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religion ancestrale

LA TOMBE DE SIMON KIMBANGU PROFANEE

22 Février 2016 , Rédigé par Lucas Publié dans #RELIGION ANCESTRALE

Où se trouverait le corps de celui qui est le premier Sauveur des Noirs ? Git-il dans sa tombe au cimetière de Lubumbashi au Katanga, avenue des Sapins, ou a-t-il été déterré par des gens aux idées noires nourrissant des noirs destins pour l'Afrique noire et ennemis de la lumière divine incarnée dans Simon Kimbangu pour éclairer l'Afrique ?

Le colonisateur belge, aurait-it-il été aussi idiot d'abandonner en terre le corps de celui qu'il avait traqué depuis le mois de mars 1921 en le traitant d'hérétique ! Non, évidemment ! Qui a profané la tombe de Simon Kimbangu ? Qui a vidé la tombe de Simon Kimbangu et disparu avec ce corps sacré ? Qui a-t-on remplacé dans ladite tombe après avoir déterré le premier Sauveur ? Où se trouverait le vrai cors de Simon Kimbangu ? Quel numéro porte la tombe de Simon Kimbangu ?

Voilà, autant de questions que l'on se pose et qui vous font tourner la tête en girouette ! Et dans les tout prochains jours, votre lanterne sera éclairer à ce propos. De quoi conclure que ce monde est truffé des galaxies mensongères depuis que l'occident a percé le mystère de l'Afrique et envoyé ses religions, comme au temps des Croisades, éblouir les noirs et en même temps les aveugler pour à jamais.

Fort heureusement que Kimbangu est arrivé, et après lui Mpadi (Simon) pour sauver cette Afrique, pour délivrer, arracher les âmes noires des griffes de Satan et leur montrer la voie du salut qui mène vers Wamba wa Mpungu Tulendo (le Dieu des Noirs).

A bientôt alors !

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MPADI ET JESUS

9 Juillet 2015 , Rédigé par Lucas Publié dans #RELIGION ANCESTRALE

Quel est ce congolais, ce nègre qui, en pleine époque coloniale, où le flamand nous considèrait, nous noirs comme des macaques, où le fouet devenait le pain quotidien pour quiconque s'hasardait à enfreindre les lois établies, à cette époque où la prison, la déportation faisaient office des moyens forts pour disuader les gens à se conformer au vouloir du maître, quel est donc ce noir qui aurait osé, mettant sa vie en péril, braver l'autorité coloniale et solliciter l'exécution de son plan pour le bien être de l'homme noir ? Quel est-il donc ? Personne, si ce n'est Mpadi Buka Makengo Nsuka Bosekota Watulendo Kembo dia Nzenza va Kintete Beredenengu Mumvuma T.T.A.T., fils de Sela dia Kiwula sa mère et de MBATA Thomas, son père. Oui ! Lui a osé le faire et a envoyé ses soixante-deux disciples, dont deux femmes, au bureau du territoire de Madimba au motif de déposer un memo où il était question d'obtenir l'autorisation de réhabiliter, de ressortir de ses cendres l'église encastrale qui a connu une trêve interminable depuis la mort de Ndona Kimpa Vita Ishipa Béatrice, brûlée vive sur un bûcher par les missionnaires au service du Vatican ; pendant que lui-même, le prophète Mpadi, qui venait de donner sa démission de l'Armée du Salut où il oeuvrait avec Henri Becquet, prenait son vélo pour déposer un double du memo au burau colonial de Kinsaha.

A Madimba, les soixante-deux ambassadeurs de Mpadi furent arrêtés purement et simplement sans autre forme de procès. Et quand la question leur fut posée par les colons flamands, celle de savoir qui avait écrit ce memo, ils répondirent tous en choeur : "c'est nous tous" ! Et ce jour-là ne s'effacera jamais dans la mémoire des Mpadistes, car ce fut le début d'une avalanche de torture, de souffrances, de traitements inhumains qu'un homme ne puisse faire subir à son semblable. C'était l'heure des pleurs, des grincements de dents, de désespoir pour une vie perdue. Et ça ne s'arrête pas seulement à Madimba, car l'opération chasse à l'homme venait d'etre lancée à travers toute la province du Bas-Congo. Toute personne coiffée à ras (coiffure obligatoire des Mpadistes), toute personne portant un habit kaki (l'uniforme des mpadistes), toute femme portant un mouchoir de tête (coiffure obligatoire pour femme) était donc arrêtée sans explications, sans excuses et envoyée manu militari en prison. Des foules entières, composées d'hommes, de femmes et d'enfants étaient entassées à la prison de Madimba en attendant leur expédition vers Léopoldville (Kinshasa-prison de Ndolo) d'où elles embarqueraient dans des bateaux  pour la déportation vers la grande et inconnue forêt équatoriale. Dans ce mouvment qui secoua tous les villages, même les innocents présentant des signes mpadistes (coiffure, tenue), furent appréhendés. Ils abandonnèrent leurs champs, leur petit bétail, leurs maisons, leurs biens et partirent les mains vides.

C'était une stratégie du colonialiste flamand : semer la trouille, la peur dans le mental du noir, surtout pour que ceux qui restaient ne puissent pas oser prendre la relève. Et la déportation était une façon pour le flamand de les exterminer à petit feu.

Avec ces atrocités qui se sont étalées au grand jour dans toute la contrée, y avait-il encore, après Mpadi, quelqu'un qui oserait se présenter devant le flamand pour la création d'une église typiquement ancestrale ? Que non ! Donc, de 1939 à 1960, année de l'indépendance, il n' y eut aucun prophète, aucun homme de dieu, aucun professeur, bref, aucun noir qui réclamât la création d'une église basée sur le culte ancestrale.

Mai aujourd'hui, 24 ans après le voyage spirituel de Mpadi, on dénombre une vingtaine d'Eglises des Noirs en Afrique et d'autres qui parlent du culte des ancêtres. Il y en a qui se cachent sous le nom de Simon Kimbangu en oubliant Mpadi. Et ce sont celles-là qui se portent de manière radicale vis-à-vis de Jésus. De toutes les façons, il n' y a qu'à une seule adresse où l'on put puiser le vrai enseignement de Kimbangu et Mpadi, car les deux ne font qu'un ! C'est à l'Eglise des Noirs en Afrique - Direction générale, laissée par lui-même le Prophète Mpadi. Et pour se démarquer de tous ces imposteurs qui se font appeler aussi église des noirs, celle de Mpadi a opté pour une nouvelle appellation : la "REMPAD-D.G., Religion Mpadiste - Direction Générale". Tous ceux qui prétendent oeuvrer pour le salut de l'homme noir en présentant tantôt Kimbangu et tantôt Jésus comme Sauveurs, pataugent  dans la fausseté et induisent les gens en erreur.

la REMPAD reconnaît que Jésus est le Fils de Jéhovah, et qu'il est Sauveur. C'est ainsi que dans la célébration du culte ancestral s'insère une étape vouée à l'invocation de toutes les grandes manifestations divines dont Kimbangu et Mpadi, Moïse et Jésus, Mahomet et Le Bab, Krishna et Bouddha.

Mpadi s'insurge donc contre ceux qui, à travers l'Afrique noire, font usage du nom de Jésus comme un fauve qui se couvrirait de la peau d'un mouton et s'infiltrerait dans la bergrie pour réaliser ses noirs desseins. Et Mpadi, dans une de ses chansons ne mâchent pas ses mots en jetant la pierre sur toutes ces églises étrangères qui ont envahi l'Afrique pour détourner les âmes noires de leur destinée et les utiliser pour leurs propres desseins.

Et c'est à partir de là que se définit sa mission ici sur terre : montrer à l'homme noir la voie du salut de son âme par l'enseignement qu'il donne. Et notre Dieu, Wamba, lui a donné tous les atouts, tous les pouvoirs pour l'exécution de cette mission.

Mais il n'est plus là, diriez-vous, il est mort. Oui, vous avez raison de le dire, mais ne vous en faites pas pour cela, il est bel et bien là. Son fils, le garant de la Foi mpadiste a été investi par le Ciel pour la continuité de l'église de nos ancêtres. sur lui, Mpadi avait dit :"Celui qui porte sa griffe ou son ongle sur toi, c'est à moi qu'il en veut".

 

Lucas

 

 

 

 

 

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SATAN EST-IL NOIR ? DIEU EST-IL BLANC ?

16 Décembre 2013 , Rédigé par Lucas Publié dans #RELIGION ANCESTRALE

Verckys Kiamuangana - Musicien complet. Point d'interrgation sur l'origine de la race noire
Verckys Kiamuangana - Musicien complet. Point d'interrgation sur l'origine de la race noire
Verckys Kiamuangana - Musicien complet. Point d'interrgation sur l'origine de la race noire
Verckys Kiamuangana - Musicien complet. Point d'interrgation sur l'origine de la race noire
Verckys Kiamuangana - Musicien complet. Point d'interrgation sur l'origine de la race noire
Verckys Kiamuangana - Musicien complet. Point d'interrgation sur l'origine de la race noire
Verckys Kiamuangana - Musicien complet. Point d'interrgation sur l'origine de la race noire
Verckys Kiamuangana - Musicien complet. Point d'interrgation sur l'origine de la race noire
Verckys Kiamuangana - Musicien complet. Point d'interrgation sur l'origine de la race noire
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Verckys Kiamuangana - Musicien complet. Point d'interrgation sur l'origine de la race noire
Verckys Kiamuangana - Musicien complet. Point d'interrgation sur l'origine de la race noire
Verckys Kiamuangana - Musicien complet. Point d'interrgation sur l'origine de la race noire
Verckys Kiamuangana - Musicien complet. Point d'interrgation sur l'origine de la race noire
Verckys Kiamuangana - Musicien complet. Point d'interrgation sur l'origine de la race noire
Verckys Kiamuangana - Musicien complet. Point d'interrgation sur l'origine de la race noire

Verckys Kiamuangana - Musicien complet. Point d'interrgation sur l'origine de la race noire

LA RACE NOIRE, QUELLE EST SON ORIGINE ?

Se demande Verckys Kiamwangana Mateta dans sa chanson

« NA KO MITUNAKA »

La réponse à ses préoccupations est à puiser

dans les enseignements de Kimbangu et Mpadi

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A sa sortie, dans les années 70, cette chanson eut l’effet d’un coup de gong tintant d’une église surplombant la montagne et dont l’écho se déverse comme une onde invisible sur la vallée d’où s’étend une citadelle et vint réveiller tous les esprits endormis. Oui ! tous les esprits du monde se réveillèrent, tendirent l’oreille, écoutèrent la chanson et se mirent à l’analyser.

De ces esprits, il y eut, d’un côté, ceux qui furent contre la chanson et immédiatement mijotèrent des plans machiavéliques pour la combattre, l’étouffer dans l’œuf et décidèrent même de s’en prendre à son auteur ; dans l’autre versant, il y eut ceux qui trouvèrent leur compte dans la chanson, l’acclamèrent, l’adoptèrent et l’accueillirent avec joie.

Certaines églises du monde s’érigèrent contre la chanson. Il y eut tenue des conciliabules ici et là à travers le monde et le Vatican, à sa tête le Pape, s’insurgea et demanda aux autorités congolaises, plus précisément au Président Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu Waza Banga de s’occuper personnellement de cette affaire.

La chanson fut frappée d’embargo. Nul n‘a le droit de la vendre ni de la jouer !

Son auteur, Kiamuangana Mateta Verckys Wa Zola Mbongo, fut remis aux mains de la justice congolaise et jeté en prison.

Mais quelle mouche, se demandera-t-on, aura piqué tout ce monde-là pour qu’on arrivât à en vouloir tant à la chanson jusqu’à un niveau qui suscita même de l’étonnement et de la méfiance dans le commun des hommes ? Y avait-il une vérité cachée qui blessât l’’âme de ces mécontents ?

Oui, effectivement la vérité qu’a fait exploser au grand jour Kiamwangana Mateta Verckys en se posant des questions sur l’origine de la race noire dans sa chanson « Na komitunaka », rejoigne bien les enseignements de Simon Kimbangu Diatunguna et de Simon Mpadi Buka Makengo Nsuka dans lesquels enseignements l’on trouve la réponse aux questions que se pose l’artiste musicien.

Peut-être serait-il utile de vous rappeler que les enseignements des deux sauveurs de la race noire, Kimbangu et Mpadi donnent pour premiers ancêtres noirs, Nzalapanda, l’homme, et Kitedi Kinambu, la femme. C’est de ces deux ancêtres que sont parties la race noire et toutes les différentes tribus qui la composent.

Il est impossible de s’imaginer que même après les indépendances africaines, l’Occident ait toujours la mainmise sur l’Afrique, et ce sur tous les chapitres. Les indépendances ? Ce n’est qu’un leurre, car l’Afrique, personne ne l’ignore, est dirigée par l’Occident et tous ces dirigeants sont choisis et imposés aux peuples par ce même Occident. Alors, c’est quoi être indépendant quant on sait que le colonialiste est parti mais qu’il est toujours présent étant incarné, soutenu par les enfants d'Afrique eux-mêmes cupiides, assoiffés de pouvoir. L'occident, et encore l'orient qui a rejoint l'occident par son boom économique et technique, prennent en laisse les autorités, présidents et rois d’Afrique, pour mieux se servir d'immenses richesses dont régorge le sol de nos ancêtres, et ce, au détriment des misérables populations africaines..

Avant les indépendances, personne ne pouvait vénérer autre Dieu que celui imposé par le colonialiste. Quiconque osait enfreindre cette restriction était passible de traitements dignes d’un malfaiteur. C’est le cas de Kimbangu à son apparition sur la scène religieuse en 1921 et de Mpadi, décidé de prendre la relève de Kimbangu en 1939. Ils ont tous deux été traqués toute leur vie par le pape de Rome avec toutes les églises chrétiennes derrière lui, sous la couverture bien sûr du pouvoir colonial. Ils ont été arrêtés, battus, humiliés et jetés en prison (nombreuses prisons, puis la dernière, la plus horrible, celle d’Elisabethville –Lubumbashi- au Katanga, au Congo Démocratique).

Quand Franz Fanon dit que l’Afrique est comme un colt de 9 mm dont la gâchette se situe au Congo, il ne s’agit pas de voir seulement dans cette citation un Congo démocratique qui ne serait uniquement qu'un carrefour d’où partirait le développement de l’Afrique sur le plan économique, scientifique et social, surtout  quand l'on pense bien sûr aux importants gisements de minerais et autres richesses éparpillés à travers tout le pays,  mais aussi, comme étant une grande plateforme d’où jaillirait, telle une fontaine géante, la vérité spirituelle arrosant toute l'Afrique dans les seules et vraies dimensions établies par le Dieu Créateur.

Toute mon enfance scolaire, je l’ai passée chez les catholiques. Douze ans, du primaire aux humanités. J’y avais été baptisé et suis allé jusqu’à recevoir la confirmation. Au collège, je faisais même partie de l’équipe des servants. Mes parents, qui étaient croyants Kimbanguistes-mpadistes  m’y avaient envoyé car, en ce moment c’était soit à l’école catholique, soit salutiste ou protestante qu’on nous envoyait fréquenter.

Tout grandissant, il m’arrivait de me trouver en proie à des contradictions, me démangeant le cerveau, liées aux enseignements religieux, entre ceux que je recevais à l’école catholique et ceux en rapport à la religion traditionnelle que m’inculquaient les parents et grands parents.

Chez les catholiques l’enseignement reposait ou plutôt était plus concentré, basé sur l’universalisme de l’église avec comme unique Sauveur Jésus-Christ. Jésus-Christ est donc, qu’on le veuille ou pas, le seul Sauveur mandaté, envoyé par le Dieu Créateur pour sauver le monde. Nos grands parents sont Adam et Eva. Tout humain vivant sous le soleil n’a de salut que par Jésus.

De l’autre côté, mes parents et grands parents me disaient, à travers les enseignements de Kimbangu et Mpadi que les noirs ont leur Dieu, qu’ils ont leurs ancêtres (Nzalapanda et Kitele Kinambu), leur jour sacré (le mercredi) et leur livre sacré (Ntemo Kia Kwa Nza = La Lumière du Monde=) et qu’ils ont leur entrée au ciel par la porte de l’Orient. C’est-là que leur Dieu a rangé les chaises pour les vainqueurs qui vont porter la courronne de l'éternité, ceux donc qui lui auraient été fidèles et auraient suivi les enseignements de Kimbangu et Mpadi. Ils ont leur seule église, LA RELIGION MPADISTE.

Les enfants d'Israël et tous leurs descendants issus des douze tribus ont aussi leurs ancêtres : Meleck et Sedeck. Ils ont leur Dieu, leur jour (le samedi) et leur livre sacrés (le sem-sem ou bible), et la porte céleste est au Sud. Leurs premier et second Sauveurs sont : Moïse et Jésus. 

Les rouges, les arabes ont aussi leur Dieu : Allah, leur religion : L'Islam. Leurs ancêtres : Hoummad et Falladio. Le vendredi et leur jour sacré, le Coran est leur livre sacré. Leurs sauveurs : Mahomet et le Bab. La porte céleste pour eux se trouve au nord.

Pareil pour les jaunes, les asiatiques : Izuara et leur Dieu, le jeudi c'est le jour sacré, le Samzar est leur livre sacré. Leurs ancêtres : Tcheck et Cao. Leurs sauveurs : Krishna et Bouddha. La porte céleste est celle de l'ouest. 

Je n’accordais aucun crédit à ce que me racontaient mes parents. Pour moi, alors enfant, la vérité, la seule, la vraie, était catholique, chrétienne.

Aujourd’hui, j’ai tout compris et je ne suis plus enfant. Comme tout africain, on est à la croisée des chemins, mais sur lequel s'engager ? Il y a un, qui a été bouché, barricadé par le christianisme, l'islam, le bouddhisme voilà bientôt  bientôt six siècles, avec interdiction formelle d'y accéder, et il y a un deuxième, asphalté, bitumé sur lequel les envahisseurs poussent l'africain à marcher après lui avoir inculqué leurs noires doctrines. 

Je me souvins d’un passage lors d’une prédication de Mpadi Buka Makengo Nsuka Kembo Dia Nzenza va Kintete (Simon Pierre) à une assemblée religieuse au siège social de l’église, une assemblée qui regroupait un nombre impressionnant des fidèles venus de tous les villages environnants, et de tout le pays -Yakoma, Katanga, Bakongo, etc- dans lequel passage il disait : « Le pape est responsable de la perdition des âmes noires qui sont détournées et envoyées en enfer. Certaines âmes sont même transformées en bétail : bœufs, vache, cochon. Lui et ses collaborateurs ne se donnent pas à la vraie religion de Jésus mais utilisent le nom de Jésus pour flouer le monde en usant des pratiques magiques. Le nom de Jésus n'est pour eux qu'un fonds de commerce. Leur objectif primordial c’est d’arriver à gagner le plus d’âmes possible à travers le monde pour satisfaire leur maître, Satan. Et il avait ajouté, pince sans rire, que le jour où il lui sera donné de se trouver en face du pape, il va lui démontrer comment il n’est qu’un vilain disciple au service de Satan, en lui faisant ôter la bague magique qu’il porte à son gros orteil (peut-être gauche, peut-être droit : peu importe) ».

Ce jour, quand l’on voit des images sur le pape ou autres responsables religieux, sur les artistes musiciens, sur les sportifs, autres stars et dirigeants des pays exhibant le signe 666 ou les cornes de Satan de leurs doigts, je ne peux que confirmer la sève véridique des enseignements de Kimbangu et Mpadi. (Voici une séquence vidéo que nous publions juste pour contribuer aux atteintes des objectifs de son auteur : ceux de prévenir et de sauver bien sûr les habitants de la terre de l’emprise du diable).

D’ailleurs, quand Mpadi se présenta devant l’administrateur territorial colonial de Madimba en 1939 pour réclamer la réhabilitation de l’église des noirs en Afrique, devenue aujourd'hui RELIGION MPADISTE pour se démarquer de la lignée de nouvelles et fausses églises qui ne prêchent qu'au nom des ancêtres et Kimbangu,  de véritables boutiques de mensonge créées par des imposteurs leaders religieux de tous bords, il lui fut opposé un refus catégorique et cette demande fut le début des pires souffrances que durent subir les fidèles kimbanguistes de Mpadi. Il leur fut donné comme punition l'emprisonnement et la relégation vers la forêt équatoriale où ils devaient, selon le calcul du colonialiste belge, être exterminés, tous, par les carnivores, les serpents, les maladies causées par piqûre des insectes, par la rugosité du climat, etc. Mon père y partit enfant, emporté par ses parents, et il revint vers la terre natale avec une épouse et une fille, son premier enfant.

L’administrateur colonial lui demanda : « Mpadi, où est-ce que tu vas trouver l’argent pour bâtir ton église et où vas-tu trouver tes fidèles ». Mpadi répondit que l’église comptait sur la relève qui serait assurée par les enfants qui vont sortir du dos des fidèles de son église.

C’est là qu'intervint alors Monseigneur Verwing qui coupa court et dit : « Mpadi, tu rêves et tu ne peux pas t’imaginer ce dont nous sommes capables de faire pour récupérer et dompter toute la jeunesse à venir. Nous allons inonder l’Afrique de tous les medias possibles, de toutes nos dernières technologies, de toutes nos distractions, de tous nos pouvoirs magiques, bref, tout l’Occident sera déplacé ici, et l’on verra s’il y aura encore un jeune qui va tendre encore l’oreille à écouter tes enseignements. Et aujourd'hui, il ne faut pas porter des loupes pour évaluer les dégâts qu'occasionne l'importation de la culture ou civilisation occidentale dans le système comportemental de la jeunesse africaine. Elle ne vit et ne vibre que de la musique (et quelle musique ?), et la musique c'est la chambre noire où se consomment le sexe, la débauche, la drogue, l'alcool, la dépravation des moeurs. Jeunes gens et jeunes filles finiront un jour par se trimballer nus dans la rue. Voyez cette gamme de bouteilles d'alcool dosé à 45% que les commerçants asiatiques ont mis sur le marché africain : de Kinshasa, deBrazza et d'ailleurs. Les gens se promènent avec une fiole d'alcool dans la poche du veston. C'est une façon parmi tant d'autres d'abrutir la jeunesse africaine et de la faire pâter le coche.

Mpadi nous avait tôt prévenu de tout ce qui concerne ce plan destructif mijoté par l'occident et lié aux réjouissances, aux distractions, bref, aux antivaleurs qui n'auraient pour but que de noircir le raisonnement, le mental du jeune africain qui ne verrait alors plus loin que le bout de son nez. 

Aujourd’hui donc, nous pouvons affirmer et confirmer que l’Afrique n’est indépendante ni politiquement, ni financièrement, ni économiquement, ni spirituellement. L’Afrique est toujours esclave de l’Occident. L’Occident la gère, comme dit plus haut, par l’entremise de ses dirigeants qui la lui ont vendue, qui l’ont trahie. Les africanistes, les nationalistes, les démocratiques purs, sont la bête noire de l’Occident !

Un ami de penchant chrétien me taquinait ou m’attaquait un jour en disant : « Et toi qui te prends pour le conservateur de la religion ancestrale, pourquoi tu as appris à lire et à écrire dans des écoles chrétiennes ? » Je ne lui avais pas répondu, ce jour-là, je l’ai regardé droit dans les yeux et lui ai rétorqué : « En voilà encore un aliéné, un acculturé ! ».

Mais, dès que l’inspiration m’enveloppe et que je me mets à écrire sur l’église ancestrale, je crois toujours trouver la réponse à donner à cet ami : « Si j’ai appris un peu à l’école et que je parvienne à m’exprimer tant soit peu avec la langue française, je pressens que le Ciel m’avait prédestiné à le faire pour qu’aujourd’hui, je sois capable de divulguer au monde entier, certaines vérités spirituelles concernant le salut de la race noire, lesquelles sont restées, à travers des siècles, enfouies en terre par la volonté de l’Occident, de connivences avec les églises chrétiennes. » Ce ne sont pas mes enseignements, c’est ceux de Dieu de mes ancêtres nous transmis par nos aïeux, par nos grands parents et parents, par nos premler et second Sauveurs Simon Kimbangu et Mpadi Buka Makengo Nsuka

Kimbangu et Mpadi ont connu une enfance salutiste et protestante. C’est surtout pour Mpadi une étape de préparation et d’acquisition d’un bagage de savoir important sur les responsabilités de leader spirituel qui l’attendaient. Tout comme Moïse et Joseph l’ont été dans le palais du pharaon. C’est juste un passage, une porte ou une fenêtre qui s’ouvre ensuite et qui vous bascule en plein sur l’aire de l’accomplissement du destin tel que prévu par le Ciel.

C’est dire qu’un diamant, même si caché dans de la merde, excuez-nous du terme, reste toujours diamant après lavage et ne perd aucune de ses propriétés. Un feu llumé secrètement dans une maison finit par se voir par la fumée qui s'en échappe. 

Voici la chanson « Na komitunaka » de Verckys Kiamwangana Mateta, chantée en lingala, une des quatre langues vernaculaires du Congo démocratique. « Na ko mitunaka », signifie littéralement en français : « Je me demande, ou je m’intérroge, ou encore je m’intérroge »

CHANT EN LINGALA

1

Aée na komitunaka (2 fois)

Nzambe na komitunaka (2 x)

Poso muindo ewuta nde wapi (2x)

Koko na biso ya kala ye nani

Yesu muan’anzambe ye nde mundele

Adam na Eva bango nde mindele

Basantu nionso bango se mindele

Po na nini boye ?

2

Aée na komitunaka (2 fois)

Nzambe na komitunaka (2 x)

Poso muindo ewuta nde wapi (2x)

Na buku ya nzambe to monaka boye

Basantu nionso bango se mindele

Ba anzelu nionso bango se mindele

Soki zabolo foto moto mouindo

Injustice ewuta nde wapi (2)

3

Aée na komitunaka (2 fois)

Nzambe na komitunaka (2 x)

Poso muindo ewuta nde wapi (2x)

Ba noko bakanga biso mayele boye

Bikeko ya bakoko bango baboyaka

Kisi ya bakoko bango ba ndimaka te

Kasi na ndako ya nzambe biso to monaka

Tokosambela sapelé na maboko

Tokosambela bikeko bitondi ndako

Kasi bikeko yango se mindele

Po na nini nzambe ?

4

Aée na komitunaka (2 fois)

Nzambe na komitunaka (2 x)

Ba profeti ya mindele biso to ndimaka

Kasi ya bato muindo bango bandimaka te

Po na nini nzambe osala biso boye ?

Africa miso efunguami

Africa to zonga sima te

Ah mama aa

5

Aée na komitunaka (2 fois)

Nzambe na komitunaka (2 x)

Koko na biso yak ala ye nani

Yesu muana nzambe ye nde mundele

Adam na Eva bango nde mindele

Basantu nionso bango pe mindele

Po na nini nzambe ?

6

Aée na komitunaka (2 fois)

Nzambe na komitunaka (2 x)

Ba profeti ya mindele biso to ndimaka

Kasi ya bato muindo bango bandimaka te

Po na nini nzambe osala biso boye

Koko na biso ya bato muindo azali wapi ?

Africa miso efungwami

Africa to zonga sima te

Ah mama a

Aée na komitounaka (5 fois

 

                                                CHANT EN FRANçAIS

1

Vraiment, je me demande

Mon Dieu, je n‘arrive pas à comprendre

D’où vient la peau noire

Et qui serait notre ancêtre ?

Jésus, le fils de Dieu, est de la race blanche

Adam et Eva, eux aussi le sont

Tous les saints le sont également

Pourquoi cet état de choses ?

2

Vraiment, je me demande

Mon Dieu, je n‘arrive pas à comprendre

D’où vient la peau noire

Dans le livre saint, l’on nous montre que

Tous les saints sont des blancs,

les anges sont tous des blancs,

Mais que seul Satan est noir sur la photo

Quelle est l’origine de cette injustice ?

3

Vraiment, je m’étonne

Mon Dieu, je n‘arrive pas à comprendre

D’où vient la peau noire

Nos oncles (colonisateurs) nous ont floué l’esprit

Ils ont détruit les statuettes de nos ancêtres

Ils ne croient jamais en leurs pouvoirs

Mais dans leurs églises où nous allons prier

Nous nous y rendons chapelet à la main

Nous y voyons plein de statues

Toutes représentées avec la peau blanche

Pourquoi tout cela, Grand Dieu !

4

Vraiment, je m’étonne

Mon Dieu, je n‘arrive pas à comprendre

Nous croyons en leurs prophètes blancs

Mais eux haïssent les nôtres, noirs

Pourquoi nous as-tu créés ainsi, Seigneur ?

L’Afrique commence à voir clair

L’Afrique ne peut plus reculer

Ah maman !

5

Vraiment, je m’étonne

Mon Dieu, je n‘arrive pas à comprendre

Dis-moi, qui est notre ancêtre

Jésus lui est de la race blanche

Adam et Eve sont blancs eux aussi

Tous les saints le sont également

Pourquoi tout ceci, mon Dieu ?

6

Vraiment, je m’étonne

Mon Dieu, je n‘arrive pas à comprendre

Nous croyons en leurs prophètes blancs

Mais eux haïssent les nôtres, noirs

Pourquoi nous as-tu créés ainsi, Seigneur ?

Où serait-il, notre ancêtre noir à nous ?

L’Afrique commence à voir clair

L’Afrique ne peut plus reculer

Ah maman !

Oui ! je m demande toujours !

Alors, quelle est l'origine de la race noire comme se le demande bien Verckys ?. Cette question trouve sa réponse dans les enseignements du Patriarche Mpadi Buka Makengo Nsuka, sur le chapitre concernant la CREATION DU MONDE où il est dit que l'Africain ne vient pas d'Adam et d'Eve, qui n'ont d'ailleurs jamais existé (car adam et eve veulent tout smiplement dire, en hébreu : homme et femme), mais de leurs ancêtres, africains, qui sont : Nzalapanda (homme) et Kitele Ki Nambu (femme).Adam et Eve sont en réalité Meleck (homme)et Seddeck (femme) qui sont les ancêtres des blancs. (A suivre)

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SOPRANO, REGARDE-MOI

26 Juin 2013 , Rédigé par Lucas Publié dans #RELIGION ANCESTRALE

Moi, j’ai pas le même Islam que Ben Laden

 

Mon Dieu, montre-moi ta vraie église,

Montre-moi le vrai chemin, le vrai islam

L’islam de Mahomet et de Lebab ?

L’Islam de Ben Laden, l’Islam des poseurs des bombes ?

L’Islam des destructeurs  des immeubles , des avions, des trains ?

L’Islam des Kamikazes ?

Y a-t-il un Islam d’un Allah sanguinaire et d’un Allah doux ?

Je suis perdu, Grand Dieu,

Aide-moi, je t’en supplie

Soprano, montre-moi le versant sur lequel tu t’accroches

Montre-moi l’orbite de l’Islam sur lequel tu gravites

Peut-être que tu es du bon côté, je veux te rejoindre

 

Mon Dieu, montre-moi le vrai chemin qui mène à toi

Où est l’église de Jésus ? La vraie alors !

Faut-il que j’aille fouiller au Vatican et  voir le Pape ?

A-t-il vraiment reçu mandat de Jésus d’ouvrir cette boîte ?

Mon Dieu, où faut-il que j’aille ? Montre-moi, s’il te plaît

Non, j’étouffe, je me meurs, sors-moi de là,

Sors-moi de cet imbroglio spirituel !

Tends-moi la perche et tire moi de là

Puis-je  aller voir les orthodoxes ? Les Protestants ?

Mais ils formaient un tout au début,

Pourquoi se sont-ils séparés ? Dis-moi, Grand Dieu !

Montre-moi le vrai chemin,

Montre-le moi, vite, je veux être sauvé,

Je m’enlise dans ce sable mouvant spirituel

Je m’enlise dans ce marécage boueux d’églises

J’ai le sable au coup

J’ai la boue à la bouche

Je suis comme une mouche tombée dans un vase de glue

Mes ailes se sont fondues comme celles d’une mouche

D’une mouche confondant la flamme à la lumière du jour

Bientôt je vais disparaître, balance-moi la corde !

 

Là, à l’ouest, il y a Bouddha qui me fait signe de la main,

Faut-il que j’y aille, Maître des Maîtres ?

Guide-moi, quel choix faire, où aller

Mais je ne comprends rien Grand Dieu ! C’est dur !

Pourquoi chrétiens, musulmans, bouddhistes,

Pourquoi ne peuvent-ils s’entendre ?

Pourquoi ne font-ils que s’entrretuer pour ton nom ?

Reste à savoir si réellement c’est  pour ton nom !

 

 

 

Mais, qu’est-ce que tu as prévu pour moi ? Seigneur Dieu

Suivre Dona Nsimba Ishipa Béatrice et Kimbangu Simon

Avec Mpadi Buka Makengo (Simon) 

Ou suivre ces églises qui se sont établies sur mon sol,

Qui se sont emparées de mon Afrique à coup de sang

Mon sol africain dont je ne suis plus le maître,

Sur mon sol africain où je suis lié et fait esclave

Ou suivre Mwanda Nsemi, ou Matsua.

 

L’Afrique est étouffée, Grand Dieu,

Un sarclage s’impose, il faut un élagage des branches inutiles

Ou le déracinement des arbres impropres

Seule ta force, seule ta main, peut le faire

L’Afrique est liée, ficelée par plusieurs religions,

Plusieurs religions venues d’ailleurs

Plusieurs religions qui parlent toutes en ton nom

Mais ne savent pas toutes former une seule Eglise terrestre,

Chacune d’elles a ses doctrines, ses principes, ses statuts

Ses concepts, ses stratégies, ses plans, ses projets.

 

Quand je dis que mon sauveur est Kimbangu

Tout le monde me traite de fou, d’hérésie,

Mais quand je porte la blouse de l’islamiste

Quand je mets la casaque du catholique

Quand je porte le manteau du protestant

On me prend pour un homme normal

Tout le monde me respecte, m’applaudit

 

- De quel côté es-tu toi ?

- Du coté du Vatican, catholique

- Ah ! moi, du côté de ceux qui ont protesté

- et l’ami, là-bas, dis-moi qui tu hantes ?

- Allah, Mahomet !

- tu es islamiste, ah, c’est bien !

- Et le frère ici, tu es d’où ?

- Moi je suis sur les traces de Simon Kimbangu

 - Quoi ? de quoi tu parles-toi ? De quel oiseau ?

- Je vous dis qui je suis du côté de Dieu de Kimbangu

- Va te faire soigner, mon pote, il y a un truc anormal en toi !

 

Vous voyez cela ? De mon Dieu, ils n’en veulent pas,

Ils ne veulent pas en entendre parler

Le leur, ils me l’imposent le fusil pointé sur ma poitrine

Ils me l’imposent le sabre posé sur ma gorge

Ils me l’imposent sinon, c’est l’embargo

Sinon pas de nourriture, pas d’aide humanitaire

Qui  t’a dit que tu étais indépendante, Afrique ?

Qui  t’a dit que tu étais libre, Afrique ?

 

Mais, Soprano dixit : moi je suis moi

Moi, j’ai pas le même catholicisme que Benoît XVI

Moi, j’ai pas le même islamisme que Saddham Hussein

Moi, j’ai pas le même bouddhisme que Mao-Tsé-Toung

 

 

 

 

 

Moi, suis moi, de l’église de Jésus sans panneau publicitaire

De l’église de Jésus sans encens,

De l’église de Jésus sans cérémonie,

De l’église de Jésus à ciel ouvert.

 

Moi, je suis moi, suis pas d’adam ni d’Eve,

Ni d’Abraham, ni de Moïse, ni de Noé, ni d’Israël

Contrairement à ce qu’on a fait gober à mes ancêtres

Moi, je suis moi, descendant de Nzalapanda, de Kitedi-Kinambu

De Dona Nsimba Vita Ishipa Béatrice, de Kimbangu Simon

Moi je suis moi, du clan Vitinimi Na Mpangu zi Kongo

Le clan royal et spirituel de Kongo dia Ntotila .

 

Moi je suis moi

Mon Dieu Noir est un Dieu de paix, d’amour

Toute personne, quelque soit son appartenance spirituelle,

Sa couleur, sa langue, sa coutume

Est mon frère, mon autre moi-même,

Par le sang rouge, dénominateur commun,

Qui coule dans les veines de chacun de nous !

 

Moi je suis moi, sur le plan spirituel, je suis kimbaguiste

Toi tu es toi, Soprano, de l’autre islam que Ben Laden

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SIMON KIMBANGU ET SIMON-PIERRE MPADI EGALENT JESUS-CHRIST ET MOÏSE, MAHOMET ET LE BAB, KRISHINA ET BOUDDHA

3 Août 2011 , Rédigé par Lucas Publié dans #RELIGION ANCESTRALE

A beau mentir celui qui vient de loin.

Celui qui vient de loin vous raconte tout ce qu'il y a de plus inimaginable et vous prend pour des naïfs, pour des avale-tout, pour des enfants...pour des cons (excusez-moi l'expression) qui n'ont aucune jugeotte devant les faits ou les circonstances qui se pointent devant eux ou carrément sur ce qu'il vous fait avaler..

C'est ainsi que ceux-là qui se croient être les descendants de Jésus ou encore mieux l'élite qui a pris la relève de Jésus, ont été démystifés et sont devenus sujets d'un haïssement de la part de ceux-là même qu'ils ont pris pour des bêtes ou de bons écoliers à qui il faut tout inculquer.

C'est vrai que le christianisme a été imposé à nos ancêtres qui ont dû malgré eux abandonner le chemin spirituel propre à eux qui leur était tracé pour finalement marcher sur celui du nouveau venu, sur celui des étrangers. Et c'est à partir de ce moment  précis que l'on peut maintenant faire allusion à la dérive, à la perdition, au vagabondage spirituel du peuple noir, du peuple congolais, du peuple africain.

 

Un jour mon père me disait, pendant qu'il était avec son ami : "hé fils, va dire bonjour à ton papa".

Je le regardai dans les yeux et lui demandai : "c'est toi mon papa" ?

Et c'est mon père qui a répondu à sa place : "oui bien sûr que c'est ton papa". Il est comme moi.

Un autre jour j'avais faim et je dis à ma mère : "je vais chez mon papa là-bas chercher à manger".

Ma mère s'étonna en ces termes : "quel papa ? Qui t'a dit que celui-là est ton papa ?"

Je retorquai : "mais maman, je lui dois du respect non ?"

"Bien sur que oui, mais il n'est pas ton père"

"Ah bon ? Bien, je veux le savoir s'il est vraiment mon papa comme l'a dit l'autrefois papa".

 

Un jour, je rentrai de l'école et je vis mon autre papa.

"Hé fils ? Me héla-t-il, ça va toi, tu as passé une bonne journée à l'école".

"Non, dis-je" !

"Mais pourquoi donc non ? Dis-moi tout "?

"J'ai donné une chiquenaude à un copain et le maître m'a battu et après j'ai proferré quelques mots inaudibles et il a cru que je l'ai injurié et m'a fait agenouiller en me faisant soulever une chaise.

Et encore, avant cela j'ai été appelé par le Direcole et il m'a dit que j'ai une dette vis-à-vis de l'école sur les frais scolaires.

Et dans les deux cas, ils ont besoin de votre présence pour rencontrer le Préfet de discipline et le Direcole afin de solder le compte. Pouvez-vous venir avec moi demain, papa" ?

"Ben...oui...non...ben voyons donc..."balbutia-t-il.

"Qu' y a-t-il, papa"?

"Euhh... pour cela, dis-je, il faut aller avec votre papa, c'est lui qui est le mieux placé pour régler tout cela"

"Et toi papa, tu es aussi mon papa, non" ?

"Non, écoute-moi, fils, je suis le papa de ton copain et je ne suis pas ton vrai papa. Tu m'appelles papa comme mon fils Abelo, ton copain, m'appelle papa et appelle aussi ton père à toi papa. C'est un peu cela, quoi ? Il y a des plate-bandes sur lesquelles on ne peut pas marcher, tu comprends au moins ce que je voudrais dire..." !

Je lui tournai le dos en lui disant "OUI JE COMPRENDS".

Et je fouttai le camp.

Il n'était donc pas du tout mon père, malgré ma gentillesse, mon affection envers lui. Je ne pouvais donc rien atendre de lui bien que je le prenais pour mon papa.

 

A la maison, je fis rapport à mon papa et à ma mère de l'incident de l'école et des échéances à régler auprès du Direcole. Papa et maman m'écoutèrent attentivement.

Papa s'adressa à maman : "Tu vois, si tu aurais au moins reglé ce compte avec l'argent que j'avais prévu, tu as plutôt préféré venir en aide à mon oncle, et jusqu'à présent, il ne t'a pas encore remboursé. je te dis et t'assure que c'est de l'argent jeté dans la gueule du crocodile. Tu ne l'auras jamais, crois-le moi et je connais bien mon oncle.

"Ne t'en fais pas mon fils, demain on va régler tout ça, je passe par ton école avant de me rendre au travail. Et je vais lui dire un mot à ce petit pédagogue et pourquoi pas lui casser sa boîte...oh non, c'est pour amuser la galerie que je dis ça. Alors, qu'on nous sert à manger, qu'est-ce qu'il y a au menu, maman" ?

J'aimai entendre ainsi parler mon père et des fois il utilisait de ces expressions propres au capitaine Haddock quand quelqu'un lui faisait monter la tête ou quand il voulait juste se détendre.

Une fois au lit,  le film de la journée me revint à l'esprit et me dis en moi-même que je n'ai qu'un seul vrai papa, celui-là même qui m'a engendré et qui s'occupe de moi en tout et pour tout, qu'il bruine, qu'il vante ou qu'il neige ou qu'il pleuve.

 

Jésus-Christ est bel et bien le Fils de Dieu et mon père me disait que je Lui dois tous les égards dus à un Fils de Dieu, à un Sauveur, mais ajoutait-il : "Sache le bien qu'il va t'écouter quand tu lui demanderas quelque chose mais te renverra toujours auprès de ton Sauveur". Et mon père chercha une Bible, le livre sacré des juifs, et me lit le chapitre consacré à la femme qui  a présenté à Jésus son bébé pour qu'il fût guerri et à qui Jesus-Christ répondit qu'il ne pouvait en aucun cas prendre de la nourriture réservée aux siens pour la donner aux chiens. Certaines langues disent que Jésus avait épprouvé la foi de cette femme. Mais c'était que vérité dans ce sens qu'Il disait cela tout en sachant que cette femme était étrangère ou arabe et que les étrangers ou les arabes ont leur voie de salut tracée par leur Dieu, sur laquelle se dressent leurs sauveurs. La femme avait insisté et Jésus-Christ avait fini par guerrir son fils, tout comme Mpadi Simon-Pierre posait ses mains sur la tête des hommes blancs qui allaient  le rencontrer dans sa cité sainte de Songa-Ntela, dans la région de Bas-Congo, en République Démocratique du Congo.

 

Un cantique de l'Eglise des Noirs en Afrique s'intitule : "MWANA NZAMBI WA YISA KUA BANDOMBE, KANSI NDOMBE MU YUNGANA BENA". Comme pour dire :

Le Fils de Dieu est venu chez les noirs

Mais les noirs en sont toujours ignorants

Ils s'en vont adhérer dans les églises étrangères

Cherchant à découvrir le Sauveur des Noirs.

Ils s'en vont auprès des salutistes

Ils s'en vont chercher auprès des catholiques

ils s'en vont chercher auprès des protestants

Ils sont voués à disparaître dans ces églises

Dans ces églises venues de loin de l'étranger.

Dites à tout ce monde perdu, de revenir auprès du Sauveur (nois).

Tralalala Tralalala Tralala lalalalala.

 

Mon voisin avec qui je partageai le siège double du bus qui me transportait un jour lisait une petite revue, et du coup, il se mit à somnoler. Nous devrions parcourir 180 kilomètres pour arriver à destination. La plupart des passaient étaient emportés par le sommeil. La revue glissa de ses mains et tomba sur le parquet. Je la ramassai et m'apprêtai à la lire. Sur la couverture se dessinait un grand titre : "LE NOM DE ESUS SE VEND BIEN" !

Oui ! Jesus se vend bien !

Quand on voit le nombre d'églises qui éclosent, qui poussent au grand jour comme des champignons et au grand étonnement du commun des mortels, l'on se demande si nous ne revivons pas l'époque de la ruée vers l'or aux Amériques. Jésus est or. On s'autoproclamme Pasteur, Homme de Dieu, Général, Archibishop, et on se dit l'Oint de Dieu, le Saint...bref, celui en qui Dieu, Jésus, s'est revélé. On ne mange, on ne jure, on ne respire que par Jésus-Christ.

On le proclamme, on le loue...un peu trop, voyons, à la manière des pharisiens. On passe sur les plateaux de télévision où les caméras font un zoom sur les chaussures que portent l'homme de Dieu dont le cuir est en parfaite harmonie avec le pantalon et la veste qu'il porte, sur sa coiffure, son facies bien rasé, et même sur la griffe du couturier.On récolte l'argent par-ci, par-là, au nom de l'église, on se taille une grande part d'amitié dans les circuits politiques, question de se protéger, de se rendre influent, d'avoir accès facile à tous les couloirs de la bourgeoisie.

Le nom de Jésus se vend bien !

Les bus qui assurent le transport urbain sont pris d'assaut par des hommes de Dieu, des prédicateurs de tous bords, de tout plumage, de tout accabit qui se mettent à prêcher du point de départ du bus jusqu'au lieu de débarquement. Sur toutes les lignes de la capitale (congolaise), Kinshasa, au même moment que les bus vont déverser les passagers sur différents lieux ; bureaux, marchés, sociétés, entreprises, au même moment, plus de mille pasteurs prédicateurs, évangélistes, prennent les bus d'assaut. Ils suivent les mouvements du bus aux heures où il y a une grand affluence des passagers : c'est à la sortie le matin et au retour, le soir, de la population active. Des collectes sont proposées aux passagers, soit-disant pour contribuer à la construction, à l'élevation de l'oeuvre de Dieu.

"Je me rends à l'hôpital général où il y a un frère ou une soeur en Christ qui doit être opéré d'urgence et il me faut au moins 20 dollars que je dois apporter rapidement. Si dix personnes peuvent prendre cette somme à leur charge moyennant 2$ par chacune, la soeur sera opérée et Dieu va vous donner au centuple". C'est comme cela que parlait un prédicateur.

Un autre prêchait et avait fini par demander une somme d'argent aux gens de bonne volonté pour location des chaises et musique en vue de l'organisation d'une campagne biblique.

 

Mais pourquoi cet engouement à faire de Jésus une star ? Pour qui les gens travaillent-ils ? Pour louer véritablement le nom de Jésus ou ont-ils des ambitions mercantiles en option. Quand l'on sait qu'après chaque rencontre spirituelle, qu'après chaque campagne évangélique, qu'après chaque culte, organisés dans des stades, sur des grandes esplanades et qui draînent de foules immenses,  il y a des envelopes contenant les offrandes, la dîme, l'offrande du prédicateur, les frais de construction de l'assemblée de Dieu, qui emplissent les paniers.

C'est cet argent qui a été la cause des disputes, de divorce, de séparation dans différentes églises de réveil. Chacun veut avoir son église et gérer lui-même ses finances. Les disputes, la séparation, l'église des noirs en Afrique en a connu aussi ! Plus de vint églises des noirs actuellement sont sur le marché de Dieu.

Quelle est la vraie église laissée par Moîse et Jésus-Christ ?

Quelle est la vraie église des noirs laissée par Kimbangu et Mpadi ?

Les une et les autres ne peuvent-elles pas se coaliser et orment un puissant tout ? C'est vrai que la lumière et l'ombre ne peuvent cohabiter ensemble, les huiles et l'eau ne peuvent se mélanger, le vrai et le faux ne peuvent s'assembler puisque le faux sera vite reconnu.

 

Qui est le successuer de Jésus-Christ ? Est-ce le papa, le chef du Vatican.

Mom père me disait, quand j'étais petit que le Pape est le Chef de tous ces missionnaires qui nous ont apporté le mensonge et qui nous a détournés de notre voie spirituelle en utilisant le nom de Jésus-Christ. J'étudais au collège Notre-Dame en ce moment-là et répondit à mon père en disant que c'est eux qui nous ont apporté les habits, du savon, du sel, l'écriture, les livres. Si je sais parlé français aujourd'hui, c'est grâce à eux, non ?

 

"Oui, mais tu as raison de dire cela. Mais le plan de Dieu devait se réaliser tout de même et nous aurions dû avoir notre écriture tôt ou tard, comme les chinois, comme les arabes.

Mais qu'à cela ne tienne ! Tu apprends le français et c'est la langue qui te permettra de raconter à la face du monde l'histoire spirituelle de tes ancêtres et de dénoncer ceux qui ont voulu l'enterrer.

Tu sais mon fils, quand on veut attraper un rat au piège, ce n'est pas avec un caillou qu'on l'attire, n'est-ce pas ? Ce n'est pas avec une pierre qu'on attire un poisson ? Il faut un appât fait de viande, du sucre, du salé, une belle noix, un beau et gras ver de terre.

Et nous les noirs sommes pris dans ce piège des jambes au cou. Nous chantons, nous dansons, nous buvons, sans pour autant savoir ce que nous sommes exactement. Nous nous ignorons. Et l'intelligence des blancs nous a aigris, nous a rendus infifférents à nos problèmes, à nos soucis communs.

Nous prions du matin au soir mais hélàs, nos coeurs sont toujours endurcis, durs comme pierre. On se déteste, on s'entretue, on se repousse.

 

"Mais père, ils sont là pour nous léguer la bonne nouvelle apportée par Jésus, non" ? Jésus est Dieu, le Sauveur du monde entier, et il n' y a d'égal pour lui.

"Oui ! mon fils, qu'on ne te trompe pas, l'appât dont je te parle, c'est cette bonne nouvelle-là. Elle est bonne, sucrée, douce, saine, mais des gens malintentionnés, à la solde d'un maître des ténèbres, se la sont  appropriée pour assouvir leurs faims, pour étancher leur soif", brefs pour réaliser leurs agendas cachés et leurs fins machiavéliques.

Attends fils, je vais te lire un passage où Jésus lui-même reconnaît qu'il n'est pas Dieu, quand bien même vos pasteurs s'évertuent à proclamer Jésus comme Dieu.

Une hache dans les mains d'un bûcheron n'a rien de suspicion dans le mental des gens, mais imaginez-vous une hache dans les mains d'un fou, personne ne prendra le chemin sur lequel ce fou est signalé. Cette image est d'Eisntein Albert, le grand physicien sur le nucléaire. Enstein n'excellait pas seulement sur le côté sciences, mais avait aussi un penchant pour le verbe.

Le miel apparaît comme un doux repas dans les mains d'une maman qui nourrit son enfant avec, mais imaginez-vous la tasse de mil dans les mains d'uns sorcière qui doit nourrir cet enfant !

C'est pareil à la parole inscrite dans la bible. Elle est douce, sucrée...mais elle s'est retrouvée dans les mains de ceux qui la transforme en produit d'extermination spirituelle des peuples, les déviant de leur destinée tracée depuis la création.

 

Et mon père ouvrit la Bible qu'il gardait dans un coin. Il feuilleta jusqu'à se positionner sur le chapitre 24, du livre d'évangile selon Saint Matthieu. Et il se mit à lire à haute voix :

 

"Comme Jésus s'en allait, au sortir du temple, ses disciples s'approchèrent pour lui en faire remarquer les constructions.

24:2

Mais il leur dit : Voyez-vous tout cela ? Je vous le dis en vérité, il ne restera pas ici pierre sur pierre qui ne soit renversée.

24:3

Il s'assit sur la montagne des oliviers. Et les disciples vinrent en particulier lui faire cette question : Dis-nous, quand cela arrivera-t-il, et quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde ?

24:4

Jésus leur répondit : Prenez garde que personne ne vous séduise.

24:5

Car plusieurs viendront sous mon nom, disant : C'est moi qui suis le Christ. Et ils séduiront beaucoup de gens.

24:6

Vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerres : gardez-vous d'être troublés, car il faut que ces choses arrivent. Mais ce ne sera pas encore la fin.

24:7

Une nation s'élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume, et il y aura, en divers lieux, des famines et des tremblements de terre.

24:8

Tout cela ne sera que le commencement des douleurs.

24:9

Alors on vous livrera aux tourments, et l'on vous fera mourir ; et vous serez haïs de toutes les nations, à cause de mon nom.

24:10

Alors aussi plusieurs succomberont, et ils se trahiront, se haïront les uns les autres.

24:11

Plusieurs faux prophètes s'élèveront, et ils séduiront beaucoup de gens.

24:12

Et, parce que l'iniquité se sera accrue, la charité du plus grand nombre se refroidira.

24:13

Mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé.

24:14

Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin.

24:15

C'est pourquoi, lorsque vous verrez l'abomination de la désolation, dont a parlé le prophète Daniel, établie en lieu saint, -que celui qui lit fasse attention ! -

24:16

alors, que ceux qui seront en Judée fuient dans les montagnes ;

24:17

que celui qui sera sur le toit ne descende pas pour prendre ce qui est dans sa maison ;

24:18

et que celui qui sera dans les champs ne retourne pas en arrière pour prendre son manteau.

24:19

Malheur aux femmes qui seront enceintes et à celles qui allaiteront en ces jours-là !

24:20

Priez pour que votre fuite n'arrive pas en hiver, ni un jour de sabbat.

24:21

Car alors, la détresse sera si grande qu'il n'y en a point eu de pareille depuis le commencement du monde jusqu'à présent, et qu'il n'y en aura jamais.

24:22

Et, si ces jours n'étaient abrégés, personne ne serait sauvé ; mais, à cause des élus, ces jours seront abrégés.

24:23

Si quelqu'un vous dit alors : Le Christ est ici, ou : Il est là, ne le croyez pas.

24:24

Car il s'élèvera de faux Christs et de faux prophètes ; ils feront de grands prodiges et des miracles, au point de séduire, s'il était possible, même les élus.

24:25

Voici, je vous l'ai annoncé d'avance.

24:26

Si donc on vous dit : Voici, il est dans le désert, n'y allez pas ; voici, il est dans les chambres, ne le croyez pas.

24:27

Car, comme l'éclair part de l'orient et se montre jusqu'en occident, ainsi sera l'avènement du Fils de l'homme.

24:28

En quelque lieu que soit le cadavre, là s'assembleront les aigles.

24:29

Aussitôt après ces jours de détresse, le soleil s'obscurcira, la lune ne donnera plus sa lumière, les étoiles tomberont du ciel, et les puissances des cieux seront ébranlées.

24:30

Alors le signe du Fils de l'homme paraîtra dans le ciel, toutes les tribus de la terre se lamenteront, et elles verront le Fils de l'homme venant sur les nuées du ciel avec puissance et une grande gloire.

24:31

Il enverra ses anges avec la trompette retentissante, et ils rassembleront ses élus des quatre vents, depuis une extrémité des cieux jusqu'à l'autre.

24:32

Instruisez-vous par une comparaison tirée du figuier. Dès que ses branches deviennent tendres, et que les feuilles poussent, vous connaissez que l'été est proche.

24:33

De même, quand vous verrez toutes ces choses, sachez que le Fils de l'homme est proche, à la porte.

24:34

Je vous le dis en vérité, cette génération ne passera point, que tout cela n'arrive.

24:35

Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point.

24:36

Pour ce qui est du jour et de l'heure, personne ne le sait, ni les anges des cieux, ni le Fils, mais le Père seul.

24:37

Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même à l'avènement du Fils de l'homme.

24 :38

Car, dans les jours qui précédèrent le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu'au jour où Noé entra dans l'arche ;

24:39

et ils ne se doutèrent de rien, jusqu'à ce que le déluge vînt et les emportât tous : il en sera de même à l'avènement du Fils de l'homme.

Pour ce qui est du jour et de l'heure, personne ne le sait, ni les anges des cieux, ni le Fils, mais le Père seul."

 

Et mon père se mit à commenter sur les séducteurs de ce monde, utilisant mille astuces qu'ils appellent miracles, pour ramener à eux des foules des hommes, femmes, enfants, tous naïfs et grisés, floués, troublés par les miracles. Et Emmanuel Jésus dit : "Prenez garde, que personne ne vous séduise".

Il commenta sur le verset 36 et dit : " Tu vois, mon fils, il n' y aqu'un seul Dieu au ciel, c'est le Tout-Puissant Lui-même, qui connaît le jour et l'heure où cela arrivera. Personne au ciel ne le sait, ni la foule des anges, ni lui-même Jésus.

 

A beau mentir celui qui vient de loin. Ils nous racontera tant d'histoires inventées, non fondées, essayant de parvenir à nous  convaincre...et il y parviendra...car il usera des signes, des miracles, qui étonneront et feront s'émerveiller des foules immesnes des naîfs, d'ignorants. "Mon Dieu, mon peuple périt par manque de connaissance", lit-on dans un passage de la bible.



Mon père, sachant que je le suivais avec attention, me dit une anectode, qui se raconte autour du feu du soir dans nos villages.

"Une maman partit au champ et attendait son enfant qui devait sortir de classe à midi et  la rejoigne la-bas dans la vallée. Quand l'enfant quitta la grande route pour prendre le sentier qui mème vers la vallée, il appela sa mère en portant ses mains à la bouche comme pour en faire un micro et amplifier ainsi sa voix. Ohé ! Ohé! Mamaaaann ! Je viens de quitter la grand route, où es-tu ? La maman saisit le message de son enfant et cria à son tour : prends le petit sentier et plus bas tu verras deux autres sentiers, alors tu prends celui au bord duquel j'ai planté un bout de feuille de palmier. Prends celui-là, tu as entendu ?. L'enfant arriva à l'endroit où les deux sentiers se présentèrent, l'un va à gauche et l'autre vers la droite. Il ne tint compte ni de gauche ni de droite, mais s'engagea sur celui-là où était piqué le bout de feuille de palmier. Et il s'engagea sur le sentier qui mène vers la demeure du diable. Le diable avait entendu la mère donner des consignes à son fils, et est vite allé sur le lieu pour changer le signalment routier."

"Je crois que tu comprends mon fils, me demanda mon père" sûr de lui ? 

"Oui mais.."

"Comment oui...mais ? Nous nous sommes tous engagés sur une voie erronée, sur une voie qui mène vers la mort. Nous sommes tous victimes d'un destin...spirituel...détourné.

"Et alors papa, sommes-nous tous voués à la mort ? C'en est fini pour nous "?

"Nous devons faire volte-face, nous devons nous rebeller et quiiter ce sentier satanique pour revenir sur notre le nôtre. Il nous faut chercher et retrouver notre destin spirituel, coûte que coûte, au prix des sacrifices intenses et gagner ainsi la confiance de notre Dieu. Notre Dieu est noir. Quoi qu'il en fasse, quoi qu'il en tourne, un bouleversement total des choses est à attendre.

Je regardais mon père, stupéfait et me demandais : "Mais où est-ce qu'il puise tout ce qu'il me raconte là ?"

C'est le monde noir à la dérive spirituelle. L'éveil spirituel, l'éveil patriotique, deux armes époustouflantes qui feront de nous de vaillants combattants pour retoruver la voie tracée pour notre destin et sur laquelle nous marcherons jusqu'à faire de notre Congo une cité universelle, sacrée, aux mamelles nutritives de l'Afrique et du monde.

Lucas

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LE CHOIX DE MPADI SIMON-PIERRE : LE TITANIC OU LE BATEAU MYSTERIEUX DE NZADI N'SANGA

23 Juillet 2011 , Rédigé par Lucas Publié dans #RELIGION ANCESTRALE

 

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Ils ne sont pas morts, nos prophètes, nos sauveurs, Mfumu Simon Kimbangu et Mfumu Mpadi Simon-Pierre. Ce grand Congo leur appartient et il n'est pas loin ce temps là où les vannes vont être lachées pour que la vérité spirituelle de notre continent apparaisse au grand jour, cette vérité qui s'en trouve toujours étouffée comme un petit légume sous de géants palmiers ou de gros arbres ombrageux.  Oui, il y aura un temps où ces gros arbres seront coupés et jetés au feu pour permettre au petit légume de bénéficier du soleil et ainsi pousser correctement. Mfumu Simon Kimbangu et Mfumu Mpadi Simon-Pierre, c'est eux qui les abattront. Le prophète Mpadi ne cessait de le dire :" Toutes les solutions aux problèmes du Congo, et pourquoi pas de l'Afrique et du monde entier, sont dans nos mains". Et mfumu Kimbangu avait prédit : "Dans les jours à venir, l'arbre verra ses racines au soleil et ses feuilles dans la terre". C'est l'annonce du changement total de l'ordre actuel des choses dans ce monde. Et tout cela partira de la République Démocratique du Congo.

 

Pays des miracles et des mystères divins, le Congo en est un. Parmi tant d'autres incalculables, incomptables, en voici celui qui s'est déroulé sur un petit lac appelé "Nzadi Nsanga", au village de Kibambi, dans la province du Bas-Congo, en République Démocratique du Congo. Nzadi en dialecte kongo, signifie fleuve et le petit lac qui s'étend dans la vallée de N'sanga, se nomme Nzadi N'sanga.

 

De la prison de Kibambi où ils étaient internés, un groupe de prisonniers avait pris sur leurs épaules le tonneau à kaka et à urines noué sur deux sticks solides, et se dirigeaient comme d'habitude pour balancer son contenu dans la petite rivière qui partait du lac.

En milieu du chemin menant vers la vallée, ils virent au loin un gros bateau, un paquebot, appareillé sur le lac et duquel fusaient des chansons bien connues de l'église des Noirs en Afrique. Ils n'en crurent pas leurs yeux et se demandèrent bien si cen'était pas un rêve, voire un "mirage". Mais tous se redirent vite compte que c'était la réalité, toute palpable. Pris de peur, ils se débarrassèrent du récipient qu'ils transportaient et coururent vers la prison pour annoncer la nouvelle de l'apparition de ce bateau sur le lac.

Vite la nouvelle se répandit comme une traînée de poudre à travers toute la contrée, et les gens accoururent sur la berge pour contempler le mystérieux navire. Il était de douze étages et de chaque étage, des hommes et femmes, vêtus d'habits kaki, chantaient, jubilaient dans une effervescence totale Les chants étaient tellement emballants que tous les spectateurs qui les connaissaient, se mirent aussi, dans une frénesie totale, à les chanter, mouvant les bras en l'air.

 

Mes pères me racontent que l'autorité coloniale, une fois saisie de ces faits, et croyant aux "Bisimbi", les esprits des rivières, amenèrent argent, sacs de sel et autres marchandises pour essayer de les dompter, mais c'était peine perdue.

Des canons furent dirigés vers le bateau, canons d'où partirent de milliers de boulets pour détruire le bateau, mais en vain. Des tireurs d'élite de l'armée coloniale furent réquisitionnés pour envoyer des salves vers le navire : peine perdue. Le bateau resta intact et personne dans le bateau ne fut touché.

Ils croyaient tirer des balles et des boulets réels, mais, ce n'était que du vent pour ces passagers venus l'on ne sait d'où ! Plus ils tiraient, plus l'ambiance allait crescendo !

 

Le commandant du bateau, Mfumu Pierre Zunza (c'est le prophète Mpadi qui dévoilera son nom plus tard), expliquait aux nombreux spectateurs venus contempler le bateau miraculeux que leur mission consistait à marquer du sceau celui que Wamba wa Mpungu Tulendu, le Dieu de nos ancêtres, le Dieu de la rece noire, avait choisi comme berger pour faire paître ses brebis. Ce berger n'était autre que le jeune Mpadi.

Il se fit qu'à ce moment-là, le jeune Mpadi était en vacance à Kibambi et son père, Mfumu Nsiala Mbata, l'avait pris avec lui pour aller voir ce bateau de Nzadi Nsanga. Et c'est là que tous les passagers du bateau, à l'arrivée de Mpadi sur la berge,  le montraient du doigt, au grand étonnement de son père, en disant : "Voilà celui que nous sommes venus choisir".

Ils étaient au nombre de 77.777.777.000, c'étaient tous des anges, et ce sont les mêmes qui apparurent à Ndona Luila dia Kiwula qui les nourrit avec 48 épis de maïs et une poignée d'arachides grillées le 22 février 1920.

 

Ceci se passa le 23 novembre 1919, quand le petit enfant Mpadi avait encore dix ans.

 

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LE PROPHETE Simon-Pierre MPADI BUKA MAKENGO NSUKA

17 Juillet 2011 , Rédigé par Lucas Publié dans #RELIGION ANCESTRALE

MPADI BUKA MAKENGO NSUKA
LE PROPHETE MPADI BUKA MAKENGO NSUKA
Un portrait de Simon-Pierre Mpadi Buka Makengo Nsuka, dans sa tenue sacerdotale. C'est lui le Fondateur de l'Eglise des Noirs en Afrique. C'est le seul noir, sur le plan spirituel, qui eut cette audace de s'approcher des autorités coloniale et de réclamer la REHABILITATION de l'Eglise des Noirs en Afrique.
 

Le Patriarche Mpadi Simon-Pierre Buka Makengo Nsuka, Kembu dia NZENZA VA KINTETE, est le Fondateur de l'Eglise des Noirs, Eglise existante depuis la création, depuis la nuit des temps, puis décimée, saccagée et détruite par l'envahisseur colonial dès la découverte de l'Afrique de l'Ouest, notamment l'embouchure du majestueux fleuve Congo, par l'explorateur portugais Diego-Cao en 1482. Diego-Cao, un prêtre bien formé appartenant à l'association dénommée "Armée du Christ", basée au Portugal, que dirigeait à cette époque le fils du Roi Joao IV, le Prince Henri.

 

Le Patriarche Mpadi Buka Makengo Nsuka est le deuxième Sauveur des Noirs, choisi par lui-même Wamba wa Mpungu Tulendo (le Dieu des Noirs) pour succéder au 1er Sauveur des Noirs qu'est le Prophète Simon Kimbangu Diatungunua.

Les missionnaires débarqués en Afrique Centrale, notamment au Congo démocratique, et plus tard l'autorité coloniale (dès que le Congo cessa d'être la propriété personnelle du roi des belges pour passer comme colonie de la Belgique) oeuvrèrent tous dans un but bien précis, celui de travailler pour les intérêts de la métropole et celui de détruire tout ce qui avait trait à la spiritualité. Constructions, biens spirituels, statues, et fidèles, tout devait disparaître totalement sur la surface de la terre, devait être enterré  pour laisser libre champ à l'implantion, à l'imposition du christianisme. L'on se souviendra de la disparition des prophétesses Ndona Kimpa Vita Ishipa, la Jeanne d'Arc d'Afrique brûlée vive et de Nzinga Mbadi empoisonnée par les missionnaires, puis du Prophète Kimbangu Simon Diatungunua, de l'enfer subi par Mpadi Simon-Pierre durant tous ces emprisonnement, ainsi que de la mort de plusieurs milliers des fidèles de l'Eglise des Noirs depuis des siècles.

 

Le Patriarche Mpadi Simon Pierre fut le seul noir africain, le seul congolais, qui eut cette audace d'aller braver l'autorité coloniale belge, à Madimba, dans le territoire de Madimba, province du Bas-Congo, république démocratique du Congo, en vue d'exiger la réhabilitation de l'Eglise des Noirs en Afrique. C'était un certain sept septembre 1939(07/09/1939). Malheureusement, cette descente au bureau administratif de Madimba où les fidèles de l'Eglise se sont rendus pour déposer leur mémorandum, fut le début d'un l'enfer jamais vécu ; emprisonnement, coup de fouet, travaux forcés, déportation ou relégation, participation à la guerre mondiale dans les rangs de l'armée coloniale comme porteurs de fardeaux militaires, etc...

 

C'est lui, le Patriarche Mpadi Simon-Pierre, et personne d'autre que ce soit dans la famille du Prophète ou au sein de ses disciples, qui fut désigné par le Prophète Kimbangu lui-même, sur inspiration ou ordre de Wamba wa Mpungu Tulendu, de pouvoir prendre le bâton du berger et continuer ainsi à paître son troupeau. C'est ce qui poussa le Patriarche Mpadi à quitter l'Armée du Salut dirigée par le Major Henri Becquet et aller exiger la réhabilitation de l'Eglise des Noirs en Afrique.

Comme le premier Sauveur, Kimbangu Simon, la Patriarche fut aussi arrêté par les ennemis de la religion ancestrale et envoyé dans différentes prisons à travers la république démocratique du Congo.  C'est le 17 avril 1946 qu'il sera enfin transféré à la prison d'Elysabethville (Lubumbashi) et où il rencontrera, pour la première fois le Prophète Kimbangu Simon, de qui il avait reçu l'ordre, pendant qu'il était en service dans l'Armée du Salut, d'assurer la continuité de son eouvre que ne pouvait faire sa famille restée à Nkamba. Il faut signaler ici que le Prophète Kimbangu Simon envoya par trois fois de la correspondance auprès des siens (les Besi Ngombe), plus précisément à Tata Kimbembi Emmanuel, à Tata Ntieti Ndofunsu et à Mama Marie Muilu son épouse, pour leur demander de prendre la relève de son ministère, mais malheureusement, ceux-ci, traumatisés par ces souffrances endurées dues aux expéditions punitives et nombreuses arrestations arbitraires de la part de l'autorité coloniale belge à l'endroit des croyants kimbanguistes, n'y réserverent aucune suite. C'est alors que Wamba Wa Mpungu Tulendo ordonna le Prophète Simon Kimbangu de voir si dans le territoire de Madimba, dans la tribu Ba Ntandu, s'il ne s'y trouverait pas quelqu'un capable de le relever. 

C'est donc de 1946 à 1951 que les deux Sauveurs projetèrent  des plans et décidèrent des choses secrètes et sacrées pour l'épannouissement, dans tous les domaines, du continent africain.

 

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Les Missionnaires blancs : bourreaux des Prophètes Noirs-Africains

11 Juillet 2011 , Rédigé par Lucas Publié dans #RELIGION ANCESTRALE

L'on se demandera sûrement comment l'homme blanc s'est-il lancé dans un combat farouche, acharné, visant à tout prix à faire disparaître de ce monde tout ce qui etait spirituel et appartenant aux noirs. N'était-il pas suffisant et assez de casser ou de brûler tout ce qui était comme biens spirituels, objets spirituels et fallait-il encore pousser la cruauté bestiale jusqu'à chercher à ôter la vie de ceux des dirigeants à la tête du mouvement religieux nègre, l'église des noirs ? 500 ans de domination ! Depuis que Diego Cao, un prêtre bien formé qui appartenait à l'Association dénommée "Armée du Christ", basée au Portugal, que dirigeait à cette époque le fils de Joao IV, le Prince Henri, depuis qu'il a ouvert le couloir maritime atlantique Afrique-Europe, depuis donc 1482 jusqu'en 1960, année des indépendances africaines, 500 ans se sont écoulées, marqués de toutes sortes de souffrances et de tant d'humiliations qu'aucune race au monde n'aura endurées.

 

A une époque lointaine, l'Eglise des Noirs en Afrique, ENAF en sigle, était dirigée par le prophète Don Henrique, de son vrai nom Kinu-a-Mubemba, fils du Roi Alfonso 1er du Royaume de Kongo. Orodnné Evêque en 1528, il fut empoisonné par les missionnaires catholiques romains en 1530, car il avait fini par manifester le désir de se débarrasser de ce titre et de rentrer chez lui au pays de ses ancêtres. Ce qui choqua les autorités religieuses catholiques et c'est au cours d'un grand festin organisé à son honneur comme pour son retour au pays qu'il lui fut servi du poison.

 

La princesse et Prophétesses Nzinga Mbadi, fille du Roi Do Funsu Nzinga qu'elle eut avec l'une de ses femmes Nguenguela Cocombe mena, jusqu'à sa mort, une lutte intense contre les missionnaires-pilleurs et parvint à réaliser l'unité nationale autour de la couronne. Elle restructura l'Eglise des Noirs en Afrique dont les bases étaient jalonnées par le prophète Don Henrique. Nzinga Mbadi avait un unique frère au nom de Ngola et deux soeurs Cambo et Funji. Sentant sa mort prochaine, elle convoqua un conseil de ministres d'un côté et les différents responsables de l'église de l'autre pour donner les dernières instructions quant au fonctionnement de l'Eglise, conseil pendant lequel elle déclara : "Wamba wa Mpungu Tulendo, notre Dieu, va élever après moi celui ou celle qu'il a déjà désigné afin que l'oeuvre spirituelle si patiemment réalisée ne puisse pas s'estomper ou périr. Je demande donc à tous les fidèles de l'écouter et de suivre ses enseignements comme vous l'avez fait jusque-là avec moi".

Il avait plu à Wamba de rappeler à lui son âme le 16 décembre 1661.

 

Ensuite vint la princesse et Profétesse Ndona Mafuta. Elle reçut de Wamba l'ordre de prendre les rênes de l'Eglise des Noirs en Afrique et de paître son troupeau. Elle marcha sur les traces de Nzinga Mbadi en annonçant le message du salut de l'homme noir, mais était apitoyée par la recrudescence des maux longtemps combattus par Nzinga. Elle apporta un changement réel dans le domaine de construction des maisons et dans le port vestimentaire. Elle stimula aussi la construction des axex routiers. La prophétesse mena une intense activité de sensibilisation de la population à travers les villages axée sur l'éveil national. Et pour éviter que les adeptes de son église ne soient contaminés ou extravertis par le reste de la population n'étant pas fidèle à l'Eglise des Noirs en Afrique, la prophétesse fit construire la Cité Sainte, la cité des oints, des élus, appelée Mbanza Velela. Cette cité n'était habitée donc que par les seuls adeptes de Bundu dia Bandombe, l'Eglise des Noirs en Afrique,et elle renfermait, hormis les femmes et les enfants 27.000 hommes. C'est cette politique qui permit à l'Enaf de se maintenir et de se consolider. Ndona Mafuta, comme Nzinga Mbadi, mourut, empoisonnée par les missionaires.

 

Puis vint la prophétesse Ndona Kimpa Vita Ishipa Nsimba Béatrice, la Jeanne-d'Arc d'Afrique, née presqu'un siècle après Nzinga Mbadi. Elle était la fille du Roi de Kongo, Pedro II. Fille douée de sagesse et de qualités intellectuelles extraordinaires et dès l'âge de 15 ans, soit en 1699, Wamba wa mpungu Tulendo, le Dieu des Noirs, se révélà en elle et la choisit pou relever l'oeuvre laissée par Nzinga Mbadi et Ndona Mafuta. A l'âge de 20 ans, elle décida de raviver la flamme de la conscience nationale quasiment éteinte, dans un royaume que les intrigues extérieures avaient réduit en haillons et dont les acteurs principaux n'étaient autres que les missionnaires venus de l'étranger. Elle continua sur la resctructuration de l'ENAF et se mit à secouer dangereusemet les forces du mal, l'incarnation même des missionnaires étrangers. Elle opéra, soutenue par la grâce divine, beaucoup de miracles et s'élança dans des campagnes de sensibilisation d'éveil national, patriotique et surtout spirituel en allant d'une région à une autre et d'un village à un autre. Cette détermination de sensibiliser les masses eurent un effet très positif à voir les nombreux adeptes qui signèrent leur adhésion à l'ENAF tandis que chez les Cappucins, on enregistra des désertions, tellement massives que les prêtres se retrouvèrent seuls sans aune ouaille à évangéliser. Ils ne devraient desormais se contenter que des orphelins et des indigents qui leur étaient restés fidèles grâce à la pension alimentaire qu'ils leur assuraient matin, midi, soir.

Evidemment, pareil mouvement, pareille adulation de la jeune fille par des foules aussi immenses et en totale effervescence, n'étaient pas sans mécontenter les prêtres italiens et portugais, qui, la haine et la rage montées au point culminant du coeur, ne faisaient que tisser des intrigues diaboliques tendant à la faire périr le moment venu et à n'importe quel prix. C'est ainsi qu'elle fut tuée, brûlée vive sur l'échafaud, le 02 juillet 1706.

 

En 1921, le Prophète Simon Kimbangu fit surface. Cela faisait 200 ans bien sonnés après la mort de la prophétesse Ndona Kimpa Vita en 1706.  Simon Kimbangu réalisa des miracles de toutes sortes: les gens guérissainet de leurs maladies par la simple imposition des mains, les morts sautaient de leurs tshipoys (lit par lequel on transporte un malade, posé sur les épaules des transporteurs) en reprenant vie, les aveugles pouvaient voir la couleur bleu du ciel et les merveilles de la nature, des langues liées se déliaient, les bossus avaient leurs dos aplanis, les paralytiques pouvaient faire usage de leurs membres inférieurs, les mains sèches etaient redressées, oh mon Dieu, les féticheurs, les magiciens, les sociers, tous se débarassaient de leurs gris-gris et amulettes...c'était une indescriptible allégresse jamais vécue auparavant et des moments inoubliables où l'homme noir voyait en Simon Kimbangu le véritable sauveur, l'envoyé, le digne fils, le serviteur de Wamba wa Mpungu, de Nzambi, de Vidi Mukulu, de Nzapa, de Mungu, A quoi donc pouvaient-ils encore servir les missionnaires et leurs enseignements, leurs hôpitaux, leurs usines puisque l'incarnation de Nzambi wa Mpungu Tulendo, le grand prophète, comparable à Jésus-Christ, était venu parmi nous. On pouvait le toucher, le voir...

La haine, la colère, bouillonnaient comme la larve d'un volcan dans les entrailles des missionnaires ! Toujours eux ! C'est comme ces grands prêtres à l'époque de Jésus-Christ qui suivaient, étudiaient tous ses moindres mouvements, passaient tous ses enseignements, ses dires au peigne fin pour le prendre au mot, cherchant la faille pour le faire périr. L'Eglise des Noirs en Afrique a du respect pour Jésus-Christ, reconnaît son autorité, sa puissance, sa gloire divine mais est-il qu'il n'est pas venu pour les noirs. Pour les noirs donc, il y a Simon Kimbangu et Mpadi Simon-Pierre comme seuls sauveurs. tel d'ailleurs pour les arabes, il y a le Bab et Mahomet.

Cette haine comme la larve portée à des milliers de dégrés, finit par se déverser sur le Prophète Simon Kimbangu.

Sa mission fut de courte durée mais assez pour avoir suscité dans l'esprit de l'homme noir la flamme devant éclairer sa voie, sa marche vers un éveil patriotique, vers une prise de conscience totale sur son "moi".

 

Et voilà, sur l'instigation des missionnaires catholiques et protestants, (les salutistes à ce moment-là étaient absents du Congo), l'autorité coloniale fit arrêter le grand prophète en date du 12 novembre 1921. Il fut jugé (le procès le plus ignoble de l'histoire), -d'ailleurs c'est comme Jésus-Christ devant les grands prêtres- et condamné à mort le 03 octobre 1921. Eglise catholique, eglise protestante et état (colonial) faisaient un tout, un bloc.

Bien que cette peine fut commuée à perpétuité par le Roi Albert, les autorités coloniales avec les églises chrétiennes, non contentes de l'avis du Roi, décidèrent de le faire mourir de force usant de nombreuses pratiques inhumaines allant à l'encontre des droits de l'homme.

 

Parmi tant d'autres pratiques mises au point, les colonisateurs furent usage d'eau chaude. A Mbanza-Ngungu, ils enfermèrent le Prophète dans une maisonnette remplie d'eau chaude, alimentée par des tuyaux en provenance de l'usine de l'Onatra, l'office national des transports (trains, bateaux, camions). Quand ils s'y rendirent pour le sortir de là au bout de quelques minutes, que ne furent-ils pas surpris d'entendre des gens chanter à l'intérieur :

"Oh Mpeve Wisa, Nza Wisa (Vient, vient Esprit de Dieu)

"Nza Wisa wa Tusadisa" (vient nous assister)

Le prophète était intact, en bonne santé et ne présentait la moindre brûlure sur le corps.

 

Une fois à Kinshasa, et décidés à tout prix d'en finir, ils le sortirent de sa cellule et le placèrent dans un fût hemétiquement fermé (soudé) et s'en furent balancer le récipient dans le fleuve Congo à Kinsuka.

A leur retour, le même refrain fusait de la cellule de Simon Kimbangu. Il était vivant !

 

Et l'on s'imagina une autre façon d'en finir avec. Il devait passer par les armes et fut envoyé à Baningville (Bandundu/Ville) en prison. On l'emmena aux abords d'une clairière, fut attaché à un pieu et 300 tireurs d'élite s'alignèrent et le mirent en joue. 100 avaient l'ordre de viser la tête, 100 autres le tronc, enfin pour le reste les membres inféreurs. Il fallait donc le réduire en chiffons.

"Attentiooooooooonnn...Aaaaaarrrrmes ?

"Tireeeeeeeez"

C'est comme l'enfer qui se déchaîna dans un tel vacarme enfumé et sentant la poudre !

Quand la fumée se dissipa, Kimbangu était intact les regardant pendant que le commandant blanc qui a donné l'ordre de tirer gisait par terre, déchiqueté et méconnaissable.

 

Il fut anterré vivant au Katanga, mais en vain. Quand comprendront-ils, ces colonisateurs, ces assassins, ces brutes, qu'ils ont à faire avec un innocent, un envoyé de Wamba, un sauveur des noirs ! Ceci prouve à suffisance, et ils le savent, tous ces missionnaires tant noirs que blancs, que Kimbangu Simon est un enfant de Dieu.

 

Enfin, il fut interné dans la prison de Buluwo, puis transféré à la prison centrale d'Elysabethville (Lubumbashi). Plusieurs tentatives d'empoisonnement furent dirigées sur sa personne par voie alimentaire (repas, boisson), par voie corporelle (douche), mais à aucune fois le poison lui fit mal.

 

De la future monnaie Africaine.

Le jour où le gouvernement colonial, de connivence avec les églises chétiennes, décidèrent du transfèrement du Prophète Simon Kimbangu vers les prisons de Kinshasa, une foule immense le suivit jusqu'à la gare de Mbanza-Ngungu où il devait être embarqué dans un train en partance pour Kinshasa. Il était humilié en cours de route par les soldats qui étaient ommis à sa garde. A une question d'une autorité coloniale qui demandait au Prophète de savoir comment il s'y prendrait, lui, un pietre homme, "un pov'con" qui était dépourvu de toutes ressources, dans la gestion des foules qui l'adulaient, qui le suivaient ainsi. Kimbangu ne lui dit un seul, mais plongeau sa main dans sa poche et en sortit des pièces de monnaie qu'il balança en l'air. Il y était frappé l'effigie d'un "mundele" (homme blanc) couché sur le dos à même le sol et à côté duquel se tenait débout un homme noir avec un pied posé sur la poitrine du mundele. C'est signe que quelqu'en soient les circonstances dans lesquelles il patauge, l'homme noir finira un jour par avoir gain de cause et vivre librement.

 

Sur le quai de la gare, le Prophète manifesta le désir de communiquer avec son peuple, mais hélàs, cette demande  lui fut refusée catégoriquement et il fut embarqué de force dans le train. Au signal, le machiniste donna du gaz, mais la locomotive ne bougea pas d'un seul centimètre. Plusieurs tentatives de démarrage ne donnèrent aucun résultat.

C'est alors seulement qu'ils pensèrent à Kimbangu et lui accordèrent un temps pour communier avec la foule. Il lui parla en disant que les missionnaires et leur chef, le Pape, s'employaient à elever l'oeuvre de Satan et n'étaient nullement des hommes de Dieu venus leur apprendre à prier. Il leur dit qu'il était arrêté et qu'il remettait le tout dans les mains de Wamba wa Mpungu, le seull Maître des circonstances de qui dépendait totalement sa vie. Il leur recommanda de persévérer dans la prière et de ne point se laisser emporter par la vague des prédications chétiennes.

C'est seulement après cette petite causerie avec ses pères, mères, frères  et soeurs que le train pouvait démarrer sans problème pour Léopoldville (Kinshasa)..

 

C'est le 12 octobre 1951 qu'il nous quitta. Après 30 (trente) ans de vie de prisonnier.

 

Quand mes pères, mes grands-pères, me racontent l'histoire de leur vie de relegués, voyangeant dans des barges hermétiquement fermés dans lesquelles il faisait une chaleur d'enfer, puis balancés dans la densité opaque de la forêt vierge où ils devaient eriger leurs huttes, exposés aux canines et aux griffes de carnivores, au venin des serpents, à l'etreinte étouffante des pytons, aux morsures d'escorpions et scolopendres géants et autres insectes..., je me pose la question de savoir si vraiment l'homme blanc nous a  apporté la parole de Dieu. Mais j'ai fini par commprendre au fil du temps que c'était une simple couverture. Oui ! C'était un mensonge et ce mensonge a pris racine et est devenu un gros business.

 

Enfin, le prophète Simon-Pierre Mpadi Makengo Nsuka Pululu za Nsungu Kembu dia Nzenza va Kintete fut le dernier sur la liste des prophètes à éliminer.

 

(A suivre)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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L'ORIGINE DU MINISTERE DE MPADI : REACTION

16 Juin 2011 , Rédigé par Lucas Publié dans #RELIGION ANCESTRALE

Notre blog n'a pas été conçu pour faire avaler des racontars, des sujets creux sans fondement aucun aux différentes personnes qui nous lisent à travers le monde et à qui nous devons du respect. L'histoire de l'Eglise des Noirs bâtie par Kimbangu et Mpadi est universelle et nous nous devons à tout prix en tenir compte et diffuser l'information non pas pour nuire à qui que ce soit, mais plutôt pour qu'ensemble, du moins pour ceux qui en tiennent à l'existence de la voie du salut propre aux noirs, nous cherchions à la faire hisser sur une orbite où elle serait profitable à tous.

 

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Réaction à votre dernier article sur l'origine du ministère de Mpadi S P.

Remy Nsonsa


Cher frère,


J'ai lu avec beaucoup d'intérêt votre article précité et je vous en félicite. Néanmoins, un passage m'a offusqué: Mr Mpadi Luyeye n'a jamais été fondateur ou membre effectif de la BMZ. Aussi, Mr Lulendu n'a jamais été présenté comme successeur de Papa Mpadi. Il est une évidence que le spirituel ne peut pas être légué du père au fils et de l'oncle au neveu. Merci d'éviter le fanatisme inutile et les contre vérités au risque de desservir la cause noble consistant à propager le message de nos sauveurs. Je commence à avoir peur de recommander ce blog aux nouveaux fidèles et autres chercheurs. Les lecteurs n'ont pas besoin de lire des écrits sur vos dissensions puériles qui discréditent le valeureux message du Sauveur. Nous avons de la peine à faire accepter ce message à nos frères et vous voilà aujourd'hui entrain d'en rajouter rendant la tâche encore plus complexe. Tout ce que je peux vous recommander, c'est de s'employer à réunifier toutes les tendances autour des quelques adeptes qui demeurent encore fidèles. Les divisions et les querelles ne participent pas à l'épanouissement de l'Eglise ni affermir la foi des adeptes. Vingt ans après le départ du Patriarche, qu'ont ils gagné MM Lulendo, Molière et les autres? Rien, alors rien. Au contraire, de nombreux adeptes sont découragés et ont quitté la barque. Aujourd'hui, il ne nous reste qu'à faire le compromis et repartir du bon pied. A bientôt. Votre frère Remy Nsonsa de la BMZ.

 

Réponse à la réaction :

Mon frère Nsonsa,
 
Franchement, je vous remercie de votre mail dont les remarques, objectives, me sont allées jusqu'au plus profond de mon coeur. C'est vrais qu'un artiste, un maçon, un menuisier, peut, dans l'exécution de son oeuvre, s'être trompé d'un détail et ce sont les autres, qu'on peut appeler, les passants à l'oeil observateur, ou encore les critiques, qui verront la faille. Je ne suis ni pour les uns ni pour les autres, car moi qui vous parle je suis du même sang qu'eux, mais j'ai essayé de lever un coin de voile pour édifier, tant soi peu, le monde sur ce vaste sujet.
Je suis un homme de débat sincère sans parti pris et avec vous nous pouvons, sans peut-être nous en rendre compte, contribuer largement à l'épanouissement de l'oeuvre nous aliassée par nos Sauveurs, nos pères, nos mères, nos grands parents.
  
Je ne sais si je me suis trompé mais j'ai fort à croire que c'est après que le Patriarche eut parlé -on est à Debonhomme, Section Kikadi Kia Zulu, dans la commune de Matete- des 44 traitres qui en voulaient à sa vie (parmi lesquels ses fils, ses neveux et quelques membres de l'Eglise) et qu'il eut présenté Mr Lulendo, non pas comme successeur d'après vous, mais plutôt comme celui qui devait prendre le bâton du berger pour paître son troupeau après son voyage spirituel, oui je crois que c'est à ce moment là que l'Eglise des Noirs En Afrique devenait bicéphale, sachant qu'une frange a pris jour avec comme pioniers Mr Mpadi Dominique, Mr Mpadi Luyeye Pierre, Mr Dilala Mbuanga, Mr Makiona et autres sous l'appelation d'Eglise des Noirs en Afrique/Comité Central. Tandis que Mr Mpadi Lulendo, lui, est resté avec son Eglise des Noirs/Direction Générale. C'est après qu'il y aura éclatement du noyau Comité Central que Mr Mpadi Luyeye Pierre ira avec les siens en gardant l'appellation d'Eglise des Noirs en  Afrique/Comité Central. Mr Dominique prendra sa route avec les siens sous l'appellation de B.M.Z. 
  
Le spirituel ne peut pas se transmettre de père en fils ou de l'oncle au neveu, mais quand on regarde la descendance d'Abraham, je crois que votre raisonnement est faux. Mais en ce qui nous concerne, le spirituel a choisi où se loger car dans une de nos chansons il est dit que le Patriarche Mpadi Simon-Pierre ausculte ou sonde nos coeurs, nos corps, nos âmes et voit tout ce que nous faisons de bien ou de mal. Sur ce point, c'est Mr Mpadi Lulendo Marc, sans fanatisme aucun, qui a été désigné comme conducteur du troupeau. Vous souviendriez-vous de sa naissance à Ekafera ? De sa présentation devant la foule venue au rassemblement de prières du village de M'vuila à Madimba ? Ce sont des signes qui parlent. Ce choix pouvait tout aussi bien tomber sur un quelconque autre membre de l'église qui se comporterait en digne fidèle en marchant dans la droiture. L'esprit ne voit pas la grandeur, les études faites, les avoirs matériels,  l'importance du fils ou du neveu ou d'un  fidèle de l'église, mais plutôt voit le coeur. L'esprit cherche à se loger dans un corps sain. Et Monsieur Mpadi Lulendo sera, lors de la tenue de l'Assemblée Générale de Songa-Ntela, intronisé officiellement comme Chef Spirituel de l'Eglise des Noirs en Afrique. La partie Comité Central avait préféré pratiquer la politique de la chaise vide, qui comme l'on dit, ne paie pas. C'était à la date du 29 septembre 1997.
  
Fanatisme ? Non ! Je ne suis pas fanatique mais plutôt indigné et me demande qui des fils ou des neveux du Patriarche Mpadi Simon veulent vraiment relever cette oeuvre si précieuse qui est la voie du Salut de tout un continent, de toute une race, l'Afrique Noire ? Indigné et parfois courroucé quand on s'imagine comment ne peuvent-ils pas rester ensemble, rester soudés en vue de rassembler toutes ces brebis de Kimbangu et Mpadi éparpillées par-ci par-là broutant à la merci des loups ? Pourquoi sont-ils devenus des frères ennemis pour des choses spirituelles ? Les uns et les autres auront à se justifier le moment venu auprès des Sauveurs et je crois qu'il y aura ce jour-là des gémissements de douleur interminable et des grincements de dents. Et tous ces fidèles de l'Eglise des Sauveurs qui se sont faits passer pour des chefs spirituels et ont monté, comme des boutiques, d'autres églises des Noirs (on peut en dénombrer une trentaine aujourd'hui...ça fait vraiment mal) ont aussi leur grande part de responsabilité dans ce qu'on peut appeler la divagation des brebis de Kimbangu et Mpadi.
Cela nous pousse à fredonner la chanson qui dit : "E ma meme, ma yungeni ! E ma meme ma yungeni ! Bu makondolo Mvulusi, Ma meme ma yungeniii." (Traduction en français : Voilà les brebis de Wamba wa Mpungu en divagation ! Voilà les brebis de Wamba dispersées ! Par manque de berger, par manque de Sauveur !).   
 

"Les divisions et les querelles ne participent pas à l'épanouissement de l'Eglise ni affermir la foi des adeptes. Vingt ans après le départ du Patriarche, qu'ont ils gagné MM Lulendo, Molière et les autres? Rien, alors rien. Au contraire, de nombreux adeptes sont découragés et ont quitté la barque. Aujourd'hui, il ne nous reste qu'à faire le compromis et repartir du bon pied."

 

Très belle conclusion de votre part qui doit interpeller ceux-là même que vous venez d'y citer. "Qu'est-ce qu'ils ont gagné les uns et les autres ? Rien du tout." Mais Wamba est un Dieu de compassion, de pardon, capable de pourvoir des solutions là où des gens en manifestent la volonté, cherchant à se rapprocher de lui. Mais bien qu'à petits pas, on sent un cheminement sur la voie du progrès, de redressement, de la visibilité sur le monde du côté Eglise des Noirs/Direction Générale.                 

S'ils se réunissent, s'ils se soudent les coudes et regardent sur le rétroprojecteur et revoient le film de l'action des sauveurs, s'ils s'humilient et enterrent la hache de guerre en reconnaissant chacun ses torts, s'ils arrêtent de s'accuser mutuellement et comparaître devant les différents tribunaux du pays, c'est cela surtout qui les amoindrient aux yeux des fidèles ...et Mr Lulendo s'est retrouvé plus d'une cinquantaine de fois à la barre sur accusations interminables des autres,  c'est en ce moment-là qu'ils pourront seulement colmater les brèches de la barque et rappeler tous les fidèles pour la grande traversée...vers des rives du bonheur spirituel.

 

Et des gens comme vous et moi, nous devons plutôt oeuvrer de manière à faire que le linge sale soit lavé en famille en lieu et place des tribunaux (le linge est resté toujours sale car ces tribunaux incapables de le faire) et arriver à atteindre ce but primordial : la reconcilliation de tous !

 

Merci et à bientôt, mon cher frère Remy NSONSA,

 

 

 

Luc MUNZEMBA

Eglise des Noirs en Afrique-DG

Vitinimi-na-Mpangu-zi-Kongo/Mpangu -Mafuta

 

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MPADI SIMON-PIERRE : DE L'EGLISE PROTESTANTE A L'ARMEE DU SALUT

3 Mai 2011 , Rédigé par Lucas Publié dans #RELIGION ANCESTRALE

Pendant que les 77.777.777.000 anges visiteurs, descendus du ciel pour rencontrer Ndona Luila dia Kiwula prenaient leur petit repas fait d'épis de maïs et d'arachides, l'homme qu'ils avaient désigné qui ouvrirait les trois livres sacrés et qui distribuerait tout ce trésor venu du ciel et amassé dans la case de quatorze mètres sur sept, il s'agit bien de l'enfant Mpadi, eh bien, celui-ci étudiait à Sona-Bata dans une école de catéchistes protestants.

Comment Mpadi était-il arrivé à Sona-Bata ? En 1916, son gand-père répondant au nom de Gonda di Kinsaku, avait eu une vision dans laquelle il vit que son petit-fils, Mpadi-Simon-Pierre, alors agé seulement de sept ans, avait pris une taille de géant au point qu'il pouvait toucher le firmament. Le ciel s'ouvrit et vit un ange en sortir qui s'écria : "Ce jeune homme sera le messie de la race noire;". Informé de cette vision, le Révérend-Père Mac DIARMID de la Mission protestante ABFMS descendit sur les lieux et prit le petit Mpadi Simon-Pierre avec lui pour la Communauté Protestante de Sona-Bata. C'était un élève très brillant qui se distingua très vite dans l'assimilation de la matière biblique et qui se fit vite remarquer auprès de ses chefs hiérarchiques. Au sein de cette communauté, la popularité de Mpadi s'accrut de manière considérable et fit naître des inquiétudes tant au niveau des autorités religieuses qu'au niveau de l'Administration Coloniale. L'on se demandait s'il ne se cachait pas quelque chose de louche dans les activités du pasteur Mpadi Simon-Pierre.

 

Un jour, les autorités religieuses de Sona-Bata décidèrent de l'envoyer à Kimpese afin de parfaire ses études pastorales, mais malheusement des refus se levèrent contre ce projet notamment dans le chef du Pasteur David Nsiata.

Mécontent de ces agissements de la part du pasteur David Nsiata, Mpadi Simon-Pierre se résolut de rentrer chez lui dans son village natal, à Ladi. Curieusement, son absence créa un grand vide et un découragement total de la part de tous les fidèles.

Le révérend-Père Mac Diarmid, Responsable de la paroisse, après s'être enquis de cette situation qui affectait déjà le moral des fidèles, n'alla pas sur quatre chemins et fit revenir le pasteur Mpadi Simon-Pierre à son poste de Sona-Bata.

Compte tenu de son estime et de son rendement, justement dus à sa façon de gérer les hommes plac"s sous sa responsabilité, les autorités de l'Eglise décidèrent de changer le prénom d'Abraham qu'il portait alors par celui de Simon-Pierre. De Mpadi Abraham, il passait à Mpadi Simon-Pierre.

 

Mais il se fit que l'Armée du Salut débarquait elle-aussi au Congo vers les années 1934 avec comme chef de troupe le Major Henri Becquet. Après quelques années sur le sol congolais, l'Armée du Salut se résolut, pour une bonne visibilité ou pour un bon référencement de son église disposer d'un homme de taille capable de galvaniser l'équipe des pasteurs en place.  C'est ainsi qu'elle tourna l'oeil vers la mission ABFMS de Sona-Bata et les protestants lui cédèrent en prêt le catéchiste Mpadi Simon-Pierre. Il fut admis à l'Ecole des Cadets et en sortit comme 1er Officier au grade de Lieutenant de la première promotion "BASAKOLI NA MPIKO" qui va d'octobre 1938 à juin 1939. Avec le passage de Mpadi, l'Armée du Salut connut une expansion on ne peut plus considérable et Mpadi. Sous son commandement, plusieurs postes salutistes s'érigèrent à Kinshasa tout comme dans ses environs. Et ayant remarqué cela, le Major Henri Becquet contacta le Quartier Général de Londres et lança sa proposition de bâtir une école militaire pour la formation des officiers congolais

La proposition avalisée, il fut donc construit un bâtiment comprenant une salle des cours, un réfectoire, une cuisine et encore furent érigées cinq maisons chacune ayant la capacité d'abriter un couple. Les nouveaux Cadets-Lieutenants dont les noms ciaprès, sont sortis de cette école et ont été affectés vers de nouveaux postes. il s'agit de :

- Bage

- Engenge

- Cessere

- Mafuta

- Makengo

- Mokela

- Mpadi

- Nzembu

- Toyeye

-  Wembe

 

Mais vers le début de 1939, Mpadi reçut de Simon Kimbangu, l'on ne sait par quel miracle, une lettre de Mfumu Simon Kimbangu, alors prisonnier à Elysabetville, lui révélant que Wamba wa Mpungu Tulendu, le Dieu des Noirs, l'instituait pour la continuité de l'oeuvre divine ainsi laissée à mi-chemin. Mfumu Kimbangu lui expliquait qu'il avait adressé une lettre aux siens, mais voilà que ces derniers, suite aux affres des arrestations et des tortures de tous genres que leur a fait subir l'autorité coloniale, et par peur de rerprésailles aussi, avaient catégoriquement réfusé de songer à la relancer de l'oeuvre de Wamba wa Mpungu Tulendu.

Il lui expliquait aussi que c'est Wamba Wa Mpungu Tulendu lui-même qui lui avait demandé de circuler sur le territoire de Madimba pour voir qui pouvait être désigné pour la continuité de son oeuvre.

 

Quand Mpadi Simon-Pierre lit et relit cette lettre, il n'hésita même pas et à la seconde répondit affirmativement à Mfumu Kimbangu Simon. Pendant l'exercice de ses fonctions au sein de l'Armée du Salut, et surtout au moment où il devait recevoir les nouveaux croyants, Mpadi Simon-Pierre ne leur cacher rien du tout et leur parler en parabole.

Il s'adressait à chaque nouveau fidèle venu en lui montrant deux régistres en ces termes :"Entre une viande avariée et une viande toute fraîche et saignante qu'on vient d'abattre aujourd'hui, laquelle préfères tu ?" Et il enregistrait, discrètement, à l'insu du Major Henri Becquet, les nouveaux adhérents selon qu'ils avaient opté pour de la viande pourrie ou de la viande fraîche. La viande pourrie représentait cette église des ancêtres enterrée et enfuie depuis des temps tandis que la fraîche symbolisait les églises nouvellement venues, apportées par le colonisateur.

Discrètement aussi, Mpadi Simon-Pierre invitait les consommateurs de la viande pourrie dont les noms figuraient dans l'un des régistres à des rencontres secrètes au cours desquelles il devait leur parler des choses sérieuses, de la volonté de Mfumu Simon Kimbangu et de Wamba wa Mpungu Tulendu qui l'avaient choisi pour la continuité de l'église des ancêtres.

 

Quand Mpadi Simon-Pierre chantait, c'est à des kilométres à la ronde qu'on pouvait entendre sa voix. Quel ne fut pas l'émerveillement de Henri Becquet  quand Mpadi Simon-Pierre ministra son premier culte. Il faisait la fierté de l'Armée du Salut. Mais cette fois, par rapport à la lettre qu'il avait reçue de Mfumu Simon Kimbangu, Mpadi était obligé de  quitter le salutisme. Ici, il faut que le monde comprenne bien. Mpadi Simon-Pierre a quitté l'Armée du Salut non pas qu'il s'est réveillé un beau matin ensoleillé de 1939 et se décida d'un coup d'aller créer l'Eglise des Noirs en Afrique, non ! non ! c'est plutôt suite au refus catégorique des pères de Mfumu Simon Kimbangu (en terre de Luozi) d'assurer la continuité de son oeuvre, refus qui décevra Wamba Wa Mpungu Tulendu qui ira choisir Mpadi Simon-Pierre dans le territoire de Madimba.

 

Ce qu'il faut retenir sur ce chapitre de succession de Kimbangu est qu'une première assemblée se tint au village Kindundu dans la province du Bas-Congo où prirent part 7000 adeptes et 97 disciples. l'ordre du jour ne comportait qu'un seul point : le choix du numéro un de l'église. Ce point ne se traita pas dans l'aisance, au contraire il suscita beaucoup de controverse dans ce sens que chaque disciple présent à Kindundu voulait se proclamer CHEF de l'église. Celui-ci disant : "j'ai bu le reste du verre d'eau que le prophète m'avait confié et m'avait de ce fait tranmis son pouvoir"; celui-là clamait tout haut : "c'est à moi qu'il a donné la moitié de la banane qu'il consommait et m'a béni ensuite"..."C'est moi qui ai porté son sac" ; "c'est moi qui lui coupait ses ongles"...Dans cet imbroglio né de ce chapitre de succession, un des chefs médaillés de la province, Mfumu Booto, proposa à l'assemblée de laisser au seul promoteur du mouvement, mfumu Simon Kimbangu, la latitude de désigner le successeur qu'attendait les fidèles.

 

Saisi de la question, Kimbangu entra dans un jeune de 44 jours et 44 nuits, période pendant laquelle il implora Wamba wa Mpungu Tulendu afin de l'aider à resoudre spirituellement cet épineux et important problème de choix d'un responsable de l'église. Ce dans ce contexte que le Ciel révéla le nom de Simon-Pierre Mpadi à Mfumu Kimbangu, qui, à son tour transmis la nouvelle à l'assemblée de Kindundu. Il faut ajouter ici que le prophète n'avait jamais connu Simon-Pierre Mpadi, ni de nom, ni de figure.

"Comme les tiens t'ont trahi, alors dirige ton regard sur le territoire de Madimba, c'est là que tu trouveras celui que j'ai choisi pour asurer la continuité de mon oeuvre", avait dit Wamba wa Mpungu Tulendu à Simon Kimbangu.

Cette réponse fut accueillie favorablement par l'Assemblée et une délégation de 120 personnes fut constituée pour porter la nouvelle à Simon-Pierre Mpadi.

 

Le départ de Mpadi de l'Armée du Salut ne se fit pas en cachette mais bien au vu et au su de tout le monde, de tous les fidèles, de toute sa hiérarchie, et c'était au cours d'un culte religieux ou une grande manifestation de prière qu'il célébrait sur la rue Kapanga, dans la commune de Kinshasa. La surprise était totale et la démission, contre toute attente, tomba nette comme une foudre. C'était le 05 septembre 1939.

Ce jour-là, la foule était nombreuse pouvait compter plus de 5.000 fidèles venus suivre l'enseignement évangélique de Mpadi au cours duquel il parla d'un homme qui possède tout mais qui aimerait aller habiter dans une maison où les gens vivent misérablement, meurent de faim, ont la bouche sèche, en lieu et place de rester dans celle où les gens ne manquent de rien.

 

A la fin du culte, Mpadi Simon-Pierre venait donc de jeter le tablier et anonnçait sa séparation  d'avec Henri Becquet ou d'avec l'Armée du Salut en entonnant une chanson en dialecte kongo que toute la foule reprit en choeur sans savoir ce qui s'ensuivait.

 

- Nzolele ya landa Mfumu Kimbangu 

- Konso kuma ku ukwenda  

- Avo mpasi, avo wete,    

- Mono si ya landanga                               :        

- Nitu ame, moko mame ye malu mame

- Biawonsono ngeni bio kwa ngeye Se

 

- Je m'en vais vers Mfumu Kimbangu

- Peu importe la destination qu'il va prendre

- Que ce soit dans le malheur ou dans le bonheur

- Moi, je m'engage seulement le suivre

- Tout mon être, mes bras comme mes jambes

- je les confie à Toi, mon père (Wamba)

 

Pendant que la foule en liesse reprenait en choeur et chantait "tout mon être, mes bras comme mes jambes, je les confie entièrement à Toi, Wamba", Mpadi retira la veste-uniforme de l'Armée du Salut qu'il portait et la mit de côté. Il en fit de même pour tout ce qu'il portait qui lui conférait l'appartenance au salutisme.

Pour une surprise, c'en était vraiment une ! Mais que voulez-vous, le train spirituel noir se remettait en marche après cinq siècles de stationnement...forcé.

Le major Henri Becquet supplia Mpadi afin qu'il revienne à la raison en lui promettant monts et merveilles (une belle maison à Londres, une belle femme blanche), mais c'était comme si Mpadi ne l'entendait qu'à peine. Il avait fermement pris son engagement de continuer l'oeuvre spirituelle de Mfumu Simon Kimbangu et ne pouvait en aucun cas revenir en arrière, ce serait de la PURE TRAHISON.

 

Les lecteurs qui ont lu les écrits de Mark R. Lipschutz et R. Kent Rasmussen sur Mpadi Simon-Pierre "Mpadi Simon-Pierre, Leader d'église indépendante" auront ainsi un complément approfondi de connaissances quant à cet homme dont ses compatriotes ignorent son importancee et sa portée spirituelle.

 

Mais, l'histoire ne s'enterre pas, elle finit par rejaillir toujours.

Mpadi était devenu donc l'homme à abattre, son mouvement éyant été qualifié de mouvement politico-spirituel dangereux. Dangereux vis-à-vis de qui ? Des Africains ? Non, pas du tout. Plutôt dangereux pour le colonisateur et surtout pour les trois églises européenenes réunies -catholique, protestante, salutiste- qui voyaient en Kimbangu et Mpadi des hommes-volcans capables de détruire, avec leur doctrine spirituelle ancestrale, tout ce qu'ils avaient apporté d'Europe pour l'évangélisation de l'Afrique. Dangereux pour eux les européens, car, avec leurs enseignements, Kimbangu et Mpadi suscitaient déjà un éveil spirituel pourquoi pas patriotique ou africaniste dans l'esprit du peuple noir. Et c'était cela qu'il fallait combattre. Tuer le vers dans l'oeuf pour une disparition totale.

La disparition de l'Eglise des Noirs en Afrique s'était inscrite comme l'une des priorités du colonisateur, de connivences avec les églises européennes. Toutes ces arrestations, tous ces emprisonnements, toutes ces tortures, toutes ces déportations qui jalonnent l'histoire spirituelle des Kimbanguistes-Mpadistes en font foi.

Tout ce qui a été programmé par la volonté divine, dans quelque religion que ce soit, ne meurt jamais et se réalise toujours.

             

Lucas

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