciel

d'où, à peine, l'on aperçoit un arc-en-ciel.

Pour un moment, le soleil retire ses rais

et apparaît légèrement un souffle frais

qui fait donc tressaillir la campagne endormie

A son tour, le ciel grisâtre vire au bleu-clair

pendant qu'il y vibre encore de doux éclairs.

Puis le soleil, brillant dans toute sa splendeur

signe de Dieu vivant dans toute sa grandeur

réchauffe la terre, redonnant la vie.

 

Lucas

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LA TORNADE ARRIVE

30 Décembre 2014 , Rédigé par Lucas Publié dans #POESIE

Et l'horizon s'assombrit tout soudainement
L'on eut cru qu'ils faisaient un, terre et fimament.
Les oiseaux, affolés, se ruent vers leurs nids
Les animeaux, face au ciel virant au granit
Se pressent, en se bousculant vers leur terrier
Les coqs, apeurés par le vol d'un épervier
Courrent vers le poulailler, suivis par les poules
Pendant qu'au loin, un pigeon sauvage roucoule.

Tout l'orient s'anime et ressemble à un creux noir
De gros nuages y vont, tel dans un entonnoir
En provenance du boréal, se déverser
Puis décident, vers l'oréal, à se disperser
Pareils à des fantassins conjurant leur cible
Dans un mouvement discret et imperceptible
qui s'étend inexorable, vers l'occident
Et opaquent le soleil de moins en moins ardent

Un éclair, scindé en moult ramifications
déchirent le ciel de l'orient à l'occident
Et aussitôt, un bruit de tonnerre fort strident
Fit trembler la terre de toutes ses entrailles.
Des maisons en terre battue et en toit de paille
Furent, comme par une volcanique erruption
Secouées, au point qu'elles allaient s'écrouler.
A l'instant, un violent vent se mit à souffler.

Les femmes, le pagne et les cheveux au vent
Courrent par-ci et par-là pour couvrir le grain
Et accomplir mille tâches, sans chagrin
Sans souci du danger vécu auparavent
Où la branche d'un gros chêne s'était abattue
sur une fille qui à jamais s'était tue.

Les hommes, suivant les femmes d'yeux, les hélaient
Les invitant à regagner la maison ; les appelaient
Par leur surnom pour leur signifier leur amour ;
Et elles, leur lançaient un sourire à leur tour.

Le ciel n'était qu'une immence plaque grise
Et était alors sous de la tornade l'emprise.
Un éclair fend le ciel, suivi d'un lourd tonnerre
Lequel sembla secouer la réserve d'eau
Que le ciel garderait dans un  immense seau
Enfin, la tornade vint, arrosant la terre.

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FRANCOPHONIE : MICHAELLE JEAN ELUE SECRETAIRE GENERALE

30 Décembre 2014 , Rédigé par Lucas Publié dans #Page

Le XVè Sommet de la Francophonie aura vécu. Les lampions se sont éteints plus précisément le 30 novembre 2014 et ce dernier, comportait, entre autres points inscrits à l'ordre du jour, le point crucial, d'une importance capitale, qui consistait à procéder à l'élection du nouveau Secrétaire Général de la structure. Malgré les craintes qui actuellement habitent les nations africaines à organiser des événéments  à dimensions continentales et ou intercontinentales, comme le cas du Maroc qui a refusé d'organiser sur son sol des matches de la CAN suite à la propagation du virus Ebola, le Sénégal, pays d'Abdou-Diouf, Secrétaire Général de la Francophonie jusqu'au moment  du vote, a balayé cette appréhension du revers de la main et a su se préparer de manière efficace pour enfin arriver à organiser cette grande fête, ce grand forum des pays parlant la langue de Molière, de Victor Hugo, de Lamartine, de Prospère Mérimée, de Chateaubriand, la liste n'est pas exhaustive, dans de très bonnes conditions et surtout dans de très connes conditions sécuritaires,  quand l'on jette un regard sur ce phénomène de pure lâcheté, le terrorisme, qui secoue le monde en massacrant des milliers des  civils. Coup de chapeau donc à tout le peuple sénégalais et au comité d"organisation de la Francophonie.

 

De tous les prétendants en lice, dont une dame, c'est la candidature féminine qui a pu l'emporter sur les autres ; il s'agit donc de l'heureuse élue, Madame Michaelle Jean d'origine canadienne. Haïtienne, issue de la Diaspora. Elle eut  d'abord la nationalité française avant de devenir canadienne. C'est la première dame noire, depuis l'existence de la Francophonie, à pouvoir briguer ce poste. Une femme de grande envergure, une dame au cursus vitae extraordinaire et qui occupa plusieurs fonctions importantes  tant au niveau national qu'international, comme l'on pouvait l'entendre dire à travers de nombreux commentaires diffusés dans les médias. Une femme à plusieurs vies, professionnellement parlant, lesquelles font d'elle une digne représentante de l'Afrique Noire  à la tête de cette grande plate-forme qu'est la Francophonie, facteur, tremplin de développement capable de pénétrer les problèmes majeurs socio-économico-politico-culturels qui asphixient l'Afrique et dont souffrent entre autres couches de la  population, les femmes et les jeunes surtout. C'est dire donc que la démocratie, les droits de l'homme, la bonne gouvernance, les droits de l'enfant, les questions du gernre, la dureté de vie à la présidence dans les pays africains, sont autant des chapitres sur lesquels s'attèlera la Francophonie sous la poigne de Madame la Secrétaire Générale. Et le Président François Hollande de la France, enfoncera le clou en soulignant  que la Francophonie apportera  soutien et justice là où la liberté des citoyens est bafouée, là où les lois ne sont pas respectées, là où la démocratie vacille... Il a été jusqu'à louer la réaction du peuple Burkinabé en la qualifiant de "bonne lecon". Et l'on peut s'imaginer une Francophonie  débarquant en Afrique en "justicier', sabre à la main comme le samouraï de la série Winchester, et courant au secours des opprimés, des misérables, des mourrants,  prouduits par des gouvernements  de complaisance. La Francophonie tiendra, sur un versant, le rôle de garde-fou dans ce sens qu'elle devra veiller sur les nations de manière que ces dernières marchent,  mènent le pouvoir dans le sens du poil, c'est-à-dire selon la volonté du peuple souverain et veiller encore à  ce qu'elles ne s'adonnent à des comportements qui soient loin d'être idouanes ; l'on citera par exemple le recours à la modification d'une constitution, initiée et appuyée par la majorité au pouvoir afin de tirer la couverture de son côté, de chercher à demeurer au pouvoir éternellement au besoin de satisfaire au mieux ses intérêts, de s'enrichir davantage aux dépens des peuples. Bref, le gouvernement élu par le peuple est condamné à oeuvrer dans un climat de bonne gouvernance, de transparence, pour l'épanouissement des masses populaires.


Sur l'autre versant, c'est la lutte de positionnement qui s'impose. La langue française tient la quatrième place dans un monde de plus ou moins 50.000 langues, et un défi majeur reste à relever,  celui de creuser de nouvelles canalisations pour pouvoir répandre la langue et conquérir de nouvelles concessions, telles que les Etats-Unis, l'Asie, où il se fait temarquer un angouement remarquable des enfants, des jeunes dans l'apprentissage de la langue française.
Elle était radieuse, émotionnné et c'est comme si l'motion la rendait encore plus belle quand, l'heureuse élue, Madame  Michaelle Jean, a déclaré : "On ne remplace pas Abdou-Diouf, mais on lui succède". Oh quelle sagesse ! Elle reconnaît par ces mots que ses prédécesseurs, Abdou-Diouf et les autres  sont comme des pionniers qui ont tracé la voie à la machette pour hisser la Francophonie sur l'orbite où elle gravite aujourd'hui, voie sur laquelle elle va cheminer avec aisance et confiance. "Un héritage riche, fort, extraordinaire", souligne la reine élue, que lui laisse Abdou-Diouf, duquel elle va se ressourcer pour pouvoir booster la visibilité de la structure et marquer ainsi ses empreintes sur la façade de "l'histoire francophonique".


Dans cette vision claire que se détermine la Francophonie en ayant tous ses regards focalisés sur l'évéil de l'esprit de la démocratie, de la bonne gouvernance, de la culture,  de l'économie, des droits de l'homme, des droits de l'enfant, de la jeunesse, des questions du genre notamment le problème de viol, de parité, de quota de femme dans la gestion de la chose publique et encore et encore..., nous osons croire qu'elle va susciter de l'intérêt auprès des autres pays qui hésitent encore de s'embarquer dans  ce grand vaisseau arborant l'étendard "Francophonie"


Tout le monde étant fier de vous et vous soutenant à 100%, Madame la Secrétaire Générale, nous ne pouvons que vous souhaiter pleine réussite dans l'accomplissement de vos lourdes tâches dont le mandat ne fait que démarrer.
 

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François Hollande : "La mémoire n'est pas faite pour le passé mais pour le présent"

20 Décembre 2014 , Rédigé par Lucas Publié dans #Nouvelle, #NOUVELLES

"La mémoire est faite pour le présent et non pour le passé". 


Par cette petite mais grande phrase pleine de signification, d'intelligence et de sagesse, le président français à un regard prophétique noir, négatif, quant à la sécurité mondiale de demain. Cette phrase, il l'a prononcée lors de la journée commémorative de l'Armninistie Générale, pendant laquelle il a fait le tour des cimetières où reposent des centaines de milliers des vaillants soldats qui se sont donnés corps et âme, griffes et ongles , sans avoir pitié d'eux-mêmes, dans le feu de la barbarie, de la cruauté de la World War, face à l'envahisseur nazi. La visite des cimetières, nous l'avions effectuée nous aussi, quoiqu'assis dans nos salons, grâce à la chaîne de télévision TV 5 Monde, une chaîne très appréciée au monde par la qualité de l'information qu'elle diffuse, une information non corrompue ; et ladite visite nous a fait découvrir l'immensité des cimetières où foisonne une forêt de croix blanches interminable dont chacune symbolise une âme, une vie de soldat.


Par cette phrase donc, François Hollande passe pour un visionnaire qui préconise un monde épris de paix, d'amour et de compréhension mutuelle acquise autour des tables des discussions, des débats, des concertations, entre les nations. Un visionnaire qui plante un panneau de signalisation sur la trajectoire des nations et sur lequel on peut lire : " La mémoire n'appartient pas au passé mais au présent". Un visionnaire qui déploie au vent son drapeau rouge pour mettre en garde les nations et leur faire savoir qu'il y a lieu de craindre le pire et agir alors de sorte qu'on ne puisse pas  basculer dans l'horreur du passé que nous éxhume la mémoire. Ce qu'on a vécu dans le passé donc doit nous servir de leçon pour le présent et l'avenir. Une crainte plus que justifiée si  l"on tourne les regards  vers l'Ukraine, vers la Crimée qui flirte avec les russes, vers l'Iran, le Moyen-Orient et sur l'avancée de djihadistes, sur la constitution des blocs d'alliés, etc...points qui apparaissent comme des foyers de tension pareils à des dépôts de kérosène qu'une tige d'allumette suffirait pour les faire exploser et  embraser le monde.


La course à la puissance économique, à la puissance politique et financière, la course aux armements, la course à la puissance nucléaire, la course à la conquête de l'espace, la course aux espaces aériens, terrestres, martimes et sous-marins, la course aux sciences informatiques, la course dans le domaine de l'espionnage, voilà autant des secteurs dans lesquels chaque nation  nantie ne voudrait pas se laisser dévancer ; il faut être à jour pour répondre aux exigences de la guerre sans "limites", cette guerre qui n'en finit pas, qui demeure permanente.


Mais ce qui inquiète le plus, c'est la puissance de feu, de destruction dont s'entoure l'homme pour riposter en cas d"attaques de "l'ennemi". Ne peut-on vraiment pas vivre dans l'inquiétude quand l'on sait que l'URSS dispose des missiles de haute puissance destructrice pointés sur les USA et vice-versa, que les USA a les siens dirigés sur la Chine et vice-versa.  Paris, Londres, Tokyo, New-Delhi, Téhéran..., ne sont pas du tout en reste... Il suffirait d'appuyer sur un petit bouton vert "Go"...et bouuummmmmmm !


Un pilote de chasse chinois s'était approché d'un avion d'espionage américain sans que son pilote ne s'en rende compte ; un sous-marin chinois est apparu à quelques mètres d'un vaisseau de guerre américain sans qu'il ne se fasse remarquer : il aurait suffit d'une petite torpille pour que l'américain soit pris au dépourvu et coule, son système de détection par radar ayant été neutralisé ; les chinois lancent sur orbite un sattelite qu'ils abattent aussitôt par un tir de missile : cette série de démonstrations chinoises sont un message réél aux américains et aux autres pays comme pour dire que la Chine ne dort pas et est prête à toute éventualité. 


L'on a peur pour l'Afrique qui a comme du plomb dans l'aile et fait de la marche sur place, et  le fossé du progrès qui la sépare de l'occident et de l'orient devient de plus en plus comme un vide océanique ! L'Afrique constitue l'herbe sur une plaine où des éléphants se battent ! L'Afrique mourra sous le feu allumé par les autres. Les gouvernants  africains sont distraits, la cupidité, le pouvoir, leur flouent les yeux et leur embrument le cerveau, car ils voyagent à tout moment, sont en contact permanent avec le monde entier mais, hélàs, ils n'arrivent pas à profiter de l'expérience des autres. Ne dit-on pas "Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage", sinon c'est des voyages de simple tourisme ou de vérification des comptes en banque personnels.


Oui ! Cette phrase nous interpelle et nous plonge dans la terreur des enjeux, des intrigues politiques et sécuritaires du moment qui se tissent à travers le monde et qui, comme des volcans  bouillonnant sous terre, vont exploser un jour et nous replonger dans l'abîme du passé. "L'homme forge l'arme par laquelle il va se tuer, ou si l'on veut bien, il scie la branche sur laquelle il s'accroche oubliant le puits de soufre qui fume sous lui : c'est l'auto-destruction humaine, disait un sage. Et peut-être n'y aura-t-il pas un seul survivant cette fois-ci... si jamais la World War Three se déclenchait...


C'est ici que la crainte de François Hollande, par sa petite mais grande phrase,  mérite une attention particulière !

 

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QUAND JE PARTIRAI DE CE MONDE

11 Décembre 2014 , Rédigé par Lucas Publié dans #POESIE

Quand je partirai de ce monde

quand je disparaîtrai comme l'onde

dans les creux enfouis de la forêt

quand je voguerai sans arrêt seul, vers des destinations noires

qui m'ouvriront leurs grandes mâchoires

oui seul sur des mers inconnues à bord d'une barque sans lumières?

alors ne vous fondez pas en larmes qui telles de chaudes rivières

coulant sur vos poitrines nues détruiraient la paix de votre âme

alors pour l'amour des grands saints ne dites aucune prière

et n'entonnez aucun refrain ni n'enfumez d'encens ma bière

A quoi serviront toutes vos cérémonies de prières, de danse, de chants, de tradition

ou encor ces sermons et ces prédications

alors que ma vie sur cette terre est finie

alors que mon corps n'est plus qu'un amas d'argile

alors que mon corps n'est que matière fragile

alors que mon esprit seul, oh moment fatal

rend déjà compte face au suprême tribunal

Quand viendra le jour de mon départ de ce monde

je voyagerai à jeun, sans manger ni boire

mon âme, de ma vie crashée la boîte noire

restera intacte aux intempéries du voyage

Et à la frontière entre le ciel et l'enfer

dévoilera tout le contenu de ses pages.

les anges tiendront des fleurs, le diable le fer.

Alors sera projeté le film de ma vie

et mon âme, de vos chants, n'aura pas besoin

car, entre terre et ciel, il n'existe plus de lien.

Le dernier jugement tranchera sur son sort

après qu'elle eut suivi le film non sans remords

et basculera, soit vers la gloire des cieux

ou cheminera vers l'inextinguible feu.

 

Lucas

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Voici venue la nuit

11 Décembre 2014 , Rédigé par Lucas Publié dans #POESIE

Le soleil s'étant enfin enivré de sang
glisse lentement au fin fond de l'océan
L'occident s'habille de sa robe de pourpre
et dans le ciel, parsemé de gros nuages sombres
des essaims d'oiseaux, repus, de tout acabit
regagnent, dans un vol hiérarchisé, leurs nids

Dans le ciel, la lune, complice de la nuit
traverse de gros cumulonimbus sans bruit
peaufinant ses armes pour inonder la terre,
comme un phare, de sa douce et fine lumière.

Ici, un coq gourmand, pourchasse une femelle
pour un dernier baiser devant l'enclos ouvert.
Là-haut, soudées tel des siamois, deux hirondelles
plongent saouls d'amour, vers le pâturage vert.

plus loin, sur un gros chêne, sous leur habit noir,
des corbeaux croassent sans cesse, appelant le soir.
perché sur la branche d'un arbre sans feuillage
un martin-pécheur, las, lance des cris stridents
pour ainsi sonner la tombée du crépuscule.

La nature, au fil du temps, perd de son visage
avant que vers la nuit noire elle ne bascule.
et l'horizon se découpe en gris-sombres dents.

Des femmes, presque nues, revenant de leurs champs
marchent, le dos chargé, au rythme d'un doux chant
Les hommes, en haillons, la gibecière pleine,
fusil à l'épaule, cheminent, non sans peine,
tordus, murmurant un vieux refrain de vainqueur
songeant au repas qu'ils vont croquer avec bonheur.

Koutou-koutou houhou ! Hululent les hiboux
Akouée-Akouée-Akouéé ! Claquettent les perdrix ;
Bêeuh ! Beuglent, museaux au vent, des amoureux boucs.

Des perroquets, passant par groupes de six, dix,
rejoignent à pas lents et en paix, leur demeure,
et un pigeon roucoule au loin : c'est dix-huit heures

Enfin, voici venue la nuit
chassant le clair jour qui s'enfuit
couvrant la terre d'un drap sombre,
faisant disparaître toute ombre

Oui ! la nuit c'est la vie des choses
mais le jour, c'est la vie des êtres
et rien sur le globe terrestre
n'existerait sans réelle cause.

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