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nouvelles

François Hollande : "La mémoire n'est pas faite pour le passé mais pour le présent"

20 Décembre 2014 , Rédigé par Lucas Publié dans #Nouvelle, #NOUVELLES

"La mémoire est faite pour le présent et non pour le passé". 


Par cette petite mais grande phrase pleine de signification, d'intelligence et de sagesse, le président français à un regard prophétique noir, négatif, quant à la sécurité mondiale de demain. Cette phrase, il l'a prononcée lors de la journée commémorative de l'Armninistie Générale, pendant laquelle il a fait le tour des cimetières où reposent des centaines de milliers des vaillants soldats qui se sont donnés corps et âme, griffes et ongles , sans avoir pitié d'eux-mêmes, dans le feu de la barbarie, de la cruauté de la World War, face à l'envahisseur nazi. La visite des cimetières, nous l'avions effectuée nous aussi, quoiqu'assis dans nos salons, grâce à la chaîne de télévision TV 5 Monde, une chaîne très appréciée au monde par la qualité de l'information qu'elle diffuse, une information non corrompue ; et ladite visite nous a fait découvrir l'immensité des cimetières où foisonne une forêt de croix blanches interminable dont chacune symbolise une âme, une vie de soldat.


Par cette phrase donc, François Hollande passe pour un visionnaire qui préconise un monde épris de paix, d'amour et de compréhension mutuelle acquise autour des tables des discussions, des débats, des concertations, entre les nations. Un visionnaire qui plante un panneau de signalisation sur la trajectoire des nations et sur lequel on peut lire : " La mémoire n'appartient pas au passé mais au présent". Un visionnaire qui déploie au vent son drapeau rouge pour mettre en garde les nations et leur faire savoir qu'il y a lieu de craindre le pire et agir alors de sorte qu'on ne puisse pas  basculer dans l'horreur du passé que nous éxhume la mémoire. Ce qu'on a vécu dans le passé donc doit nous servir de leçon pour le présent et l'avenir. Une crainte plus que justifiée si  l"on tourne les regards  vers l'Ukraine, vers la Crimée qui flirte avec les russes, vers l'Iran, le Moyen-Orient et sur l'avancée de djihadistes, sur la constitution des blocs d'alliés, etc...points qui apparaissent comme des foyers de tension pareils à des dépôts de kérosène qu'une tige d'allumette suffirait pour les faire exploser et  embraser le monde.


La course à la puissance économique, à la puissance politique et financière, la course aux armements, la course à la puissance nucléaire, la course à la conquête de l'espace, la course aux espaces aériens, terrestres, martimes et sous-marins, la course aux sciences informatiques, la course dans le domaine de l'espionnage, voilà autant des secteurs dans lesquels chaque nation  nantie ne voudrait pas se laisser dévancer ; il faut être à jour pour répondre aux exigences de la guerre sans "limites", cette guerre qui n'en finit pas, qui demeure permanente.


Mais ce qui inquiète le plus, c'est la puissance de feu, de destruction dont s'entoure l'homme pour riposter en cas d"attaques de "l'ennemi". Ne peut-on vraiment pas vivre dans l'inquiétude quand l'on sait que l'URSS dispose des missiles de haute puissance destructrice pointés sur les USA et vice-versa, que les USA a les siens dirigés sur la Chine et vice-versa.  Paris, Londres, Tokyo, New-Delhi, Téhéran..., ne sont pas du tout en reste... Il suffirait d'appuyer sur un petit bouton vert "Go"...et bouuummmmmmm !


Un pilote de chasse chinois s'était approché d'un avion d'espionage américain sans que son pilote ne s'en rende compte ; un sous-marin chinois est apparu à quelques mètres d'un vaisseau de guerre américain sans qu'il ne se fasse remarquer : il aurait suffit d'une petite torpille pour que l'américain soit pris au dépourvu et coule, son système de détection par radar ayant été neutralisé ; les chinois lancent sur orbite un sattelite qu'ils abattent aussitôt par un tir de missile : cette série de démonstrations chinoises sont un message réél aux américains et aux autres pays comme pour dire que la Chine ne dort pas et est prête à toute éventualité. 


L'on a peur pour l'Afrique qui a comme du plomb dans l'aile et fait de la marche sur place, et  le fossé du progrès qui la sépare de l'occident et de l'orient devient de plus en plus comme un vide océanique ! L'Afrique constitue l'herbe sur une plaine où des éléphants se battent ! L'Afrique mourra sous le feu allumé par les autres. Les gouvernants  africains sont distraits, la cupidité, le pouvoir, leur flouent les yeux et leur embrument le cerveau, car ils voyagent à tout moment, sont en contact permanent avec le monde entier mais, hélàs, ils n'arrivent pas à profiter de l'expérience des autres. Ne dit-on pas "Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage", sinon c'est des voyages de simple tourisme ou de vérification des comptes en banque personnels.


Oui ! Cette phrase nous interpelle et nous plonge dans la terreur des enjeux, des intrigues politiques et sécuritaires du moment qui se tissent à travers le monde et qui, comme des volcans  bouillonnant sous terre, vont exploser un jour et nous replonger dans l'abîme du passé. "L'homme forge l'arme par laquelle il va se tuer, ou si l'on veut bien, il scie la branche sur laquelle il s'accroche oubliant le puits de soufre qui fume sous lui : c'est l'auto-destruction humaine, disait un sage. Et peut-être n'y aura-t-il pas un seul survivant cette fois-ci... si jamais la World War Three se déclenchait...


C'est ici que la crainte de François Hollande, par sa petite mais grande phrase,  mérite une attention particulière !

 

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LA CONFERENCE DE YALTA : L'AFRIQUE EN PORTE LA CICATRICE

23 Septembre 2013 , Rédigé par Lucas Publié dans #NOUVELLES

Dans mon lit, où je me suis plongé, tout abattu, tout honteux en même temps, tout froissé, tout diminué, en proie à une intense colère aussi, accablé par une grande insomnie, après avoir parcouru les articles de la Charte de Yalta, la charte des impérialistes, je m’étais mis à marmonner inconsciemment :« Putain de charte à la con ! Non, il faut que ça change ! Non, c’est trop fort, l’occident a pris ce monde en otage ! On est rien devant l’occident qui n’a aucune considération de l’homme noir. Tout n’est que trucage, ruse, tout n’est que mensonge ! Tout, alors tout : de zéro jusqu’ à l’imposition des religions, de la bible, du coran…en passant par la création de grandes sociétés manufacturières, industrielles, en passant par la création de l’Onu, des organismes internationaux et de tout un tas de trucs… ». Il n’y a rien qui puisse se passer sans intérêt ! L’Afrique, c’est la chasse gardée des occidentaux et ils peuvent y aller chasser quand et comment ils veulent. L’Afrique mange à la fourchette avec le diable qui lui bouffe avec une fourche ! Ce dernier ne voudra jamais qu’il y ait des parts égales et que l’autre atteigne son niveau, sinon qui sera le vassal de l’autre !

Un ami m’a un jour posé la question de donner la signification des sigles « SABENA » et « ONU ». Il s’est mis à se moquer de moi, me traitant d’ignorant, quand bien même que je lui aie répondu que Sabena voulait dire « Société Anonyme Belge de Navigation Aérienne » et l’ONU, « Organisation des Nations Unies ». Il me souffla que Sabena c’est « la Société Anonyme Belge d’Exploitation des Nègres en Afrique » et l’Onu, c’est « l’Organisation de Nuisance Universelle ». C’était il y a vingt ans. Pour tout commentaire, je lui ai rétorqué tout simplement que ses propos n’étaient que du vent, du blabla. Mais je pense qu’en ce moment précis où je viens de parcourir ce chapelet d’insultes, d’injures odieuses à l’endroit de tout un continent, de tout un peuple, je crois savoir qu’il a raison.

Oui ! je pense que je peux lui donner raison aujourd’hui quand je lis cette charte du 1er au 28è articles, du chapitre sur les dispositions générales au chapitre des accords internationaux, en passant par le chapitre sur le régime politique, celui des droits fondamentaux, celui des finances publiques, celui des traites militaires et enfin celui des accords internationaux dont quelques articles stipulent : à l’article 1, sur la devise des impérialistes : « gouverner le monde et contrôler les richesses de la terre. Notre politique est de diviser pour mieux régner, dominer, exploiter et piller pour remplir nos banques et faire d’elles les plus puissantes du monde ». Le 2è confirme qu’aucun pays tiers-mondiste ne peut être souverain ni indépendant. Le 3è parle de la pression à exercer sur les dirigeants du tiers-monde qui ne sont que leurs marionnettes et valets. A l’article 22, il est dit : « L’ONU est un instrument, nous devons l’utiliser contre nos ennemis et les pays du tiers-monde pour protéger nos intérêts » ; « Notre objectif est de déstabiliser et détruire les régimes qui nous sont hostiles et installer nos marionnettes sous la protection de nos militaires sous la couverture des mandants des forces de l’Onu ».

C’est incroyable de s’imaginer jusqu’où iraient ces donneurs des leçons d’éthique, de bonne gouvernance, de bonne gestion à travers le monde entier, par le biais des organismes internationaux, des agences de coopération et des ambassades interposés, quand l’on découvre, au fil de la lecture de la charte, ce qu’ils ont mijoté comme plan de nuisance, de déstabilisation du tiers-monde.

Tout n’exalte que l’odeur de l’horreur, de la répugnance, de la mort, du racisme, de la discrimination, de la destruction : l’article 24 parle des droits et moyens de frapper, de tuer et de détruire les dirigeants et les peuples qui marchent à l’encontre de la volonté (impérialiste), droits et moyens que confère l’Onu à ceux qui la gèrent.

L’article 25, lui, parle du maintien de la misère, de la division, des guerres, du chaos pour bien dominer les pays du tiers-monde, les exploiter et les piller.

L’article 26 lui est très sanglant : « Notre règle d’or est la liquidation physique des leaders et dirigeants nationalistes du tiers-monde ». De quoi tomber à la renverse et piquer une crise.

Le 27è fait état des cours et tribunaux des nations-unies, qui sont des instruments pour faire pression aux leaders des pays qui défendent les intérêts de leurs peuples. Et le 28è est tout à fait discriminatoire en matière de justice : les dirigeants occidentaux ne peuvent en aucun cas être poursuivis, quelle que soit la gravité de leur bavure par rapport aux crimes de guerre, au génocide, aux crimes contre l’humanité.

De là, à comprendre maintenant pourquoi Kennedy était assassiné (puisqu’il aimait l’Afrique), pourquoi Emery Lumumba, pourquoi Kadhafi, pourquoi Saddam Hussein, M’ze Laurent Désiré Kabila, Gbabo, Mobutu, et tant d’autres dirigeants africains libérien, centrafricain, rwandais et d’ailleurs ont été déchus ou assassinés sans aucune autre forme de procès.

De là, à comprendre pourquoi Georges Bush a mis le feu au Moyen-Orient et dort tranquillement dans son Texas, sans s’inquiéter outre mesure.

De là, à comprendre pourquoi J.P. Bemba du Zaïre est mis au frais dans un trou de la Haye, sous-prétexte que ces hommes ont commis des exactions sexuelles en Centrafrique. C’est comme si les soldats centrafricains sont tous castrés et que ceux de Bemba seuls ont les couilles !

De là, à comprendre que l’Afrique ne saura percer le mur de l’inconnu et graviter ainsi sur l’orbite du mystère de la science. Nos universitaires ne seront que des simples monteurs et réparateurs, des simples pratiquants et traîneront éternellement le pas au pied du mur de la haute connaissance ne sachant s’engager sur la voie de l’invention, de la créativité, sous l’œil railleur de l’occident. Et le fossé scientifique entre l’occident et le tiers-monde ne sera jamais comblé ou remblayé, sauf miracle…divin !

De là, à comprendre que les tiers-mondistes excelleront, dans les pays de résidence occidentaux qui les accueillent ou dans leurs patries acquises par les liens de l’esclavagisme, excelleront plus dans les domaines sportif, musical, administratif et moins ou nullement dans le domaine scientifique qui est la base incontestable de l’épanouissement d’un peuple, d’un pays.

De là, à comprendre pourquoi la montée de Barack Obama au trône, à la tête du pouvoir américain, n’a rien changé de la politique américaine d’Afrique. Les écrits secrets de la politique américaine restent les écrits. Ils sont inaltérables. C’est ici que les cœurs bien nés, tendres, doivent devenir, malgré eux, des cœurs durs, des fauves, pour pouvoir appliquer à la lettre les prescrits honteux laissés par leurs aïeux ! Il y a peut-être des occidentaux qui seraient contre ces textes, mais qui ne peuvent malheureusement s’en séparer, car liés, malgré eux, jusqu’aux pieds ! Un malfaiteur démasqué, dont ses moyens et plans de nuisance sont mis à découvert sur la place publique, ne devrait-t-il pas confesser et abandonner sa sale besogne ?

De là, à comprendre pourquoi la guerre de l’est du Zaïre et tant d’autres à travers le tiers-monde ne finissent jamais, bien que par exemple au Zaïre, un essaim onusien de 20.000 têtes eût été déployé.

De là, à comprendre pourquoi Kimbangu, le Sauveur des noirs, avait-il été arrêté et condamné à perpétuité dans la prison d’Elisabethville (Lubumbashi) pour seulement avoir révélé aux noirs l’existence de leur voie spirituelle.

S’il faut se rappeler d’un événement qui a marqué le colonisateur, c’est quand il demanda à Kimbangu, le traitant de pauvre homme, de démuni, de lui dire où il trouverait les fonds nécessaires pour bâtir son église des noirs. C’était à Mbanza-Ngungu, une ville de la province du Bas-Congo (Zaïre), et ceci, avant de l’embarquer dans le train en partance pour Léopoldville (Kinshasa). Kimbangu, pour toute réponse, enfouit sa main dans une des poches de l’habit qu’il portait et dispersa au vent quelques pièces de monnaie. Sur la face principale de ces pièces se développe une effigie sur laquelle l’homme blanc, soumis, est allongé par terre et l’homme noir, débout à côté de lui, autoritaire, pose son pied droit sur sa poitrine. Ce jour-là, il s’est produit encore un autre fait grandiose. L’on embarqua Kimbangu dans le train pour son transfert à la prison centrale de Léopoldville. Le train siffla le départ, mais ne démarra pas. Kimbangu avait exigé au-paravent qu’avant de quitter son peuple, il devait avant tout lui parler. C’est à quoi le colonisateur avait opposé un refus catégorique.

En bref, c’est après qu’il s’adressât à son peuple que le train devait pouvoir alors mouvoir pour la capitale Léopoldville.

De là, à comprendre que ces églises étrangères ne sont qu’une autre façon de diriger l’Afrique à la manière des organismes ou des agences de coopération, car comment des gens au cœur dur comme pierre, qui n’ont aucune considération de l’homme noir, pour le tiers-mondiste, qui se sont taillé, partagé l’Afrique comme du fromage, pouvaient-ils mettre en place une religion qui soit véritablement une.

Que peut ressentir un africain, un tiers-mondiste qui se met à parcourir les textes de la honte de cette charte reflétant l’esprit dominateur, luciférien, de leurs concepteurs, qui ne peuvent manifester le moindre sens de considération vis-à-vis des autres ?

Que peuvent encore ressentir, vautrés dans les fauteuils duveteux de leurs luxueux salons, les dirigeants tiers-mondistes, à la lecture de ces textes injurieux, dans lesquels ils sont désignés comme des valets ou des marionnettes à la solde de l’occident ? L’on comprend bien que c’est l’occident qui les a placés là où ils sont, au terme des élections truquées ou par la force de feu des armes, ils se doivent de suivre scrupuleusement les consignes, les injonctions, les plans conçus. Sinon…l’épée de Damoclès suspendue sur leur tête va tomber à pic !

Une révision de cette charte s’impose pour redonner au monde son équilibre perdu. Ou même une annulation de celle-ci dont le contenu, à nos jours, n’est plus un secret et ne peut être encore d’application. Mais qui va oser lever le petit pouce pour crier sur le toit du ciel que « C’EST ASSEZ et ça SUFFIT » !

En auront-ils le culot de le faire ? Ces dirigeants tiers-mondistes, une fois réunis en bloc ? Oui ? Non ? Ou peut-être pour eux seuls suffisent les honneurs de chef, l’étalage du tapis rouge et autres, dont ils jouissent ou ne compte pour eux que l’opulence dans laquelle ils roulent et s’en foutent du reste, du pays, de la misère des populations !

Un africain s’était plaint contre la société productrice de Tintin à propos de l’œuvre intitulée « Tintin au Congo ». Il s’est plaint de la manière dont était représenté le nègre et de son accent français d’indigène malappris. Ce qui apparaissait, selon le plaignant, comme une insulte à la race noire. Il semble que les producteurs de Tintin aient fini par comprendre et par apporter des corrections là où il s’en faut.

Et alors, si pour ce qui est d’une bande dessinée, de la pure fiction, les violons se sont accordés, pourquoi alors, pour ce qui est vrai et couché sur papier, qui n’est plus un secret des années 1945 et qui ne devrait être d’application en ces jours nouveaux, pourquoi, disions-nous, ne devrait-on pas arriver à y mettre un terme ?

La supercherie étant mise à découvert, et tout n’étant aujourd’hui qu’un secret de polichinelle, pourquoi l’occident ne demanderait-il pas pardon au tiers-monde pour toute cette exploitation illégale dont ont souffert et souffrent encore ses richesses et pour toutes ces tueries perpétrées à travers des siècles pour asseoir son autorité dominatrice ou juste pour arriver à assouvir ses intérêts, comme l’a fait le pape du Vatican à propos des exactions commises par l’église occidentale à l’endroit de l’église autochtone et des populations africaines. L’église jouait le gendarme de l’état colonial. Le monde doit partir sur de nouvelles donnes de collaboration, où chacun des pays qui le peuplent, devra trouver sa part pour le bien et l’épanouissement de ses populations.

Nous nous mettrons à étayer article par article, le sujet étant dune importance énorme, pour faire comprendre à nos frères et sœurs, les enjeux de l’heure dont les conséquences sont néfastes pour l’Afrique et, ipso facto, l’ont détournée de son vrai destin.

Mais, il y a une lueur d’espoir qui clignote à l’horizon pour cette Afrique ! Il y aura un déclic à travers le temps, qui fera changer le cours désordonné des choses que nous vivons actuellement. Les opprimés se mettront à chanter, à danser et à rire. Les nantis se verront frappés de tous les maux possibles. Les prophètes Kimbangu Diatungunua (Simon) et Mpadi Buka Makengo Nsuka (Simon-Pierre) avaient prédit tour à tour que dans les jours à venir, les pages de la bible seraientnt utilisées pour emballer des cacahuètes et qu’il y aura un renversement, non de la pyramide, mais de l’arbre de vie, dont le feuillage va s’enfouir dans la terre et dont les racines flotteront au grand vent. Aujourd’hui, dans certains coins du tiers-monde, les feuilles fines du petit Nouveau Testament servent d’emballage aux fumeurs de chanvre !

Lucas

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CRASH DU VOL 772 DC-10 UTA : UN ZAÏROIS PARMI LES VICTIMES

28 Juin 2013 , Rédigé par Lucas Publié dans #NOUVELLES

Plus ou moins 170 innocents passagers périrent dans cet ignoble accident des suites de l'explosion d'une bombe posée dans la soute à bagages par des terroristes libyens.  Cent soixante-dix humbles citoyens du monde que des amis, des parents s'apprêtaient à aller accueillir à l'aéroport de destination, mais hélas, qui ont disparu dans ce cercueil volant dans la solitude du désert, accident dont peut-être seuls les vautours pourraient nous relater le déroulement.

Le bijou de l'UTA, parti de l'aéroport de Maya-Maya de Brazzaville pour Roissy en France, se retrouva en miettes en plein désert après son départ de Djamena où il avait effectué une escale. Et tout le monde n'est sans savoir le tollé diplomatique que cet événement a dû provoquer dans le monde et dont le noyau de la spirale de nuisance n'était autre que le sieur Kadhafi, alors président de la Lybie.

Pourquoi ne pas isoler votre ennemi et chercher à l'abattre, puisque tuer pour vous est comme si vous jouiez au jeu d’échec, plutôt que de sacrifier encore de nombreuses vies des pauvres citoyens qui ne connaissent ni la queue ni la tête, ni des tenants et aboutissants de vos combines politiques !

Comme disait quelqu'un, ce sont les politiciens qui tueront ce monde. Ce sont les politiciens qui déboulonneraient notre terre de son socle et la plongeraient dans l'abîme des âges. Sans la haine de ces hommes assoiffés du sucre, du goût, du pouvoir, assoiffés d'honneurs, sans les coups bas qu'ils se préparent mutuellement au détriment de la population innocente, le monde vivrait dans la paix la plus totale. C'est comme qui dirait que là où se battent deux éléphants, c'est l'herbe qui en pâtit.

Un jour à la télé, l’on se retrouvait face à un reportage sur cet événement. J’appelai vite mon père en lui disant : « Viens voir, papa, c’est affreux ça, plus ou moins deux cents morts dans un accident d’avion, un DC 10 de la compagnie aérienne française parti de Brazzaville. Grand Dieu, ils ont donc été calcinés les pauvres. » « Oh fils, laisse, laisse, je ne vous en ai jamais parlé mais j’avais un ami dont le fils figurait parmi les passagers de ce vol, il n’y a eu aucun survivant, l’appareil était soufflé par une puissante explosion d’une bombe, avait-on entendu dire, c’est pitié ». Et mon père me raconta l’histoire du fils de son ami mort dans le silence des dunes du désert perturbé par le vacarme assourdissant de l’explosion de la bombe.

C’est quand ceux qui se sont tapés une petite situation en Europe envoient des colis, des véhicules aux parents restés aux pays que tous ces jeunes gens qui vivent cela veulent à tout prix, eux aussi, tenter l’aventure et faire la même chose. Il y a de ces jeunes gens qui ont regagné l’Europe avec des papiers frauduleux étant donné qu’il existait des circuits où des spécialistes de la falsification pouvant vous sortir un faux-vrai passeport. Plusieurs sont partis, avec ou sans bagage intellectuel, l’essentiel étant d’y mettre le pied et voir le reste s’accomplir sur place. Il faut aller tailler le roc là-bas pour gagner gros. C’est un prestige que d’habiter l’Europe et descendre un jour au pays en petit prince. Nombreux sont partis, nombreux se sont cassés les dents, nombreux ont réussi après de durs sacrifices, nombreux ont été saisis et refoulés. Dans le temps, raconte-on, la police européenne était aveugle et ne voyait que du blanc quant à ces faux papiers, mais qu’aujourd’hui, elle porte des loupes et il ne faut pas s’hasarder d’atterrir à Roissy, à Zaventem ou dans un autre aéroport de l’Europe quand on est pas en règle avec ses papiers.

L’Europe, est-ce vraiment l’Eldorado pour un jeune africain qui cherche à bâtir ou refaire sa vie ? Cela dépend du contexte dans lequel on se décide de faire l’aventure. Se déplacer pour des raisons d’études demeure la seule voie d’une réussite sûre, quand bien même que le chômage y bat son plein. Mais l’on finit toujours, avec son diplôme à bien s’intégrer dans la société. Ou alors on y va tenter sa chance en faisant du n’importe quoi et s’élancer dans les « sales jobs » qu’on se refuserait d’exécuter chez soi, au pays natal : curage des caniveaux, ramassage des poubelles, nettoyage des rues et encore et encore…

Une jeune femme, revenue au pays raconte qu’elle ne mettrait jamais plus pied en Europe pour chercher du travail. Elle s’était fait caser dans une boîte au pays et touche son salaire, maigre soit-il, toutes les fins du mois. « Non, suis contente comme ça, et quand je m’imagine ce que j’ai vécu et fait en Europe, j’ai du mal et j’ai honte à me regarder en face dans un gros miroir, je ne me reconnais pas. Pour des vacances, ah ça, je vous assure que j’irai volontiers, mais pas pour y habiter encore ».

Elle se réveillait vers 04h du matin, prenait le métro et faisait le tour de Paris. Ici, elle a deux heures à loquer les couloirs de l’hôpital, les latrines, puis prendre le métro et arriver dans un autre coin pour balayer des bureaux, vider les poubelles, et plus loin encore, faire la vaisselle, la lessive. Elle avait de petits contrats par-ci et par-là pour ces métiers sordides (bon, il n’y a pas de sots métiers bien sûr, mais…mais tous les métiers ont leur catégorie d’hommes). Ce n’est pas en tant qu’universitaire qu’on irait curer des toilettes en Europe pour gagner son pain, à moins que l’aventure ne vous tente vraiment et être patient afin de sortir un jour la tête de la boue. A la fin du mois, elle repassait aux mêmes endroits de service pour toucher ses chèques et les déposer en banque. « ça semble un peu costaud mais ce n’est pas ça la vie, je ne suis pas libre, pas de repos, je ne rentrai à la maison rien que pour dormir. Un circuit de vie infernal. » Pour envoyer des colis aux parents, c’est une longue préparation pour certains. Elle s’était jointe à un groupe de filles qui faisaient le tour des magasins pour voler des « choses » qu’elles devaient cacher sous leurs amples manteaux afin de constituer la fameuse valise à envoyer au pays. Elle s’était fait coincer un jour par les proprios d’un magasin qui suivaient ses mouvements par une caméra de surveillance. « Vraiment, j’ai eu de la chance, sinon on appelait la police et ces gens ont remarqué que je n’étais pas une habituée dans ce domaine et m’ont exigé de payer ce que j’avais caché sous le manteau. C’était la première fois de ma vie de faire telle chose. J’ai senti le ciel s’écrouler sur moi et mes pieds s’enfoncer dans la terre ; je vous assure, je n’ai plus suivi ce groupe d’amies bien qu’elles m’aient traitée de « yuma », d’incapable, de mollasson »

Revenons à nos moutons maintenant. Le fils de l’ami de mon père ne pouvait rester tranquille à la vue de ce que les autres, ses propres amis avec lesquels il a grandi, envoient à leurs familles. La tentation de voyager germait toujours dans son cœur, elle grandissait au jour le jour si bien qu’elle finit par exploser et l’enfant souffla à son père son intention de tenter cette aventure vers l’Europe. « Mais mon fils, ça demande de l’argent, beaucoup même, c’est comme si vous me demandiez la lune. Suis qu’un simple fonctionnaire, tu le sais toi-même ! » « Oui, je sais tout papa, mais si tu vends une partie de notre parcelle, j’aurai assez pour le voyage, fais quelque chose papa, regarde les autres, si eux ont réussi et pourquoi pas moi, papa. Tu me connais bien, je suis courageux, mais c’est les moyens qui nous font défaut. Quand je regarde mes jeunes frères et sœurs, j’ai du mal à me faire une idée sur notre avenir, je le vois en tableau noir, cet avenir, il faut faire quelque chose, il faut sauver la famille, il faut que nous vivions nous aussi… ». « Je vais réfléchir, donne-moi du temps, et je pourrais même en parler à ton oncle, mon aîné ». « Non papa, le temps presse, il nous faut agir au plus vite, et surtout n’en pipe mot à qui que ce soit. Nous devons agir dans la discrétion, il faut pas mêler ces sorciers d’oncles à ce dossier, sinon tu laisses tomber et l’on va crever tous, et ce sera ta honte à toi, et le ciel te condamnera pour n’avoir rien fait pour tes enfants ».

Le dilemme ! Fallait-il céder ou s’opposer carrément ? Avait-il raison, avait-il tort ce fils ? Mesurait-il les conséquences qui s’ensuivraient en cas d’échec du projet ? Le vieux avait l’esprit comme lié à des cordes et écartelé par quatre chevaux : l’un tirant vers le nord, l’autre au sud, le troisième et le quatrième vers l’est et l’ouest. Il est au bord de l’explosion des nerfs, il va piquer une crise cardiaque. Vite, les chevaux vont tirer. La moitié de la parcelle fut vendue et le fils fit son voyage. Un coup de téléphone vint quelques jours après, annonçant à la famille qu’il était bel bien arrivé.

Ah, cette Europe ! Il y a des familles qui se plaignent du fait que certains des leurs sont partis il y a dix ans et n’ont envoyé le moindre sous-vêtement. Où sont-ils passés ? Certains se sont fait prendre au petit piège leur tendu par les anciens, piège du genre : « va livrer ce colis à tel endroit, voila ton dû » ; « aide-moi à transporter ce sac, je le prends à la sortie de l’aéro ». Ils étaient sans savoir qu’on leur faisait porter de la drogue et sont tombés, innocents, dans le piège de la police… puis jetés derrière les barreaux !

Surprise ! Consternation ! Grincement des dents ! Rêve ou réalité ? Mon Dieu, on n’en croit plus ses yeux ! Le fils de l’ami de mon père s’était fait refouler et avait regagné le toit paternel. Il a même fallu qu’on trouvât de l’argent, brique de souffrance au-dessus d’une autre de souffrance, pour payer sa sortie du cachot militaire où il était retenu après sa descente d’avion. Pourquoi était-il refoulé ? Ah cela, mon père ne me le dit pas. Il l’ignorait lui aussi. Mais le jeune homme avait quand même passé un bon bout de temps en Europe et en connaissait déjà trop sur les canaux et circuits qu’il faut suivre pour réussir. Il avait en lui, cette soif de réussir, de sauver sa famille, d’envoyer des voitures comme le font ses amis à leurs parents. Si les autres ont réussi, pourquoi pas lui ? C’était-là, sa phrase magique, sa phrase-étincelle qui lui faisait exciter, vibrer le cerveau. Il ramassa tout son courage et fit une autre demande à son père : « Papa, nous devons vendre l’autre partie de la parcelle. Cette fois-ci je vais réussir et je vais vous payer une nouvelle maison, crois-moi papa, ne te décourage pas, n’hésite pas. Fais quelque chose papa ». « Tu me pousses donc à aller dormir dans la rue, moi avec tes frères et sœurs ? Comme des clochards ! Non fils, je t’ai donné ta chance et tu l’as loupée, tu es seul responsable de cet échec, tu ne nous dis pas la cause de ton refoulement et tu gardes cela pour toi-même. Non, fils, débrouille-toi autrement, je me vois mal dans l’idée d’aller louer une maison avec tous mes enfants ».

Les jours passèrent. L’enfant ne brulait que d’envie d’effectuer ce voyage. Sans ce voyage, sa vie ne valait rien sur la terre des hommes. C’est comme s’il ne serait venu sur terre qu’en qualité d’un simple touriste qui ne laisse aucune trace. Appuyé par deux de ses frères, ils trouvèrent leur père et c’est les autres qui ont parlé à sa place : « Père, donne à Yaya la chance de voyager, accorde-lui une deuxième chance, et nous sommes persuadés que cette fois il va réussir ». Yaya signifie l’aîné de la famille. Devant cette coalition des enfants, le père ne résista pas et de guerre las, il céda, non sans dire : « Vous êtes tous responsables de ce qui va nous arriver. Nous allons habiter dans la rue, nous serons la huée, la risée de tout le monde. Vos sœurs, surtout elles, seront humiliées. Moi, bientôt, mon Dieu va m’appeler, et vous serez seuls à vous gérer dans ces conditions-là sur cette terre, vous serez abandonnés à vous-mêmes ». « Père, Dieu ne va pas te prendre maintenant, et même dans ta tombe, et maman qui t’y a précédé à tes côtés, vous nous viendrez toujours en aide, vous n’allez pas nous abandonner ».

La deuxième partie de la parcelle fut vendue. Pour ne pas errer ça et là, une parcelle fut achetée au bord d’une rivière. C’est une de ces parcelles qui ne figurent pas sur le plan cadastral de nos villes africaines et bâties dans ces zones qualifiées d’invivables. Mais l’explosion des populations des villes due à l’exode rural a contraint les gens à occuper ces terres exposées aux dangers de tous genres : moustiques, crues des rivières qui emportent des maisons et sèment la mort. Nos gouvernements sont vraiment dépassés par ce phénomène d’habitat et n’envisagent aucun brin de solution, bien que des discours pompeux aient été prononcés à ce sujet. C’est rien que du vent ! Oui, je disais qu’ils avaient payé une bicoque au bord de la rivière. A force de faire le remblai devant la porte pour éviter que l’eau de pluie n’y entre, celle-ci est devenue comme une fenêtre où il faut entrer en courbant l’échine. Dans un coin du salon, il y a une petite source qui fait jaillir un petit filet d’eau qui passe par le mur à travers un petit tube en plastique qui communique avec l’extérieur. La toiture, en tôles, quand on est dedans, c’est comme un ciel parsemé de milliers d’étoiles. Des tôles touées qui laissent passer l’eau de pluie et dans ce cas il faut placer des assiettes et autres marmites, gobelets, voire sur le lit, pour pouvoir recueillir toute cette eau suintante.

Alors vint le jour du voyage. Auparavant, la veille, la famille passa une nuit de prière pour remettre ce voyage aux mains de Dieu. Le père fit passer l’enfant trois fois entre ses jambes dans un mouvement aller-retour en guise de bénédiction. Le sac, les papiers, tout était prêt et c’est en toute discrétion que le fils, quitta Kinshasa et traversera le fleuve pour prendre l’avion à l’aéroport de Maya-Maya de Brazzaville. Un dernier coup de fil à la famille : « Bientôt ce sera le départ, papa. Merci pour tout. Je sais, je n’oublie pas que la priorité, c’est l’achat d’une belle maison ». « Merci, mon fils, bon voyage, que Dieu et tes ancêtres t’accompagnent. Pense à tes frères et sœurs restés au pays ». C’est l’heure de l’embarquement. C’était le vol 772 du DC-10 d’UTEA du 19 septembre 1989, quittant Brazzaville pour la France. Mais hélas, personne n’arrivera à destination et personne n’a su ce qui leur est arrivé. Il n’y a personne pour nous raconter cela. Peut-être faut-il le demander aux vautours, à la terre, à la lune, à la mer de sable fin, au soleil, aux étoiles, aux montagnes de dunes, comme s’indignerait Garou !

Ce jour-là, sur le carnet sombre du ciel, il était écrit que deux cent soixante-dix innocents citoyens de la terre venus de tous les coins du monde, devaient disparaître comme de la poussière dans le silence du désert par la cruauté d’une poignée de meurtriers, d’odieuses personnes qui ne s’imaginent pas qu’un jour eux-aussi auront des termites plein la gueule, enfouies à cent cinquante centimètres sous la terre. Tout se paie ici-bas. « Dieu, jusques à quand nous vengera-t-on » ? S’écriaient tous ceux qui étaient vêtus de blanc, demandant que justice soit faite vis-à-vis de tous ces meurtriers qui ont fait jaillir leur sang et les ont plongés dans la mort, lit-on dans un passage de l’Apocalypse. Sait-on lire les signes du temps ? Il ne faut pas être myope ! Kadhafi, une des vedettes dans l’organisation de cette tuerie du DC-10, est mort comme un vulgaire chien enragé après être sorti du tunnel où il se cachait.

Aucun appel depuis qu’il était parti. Je ne sais combien de temps se passa entre le jour du départ et le jour où le vieux, l’ami de mon père dont le fils avait voyagé, se vit déposer une convocation le priant de prendre contact avec l’ambassade en ville. Le jour et l’heure y était fixés. Et c’est là qu’on lui fit savoir tout sur la mort de son fils. Et c’est là qu’on lui remit des papiers pour traverser le fleuve et aller toucher les dommages et intérêts versés par la compagnie française aux victimes du vol. C’était un gros paquet et la priorité était : l’achat d’une belle maison.

A quelque chose malheur est bon ! Mais il y a de ces « quelque choses » qu’on ne pourra pas supporter toute sa vie, et qui vont toujours vous tarauder le moral, tel que la mort d’un fils dans un accident d’avion soufflé par une puissante bombe, quand bien même on s’en voit remettre une grosse enveloppe ! Du moins le rêve du fils a été réalisé. Et avec cette enveloppe la famille a commencé à vivre normalement et un des frères est allé étudier et vit maintenant en Europe.

Ceci est une histoire vraie ! Dommage que j’ai perdu le nom de cet ami de mon père. Sinon, j’irais voir mon père et le lui demander s’il n’était pas déjà dans sa tombe. Je ferais des photos de cette maison et des frères et sœurs de la victime du DC-10 UTA, à joindre à mon document. Dommage ! Mais qu’à cela ne tienne ! L’histoire est là avec tout ce qu'on peut s'imaginer comme surprise dans ce monde !

Lucas

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LA LANGUE FRANÇAISE ET SES DIFFICULTES

11 Juin 2013 , Rédigé par Lucas Publié dans #NOUVELLES

Ecrivons CORRECTEMENT le français

 

La langue française n’est pas notre langue maternelle, mais nous essayons de mieux l’écrire et pourquoi pas de mieux la parler. Elle est la langue administrative en Afrique centrale, notamment dans les pays comme le Congo-Kinshasa, le Congo-Brazza, le Gabon, le Centrafrique et les autres.

Il n’est pas dit qu’il faut être né français ou avec le français pour savoir bien l’écrire, non, car il y a des français de la France même qui, quoique le parlant correctement,  ne savent pas l’écrire sans faute d’orthographe.

De même dans certaines de nos familles africaines, le français est devenu « langue maternelle », et c’est vrai que dès le bas âge, les enfants issus de ces familles parlent correctement français, mais hélas, tous ne savent pas le mettre par écrit correctement.

Cet exemple s’applique aussi aux enfants angolais qui n’ont pas été devant le tableau noir suite aux guerres répétitives semant la désolation menées par Savimbi dans le pays pendant seize ans. Seize ans, c’est la tranche de l’âge à laquelle l’enfant est déjà un vrai homme ou une vraie femme et est prêt à terminer ses études secondaires. Ces enfants angolais sont pour la plupart des analphabètes mais parlent un portugais pur qu’ils ne savent malheureusement pas mettre sur papier.

Pour nous qui apprenons le français, voici ci-dessous quelques passages linguistiques sur lesquels nous commettons des erreurs sans nous en rendre compte :

1)      C’EST MOI QUI AI FAIT CELA

Qui a fait ça ? C’est moi qui a fait ça erreur).

Cette question m’était posée par mon maître au niveau de l’école primaire.

Après que j’eusse répondu à la question, le maître me dit : « attention, tu déchires le français » en faisant allusion au son « kiiiaaa » qui se dégage en déchirant du papier.

Un autre élève a répondu correctement ; « c’est moi qui ai fait ça.

Et l’on peut continuer à conjuguer de la sorte :

C’est moi qui ai fait ça

C’est toi qui as fait ça

C’est lui qui a fait ça

C’est nous qui avons fait ça

C’est vous qui avez fait ça

C’est eux qui ont fait ça

Les fautes comme : c’est nous qui ont fait ça, c’est vous qui ont fait ça, sont courantes.

 

2)      REHAUSSER DE VOTRE PRESENCE

Nous vous demandons de bien vouloir  rehausser de votre présence à la cérémonie ...

Cette faute est aussi courante dans nos communications.

En fait, on rehausse la cérémonie de la présence, cérémonie est donc ici complément d’objet direct du verbe rehausser et bien des gens se sont cassés la gueule là-dessus.

On dira donc : nous vous demandons de bien vouloir rehausser de votre présence la cérémonie…

 

3)      EN

Tu viens du Gabon ? Oui j’y viens,  alors qu’on dit :  j’en viens

« En » remplace « de Gabon », il marque l’origine, la provenance

 

4)       Y

Alors tu vas en France ? Oui ! j’y vais.

« Y » marque le sens de la direction, de destination.

 

5)      TOUT LE MONDE

Tout le monde sont partis

C’est vrai que monde indique une multitude de gens, une foule, mais ce  n’est pas pour autant qu’il doit être sujet du verbe conjugué à la 3è personne du  pluriel avec le participe passé « parti » avec « s ». Tout simplement on dit : tout le monde est parti.

 

6)      AGREER, MONSIEUR, L’EXPRESSION DE……

Je vous prie d’agréer, Monsieur, à l’expression de mes sincères salutations.

La préposition à est de trop.

On dit tout simplement : veuillez agréer, Monsieur, l’expression de mes sincères salutations.

 

7)      QUE J’AI VU JOUER, QUE J’AI VU VIOLER

- Les enfants que j’ai vus jouer 

- Les filles que j’ai vues jouer

- les enfants que j’ai vu battre

- les filles que j’ai vu violer

- les arbres que j’ai vus pousser

- les arbres que j’ai vu abattre

- les arbres que j’ai vu planter

 

Dans les phrases en noir, le participe passé « vus »s’accorde avec le sujet, car le verbe jouer, pousser, exprime l’action exécutée par le sujet, les enfants, les filles.

Si l’on pose la question : qui jouaient ? La réponse est : les enfants jouaient

 

Tandis que dans les phrases en rouge, le participe passe « vu » ne s’accorde pas avec le sujet, car l’action « violer, battre, planter » n’est pas exécuter par le sujet.

L’action est menée par un « être ou un objet » caché.

Si l’on pose la question : qui battaient ? Qui abattaient ? Qui plantaient ?

Ce ne sont pas les enfants qui battaient, ni les filles qui violaient, ni les arbres qui plantaient

Mais bien :      - les enfants qui sont battus par leurs aînés, par exemple

                        - les filles qui étaient violées par des voyous

                        - les arbres qui étaient plantés par les écologistes

                        - les arbres qui étaient abattus par les bûcherons

 

Quelques exemples corrects

Le zèbre que j’ai vu dévorer par le lion

La girafe que j’ai vu dépecer  par les chacals

La girafe que j’ai vue brouter ou broutant au bord du lac

Les hommes que j’ai vu massacrer

La lettre que j’ai fait écrire

La lettre que j’ai faite hier

La lettre que j’ai écrite hier

Les travaux que je t’ai ordonné de faire

La tâche que je t’ai ordonné d’exécuter

La mission que je t’ai demandé d’accomplir

La mission que je t’ai confiée, est-ce réalisé déjà ?

La lettre que je t’ai demandé d’écrire et d’envoyer au parquet…

La note de service que je t’ai demandée, où est-elle ?

 

Nos guerriers que j’ai vu(s) tomber sur le champ de bataille.

Ici, soit l’action est exécutée par le sujet : les guerriers qui tombent, soit par l’ennemi en prenant « tomber » dans le sens de « tuer ».

Donc, les deux versions peuvent être acceptées, mais l’on opterait bien pour la deuxième où c’est l’ennemi qui fait tomber, qui tue nos guerriers.

 

Astuces pour bien maîtriser ces tournures

            - les enfants que j’ai vus jouer (j’ai vu les enfants, jouant, oui, les enfants qui jouaient)

            - les filles que j’ai vu violer (j’ai vu les filles violant, non, les filles sont violées par…

              ou qu’on violait)

            - les arbres que j’ai vus pousser (j’ai vu les arbres poussant, oui, les arbres qui

              poussaient)

            - les enfants que j’ai vus grandir (j’ai vu les enfants grandissant, oui, les enfants

              qui grandissent)

            - les arbres que j’ai vu planter (j’ai vu les arbres plantant, non les arbres sont plantés

   par…ou qu’on plantait)

 

8)      INTERRO-NEGATIVE – REPONSE PAR OUI, SI OU NON

Tu n’étais pas parti à l’école, Jean ?

Ici, les gens se trompent beaucoup.

On dit : « non », quand on n’est pas allé à l’école et « oui » quand on y a été

Comme la question est à la forme l’interro-négative, les gens ont tendance à répondre « oui » ou « si »pour signifier qu’ils n’y étaient pas partis.

 

9)      INTERRO-NEGATIVE – AFFIMARTION PAR SI OU OUI

Est-ce que tu as fait ce travail que je t’ai ordonné de faire ?

On se trompe en répondant « si », « si, si »

Il suffit seulement de dire « oui », car le « si » n’est utilisable que quand la question est à la forme interro-négative, comme au n° 8

Question : « Dis-moi, tu n’as pas fait le travail que je t’ai ordonné de faire ? »

Réponse : « Si »,

                    « Si, si », comme aiment le dire certaines personnes

 

10)   QUELQUE - QUELQUES

- Erreur : J’ai compté quelques centaines de mètres (ici, quelques est adjectif)

- Correct : J’ai sarclé quelque cent mètres seulement (ici quelque est adverbe)

 

11)  INTERDICTION OU DEFENSE

- Correct : Interdiction de jeter des immondices ici !

- Erreur : Interdiction de ne pas jeter des immondices ici ! (donc on accepte que les gens

               jettent les immondices, alors que l’idée est de les en interdire.

 

Autres exemples d'erreurs (comme on en voit sur des murs de clôture) :

-          interdiction de ne pas uriner ici

-          défense de ne pas jeter des immondices ici

-          interdiction de ne pas passer ici

-          route barrée, interdiction de ne pas passer par ici

 

Deux négatives équivalent donc à une affirmative !

 

12)  DONT - QUE

Je vous envoie, ci-joint, la liste des accessoires électriques que j’ai besoin

On a besoin de quelque chose, donc, la vraie phrase sera :

Je vous envoie, ci-joint, la liste des accessoires dont j’ai besoin

Une autre phrase pour bien vous édifier :

Je vous envoie, ci-joint, la liste des accessoires que j’ai évoqués lors de la réunion dernière et dont j’aurai besoin la semaine prochaine.

Analyse : que : complément d’objet direct du verbe évoquer et dont complément d’objet indirect de j’aurai besoin.

 

 

13)  CI-JOINT

Veuillez trouver les  photos de la ferme ci-jointes (ok)

Ci-joint, veuillez trouver les photos de la ferme (ok)

Veuillez trouver, ci-joint, les photos de la ferme (ok)

Veuillez trouver ci-jointes, les photos de la ferme (faux)

Ci-joint ne s’accorde avec le nom dont il dépend que quand il se trouve après ledit nom (…..les photos de la ferme ci-jointes)

 

14)  JE ME RAPPELLE

Je me rappelle ce match-là à l’issue duquel notre équipe encaissa cinq buts.

Je me rappelle de ce match (faux)

Je me souviens de ce match (Ok)

Je me souviens ce match (faux)

Te rappelles-tu encore ce concert au stade ? (Ok)

Te rappelles-tu encore de ce concert ? (faux)

 

15)RECULEZ DERRIERE

Reculez derrière (faux), car reculer à lui seul donne déjà l’idée de derrière

 Montez en haut (faux), car monter donne déjà l’idée de haut

 Recule un peu plus en arrière (faux) ; car on ne peut jamais reculer un peu plus à  l’avant

 

On peut dire :

- monte encore un peu, plus haut

- recule encore un peu ;

  ou recule un peu plus ; ou recule encore de deux mètres

- monte sur le toit ; recule encore un peu plus ; recule encore

  peu

- monte sur cet arbre, un peu plus haut pour voir s’il y a un village

  alentour.

 

16) JE VOUS VOUS saurais gré

Je vous serais (ou serai)  gré de bien vouloir prendre part à la cérémonie… (faux)

 Je vous saurais gré de bien vouloir prendre part à la cérémoie… (ok)

 

17) JE SOUSSIGNE

Je soussigné, Monsieur Boitousaufeaut, gérant de…, reconnais avoir….. (faux)

 Je soussigné, Boitousaufeau, gérant de…, reconnais avoir…(Ok) : sans passer par Monsieur ;

18) Le verbe débuter : au collège, l'on nous a appris que le verbe débuter est intransitif et

      ne se conjugue qu' à la troisième personne (singulier et pluriel

      Ex : les cours débutent à 08h00 ; le match va débuter à 15h00, heure de Paris.

            Et non : nous débutons les cours à 08h00 ; nous allons débuter le match à 15h00.

            Mais, est-il que les deux versions sont d'usage dans la société.

            Mais ce serait plus profesioonnel, plus stylistique de l'utiliser au mode intransitif.

 

19) Veuillez agréer ; Veuillez croire,

      Nombre depersonnes se trompent sur l'usage de cette phrase de coclusion d'une

       lettre. Il y a de celles-là même qui utilisent veillez croire en lieu et place de veuillez

      - Veuillez agréer, Monsieur, l'expression de mon ^rofond respect (OK)

      - Veuilez agréer, Monsieur, à l'expression de mon profond respect (faux)

      - Veuillez croire, Madame, l'expression de mon profond dévouement (faux)

      - Veuillez croire, Madame, en l'expression de mon profond dévouement (ok)

     

 

 

 

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LE SCOUTISME : UN MOUVEMENT, UNE RELIGION, UNE VIE

3 Mars 2013 , Rédigé par Lucas Publié dans #NOUVELLES

 

Le chant-prière

 

C’est la nuit ! Une nuit noire !

Quand nous avions fini toutes nos activités de la journée, nous devrions alors aller dormir sous nos tentes, dressées en pleine brousse ou dans une parcelle de forêt, un bosquet, un peu en retrait du village où nous étions partis en campagne, pendant que le feu de camp cessait d’être alimenté en bois, et qu’un ou deux gros bois devaient encore brûler pour garder le feu jusqu’au lever du jour.

Un sifflement strident perçait la nuit silencieuse et émettait trois sons morses. « ti-tââânnn-ti »

C’est le rassemblement.

Et l’on courrait vers le point d’où était parti le sifflet et l’on se mettait en rang, chacun se rangeant derrière son Chef de Patrouille, bien visible grâce  au drapelet, enseigne ou symbole de la patrouille, qu’il portait en mains ou planté en terre.

 

-        Scouts, toujours ? Prêts !

 -       Dangereux Tigres, toujours ? Dominants !

-        Coqs, toujours ? Fiers !

-        Aigles,  toujours ? Menaçants !

      Lions Indomptables, toujours ? Vigilants !


Le CT (Chef de Troupe) fit un petit mot de clôture de la journée et traçait quelques points importants par lesquels commencer le matin du jour suivant, puis entonnait : «  Seigneur, rassemblés près des tentes… », que nous reprenions de sitôt en chœur après un « un-deux-trois » suivi d’un claquement sec des mains.

 

Et ce chant, que voici, je l’écris  et la rechante aujourd’hui, une trentaine d’années après, pour me rapprocher de tous les scouts de ma génération, de tous les enfants scouts du monde entier, de toutes nations, de toutes couleurs. Que chacun d’eux qui aura lu cet article, dans la tombe (les morts ne sont pas morts) au travail, chez lui à la maison, chante ce morceau la nuit avant de s’endormir.

J’avais à peine treize à quatorze ans, l’âge de l’entrée au collège, quand je devenais scout, faisant membre de la Patrouille Coqs. Mais bien avant, au cycle primaire, je faisais partie du mouvement « Louveteaux ». Notre devise était : « Coqs, toujours ? Fiers ! » J’étais un fier Coq et suis toujours resté fier de moi, me contentant de ce que la Providence met à ma portée. « Je ne suis pas riche, je ne suis pas pauvre non plus ;  je ne suis pas heureux et je ne suis pas malheureux non plus ; seule la Providence, à laquelle je me confie, régule les engrenages de ma vie », me disait un sage.

 

Bien dommage qu’aujourd’hui, dans certains pays du monde, « oh, où sont les neiges d’antan ! », ces mouvements de jeunesse ont été purement et simplement rayés ou interdits d’existence par certains vautours des régimes politiques dictatoriaux et égoïstes, au profit des mouvements de jeunesse politiques qui les portent comme des dieux (culte de la personnalité) et lesquels mouvements versent dans la délinquance la plus totale avec l’étalage de tous les produits concourant à leur perdition, à leur destruction : l’argent, la drogue, le sexe, source de fainéantise, d’oisiveté, de paresse, de nullité.

 

Scouts, nous nous sentions différents des autres collégiens. Nous étions formés doublement, car mise à part l’éducation commune acquise dans les salles des classes et au tableau noir, nous, scouts, suivions aussi une seconde formation en « brousse »,  laquelle a été nécessaire pour notre vie. Les principes acquis tout au long de notre exercice dans ce mouvement, qui se résument par « l’esprit scout », puisant dans les profondeurs psychologiques et philosophiques, nous ont permis de forger un caractère, un comportement, basé sur l’humiliation, la simplicité, le respect d’autrui, l’amour du prochain, l’intégrité, et encore sur le sens du combat à mener tout au long de la vie, lequel ne peut souffrir d’aucun relent de paresse, de désespoir, de déception, de fainéantise, d’oisiveté, de frivolité. D’où, le slogan : « Scout, toujours ? Prêts ! ». Prêts à toute éventualité, prêts en toutes circonstances, toujours les sens en éveil.

 

Quand ce chant, avec nos voix d’enfants, perçait les murailles sombres de la nuit et s’élevait jusqu’aux cimes du firmament,  je voyais, dans cet autre monde infini qui se dévoile dès qu’on ferme les yeux, les anges descendre par un escalier de feu et venir, les bras tendus, à notre rencontre.

Fermez une fois les yeux et tournez-vous face vers le soleil : il se découvre un monde interminable, vierge, inhabité, aux multiples couleurs et qui semble être notre destination inconnue après notre mort. Le Ciel nous le fait découvrir, en primeur, avant que l’on y soit !

A la fin du chant, l’on pouvait percevoir que des gouttelettes de larmes mouillaient les coins de nos yeux !

 

Seigneur,

Rassemblés près des tentes,

Pour saluer la fin du jour,

Tes scouts laissent leurs voix chantantes,

Monter vers Toi pleines d’amour.

 

Tu nous as donné l’humble prière,

Qui de ce camp s’en va monter.

Oh ! Toi qui n’avais sur la terre,

Pas de maison pour T’abriter.

 

Nous venons toutes les patrouilles,

Te prier pour Te servir mieux,

Vois aux bois silencieux,

Tes scouts qui s’agenouillent.

 

Bénis-les ! Oh Seigneur dans les Cieux !

 

Enfin, pour clôturer, chaque patrouille déclamait sa devise. Nous formions un mouvement de quatre patrouilles :

-        Dangereux tigres toujours ? Dominants !

-        Coqs, toujours ? Fiers !

-        Aigles, toujours ? Menaçants !

-        Lions indomptables, toujours ? Vigilants

 

Et l’on pouvait, après, se glisser tranquillement sous les couvertures, dans les profondeurs noires de la forêt aux senteurs pures, suivant au loin des hululements des rapaces et autres oiseaux nocturnes, ou encore, le concert bien coordonné de milliers d’insectes invisibles, avant d’être emballés par le sommeil. C’était des nuits merveilleuses pendant lesquelles, parfois, le Ciel nous prêtait sa lampe universelle, la lune, dont la clarté exaltant une nature féerique et mystique, nous faisait traîner dehors et nous poussait à nous raconter des historiettes de tous bords, parfois imbibées d’horreur. C’était beau tout cela. Et l’on pouvait bien rester-là à bavarder jusqu’à l’aube.

 

Mais, Le CT s’imposait de tout son pouvoir et invitait les retardataires à dormir pour mieux démarrer le lendemain.

Ah ! s’il nous était donné de faire un pas en arrière sur notre vie, je choisirais cette période de ma vie au collège !

 

 

Lucas.

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Un ex-légionnaire français sauvé

7 Octobre 2012 , Rédigé par Lucas Publié dans #NOUVELLES

Un belge partait. Il s'appelait Hardy. Un français arrivait. Il s'appelait Elambert. Il prenait la relève de Hardy en qualité de directeur de fabrication dans une usine de fabrication des meubles et articles électroménagers. Nous sommes à Kinshasa, vers les années 90. J'étais le secrétaire du département ou direction de fabrication, c'était le département-mère qui regroupait la section tôlerie, la section tubes, la section peinture et la section menuiserie. Et notre société-là devait se compter parmi les dix plus grandes du Congo RDC et pourquoi ne se taillerait-elle pas aussi une place de choix dans le palmarès des sociétés africaines. Cela me fait très mal aujourd'hui de parler d'elle au passé, puisque ce géant monument économique d'hier n'est aujourd'hui que l'ombre de lui-même, les événements de pillage l'ayant réduit à sa plus simple expression.

 

La société avait appartenu aux belges, puis lors du vent de la zaïrianisation mobutiste, elle était passée aux mains de feu Mr Bemba Saolona (avec mes révérences - respectons nos morts), puis à été gérée tour à tour par ses fils, dont Mr Igwe Jean-Pierre Bemba tombé dans le piège au nœud  coulissant centrafricain et recueilli, à tort ? à raison ? par les sbires de la CPI. Franchement, nonobstant tout ce qu'on aura dit de lui, force est de reconnaitre que Mr Bemba-père par le biais de ses activités, nourrissait  des milliers de familles kinoises en particulier et  zaïroises en général.

 

Un certain lundi matin de juillet, l'on nous présentait notre nouveau directeur de fabrication. Il n'était pas mal celui-là, et par sa peau poulet-frigo, l'on sentait qu'il débarquait fraîchement de la France et que c'était  sa toute première fois de fouler le sol zaïrois, d'embrasser la jungle. La jungle ? Oui ! Certains de ces blancs d'Europe s'évertuent toujours à croire que la civilisation, la vie, c'est chez eux, et le reste c'est sauvage ! J'avais eu à travailler aussi avec un jeune français qui mettait pied pour la première fois de sa vie sur le sol zaïrois, congolais, si vous voulez bien. A son embarquement à bord d'un régulier de la Sabena à l'aéroport de Zaventem, son père, sa mère et ses frères fondirent en larmes, car, d’après eux, le fils se rendait en pleine jungle au risque de tomber dans la marmite des cannibales.

Mais, dès que ce français prit son poste de F&B manager, il avait, selon le contrat, droit à une villa luxueuse, à une voiture de service et à une ration-pognon pour le week-end. Au vu des photos qu'il envoya auprès de sa famille, sa mère et les autres n'en crurent pas leurs yeux. Oui, l’Afrique transforme les blancs : villa gratuite, voiture gratuite, manger et boire gratuits, domestique gratuit…

 

Revenons à notre directeur, Elambert. Il était un peu chétif, d’une courte taille, le pied chaussant le n° 6, à la démarche plutôt de quelqu'un qui a peur que le sol ne s'écroule sous son poids, et pourtant il ne pesait pas plus de 50 kgs ! Bonne communication professionnelle pourtant dans l'équipe directionnelle de plus ou moins six personnes que nous formions ensemble avec lui. Il nous racontait des tas d'histoires de tout genre et surtout de sa Beauce natale, région si fertile qu'il vantait tant. Il était ancien légionnaire, nous disait-il, et nous racontait sur la montée des légionnaires en ville pour se défouler. Ils y débarquaient en convoi des camions dix-roues et aller faire la fête dans des bistrots. Les nanas, on se les croquait vives. "Ah oui, il en fallait bien, les meufs, car la vie du camp, ça vous démange quoi", disait-il avec un éclat de rire dévoilant au grand jour ses dents noir-café. Mais il n'avait rien de tout du physique d'un militaire, notre homme. Vraiment on le trouvait intéressant surtout quand il se mettait à déballer ses gros mots du genre : enfoiré, connard, con, enculé, zuava, putain, eh dis-donc...qu'est-ce que tu fous là-toi, espèce d'enfoiré...

C'est resté comme un héritage parmi nous, si bien que quand à tout à hasard on se croise avec un ancien coéquipier, l'on se salue en riant et en se lançant l'un et l'autre : eh enfoiré, qu'es-tu devenu ? Et toi, espèce de connard, où tu te terres ? Enfant de salaud, zuave, tu ne te fais pas voir ! Espèce d'enculé, t'as pas cessé de draguer les meufs ?

 

 

- Un jour une fille de notre équipe devait sortir avec un responsable du département énergie solaire pour aller prélever des mesures sur un chantier. Le type vient chercher la fille après avoir causé bien sûr avec le directeur de fabrication sous l'autorité duquel elle dépendait. Il portait un longue robe à la sénégalaise et avait une démarche voutée avec ses un-mètre-quatre-vint-dix. La porte du bureau s'ouvrit et se referma et nous les regardions tous deux se diriger vers la voiture. Elambert aimait bien cette fille qui travaillait au bureau d'études et qui était petite de taille comme lui. Les suivant toujours du regard à travers la baie vitrée, le directeur souffla, comme s'il s'adressait à nous : "regardez-moi cet accoutrement, c'est vraiment une menthe géante ! Ah si le ridicule pouvait tuer ! J'espère que ce grand con ne va pas abîmer notre fille !

- Un jour aussi, une sœur  religieuse vint passer commande de quelques meubles en bois. Après négociation, la bonne sœur  s'en alla. Elambert l'accompagne et lui ouvre donc la porte du bureau. Au revoir. Il referme aussitôt la porte et la regarde s'éloigner vers le parking par la baie vitrée, son poste d'observation duquel il scrute l'extérieur.. « C'est toutes des moches, des vieillottes qu'on envoie en Afrique, toutes les belles jeunes sont dirigées vers Vatican."

- Un matin, le directeur d'importation, un vieux belge aux allures de colon, vient nous rendre visite au bureau, tout en chemise blanche bien repassée reposant sur un pantalon de fond bleu assujetti par une ceinture cuir-chocolat, pantalon un peu relevé faisant dévoiler des chaussettes blanches rivalisant avec des chaussures noires. Au départ du directeur des importations, Alain nous dit : "regardez-moi ce vieux colon, toujours en chemise blanche. La question que je me pose est celle de savoir quand est-ce qu'on la lave ? Vous me diriez peut-être  que ce vieux con en possède une douzaine, mais il aurait mieux fait d' en prendre un kilo de douze couleurs différentes!

- Son épouse était venue en vacances au Zaïre avec son fils de plus ou moins dix ans. Ce jour-là elle vint au bureau pour inviter son mari au repas de midi, le gosse était derrière elle, la tenant par la main. "Oui, j'arrive", je termine quelque deux ou trois bricoles". La femme repartit. Elambert les regarda partir par la baie vitrée et enchaina : "Et ce petit con qui est toujours collé aux pattes de sa mère à tout bout de champ, même au lit, on ne sait plus tirer le moindre coup tranquillement".

- Un jour, il fit un faux pas et se cogna le tibia contre un pied de table en aluminium du bureau. L’'on vit l'ex-légionnaire se tordre de douleur comme un civil, les yeux froncés et bouffant sa lèvre inférieure sous l'effet de la douleur. Alors, entre amis, l'on se demanda comment un-ex légionnaire pouvait-il se tordre de douleur de la sorte.Un soldat est censé résister à la douleur, à la torture, non ?

 

Non ! Il nous marque "cet enfoiré" de directeur, vraiment il nous manque !

Puis vinrent les pillages. Année 1900 - 1991: ça tirait en l’air de partout, et les foules suivaient derrière les militaires en criant : "ELELA" (que ça pète  en parlant de tirs de balles). Les militaires défonçaient les entrepôts, les magasins, des sociétés, se servaient en premiers et la population venait en deuxième lieu. C'est comme les lions qui se servent et laissent les restes aux vautours, aux hyènes, aux chacals. Pan ! Pan ! ELELA !

 

Ce jour, j'étais arrivé trop tôt au lieu du travail. Sur la 14è Rue à Limete. Sous cette pluie de balles tirées en l'air et sous ce comportant  rageux de la population, on n'avait pas le droit de garder les gens et les faire travailler. Tous ceux qui étaient parvenus à atteindre quand même le lieu du travail comme moi, devraient rentrer à la maison.

Je ne suis pas rentré et j'ai tenu d'abord à voir le directeur, sa femme et son fils. Ils habitaient dans l'enceinte même de la société tout au bout de la clôture. Arrivé à la villa, je me mis à crier fort,  en les appelant. Mr Elambert ? Mr Elambert ? Personne ne répond. Je fis le tour des maisons en appelant. Alors, seulement, de là où ils se cachaient tous les trois, eux pouvaient me voir par les claustras. En fin, m'ayant remarqué, il sortit de sa tanière et me demanda des nouvelles

"Oui, les pillages continuent, et les militaires défoncent toutes les portes et laissent entrer la population après qu'ils se soient servis".

"Ah ma femme, elle est venue en mauvaise période, si l'on savait..."

Je m'imaginais à quoi il pensait : ces drogués des militaires pouvaient tout faire sur sa femme.

"On n'a rien mangé depuis le matin, ma femme n'a pas eu le temps de faire les courses matinales. « Mais nous sommes seuls ici, il aurait fallu qu'on soit à l'ambassade de France en ville."

Il me remit un peu d'argent et je fonçais dans la nature infernale comme Gavroche. J'allais trouver du pain et des arachides plus loin à la cité. Ils en grignotèrent à belles dents !.

Heureusement pour eux, la société appartenait à Bemba-père. Elle était gardée, et elle n'a jamais été pillée. Donc nos trois français jouissaient d'une marge de sécurité non négligeable. Sauf peut-être en empêchant l'intrusion aux autres militaires, il se produirait un échange de tirs où les gardiens seraient alors abattus... sinon, sans cela, ils pouvaient encore attendre tranquillement la fin des événements.

 

"Tu dois partir toi aussi, tu as laissé ta famille, il faut que vous soyez ensemble".

Serrement des mains, encouragements, byebye.

Je les avais quittés mais au fond de moi je n'étais pas en paix,  mais que pouvais-je y faire ?

Je marchais tout en raisonnant, priant Dieu afin qu'il ne leur arrivât rien du tout. Surtout à madame. Ces drogués, ces vautours,  la dévoreraient à mort et la dépéceraient gratuitement.

Je traversais le Boulevard Lumumba et passais par le terrain Saint-Dominique quand je fus sorti de mes pensées par un bruit de moteurs un peu exceptionnel. Je me retournais et je vis un convoi de véhicules militaires arborant l'étendard français.

Vite, ramassant mon courage, je courus, prenant mes jambes au coup et atteignis le Boulevard. Je fis signe, en levant ma main droite à la jeep de tête qui sans hésiter se mit de côté, et le convoi s'arrêta net. J'avais eu peur de courir vers le convoi car un tireur à la gachette facile eût vite fit feu, me confondant à un révolté ou un drogué porteur de bombe !

 

"S'il vous plaît messieurs, faites vite, il y a trois français qui sont en situation difficile, cachés là-bas, un monsieur, sa fem...".

Je n'avais même pas fini de parler qu'on  me dit : "Monte vite, c'est où ? ", pendant que le chauffeur braquait son volant et actionnait l'arrière pour la manœuvre. La première en virtuose, Il démarra sur les chapeaux de roues après que je leur aie indiqué la route. Les deux autres jeeps et deux "dix roues" nous collèrent aus fesses.

C'était de beaux jeunes gens, ces légionnaires, tondus à ras tout autour de la tête et un peu de cheveux sur le plat de la tête. Certains portaient leur bérêt rouge et les autres l'avaient noué sur l'épaule.

C'était comme la délivrance, une sortie de prison, de piège qui s'etait refermé brusquement sur vous !

 

Enfin, Alain sorti de sa tanière et se présenta comme ex-légionnaire et sans tarder, après quelques échanges de mots, toute la famille embarqua dans la jeep de tête. La jeep démarra, puis Elambert la fit arrêter.

"Il me fit signe de la main et je les rejoignis.

Il s'adressa à ses frères :légionnaires : " je voudrais partir avec Lucas, je ne veux pas le laisser".

"Les papiers, nous aurons des problèmes de notre côté aussi sans papiers, lui répondit-on.

Alain me serra vivement la main avec des yeux mouillés de larmes : "Courage, Luc, je te remercie pour tout ".

Je serrais la main de madame, puis du fiston.

El le convoi s'éloigna. Et Elambert s'envola pour toujours.

 

"Tant mieux, le destin n'en a pas voulu ainsi, sinon ça serait :  à moi la France ! A moi Paris ! » pensais-je en marchant sur le chemin de retour vers chez moi. Une buée de larmes mouillait me yeux aussi. L'essentiel pour moi c'était de les avoir remis dans les mains de leur mère,  la France.

 

 

 Lucas

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Morte Atrocement

17 Janvier 2012 , Rédigé par Lucas Publié dans #NOUVELLES

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Oui, la vie est ainsi faite, il y a un temps pour vivre et un tems pour mourir.

On nait, on grandit, on recrée, selon l'ordre divin : "multipliez-vous comme le sable de la mer".

Oui, la mort c'est notre chemin à nous tous, mais quand celle-ci doit frapper les petits enfants, il y a de quoi se faire des idées, il y a de quoi se demander mais pourquoi ne sont-ils pas restés dans ce monde-là où ils vivaient, en leu et place de faire cette visite-éclair ou du tourisme sur la terre, provoquant la douleur dans les familles..

Les vieux doivent partir en premer pour laisser la place aux enfants, et non le contraire. Quoi de plus douloureux que de voir une gamine, comme celle-ci (photos jointes), reposant, coincée sous le pneu d'un gros camion de plus de 20 tonnes.

 

C'était un certain 06 décembre 2011, après les fêtes de nouvel an où tous les enfants, ayant mis leurs habits neufs, ont envahi, certains accompagnés de leurs parents, tous les studios de la cité pour se faire photographier. Et cette gamine sûrement, habillée comme un ange, s'est fait photograpier le 1er décembre 2012, comme tous les autres enfants.

Oui, c'était un certain 06 décembre 2011, que cette fillette, envoyée par les parents pour acheter de la nourriture au petit marché, s'est fait renverser par ce monstre. Il a fallu l'intervention des mécanos (en salopette rouge) qui ont du utiliser un cric pour soulever le gros pneu et retirer ainsi le corps aplati de l'enfant.

L'événement, s'est déroulée dans une cité urbano-rurale du sud de la république du Congo-Brazza.

 

Les enfants sont des anges. Bon retour au Ciel ma fille !

 

 

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MIRACLE DE DIEU-VIVANT

21 Février 2011 , Rédigé par Luka Publié dans #NOUVELLES

Vous voulez des miracles ? Eh bien, en voici un qui peut nous démontrer à suffisance que Dieu ne nous abandonne pas et nous assiste toujours dans les ciconstances, si difficiles soient-elles,  dans lesquelles nous pataugeons. Même si l'entourage vous abandonne à votre triste sort, ne paniquez jamais, concentrez-vous et dites-vous que vous n'êtes pas seul ; il y a toujours une présence invisible à vos côtés et qui est prête à vous tendre la main.

 

Le pasteur s'appelle Jean. Et l'histoire se passe au moment où l'Afdl, l'alliance des forces de libération, occupe le Congo démocratique. En ces moments tendus où tout le monde évite de voyager en faisant de longs trajets à travers le pays, dans la crainte de tomber dans une ambuscade des élements incontrôlés en cours de route, le pasteur, lui, prend son bâton de pélerin et décide d'aller paître des brebis, loin, dans la province du Bas-Congo, à plus ou moins cinq cents kilomètres de la capitale, Kinshasa.

 

Le pasteur arrive au parking d'embarquement sur son vélo, puisqu'il est un handicapé et ne sait faire usage de ses jambes. Il y était arrivé accompagné, mais devait faire sa route en solitaire. On l'a aidé à embarrquer dans un gros bus en partance pour le Bas-Congo.

Mais dans le bus, un quidam s'approcha du pasteur, le regarda droit dans les yeux et s'adressa à lui en ces termes :

- mais comment, toi, avec cet l'état dans lequel tu te trouves, tu ne peux pas rester chez toi et veut te balader partout, soi- disant aller évangéliser des brebis perdues, tu ne vois pas que le pays n'est pas calme ? Et si ça bardait maintenant, comment  vas-tu te sauver ? Vraiment j'ai pitié de toi, mon ami..;

Et le pasteur le regarda jaser et ne rétorqua le moindre mot.

Mais, l'emmerdeur en question n'était pas au bout de son rouleau et continua à agacer le pasteur, si bien qu'au bout de quelque temps, d'autres gens s'alignèrent derrière lui et formèrent un bloc pour importuner le pasteur.

Mais celui-ci, inerte comme un roc, les regarda faire et ne pipa un seul mot en réponse à ces moqueries.

 

Mais, ce grand bavard ne pensa même pas une seule fois à se taire et lança :

- on va voir à la fin du voyage quand le bus va nous déposer au terminal. Il y a un sentier à prendre à pied et l'on verra

  comment tu vas t'y prendre.

Et à ces propos, une voix s'éleva au loin :

- Moi ! Je suis prêt à l'aider, après tout c'est un homme de Dieu et c'est mon frère.

- Tu vas aider un charlatan, laisse-le souffrir.

 

Et le bus continua calmement son bonhomme de chemin. Le pasteur eut l'impression qu'ill voguait sur un océan en furie, en proie à de géantes vagues, hautes comme de gratte-ciels ou s'imaginait une bataille rangée d'un contre cent.

"Que Dieu leur pardonne leurs dires, car ils ne savent pas ce qu'ils font", se dit le pasteur dans son for intérieur.

 

Ouf ! C'est le terminal. Tout le monde descend.

Et le receveur aida l'homme de Dieu à descendre et le mit sur son vélo.

Tout le monde, voyant que le soleil s'imbibait de sang à l'ouest, se précipita sur le sentier qui mène vers la vallée où coule une rivière qu'il faut traverser à pied, et laissa le pasteur cheminer tout seul. Personne ne songea même pas à lui pour lui prêter main forte. 

Lentement, comme une petite tortue, le vélo dévala la pente, au point de tomber à la renverse à certains endroits, jusqu'aux bords de la rivière.

Il faut traverser la rivière à pied, où l'eau vous arrive jusqu'aux seins et après quoi, il faut continuer sur le sentier qui se dessine sur l'autre versant en pente aussi, comme un serpent.

Il regarda sa montre. Dix huit heures sonnaient. Et il chassa toute inquiétude et se fondit en prières.

 

Alors seulement, une clameur, qui domina tous les bruits de la nature, se leva au bout de la montagne où se dressait le village et où un fou furieux, enchaîné, venait de se defaire de ses chaînes et fit paniquer tout le village. Tout le monde avait la trouille, car ce fou-là bat à mort toute personne qui se trouve sur son chemin. C'était la débandade et certains villageois s'enfermaient dans leurs maisons tandisque d'autres se sauvaient, les talons à la nuque, vers des destinations inconnues.

 

Curieusement, le fou prit la route qui mène vers la rivière et tous ces passagers, habitant le village, qui avaient voyagé à bord du même bus que le pasteur eurent le coeur haut. Et le pasteur ? S'interrogèrent-ils ? Que va-t-il devenir ? Ce fou va le mettre en morceaux.

 

Et le fou dévala la pente jusqu'à la rivière où il trouva le pasteur. Le pasteur dit sa dernière prière, sentant la mort venir,  et remit le déroulement de toutes les circonstances qui devaient s'ensuivre à la seule volonté de Dieu. Le fou traversa la rivière et s'amena jusqu'au vélo autour duquel il fit plus ou moins trois rotations, soufflant comme un fauve, dégageant des senteurs corporelles insupportables. Le pasteur se dit que le forcéné cherchait comment le sortir du vélo ou comment le soulever avec le vélo et le jeter dans l'eau profonde. Enfin, il saisit soigneusement le pasteur, glissa une main sous les jambes sèches du pasteur et une autre sous le dos et  l'emporta comme un bébé malade jusqu'à l'autre rive.

Après quoi, il revint sur la rive de départ, se saisit du vélo, traversa la rivière, galopa la petite montagne et le déposa à un endroit où il s'imagina que le pasteur pouvait se remettre à rouler.

Il redescendit rapidement vers la rivière, prit le pasteur de la même manière qu'à la traversée et alla le déposer sur son vélo. Le pasteur le remercia, ajusta son guidon, donna de la vitesse et atteignit le village sous le grand étonnement et applaudissements bien nourris de tous les villageois. Le fou était derriè lui, tout calme.

 

Le pasteur fit préparer un grand feu de camp autour duquel il nourrit le village de la parole de Dieu. Le fou vint s'agnouiller devant lui. Le pasteur lui imposa la main sur la tête  et fut guéri.

Suite à ce miracle étonnant, tout le village se convertit et aida le pasteur à atteindre d'autes contrées en le transportant par tshipoy, une sorte de tribune en bois surmontée d'une chaise du chef, que transportent, sur leurs épaules, quatre ou plusieurs personnes.

 

Et ce fou-là, qui était-il ? C'était le frère du moqueur.

Il fondit en larmes et demanda pardon au pasteur, disant : "veuillez m'excuser pasteur, je vous en prie, vous êtes vraiment un homme de Dieu".

- Demande pardon plutôt à Dieu et non pas à moi.

 

Ne faites jamains du mal à qui que ce soit, car ce monde est tellement petit... qu'on finit par se croiser.

 

 

Lucas

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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