CES ASSASSINS QUI NOUS GOUVERNENT
Ce jour là, je venais de terminer mon service, et par chance, une voiture du service partait dans ma direction. Une voiture de la présidence de la République. Et au même moment que je franchissais le portail, la voiture venait par derrière moi, et quand elle arrivait à ma hauteur, un des occupants m’appela en me faisant signe de la main.
« Viens, fais vite ! » Je refermai la portière en entrant. « On va te déposer quelque part et tu vas te débrouiller après pour arriver chez toi ».
On sortait donc du quartier présidentiel, le quartier des riches de la mouvance, l’on traversait toute la ville comme un trait et l’on prit la route longeant le fleuve, passant par le quartier industriel. J’ai cru un moment qu’on devait arriver jusqu’au Pont, sous lequel passe le train, car, comme je suis de l’est de la ville, je pouvais même continuer ma route et atteindre chez moi à pieds.
Je posai la question aux autres. « Accompagne-nous, on voit quelqu’un et on te déposera plus loin, au niveau du pont en hateur pour piétons, et de là tu n’auras pas du mal pour arriver chez toi. La voiture ralentit. L’on bifurqua à gauche. Elle se mit à rouler à pas d’hommes pour éviter qu’on ne cogne un enfant. Tout-à coup, un jeune homme vint à notre rencontre levant sa main pour signaler sa présence, et la voiture s’arrêta net. Un des nôtres descendit et tendit l’oreille en suivant ce qu’on lui narrait avec maints gestes. Je remarquai le visage de l’autre se froissant au fil du récit. Il y avait un problème. Mais lequel ? Que pouvait-on lui raconter encore à ce moment-là qui changeât du coup son humeur.
Il revint vite à la voiture, ouvrit et entra comme le vent puis referma la portière avec fracas. « Roule vite, prends la deuxième à gauche et arrête-toi au premier bar à droite.
« C’est quoi chef ! Raconte-moi et je vais régler cela à ma manière. » C’est le chauffeur qui parle de la sorte, un militaire. « Cette garce, cette putain, je vais les tuer tous deux, lui et son don juan, ils ne savent pas qui je suis, moi ». Et il tapa du point sur la portière de la voiture, comme sa main pendait denors, en criant de rage : « Merde alors ».
On est arrivés. La voiture s’arrêta, les trois militaires bondirent dehors comme des fauves et firent irruption dans le bar. Dans le coin gauche au fond de la salle, attablé dans toute tranquillité, un couple se partageait un verre de grenadine. A la vue des hommes qui fonçaient vers eux et lisant la colère, la jalousie, la haine, la mort sur le visage de son homme, la femme se mit débout comme pour implorer son homme, et déjà, une gifle la faisait s’étaler sur le sol. Les deux autres tombaient sur le jeune amoureux et le menottaient tout en le ruant des coups. Sans poser des questions, puisque le petit espion avait tout expliqué. Ce n’était pas beau à voir.
D’autres client présents dans le bar abandonnèrent leurs boissons et songèrent à sauver leur peau.
De l’autre côté, la fille criait : « Laissez-le, il est innocent, ce n’est pas mon copain, c’est mon ancien collègue de classe, je vous en prie, laissez-le, laissez-le s’il vous plaît. » Elle était sérieusement battue, la fille, un filet de sang se dessinait sur les commissures des lèvres. A la fin, son mec lança : « Je vais en finir avec ton bien-aimé et je m’occuperai de toi plus tard. »
On défit les menottes et on lui noua les mains par derrière et les pieds avec une corde. Et enfin le jeune homme fut jeté comme une bête liée dans le coffre de la voiture.
La foule suivait la scène à distance, personne ne pouvait s’approcher ni intervenir. D’ailleurs, qui, dans cette foule des civils pouvait avoir le culot de lever sa voix ou son doigt et plaider pour la cause du malheureux couple. Les militaires de la présidence ne badinent pas, ils ont appris à faire mal à autrui et même à tuer. Tuer un homme pour eux, c’est comme on écraserait un cancrelat. Et la rumeur court de partout que certains d’entre eux sont castrés et sont doptés d’instincts bestiaux.
Des portières de la voiture se refermèrent et on refit le même chemin comme à l’arrivée. On traversa la ville, cete fois-ci de l’est vers l’ouest avec notre « butin » dans le coffre.
- « Ce sera difficile pour moi maintenant d’arriver à la maison si l’on doit encore refaire le même trajet vers le point de départ ».
- « On s’est convenu qu’on irait vous déposer, quelque soit l’heure où l’on va se séparer ».
La voiture fonçait à toute vitesse. A cette heure-là les rues de la ville sont vides. La population active est rentrée à la maison. Personne ne parlait dans la voiture. Mais l’on pouvait s’imaginer sur les visages des militaires qu’un coup se préparait. Et leur chef, un civil aussi comme moi, était de marbre sur le siège de devant, comme une statue. Quand on travaille avec les militaires, on agit comme un militaire. C’est comme si tous savaient par cœur ce qu’ils mijotaient. Ils savaient tous les trois le sort qu’ils réservaient au jeune homme.
Et je me mis à imaginer le scénario du problème : le chef, un civil, venait rendre une visite brusque à sa copine, à l’insu donc de celle-ci. La copine reçoit un jeune homme (un ancien collègue de l’école ? Un copain ?) et vont prendre un verre au bistrot d’à côté. Le chef a ses limiers dont un petit du quartier qui vint à notre rencontre à la vue de la voiture. Donc le chef utilisait souvent cette voiture pour aller voir sa copine.
Le jeune homme qui vient visiter la copine du chef, on ne sait qui il est exactement vis-à-vis de la fille, est accusé de faire la cour à cette dernière. Le limier les a répérés et vient à l’encontre du chef et lui expose les faits. L’a-t-il informé par téléphone ? Peut-être avait-il déjà mis le chef au frais, concernant les va-et-vient du soi-disant rival du chef. Alors le chef lui aurait dit peut-être : « La prochaine fois que tu les trouves ensemble, passe-moi un coup de fil. Surtout ne fasse rien qui puisse éveiller l’attenntion de la fille ». De tout ce calcul, il se dégage alors un verdict macabre : punir le jeune homme.Mais que mériterait-il comme punition ?
« Mon Dieu, qu’est-ce qu’ils vont faire de ce jeune homme aux bras et jambes liés dans le coffre ! Faites que rien ne se passe Grand Dieu ! Ces loups sont capables de tout ! »
L’on quittait la grande route et l’on prenait une autre de moindre importance mais asphaltée quand même, au bout delaquelle l’on s’engageait sur un sentier praticable débouchant jusqu’au fleuve. Ici, ce sont des maisons des riches aux murs de clôture élevés comme des forteresses. Ici, l’on peut crier au secours et personne ne sortira pour voir ce qui se passe. Ce qui se déroule dehors ne les concerne pas. C’est le silence total. On aurait même dit que toutes ces villas étaient inhabitées. Silence de cimetière, agrémenté par un sourd roucoulement d’un pigeon sauvage, juché sur une branche de palmier squelettique et saluant le coucher du soleil.
Le sentier descendait très bas, et puis se faufilait tout au long de la rive du fleuve. Personne en vue. Juste un piroguier au lointain sur le fleuve dont les mouvements qu’on perçoit de sa silhouette nous font dire qu’il s’agit d’un pêcheur solitaire.
Plus de doute. La sentence est connue. Ils vont le noyer. J’allais être témoin d’un meurtre commis par une bande d’assassins dont je ne suis pas membre. Mais, juridiquement parlant j‘en faisais un à part entière.
La voiture s’arrêta net. Nous en descendions tous. Je fermai les yeux et faisais une petite prière instantannée. L’eau est toute noire à cet endroit et il se formait à certains moments à la surface, une sorte d’entonnoir dont le creux apparaissait et disparaissait à la seconde. C’est signe de l’existence d’un puissant tourbillon à cet endroit entraînant jusqu’au fond des eaux tout ce qu’il peut capter dans son mouvement de vis sans fin.
L’on sortit le jeune homme qui enfin réalisa ce qui l’attendait. Il fondit en larmes et implora le pardon répétant qu’il n’y avait rien de sentimental entre lui et la fille. Mais quel résultat peut-on attendre de ces brutaux quand l’on sait que les miaulements des brebis n’attristent pas les fauves, mais qu’au contraire, attisent leurs appétits. Ils sont comme un bourreau qui n’aimerait pas recevoir l’ordre d’annuler une exécution à la guillotine ; ce qui leur ôterait ce moment exquis de voir la fine lame trancher le coup, comme un couteau passant dans du beurre, faisant gicler un trait de sang chaud.
L’on prit un chiffon et on le lui fourra dans la gueule. Peut-être auraient-ils mieux fait de lui bander les yeux. Mais, ils l’on fait exprès pour faire voir à la victime ce qu’il méritait.
- C’est pour la dernière fois que tu as vu ta copine. Précède-la au paradis et elle t’y rejoindra dans un court délai. Vous aurez tout le temps de faire l’amour tranquillement. Je te le promets. Je n’aime pas qu’on foule aux pieds mes plates-bandes. Elle en paiera elle aussi pour t’avoir ouvert l’enclos !
C’est ainsi que parla le chef, un peu comme s’il voulait crêver l’abcès de colère se trouvant en travers de sa gorge. Comme un détail manquant au décor, une pierre plate lui fut enfin attachée sur le ventre pour la plongée.
Un ! Deux et trois ! Plouuuffff ! Le tourbillon entraîna le jeune dans l’abîme noir aquatique !
Et c’était décidé, et c’était fait ! Et c’était la fin du voyage du jeune homme sur cette terre des pécheurs ! Une fin de voyage non pas décidée par le Créateur des hommes, mais par des hommes diaboliques qui se croient immortels.
D’où sortait-il ce jeune garçon dont on venait de mettre fin à sa vie de manière si sommaire et arbitraire ? Quand je pense que sa famille a beau cherché et a beau se demander où il était passé. Quand je pense que sa famille a remarqué la disparition de l’enfant et a lancé un avis de recherche dans les médias ! Quand je pense que sa famille, lassée des recherches vaines entreprises, a fini par organiser un deuil en mémoire du disparu !
Quand je pense qu’ils nourrissaient au fil du temps un brin d’espoir de le voir revenir un jour au bercail ! Ou de pouvoir retrouver son corps inerte quelque part ! Hélas ! Il ne reviendra plus malheureusement et on ne retrouvera jamais son corps. Il faudra aller demander aux poissons du fleuve qui en ont fait un grand festin, mais encore faudra-t-il que l’on vous dise qu’il a pris le chemin des eaux !
Moi, je savais où il était passé et connaissais même ses assassins. J’étais témoin de l’événement et ces bandits, du service de la présidence de la république, pouvaient aussi bien m’abattre et me balancer dans les eaux profondes du fleuve. J’étais plus un témoin gênant qu’un collègue de service à bien voir les choses de près. Il aurait suffit que l’un deux le soufflât aux autres pour que je fusse abattu sur le champ. Plût au Ciel que cette idée n’émergea pas dans leur sale tête.
Je leur dis de me déposer au rond-point central d’où facilement je pouvais attraper un bus menant vers chez moi. Je voulais me séparer d’eux, le plus rapidement possible, car je me sentais dans la peau d’un meurtrier aussi longtemps que j’étais à côté d’eux et j’avais l’impression que j’étais ciblé comme prochaine victime. Rien ne pouvait les empêcher de m’étrangler dans la voiture et me balancer par-dessus bord.
J’ignore le sort qui a été réservé à la jeune fille. Comme le révèle les propos du chef avant de balancer le jeune homme dans l’eau, c’est sûr qu’on lui a fait subir le même sort, à moins qu’elle ait eu cette idée de fuir le quartier et disparaître, loin de ses bourreaux.
Dans un film, on étendrait l’histoire en faisant voir la femme passer un coup de fil anonyme à la famille du disparu avec maints détails. Celle-ci, ayant un fils policier en son sein, entamerait dans le silence, une action de recherche et de vengeance sans pitié.
Mais on n’est pas dans un film, ce n’est pas une fiction. C’est la réalité ! Aussi claire qu’à travers une bouteille.
Aujourd’hui que je vous parle, ce chef est député. Il est donc parmi ceux qui doivent voter les lois de la république et ceux qui sont censés être les porte-paroles, les défenseurs du peuple qui siègent à l’assemblée nationale. Si dans cette assemblée il se dénombre des députés aux mains et à la conscience imbibées de sang, j’en connais un contre qui l’âme du jeune homme porte plainte et plaide justice céleste.
Chaque fois que je le vois dans cette arène en train de taper du point sur le siège, je le revois donnant les ordres aux militaires afin de balancer le jeune homme dans la tombe aquatique. Ces diables, ces fous, ces démons qui nous gouvernent et qui nous mènent à la traîne, qui nous mènent la corde au coup comme des ânes ! Que pouvons-nous attendre de ces décideurs du peuple qui savent tuer ? Rien ! Rien de bon ! Sinon l’enfer, la misère !
« Je demande pardon mon Dieu. Je n’ai même pas eu le courage de prononcer un seul mot pour essayer de sauver ce jeune homme. Mon silence est un élément d’implication dans le meurtre commis. Peut-être que cela aurait tourné contre moi si je le faisais. De toutes les façons, Mon Dieu, vous êtes le seul Maître des circonstances. J’ose croire sincèrement que mon attitude a été inspirée par vous, Seigneur, pour me préserver du mal. Pourquoi m’étais-je embarqué dans cette voiture maudite, moi qui voulais rentrer tranquillement chez moi et retrouver ma pauvre famille. Pitié, Seigneur, pitié, je suis ton fils, ne m’abandonne pas. C’est pourquoi, j’ouvre mon cœur et me confie à mon ami afin de me débarrasser de ce lourd fardeau, cause d’insomnies et de cauchemars interminables! »
Mais l’homme est tellement bête qu’il ne réfléchit pas devant certains sentiments qui l’animent. Pourquoi tuer autrui quand l’on sait que tout le monde finit de la même façon. Pourquoi tuer pour de l’argent, pourquoi tuer pour le fauteuil présidentiel, pourquoi tuer car aveuglé par le sexe, alors que la mort vient nous prendre pour un voyage sans bagages : pas de carte bancaire, pas de chéquiers, pas de femme, pas de villa... la mort prend tout en charge.
On vient sur terre les mains vides et on la quitte de la même manière qu’on est venu !!
Oui, il faut être un idiot pour ne pas le savoir !
Raconté par un ami voulant se confesser et qui m’a autorisé d’écrire !
Lucas
LE SANG DE JESUS-CHRIST REPANDU PAR TERRE : LE COMMENCEMENT DE LA MALEDICTION DES JUIFS
Lequel, de Jésus-Christ, votre frère, votre Roi, et de Barabass, votre meurtrier, voulez-vous qu’il soit libre ou crucifié ? Mais alors seulement, endoctriné, incité, galvanisé par les sacrificateurs, le peuple juif, comme un seul homme, cria haro sur Jésus et réclama sa mort sur la croix, tandis que des cris de joie et des acclamations fusaient de partout, saluant la mise en liberté du bandit de grands chemins, Barabass.
Il y en a qui lisent la Bible comme un roman dont le dénouement est tragique et dont le héros ou l’acteur principal n’est autre que Jésus-Christ de Nazareth. Et aussi, comme on suit un film à la télévision. Si dans le roman et au cinéma, qui est en fait la reproduction imagée de ce que relate un roman, un écrit, oui si dans l’un et l’autre le héros ne meurt pas, par contre, dans la bible, le héros est humilié, battu atrocement comme un animal, puis mort crucifié.
Il y en a qui la lisent comme un livre sacré, le fondement même dans lequel l’on peut puiser toute substance de recharge, de reconstitution spirituelle pour une vie meilleure sur cette terre.
La bible enseigne, forme, éduque, avertit, prévient, éclaire, change… des hommes.
S’il y en a de ceux-là qui la lisent dans le sens positif, il y en a par contre d’autres qui l’interprètent négativement. Il y en a encore d’autres qui prennent Jésus comme leur Sauveur et aussi, sur l’autre versant, ceux-là qui trouvent en Jésus-Christ le Grand Maître de la magie.
Sur la table de travail d’un féticheur, vous serez peut-être étonné d’y trouver une bible et plus loin une croix sur laquelle souffre Jésus, et là-bas, suspendu à un clou au mur, un chapelet de la vierge Marie, et plus loin dans un coin, une photo ou mieux un dessin représentant un ange planant dans les airs, dont le cadre vitré n’a pas dépoussiéré pendant des siècles.
Encore faudra-t-il se rend compte que Jésus n’est pas un acteur de cinéma qui, à la fin du tournage, va partager un verre de whisky avec toute l’équipe des réalisateurs, des producteurs, des partenaires. Il n’y a aucun blessé, aucun mort, mais pourtant dans le film, des bombes ont sauté, des armes ont crépité, fauchant la vie des hommes, des épées ont cliqueté, blessant à mort des gens. Il s’agit d’un montage qui se rapproche tellement de la réalité qu’on a de la tremblote à regarder certaines séquences.
Jésus est un homme tout autre, bien que se présentant sous notre forme humaine. Jésus est bel est bien le fils de Dieu. Il l’est, car il est la sève vivifiante, l’onde de la vie, qui coule depuis les écrits de l’Ancien Testament jusque dans le Nouveau Testament.
Personne ne peut changer la Bible, personne ne peut y ajouter en retrancher quoi que soit ; c’est spirituel, c’est sacré, c’est céleste et l’on ne peut que s’ériger en faux contre tous ceux qui s’emploient à la traduire à leur façon et semer la zizanie dans la famille des croyants. Là-dessus, les versets de l’Apocalypse Chap. 22 : 19-20 sont clairs et nets.
Quelque part dans la Bible, il est écrit : tout péché est pardonnable, sauf si l’on s’en prend au Saint-Esprit. Et Jésus est Saint et Esprit, il a été trahi, vomi, vendu par les siens ; ils l’ont renié, le préférant au bandit de grands chemins et meurtrier, le sieur Barabbas, et ont réclamé sa mort immédiate, sa crucifixion. Là, les juifs, sans qu’ils s’en rendent compte, venaient de commettre la plus grosse bêtise de leur vie. La plus grosse bêtise qui sera comme un déclic au déclenchement de l’enfer hitlérien, au déclenchement de la douleur comme piqué par une vipère dont on vient de piétiner sa queue.
Et pourtant ? Et pourtant, les juifs ont écrit l’ouvre la plus lue au monde. Et pourtant, les juifs ont vu naître l’enfant Jésus. Et pourtant ils ont vu, de visu, des milliers de miracles réalisés par Jésus, attestant qu’il était bel et bien d’en haut, mais, helas, personne n’y a cru !
Ne vous est-il jamais arrivé d’avoir une larme aux coins des yeux en suivant un film sur la déportation des juifs ? De l’embarquement sur le quai de la gare ferroviaire jusqu'à la destination infernale des camps de concentration ; quelles tortures n’ont-ils pas endurées de la part des allemands d’Hitler. Oui ! les allemands d’Adolf Hitler, car tous les allemands n’ont pas peut-être pas voulu cet enfer aux Juifs, mais c’est la politique d’Hitler qui a pu s’imaginer cette doctrine de « purification de race » et mettre sur pied un régime de la honte, le nazisme, qui comparé à la traite des noirs, passe pour le plus grand chef-d’œuvre de nuisance, la plus grande machination de nuisance, d’humiliation et de la mort que le monde n’ait jamais mijotée.
Le sang des Juifs a jailli sous le règne de Néron et de César. Si l’un à sa mort, lors de l’incendie de Rome s’écriera : « Oh quel artiste le monde va perdre », le second dira, regardant en face son assassin de neveu, le poignard enfoncé dans le ventre : « Brutus, tu quoque fili mi » Tout le monde est mortel et c’est-là que se buttent nos intelligences, si puissants, si riches, si pauvres que nous soyons ! Et Dieu n’est pas sot, il le savait ! Autrement, tous ces grands dirigeants, politiciens sanguinaires à travers les âges, se seraient payé l’immortalité. Mais l’homme est tellement bête qu’il ne réfléchit pas devant certains sentiments qui l’animent. Pourquoi tuer autrui quand l’on sait que tout le monde finit de la même façon. Tuer pour prendre sa femme, tuer pour se maintenir au pouvoir, tuer pour démoraliser tout un peuple et le pousser à la soumission.
Et Gingiscan trouvait un plaisir énorme en massacrant tout un peuple et en lui prenant tout ce qu’il avait de plus précieux : l’or, les femmes, les enfants, etc…c’est tout ça qui le galvanisait de joie, de splendeur !
Dans ces voyages vers des destinations qu’ils ignoraient, les juifs sont entassés comme des sardines et ceux qui mouraient étaient jetés dans des wagons comme du bois de feu ! Tout est horrible ici, tel que nous le retracent les films. Les films ne racontent que des conneries, dirait quelqu’un, mais du moins servent-ils à nous retracer avec détails précis ce qui s’est passé sur les différents événements qui ont jalonné l’histoire.
C’est un sentiment de révolte qui se développe dans le cœur de qui se met à regarder un film sur le chemin de la croix des juifs. Et l’on se met souvent à se demander : grand Dieu, mais jusqu’où un être humain peut-il aller pour faire souffrir ses semblables ! Qu’ont-ils fait, les Juifs, pour mériter pareil traitement ! »
J’ai quand même plus tard regardé plusieurs autres films nazis et je me dois de louer le courage, la bravoure de ces désespérés face à leurs bourreaux armés des ustensiles et engins de la mort de toutes catégories. Les évasions des camps de concentration ont été durement réprimées et payantes ; mais dans les luttes sanglantes engagées pour le prix de la liberté, nombre des soldats nazis l’ont payé de leurs vies et ont été aussi massacrés sans pitié par les prisonniers juifs.
Adolf Hitler ! C’est un peu comme le chef de la race des vampires qui veulent prendre le monde à eux tous seuls et mettre tous les autres à genoux !
Adolf Hitler ! C’est aussi comme Vercingétorix ! Il voulait prendre le monde pour lui tout seul, mais la bataille d’Alésia, si je peux encore me souvenir de mes cours de latin, a eu raison de lui grâce au stratège chef de guerre Caesarus Augustus qui éleva un mur tout autour du mont Alésia, et Vercingétorix fu pris au piège comme un rat..
Comme un paysan prépare son poisson avec de l’eau de laquelle il le sort à l’aide de son hameçon, Hitler fit sa guerre au moyen du butin qu’il se constituait sur le dos de ces ennemis qui tombaient un à un au fur et à mesure que ses troupes, ses soldats, progressaient, donnant l’effet d’un rouleau compresseur. Ils étaient des millions, présents partout au même moment, du sud au nord, de l’est à l’ouest, comme des fourmis rouges envahissent et lancent la chasse au gibier dans un espace de forêt déterminé : c’est le sauve-qui peut généralisé, tout ce qui respire détale, sinon, c’est la mort ! Les juifs furent dépouillés de tous ce qu’ils avaient, tout alors : commerce, immobiliers, mobiliers, transport, jouallerie. Ceux des allemands ou autres qui étaient liés aux juifs par l’acte de mariage se virent confisqués de tous leurs avoirs et même arrêtés. Les enfants nés d’un mariage hétérogène ou mixte ne furent pas moins épargnés du souffle chaud de l’enfer hitlérien.
Hitler atteint la France, l’Europe lui appartenait presque toute. Mais il y eut un Caesarus au nom de de Gaulle qui joua un rôle très important dans ce conflit qui déchira le monde. Enfin, il y eut les USA venus comme des justiciers, comme des « Winchester est à louer », ce samouraï qui avec son sabre attaque et détruit le mal partout où la vie des innocents, des faibles ou des sans-défenses est menacée. Et le monde pouvait reprendre un brin de vie.
En fait, c’est aussi en « Winchester » plutôt que devaient débarquer certaines missions onusiennes en Afrique, comme par exemple en République démocratique du Congo, où elle y est descendue, malheureusement en simple statut d’« Observateur » qui regarde et compte les morts et pourtant, elle voit comment les violents, les sauvages, tuent les faibles. C’est le fameux principe « de respect des consignes » émanant de la hiérarchie..
Et pendant que la machette de l’ennemi tranche des têtes des faibles et fait jaillir du sang qui se mélange au sable, la malette diplomatique de l’Onu et des alliés s’emplissent des grains d’or et des diamants ! Les « observateurs » tiennent des conciliabules aves les exterminateurs. Le business, les intérêts, le goût du lucre, le pouvoir, sont au-dessus du sang des faibles, des innocents, peu importe s’ils doivent être décapités, mis à mort par centaines des milliers !
On a un bel exemple de générosité, d’héroïsme, de bravoure, dans le film « Les larmes du soleil » de Antoine Fuqua, où à la vue des massacres tribaux pérpétrés sur des milliers des pauvres paysans démunis et non armés, et bien que les ordres de ses chefs aient été formels : « Vous n’avez pas mandat de faire cette guerre, votre mission ne se limitant qu’à sortir la journaliste américaine, Monica Belluci, de ce bourbier », et Bruce Willis ne put supporter ces atrocités vécues de visu sur le terrain et s’engage, avec sa petite équipe à faire face aux exterminateurs et sauver ainsi des vies humaines.
Quand les africains s’entretuent dans leurs guerres intestines, les grandes puissances dépêchent leurs bataillons pour ne « protéger » et ne « récupérer » que les leurs. Peu importe même qu’ls se trouvent en face d’un peloton d’exécution qui massacre des faibles. « Intervenir ? Non ! ça ne fait pas partie de votre mission ! » La consigne ! le respect de la consigne !
Je suivais un de ces films sur la déportation juive, un soir de juillet froid, c’est la saison sèche, et je tremblotais un peu. De quoi alors ? Du suspens engendré par le film et du froid de la saison. Il y eut un gros plan du camp de concentration de Sobibor tout entier, puis de la cheminée d’où s’éjectait une fumée noire qu’on s’imagine comme animée par des esprits impurs poussant des hurlements des lions enchaînés ou des sons skrump et laquelle fumée allait se fusionner avec les nuages.
L’on montra l’intérieur de la salle, oh mon Dieu, que c’est affreux ! Femmes et hommes étaient déshabillés, mis en rang puis dirigés aux douches chaudes. Et de ces camps d’extermination massive et de concentration, il y en avait des centaines, éparpillés à travers l’Europe et l’Asie, tels que : Auschwitz, Treblinka, Sobibor, Belzec, Dachau avec leurs millions de cadavres ! La suite, tout le monde la connaît : asphyxie en masse et tiroirs des fours crématoires. Et Adolf, semble-t-il, utilisait les huiles récoltées des corps des juifs grillés et en faisait un cirage spécial pour ses chaussures !
Mémoire d’enfance : il se passa une fois au collège, en cycle d’orientation de deux ans, auquel nous accédions après nos six ans d’école primaire, nous devrions être alors âgés de treize ans, un fait resté gravé dans ma mémoire. Nous venions d’apprendre au cours d’histoire, l’événement de la guerre mondiale avec les noms des antagonistes dont Adolf Hitler avec son armée reconnaissable par le port d’un logo costitué de la croix gammée.
On était des gamins vraiment et il se fit que certains de nos camarades se donnèrent des sobriquets : Hitler, de Gaulle, Kamikaze, B 52, Spitfire, etc. C’était de coutume que de prendre des surnoms en puisant dans la matière qu’on apprenait ou dans des livres d’aventure qu’on nous obligeait d’avaler. Il y eut alors des Bill Balantine, des Ombre Jaune, des Bob Morane, des Nick Jordan, des Spirou, des Tintins et que sais-je encore, ou carrément on baptisa de force certains camarades, pour les agacer avec des surnoms comme Asdrubal, Dupont, Dupond, Rastapopulos, Milouetc…
C’est à partir de la troisième année que les prêtres jésuites mirent à notre disposition des livres d’auteurs classiques dont nous devrions chaque fois faire un résumé après lecture. Il y avait de tout dans cette bibliothèque : des Théophile Gauthier, des Anatole France, des Zola, des Saint-Exupéry, des Victor Hugo, des Flaubert, des Senghor, des Camara Laye, des Maupassant et la liste n’est pas exhaustive.
Alors seulement, un élève du nom d’Antoine devenait du coup Saint-Exupéry, les Prosper devenaient des Mérimée ; il y eut des Baudelaire, des Verlaine, des Ronsard et encore et encore. C’est là que ce réflexe d’écrire est né et nous est resté collé à la peau comme un morceau de chewing-gum sur lequel on s’est assis et resté plaqué sur la fesse droite du pantalon ! Difficile de s’en débarrasser. Comme disait mon grand-père, ça vous colle au corps comme l’odeur du pet de la civette !
Un matin, la cloche sonne six heures. C’est l’heure du réveil. Et puis douche, prière matinale à la chapelle, réfectoire, et à huit heures en rangs devant les salles de classe. Nous sommes toujours au cycle d’orientation, en abrégé, C.O.. Le chef de département du C.O., le Père Joseph Goossens quitta sa maison pour aller donner cours. Il quitta le couloir principal et s’engagea sur celui perpendiculaire au principal qui mène aux salles des classes du C.O.. Quelle grande ne fut pas sa surprise en remarquant une croix gammée dessinée à la craie blanche sur une des colonnes du couloir.
Contrairement aux autres jours, c’est un autre prêtre qu’on vit venir ce jour-là : l’on pouvait lire une grande colère sur son visage dont le front était creusé par cinq profonds sillons ; il était tout rouge comme une crevette portée au feu et ses yeux, sous ses glaces claires, n’étaient que de petits traits. Et sa bouche, ou plutôt ses lèvres, étirées, signe de colère, semblaient à deux fines lames de rasoir superposées.
Il tonna comme un son d’une des trompètes de l’Apocalypse : « Je veux le nom de celui qui a griffonné la croix gammée sur la colonne, là-bas, et plus vite que çà, et que ça saute !...sinon… »
On resta de marbre dans nos rangs, personne ne pouvait bouger ni tousser. C’était le silence total, le silence de cimetière.
Le Père Jeef, comme il aimait aussi se faire appeler, ne ricanait pas, lui qui la plupart du temps avait un sens de l’humour irréprochable : « omme à certains moments il vantait les bienfaits d’une bière locale dont il disait que ça rinçait les reins ».
Je le considérais, en ce moment précis comme le colon Janssens en face de mes parents et grands parents. Je ne l’ai jamais connu mais mes grands-pères me disaient qu’il valait mieux ne pas tomber dans ses griffes !
Les chefs de classe et le chef du collège furent convoqués dare-dare. Je ne me souviens plus comment le nom de l’élève fanatique dessinateur de la croix gammée fut découvert. Sûrement qu’il a été dénoncé par ceux qui l’ont vu à l’œuvre. Il fut exclu de l’école. Purement et simplement.
Mais comment le pauvre enfant pouvait-il écoper d’une si dure et salée sanction. Jusqu’où pouvait aller la cruauté du Père Jeef. Qu’est-ce qui l’a vraiment mis dans cet état à la vue de cette croix. Je ne pouvais pas m’imaginer qu’un prêtre puisse décider de l’exclusion d’un élève suite à un tracé à la craie blanche sur une des colonnes du couloir de l’école, d’une croix gammée nazie.
J’étais un simple gamin et je ne pouvais rien comprendre de tout ce que pouvait ressentir le prêtre au plus profond de lui.
Ah oui ! A propos de notre chef du collège, je retiens une chose : c’était le jour de l’inauguration de nouvelles toilettes et c’est lui qui devait prononcer le petit discours dans lequel j’ai relevé le passage suivant : « Je ne voudrais pas que les murs de ces nouvelles toilettes deviennent une peau de léopard ». Faites un tour aux anciennes toilettes et vous verrez comment les murs sont tachetés en léopard. Avec quoi donc ? C’est affreux, c’est dégueulasse ! Avec des excréments. Il est difficile de s’imaginer comment les excréments humains devaient-ils éclabousser les murs jusqu’à hauteur de la taille d’un homme et ce qui est bizarre, c’est que ces tâches étaient portées aux murs avec les doigts dont on pouvait voir les tracés. Et les arrêtes des portes étaient toutes souillées, les élèves s’y écorcher les derrières en essayant sûrement de s’essuyer. Franchement, on aura tout vu, sauf ça !
Au fil du temps, comme la mémoire nous fait revivre en rétrospective les moments antérieurs de la vie par la pensée, j’ai fini par comprendre les faits et causes, la relation de cause à effet, qui ont milité en faveur de l’éclatement de la colère du Père Jeef. C’est vrai que l’Europe entière était sous la botte d’Hitler et de là il faut sous-entendre les arrestations arbitraires, les massacres des innocents, les tortures, les disparitions, les pendaisons, les exécutions sommaires, l’emprisonnement. La débandade totale où parents et enfants prennent chacun sa direction sans espoir de se revoir un jour…
Cette croix gammée dessinée sur une des colonnes du couloir avait vraisemblablement ravivé dans la mémoire du prêtre des souvenirs enfouis et accablants de l’occupation nazie. Peut-être y avait-il perdu un parent, un frère... Dommage ! C’est dans le même ordre d’idées aussi qu’au fil du temps, on semble obtenir une réponse, de fois machinalement, pendant qu’on s’y attend le moins, à une préoccupation antérieure de l’esprit. Et souvent c’est une voix intérieure qui vous dicte la démarche à suivre. Un déclic qui vous réveille et vous oblige à prendre une décision. L’esprit nous parle dans des moments de concentration.
C’est ainsi que la lumière me vint sur une de mes préoccupations antérieures, celle de vouloir interroger la nature en vue de savoir pourquoi les Juifs devaient-ils tomber dans cet enfer hitlérien. Pourquoi pas un autre peuple mais seulement le peuple Juif.
Je lisais la Bible un soir, non comme un roman policier mais comme un livre sacré qui vous dévoile le secret de reconstitution de la vie spirituelle et par ricochet de celle de la vie physique, humaine. Car une vie pure et spirituelle a des effets positifs qui se reflètent sur la vie visible.
J’ouvris l’évangile de Matthieu, chapitre 27, verset 24, version Louis Segond 1910, dernière phrase du gouverneur Pilate : « Je suis innocent du sang de ce juste (Jésus-Christ). Cela vous regarde ».
Alors, les juifs répliquèrent : « Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants ».
Les pauvres zélés, poussés par les sacrificateurs décidés d’en finir avec Jésus, n’ont pas pu vérifier la profondeur de la gravité de leurs paroles. Ils ont appelé la malédiction à grands cris et sur eux-mêmes et pire encore, ils l’ont fait aussi pour leur progéniture. Dans Jean 10 : 11, Jésus dit à Pilate: « C’est pourquoi, celui qui me livre à vous commet un plus grand péché ». Un péché impardonnable et sévèrement punissable, si l’on essaye d’interpréter ce que Jésus veut dire par un « plus grand péché ». Oui, « plus grand péché », car l’on s’en prend à l’Esprit.
Hitler n’était-il pas un mal en lui-même, ou l’incarnation même du mal, dégringolé sur terre par Dieu pour punir les juifs de leur arrogance. Par Hitler enterposé, représentant le Diable, comme au temps où Job fut foudroyé par plusieurs maux, Dieu a offert aux Juifs le cadeau qu’ils ont réclamé à cor et à cri. Si Job a été éprouvé sévèrement et atrocement pour jauger sa foi et son attachement au Tout-Puissant, les Juifs, eux, ont été purement et simplement punis pour avoir préféré le bandit Barabbas à leur frère et fils, Jésus-Christ de Nazareth, le fils de Dieu, l’Esprit divin.
Mon père aimait bien s’exprimer en paraboles ou si vous voulez bien en proverbes. Je me rappelle l’un d’eux où il disait : « Le feu de brousse ne suit que là où s’étend de la paille sèche ». Et le feu de la malédiction n’est pas encore éteint pour les juifs. Les enfants juifs constituent la paille, l’herbe sèche que ce feu va continuer de consumer, de torturer…jusqu’aux temps de la fin, fin dont Jésus lui-même ne connaît pas la seconde exacte où l’ange du ciel va appuyer sur le bouton !
La Bible est une mine inépuisable de lumière ! Cela dépend du côté où l’on est. Du côté du voleur qui prie pour que l’esprit bénisse le déroulement de l’action qu’il entrevoit ? Du côté des esclavagistes qui ont utilisé la bible pour tromper les autochtones et asseoir ainsi leur domination sur eux ? Du côté des faux pasteurs qui montent des églises au nom de Jésus-Christ pour rançonner les populations ? C’est cela qu’on peut appeler scientifiquement comme un braquage spirituel : pas d’armes, pas de gants, pas de cagoules, mais seulement la voix, le sourire, le verbe, le pouvoir d’impressionner, de séduire les foules par la parole…ou alors, voulez-vous vous ranger du côté de ceux qui espèrent en la vie éternelle et veulent changer leur vie pour y parvenir ? Du côté de ceux-là qui utilisent la parole de Dieu comme une lampe-soleil qui éclaire leur chemin ? Ou du côté des gagneurs d’âme pour l’enfer ?
Scientifiquement parlant donc, la bible prise à témoin, pensons que le mal va accompagner le peuple Juif jusqu’à la fin du système pré-établi sur terre.
Lucas
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NON AU VIH SIDA NOUS SOMMES TOUS PRIS EN OTAGE PAR LE VIRUS DU SIDA - BONNE ANNEE 2014 A TOUS LES SIDATIQUES
"Le SIDA, le mot SIDA lui-même est en quelque sorte une pancarte préventive qui se dresse sur le bord de notre route sentimentale, amoureuse, nous annonçant l'existence d'un danger majeur si l'on enfreint les recommandations de sécurité établies.
Ainsi, nombre d'entre nous sont passés outre ces dirctives et ont subi la glissade vers l'irréparable". Lucas-bloggueur.
Certains d’entre vous nous ont précédés dans l’obscurité de la tombe
D’autres, abattus, souffrent encore atrocement, la peau collée aux os, sur leur lit d’hôpital
Et ceux-ci, aussi, impuissants, se sont claquemurés chez eux, le souffle court
Attendant cette mort qui va enfin les libérer des affres de la pandémie
Quand la mort devient porte d’entrée vers un monde sans souffrances,
Vers un monde de liberté, pourquoi hésiterait-on de s’y engager, la tête première!
Quand la mort devient une option pour la délivrance, pourquoi ne l’adopterait-on pas !
Quand la mort devient objet d’envie intense, c’est qu’on a marre de cette vie !
De cette vie qui devient alors pour vous qu’une rampe d’attente du train de la mort
De cette vie ratée qui se meut, subitement, en un véritable quai d’embarquement
Duquel l’on scrute l’horizon, dans l’espoir de voir poindre la cheminée du bateau de la mort
De cette vie pourrie qui vous fait comptabiliser les actes de jouissances commis
Et qui vous reflète, comme sur le miroir de l’onde, le visage de la personne fatale de votre vie,
De celle qui constitue la courroie de transmission de l’infection vous ayant réduit au néant !
Et plus loin, se dénombrent ceux qui se battent à contre-courant du fleuve de la vie
Et dont l’espoir de vivre encore les galvanise et s’enregistrent dans des centres de suivi !
Nous louerons leur courage, leur détermination à lutter contre ce microbe démoniaque
Qui peu à peu, arrivera à bout d’eux, comme le loup, de la chèvre de Mr Seguin.
Oui , l’ouragan de la mort, de vos vies a emporté les dernières pages
Vous êtes vite allés, oh dur passage, de la berge de la vie vers celle de la mort.
Nous sommes tous des pécheurs, nous sommes tous friands du sucre sexuel,
Ce n’est pas que nous qui ne sommes pas atteints sommes des saints
Qui vous dit que vous qui êtes atteints constituez la race des maudits
Mais croyez-le, ce qui vous est arrivé nous serait aussi tombé dessus
Car nous avons tous joui avec les mêmes femmes et les mêmes hommes,
Nous avons fait les mêmes exploits sexuels, sans même, des fois, songer à nous protéger
Mais hélas, quand les obus pleuvent, il y a des touchés, il y a des morts
Il y a des rescapés sains et saufs, qui vont raconter aux autres ce qu’ils ont vécu.
Ou êtes-vous ? Deback ? Drouot ? Trois-Hommes ? Yétro ? Nick ? Morgan ? Sijos ?
Non ! Je ne pourrais vous citer tous ici et mes glandes lacrymales ont tari,
Mes glandes lacrymales se sont desséchées à force de pouvoir vous pleurer nuit et jour
Face à ces femmes qui vous taraudaient le cœur, vous n’avez pu vous retenir,
Face à ces jeunes filles aux physique et beauté irrésistibles, vous avez foncé sans sachet
Oranges, vous aviez séjourné dans un tiroir d’oranges où certaines étaient avariées !
Et le virus de l’avarie, détruisant les remparts de vos cellules, vous a consumés à petit feu.
Je pense à toi Juliana, à toi Bing-Bill, à toi Jeanicha, à toi Cosmos, à toi Benito,
Vous étiez tous et toutes en paix dans vos foyers respectifs, vous étiez innocents
Mais l’un de vous, l’époux ou l’épouse, est sorti par la fenêtre pour aller s’extasier ailleurs
Ramassant ainsi, dans le plaisir, la graine de la mort qui mènera à la destruction du foyer
Laissant les enfants au dehors tels des poissons abandonnés par l’onde en crue qui se retire !
Je pense à mes sœurs aussi qui, la nuit, font la ronde de la ville à la chasse des hommes
Passant de boîte en boîte, de bar en bar, comme des abeilles butinant les fleurs
Mais hélas qui, ne sachant où mettre le pied sur ce champ du plaisir, ont marché sur la mine !
Mes frères, mes sœurs , nous sommes tous des pécheurs
Ce qui vous est arrivé, nous l’aurions subi nous aussi
Nous ne sommes pas plus saints que vous qui êtes partis ou atteints
Et vous n’êtes pas plus souillés que nous qui sommes sains et saufs.
Que cette année 2014 vous soit agréable à tous
Dans la tombe
Sur votre lit d’hôpital
Ou chez vous à la maison.
Encore une fois, Bonne année 2014 !
BONNE ANNEE 2014 ! BONNE FETE ! CE QUE JE CROIS.
Ce que je crois !
Il est 23h59 ! Sur les places publiques, dans des hôtels, des boîtes, des bars, des dancings, des clubs, dans la rue, les gens observent une minute de silence ! Puis c'est boumm ! Il est 00h00. Les cloches tintent de partout, les gens crient, jubilent, dansent, s'empiffrent de vin, d'alcool, de bière, c'est la bonne et nouvelle année qui s'ouvre déjà à 00h00.00.01... En avant musique ! on se lance sur la piste de danse ! A nous les amours ! A nous le sexe ! A nous les beaux garçons ! A nous les belles filles !
tout le monde s'est fait beau ! On est arrivé ! Bonne année ! Ceci est un côté du versant. Et sur l'autre ? Il y en a qui sont rassemblés autour d'un cercueil, qui pleurant un parent, qui un oncle, qui une maman, un père, un fils, une fille. il y en a qui sont alités sur un lit d'hôpital, avalant des antibiotiques en lieu et place d'un morceau de viande qu'ils ne parviennent même pas à mettre sous la dent ! Dommage ! Ils réclament un bouillon de poisson frais, mais hélas, ne peuvent le consommer par manque d'appétit ! On leur place une cuillère de bouillie de pomme de terre dans la bouche, mais l'état de la maladie est tel qu'il leur a pris toutes leurs forces et n'arrivent pas à l'avaler. La bouche la refoule comme les vagues de l'océan rejetteraient une épave. Et là-bas ? Il y a de ceux-là, dont les circonstances n'ont pas été avantageuses pour eux afin de bien fêter. La pauvreté, le manque de moyens financiers, la misère, les guerres ! pas un morceau de viande, pas une goutte de limonade, pas de nouveaux habits pour les enfants !
Ma mère s'est éteinte un certain 31 décembre, et le 1er janvier, on était autour du cercueil pour lui faire nos adieux ! Tandis que dans la rue, les gens fêtaient, criaient et hurlaient à tue-tête. Des cris des ivrognes, des soulards, fusaient de partout et des bêtises aussi ! "Année nouvelle ! Hommes nouveaux, femmes nouvelles, sexes nouveaux". Et l'on enterra la maman vers le soir. Et depuis ce jour, j'ai perdu du goût à la fête de nouvel an. Pour moi, c'est un jour comme tous les autres ou plutôt un jour de réflexion, de méditation sur l'étendue et l'abstraction de la vie !
Une femme poussait des cris puisqu'elle avait totalisé 35 ans d'existence ! Une autre 40 ans ! Un jeune homme, lui 25 ans ; un papa lui, accomplissait et fêtait ses 55 ans !
Et un jour, je m'étais mis à penser et m'imaginai que sur la terre on fait l'addition d'une année d'âge d'existence au seuil de chaque nouvelle année, et au ciel on fait l'opération de soustraction sur le quota d'années de vie sur terre. Je pensai que chaque jour, chaque mois et chaque 31 décembre nous rapproche du tombeau ! Chaque jour est un pas vers la tombe ! Quand on doit vivre 80 ans sur terre et qu'on en a déjà totalisé 30, on fait l'opération (30 + 1 = 31) au 31 décembre et au ciel, les anges-comptables de la vie de tout un chacun de nous font la suivante : (80-31 = 49). Alors seulement, pourquoi fêterai-je le réveillon du 31 décembre au 1er janvier quand je sais que mon compte-vie au ciel est déduit d'une année ! Comme le monde est ignorant ! C'est mon point de vue.
SATAN EST-IL NOIR ? DIEU EST-IL BLANC ?
LA RACE NOIRE, QUELLE EST SON ORIGINE ?
Se demande Verckys Kiamwangana Mateta dans sa chanson
« NA KO MITUNAKA »
La réponse à ses préoccupations est à puiser
dans les enseignements de Kimbangu et Mpadi
-------------------------------
A sa sortie, dans les années 70, cette chanson eut l’effet d’un coup de gong tintant d’une église surplombant la montagne et dont l’écho se déverse comme une onde invisible sur la vallée d’où s’étend une citadelle et vint réveiller tous les esprits endormis. Oui ! tous les esprits du monde se réveillèrent, tendirent l’oreille, écoutèrent la chanson et se mirent à l’analyser.
De ces esprits, il y eut, d’un côté, ceux qui furent contre la chanson et immédiatement mijotèrent des plans machiavéliques pour la combattre, l’étouffer dans l’œuf et décidèrent même de s’en prendre à son auteur ; dans l’autre versant, il y eut ceux qui trouvèrent leur compte dans la chanson, l’acclamèrent, l’adoptèrent et l’accueillirent avec joie.
Certaines églises du monde s’érigèrent contre la chanson. Il y eut tenue des conciliabules ici et là à travers le monde et le Vatican, à sa tête le Pape, s’insurgea et demanda aux autorités congolaises, plus précisément au Président Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu Waza Banga de s’occuper personnellement de cette affaire.
La chanson fut frappée d’embargo. Nul n‘a le droit de la vendre ni de la jouer !
Son auteur, Kiamuangana Mateta Verckys Wa Zola Mbongo, fut remis aux mains de la justice congolaise et jeté en prison.
Mais quelle mouche, se demandera-t-on, aura piqué tout ce monde-là pour qu’on arrivât à en vouloir tant à la chanson jusqu’à un niveau qui suscita même de l’étonnement et de la méfiance dans le commun des hommes ? Y avait-il une vérité cachée qui blessât l’’âme de ces mécontents ?
Oui, effectivement la vérité qu’a fait exploser au grand jour Kiamwangana Mateta Verckys en se posant des questions sur l’origine de la race noire dans sa chanson « Na komitunaka », rejoigne bien les enseignements de Simon Kimbangu Diatunguna et de Simon Mpadi Buka Makengo Nsuka dans lesquels enseignements l’on trouve la réponse aux questions que se pose l’artiste musicien.
Peut-être serait-il utile de vous rappeler que les enseignements des deux sauveurs de la race noire, Kimbangu et Mpadi donnent pour premiers ancêtres noirs, Nzalapanda, l’homme, et Kitedi Kinambu, la femme. C’est de ces deux ancêtres que sont parties la race noire et toutes les différentes tribus qui la composent.
Il est impossible de s’imaginer que même après les indépendances africaines, l’Occident ait toujours la mainmise sur l’Afrique, et ce sur tous les chapitres. Les indépendances ? Ce n’est qu’un leurre, car l’Afrique, personne ne l’ignore, est dirigée par l’Occident et tous ces dirigeants sont choisis et imposés aux peuples par ce même Occident. Alors, c’est quoi être indépendant quant on sait que le colonialiste est parti mais qu’il est toujours présent étant incarné, soutenu par les enfants d'Afrique eux-mêmes cupiides, assoiffés de pouvoir. L'occident, et encore l'orient qui a rejoint l'occident par son boom économique et technique, prennent en laisse les autorités, présidents et rois d’Afrique, pour mieux se servir d'immenses richesses dont régorge le sol de nos ancêtres, et ce, au détriment des misérables populations africaines..
Avant les indépendances, personne ne pouvait vénérer autre Dieu que celui imposé par le colonialiste. Quiconque osait enfreindre cette restriction était passible de traitements dignes d’un malfaiteur. C’est le cas de Kimbangu à son apparition sur la scène religieuse en 1921 et de Mpadi, décidé de prendre la relève de Kimbangu en 1939. Ils ont tous deux été traqués toute leur vie par le pape de Rome avec toutes les églises chrétiennes derrière lui, sous la couverture bien sûr du pouvoir colonial. Ils ont été arrêtés, battus, humiliés et jetés en prison (nombreuses prisons, puis la dernière, la plus horrible, celle d’Elisabethville –Lubumbashi- au Katanga, au Congo Démocratique).
Quand Franz Fanon dit que l’Afrique est comme un colt de 9 mm dont la gâchette se situe au Congo, il ne s’agit pas de voir seulement dans cette citation un Congo démocratique qui ne serait uniquement qu'un carrefour d’où partirait le développement de l’Afrique sur le plan économique, scientifique et social, surtout quand l'on pense bien sûr aux importants gisements de minerais et autres richesses éparpillés à travers tout le pays, mais aussi, comme étant une grande plateforme d’où jaillirait, telle une fontaine géante, la vérité spirituelle arrosant toute l'Afrique dans les seules et vraies dimensions établies par le Dieu Créateur.
Toute mon enfance scolaire, je l’ai passée chez les catholiques. Douze ans, du primaire aux humanités. J’y avais été baptisé et suis allé jusqu’à recevoir la confirmation. Au collège, je faisais même partie de l’équipe des servants. Mes parents, qui étaient croyants Kimbanguistes-mpadistes m’y avaient envoyé car, en ce moment c’était soit à l’école catholique, soit salutiste ou protestante qu’on nous envoyait fréquenter.
Tout grandissant, il m’arrivait de me trouver en proie à des contradictions, me démangeant le cerveau, liées aux enseignements religieux, entre ceux que je recevais à l’école catholique et ceux en rapport à la religion traditionnelle que m’inculquaient les parents et grands parents.
Chez les catholiques l’enseignement reposait ou plutôt était plus concentré, basé sur l’universalisme de l’église avec comme unique Sauveur Jésus-Christ. Jésus-Christ est donc, qu’on le veuille ou pas, le seul Sauveur mandaté, envoyé par le Dieu Créateur pour sauver le monde. Nos grands parents sont Adam et Eva. Tout humain vivant sous le soleil n’a de salut que par Jésus.
De l’autre côté, mes parents et grands parents me disaient, à travers les enseignements de Kimbangu et Mpadi que les noirs ont leur Dieu, qu’ils ont leurs ancêtres (Nzalapanda et Kitele Kinambu), leur jour sacré (le mercredi) et leur livre sacré (Ntemo Kia Kwa Nza = La Lumière du Monde=) et qu’ils ont leur entrée au ciel par la porte de l’Orient. C’est-là que leur Dieu a rangé les chaises pour les vainqueurs qui vont porter la courronne de l'éternité, ceux donc qui lui auraient été fidèles et auraient suivi les enseignements de Kimbangu et Mpadi. Ils ont leur seule église, LA RELIGION MPADISTE.
Les enfants d'Israël et tous leurs descendants issus des douze tribus ont aussi leurs ancêtres : Meleck et Sedeck. Ils ont leur Dieu, leur jour (le samedi) et leur livre sacrés (le sem-sem ou bible), et la porte céleste est au Sud. Leurs premier et second Sauveurs sont : Moïse et Jésus.
Les rouges, les arabes ont aussi leur Dieu : Allah, leur religion : L'Islam. Leurs ancêtres : Hoummad et Falladio. Le vendredi et leur jour sacré, le Coran est leur livre sacré. Leurs sauveurs : Mahomet et le Bab. La porte céleste pour eux se trouve au nord.
Pareil pour les jaunes, les asiatiques : Izuara et leur Dieu, le jeudi c'est le jour sacré, le Samzar est leur livre sacré. Leurs ancêtres : Tcheck et Cao. Leurs sauveurs : Krishna et Bouddha. La porte céleste est celle de l'ouest.
Je n’accordais aucun crédit à ce que me racontaient mes parents. Pour moi, alors enfant, la vérité, la seule, la vraie, était catholique, chrétienne.
Aujourd’hui, j’ai tout compris et je ne suis plus enfant. Comme tout africain, on est à la croisée des chemins, mais sur lequel s'engager ? Il y a un, qui a été bouché, barricadé par le christianisme, l'islam, le bouddhisme voilà bientôt bientôt six siècles, avec interdiction formelle d'y accéder, et il y a un deuxième, asphalté, bitumé sur lequel les envahisseurs poussent l'africain à marcher après lui avoir inculqué leurs noires doctrines.
Je me souvins d’un passage lors d’une prédication de Mpadi Buka Makengo Nsuka Kembo Dia Nzenza va Kintete (Simon Pierre) à une assemblée religieuse au siège social de l’église, une assemblée qui regroupait un nombre impressionnant des fidèles venus de tous les villages environnants, et de tout le pays -Yakoma, Katanga, Bakongo, etc- dans lequel passage il disait : « Le pape est responsable de la perdition des âmes noires qui sont détournées et envoyées en enfer. Certaines âmes sont même transformées en bétail : bœufs, vache, cochon. Lui et ses collaborateurs ne se donnent pas à la vraie religion de Jésus mais utilisent le nom de Jésus pour flouer le monde en usant des pratiques magiques. Le nom de Jésus n'est pour eux qu'un fonds de commerce. Leur objectif primordial c’est d’arriver à gagner le plus d’âmes possible à travers le monde pour satisfaire leur maître, Satan. Et il avait ajouté, pince sans rire, que le jour où il lui sera donné de se trouver en face du pape, il va lui démontrer comment il n’est qu’un vilain disciple au service de Satan, en lui faisant ôter la bague magique qu’il porte à son gros orteil (peut-être gauche, peut-être droit : peu importe) ».
Ce jour, quand l’on voit des images sur le pape ou autres responsables religieux, sur les artistes musiciens, sur les sportifs, autres stars et dirigeants des pays exhibant le signe 666 ou les cornes de Satan de leurs doigts, je ne peux que confirmer la sève véridique des enseignements de Kimbangu et Mpadi. (Voici une séquence vidéo que nous publions juste pour contribuer aux atteintes des objectifs de son auteur : ceux de prévenir et de sauver bien sûr les habitants de la terre de l’emprise du diable).
D’ailleurs, quand Mpadi se présenta devant l’administrateur territorial colonial de Madimba en 1939 pour réclamer la réhabilitation de l’église des noirs en Afrique, devenue aujourd'hui RELIGION MPADISTE pour se démarquer de la lignée de nouvelles et fausses églises qui ne prêchent qu'au nom des ancêtres et Kimbangu, de véritables boutiques de mensonge créées par des imposteurs leaders religieux de tous bords, il lui fut opposé un refus catégorique et cette demande fut le début des pires souffrances que durent subir les fidèles kimbanguistes de Mpadi. Il leur fut donné comme punition l'emprisonnement et la relégation vers la forêt équatoriale où ils devaient, selon le calcul du colonialiste belge, être exterminés, tous, par les carnivores, les serpents, les maladies causées par piqûre des insectes, par la rugosité du climat, etc. Mon père y partit enfant, emporté par ses parents, et il revint vers la terre natale avec une épouse et une fille, son premier enfant.
L’administrateur colonial lui demanda : « Mpadi, où est-ce que tu vas trouver l’argent pour bâtir ton église et où vas-tu trouver tes fidèles ». Mpadi répondit que l’église comptait sur la relève qui serait assurée par les enfants qui vont sortir du dos des fidèles de son église.
C’est là qu'intervint alors Monseigneur Verwing qui coupa court et dit : « Mpadi, tu rêves et tu ne peux pas t’imaginer ce dont nous sommes capables de faire pour récupérer et dompter toute la jeunesse à venir. Nous allons inonder l’Afrique de tous les medias possibles, de toutes nos dernières technologies, de toutes nos distractions, de tous nos pouvoirs magiques, bref, tout l’Occident sera déplacé ici, et l’on verra s’il y aura encore un jeune qui va tendre encore l’oreille à écouter tes enseignements. Et aujourd'hui, il ne faut pas porter des loupes pour évaluer les dégâts qu'occasionne l'importation de la culture ou civilisation occidentale dans le système comportemental de la jeunesse africaine. Elle ne vit et ne vibre que de la musique (et quelle musique ?), et la musique c'est la chambre noire où se consomment le sexe, la débauche, la drogue, l'alcool, la dépravation des moeurs. Jeunes gens et jeunes filles finiront un jour par se trimballer nus dans la rue. Voyez cette gamme de bouteilles d'alcool dosé à 45% que les commerçants asiatiques ont mis sur le marché africain : de Kinshasa, deBrazza et d'ailleurs. Les gens se promènent avec une fiole d'alcool dans la poche du veston. C'est une façon parmi tant d'autres d'abrutir la jeunesse africaine et de la faire pâter le coche.
Mpadi nous avait tôt prévenu de tout ce qui concerne ce plan destructif mijoté par l'occident et lié aux réjouissances, aux distractions, bref, aux antivaleurs qui n'auraient pour but que de noircir le raisonnement, le mental du jeune africain qui ne verrait alors plus loin que le bout de son nez.
Aujourd’hui donc, nous pouvons affirmer et confirmer que l’Afrique n’est indépendante ni politiquement, ni financièrement, ni économiquement, ni spirituellement. L’Afrique est toujours esclave de l’Occident. L’Occident la gère, comme dit plus haut, par l’entremise de ses dirigeants qui la lui ont vendue, qui l’ont trahie. Les africanistes, les nationalistes, les démocratiques purs, sont la bête noire de l’Occident !
Un ami de penchant chrétien me taquinait ou m’attaquait un jour en disant : « Et toi qui te prends pour le conservateur de la religion ancestrale, pourquoi tu as appris à lire et à écrire dans des écoles chrétiennes ? » Je ne lui avais pas répondu, ce jour-là, je l’ai regardé droit dans les yeux et lui ai rétorqué : « En voilà encore un aliéné, un acculturé ! ».
Mais, dès que l’inspiration m’enveloppe et que je me mets à écrire sur l’église ancestrale, je crois toujours trouver la réponse à donner à cet ami : « Si j’ai appris un peu à l’école et que je parvienne à m’exprimer tant soit peu avec la langue française, je pressens que le Ciel m’avait prédestiné à le faire pour qu’aujourd’hui, je sois capable de divulguer au monde entier, certaines vérités spirituelles concernant le salut de la race noire, lesquelles sont restées, à travers des siècles, enfouies en terre par la volonté de l’Occident, de connivences avec les églises chrétiennes. » Ce ne sont pas mes enseignements, c’est ceux de Dieu de mes ancêtres nous transmis par nos aïeux, par nos grands parents et parents, par nos premler et second Sauveurs Simon Kimbangu et Mpadi Buka Makengo Nsuka
Kimbangu et Mpadi ont connu une enfance salutiste et protestante. C’est surtout pour Mpadi une étape de préparation et d’acquisition d’un bagage de savoir important sur les responsabilités de leader spirituel qui l’attendaient. Tout comme Moïse et Joseph l’ont été dans le palais du pharaon. C’est juste un passage, une porte ou une fenêtre qui s’ouvre ensuite et qui vous bascule en plein sur l’aire de l’accomplissement du destin tel que prévu par le Ciel.
C’est dire qu’un diamant, même si caché dans de la merde, excuez-nous du terme, reste toujours diamant après lavage et ne perd aucune de ses propriétés. Un feu llumé secrètement dans une maison finit par se voir par la fumée qui s'en échappe.
Voici la chanson « Na komitunaka » de Verckys Kiamwangana Mateta, chantée en lingala, une des quatre langues vernaculaires du Congo démocratique. « Na ko mitunaka », signifie littéralement en français : « Je me demande, ou je m’intérroge, ou encore je m’intérroge »
CHANT EN LINGALA
1
Aée na komitunaka (2 fois)
Nzambe na komitunaka (2 x)
Poso muindo ewuta nde wapi (2x)
Koko na biso ya kala ye nani
Yesu muan’anzambe ye nde mundele
Adam na Eva bango nde mindele
Basantu nionso bango se mindele
Po na nini boye ?
2
Aée na komitunaka (2 fois)
Nzambe na komitunaka (2 x)
Poso muindo ewuta nde wapi (2x)
Na buku ya nzambe to monaka boye
Basantu nionso bango se mindele
Ba anzelu nionso bango se mindele
Soki zabolo foto moto mouindo
Injustice ewuta nde wapi (2)
3
Aée na komitunaka (2 fois)
Nzambe na komitunaka (2 x)
Poso muindo ewuta nde wapi (2x)
Ba noko bakanga biso mayele boye
Bikeko ya bakoko bango baboyaka
Kisi ya bakoko bango ba ndimaka te
Kasi na ndako ya nzambe biso to monaka
Tokosambela sapelé na maboko
Tokosambela bikeko bitondi ndako
Kasi bikeko yango se mindele
Po na nini nzambe ?
4
Aée na komitunaka (2 fois)
Nzambe na komitunaka (2 x)
Ba profeti ya mindele biso to ndimaka
Kasi ya bato muindo bango bandimaka te
Po na nini nzambe osala biso boye ?
Africa miso efunguami
Africa to zonga sima te
Ah mama aa
5
Aée na komitunaka (2 fois)
Nzambe na komitunaka (2 x)
Koko na biso yak ala ye nani
Yesu muana nzambe ye nde mundele
Adam na Eva bango nde mindele
Basantu nionso bango pe mindele
Po na nini nzambe ?
6
Aée na komitunaka (2 fois)
Nzambe na komitunaka (2 x)
Ba profeti ya mindele biso to ndimaka
Kasi ya bato muindo bango bandimaka te
Po na nini nzambe osala biso boye
Koko na biso ya bato muindo azali wapi ?
Africa miso efungwami
Africa to zonga sima te
Ah mama a
Aée na komitounaka (5 fois
CHANT EN FRANçAIS
1
Vraiment, je me demande
Mon Dieu, je n‘arrive pas à comprendre
D’où vient la peau noire
Et qui serait notre ancêtre ?
Jésus, le fils de Dieu, est de la race blanche
Adam et Eva, eux aussi le sont
Tous les saints le sont également
Pourquoi cet état de choses ?
2
Vraiment, je me demande
Mon Dieu, je n‘arrive pas à comprendre
D’où vient la peau noire
Dans le livre saint, l’on nous montre que
Tous les saints sont des blancs,
les anges sont tous des blancs,
Mais que seul Satan est noir sur la photo
Quelle est l’origine de cette injustice ?
3
Vraiment, je m’étonne
Mon Dieu, je n‘arrive pas à comprendre
D’où vient la peau noire
Nos oncles (colonisateurs) nous ont floué l’esprit
Ils ont détruit les statuettes de nos ancêtres
Ils ne croient jamais en leurs pouvoirs
Mais dans leurs églises où nous allons prier
Nous nous y rendons chapelet à la main
Nous y voyons plein de statues
Toutes représentées avec la peau blanche
Pourquoi tout cela, Grand Dieu !
4
Vraiment, je m’étonne
Mon Dieu, je n‘arrive pas à comprendre
Nous croyons en leurs prophètes blancs
Mais eux haïssent les nôtres, noirs
Pourquoi nous as-tu créés ainsi, Seigneur ?
L’Afrique commence à voir clair
L’Afrique ne peut plus reculer
Ah maman !
5
Vraiment, je m’étonne
Mon Dieu, je n‘arrive pas à comprendre
Dis-moi, qui est notre ancêtre
Jésus lui est de la race blanche
Adam et Eve sont blancs eux aussi
Tous les saints le sont également
Pourquoi tout ceci, mon Dieu ?
6
Vraiment, je m’étonne
Mon Dieu, je n‘arrive pas à comprendre
Nous croyons en leurs prophètes blancs
Mais eux haïssent les nôtres, noirs
Pourquoi nous as-tu créés ainsi, Seigneur ?
Où serait-il, notre ancêtre noir à nous ?
L’Afrique commence à voir clair
L’Afrique ne peut plus reculer
Ah maman !
Oui ! je m demande toujours !
Alors, quelle est l'origine de la race noire comme se le demande bien Verckys ?. Cette question trouve sa réponse dans les enseignements du Patriarche Mpadi Buka Makengo Nsuka, sur le chapitre concernant la CREATION DU MONDE où il est dit que l'Africain ne vient pas d'Adam et d'Eve, qui n'ont d'ailleurs jamais existé (car adam et eve veulent tout smiplement dire, en hébreu : homme et femme), mais de leurs ancêtres, africains, qui sont : Nzalapanda (homme) et Kitele Ki Nambu (femme).Adam et Eve sont en réalité Meleck (homme)et Seddeck (femme) qui sont les ancêtres des blancs. (A suivre)
LE PROPHETE SIMON KIMBANGU : OUVRIER AUX HUILERIES DE LEOPOLDVILLE (KINSHASA)
Simon Kimbangu, à l'âge adulte, exerçait un commerce qui le menait d’un village à un autre où s’organisaient des marchés intercommunautaires, fixés à des dates régulières. Mais, un jour, il se retrouva à Kinshasa où il eut la chance de se faire embaucher dans une société de traitement des huiles de noix de palmiers.
Il y passa plus ou moins huit mois de travail dont malheureusement, il ne bénéficia du moindre salaire. Et pour cause ? A chaque fin de mois, quand il se rendait au bureau afin de toucher son dû, il lui était répondu qu’il avait déjà signé pour acquit tout en lui montrant, pour preuve palpable, sa signature de réception. Toute discussion ainsi engagée par Kimbangu pour réclamer son maigre salaire n’avait aucun impact devant l’autorité hiérarchique. Nonobstant ces inconvénients, il ne démissionna pas et continua de travailler, jusqu’au jour où il eut vent de la nouvelle selon laquelle sa mère, au village, était souffrante. Mais comment y aller alors qu’il n’avait aucune économie sur lui. Il en parla à la hiérarchie et exposa son plan qui devait le conduire jusqu’au village pour s’occuper des soins médicaux de sa mère. Ses chefs n’en firent même pas bouleversés outre-mesure et lui accordèrent le voyage. Pas de prêt d’argent ! C’était ni chaud ni froid pour eux ; il pouvait partir, et qu’il ne revienne ou pas, s’en était pareil pour eux. Bon débarras. Mais qui allait signer et touchait le salaire de Simon Kimbangu ? Personne ne le sait. C’est un problème de dimension spirituelle dévoilant un message. Simon Kimbangu était destiné à un autre travail, celui de sauver les brebis de la race noire et auquel l’on n’a pas à s’attendre à un salaire qui soit journalier ou mensuel, mais au salaire de la vie éternelle.
MAUDIT PAR L’ESPRIT DE SIMON KIMBANGU
A quoi servait-il de travailler sans salaire, ou de travailler pendant qu’un inconnu allait, chaque fin de mois signer pour acquit sur son bordereau de paie. Et encore y avait-il cette nouvelle annonçant la maladie de sa mère…Il fallait partir. Même sans argent. Même à pieds. Oui, partir et c’est serait mieux !
C’est alors que Simon Kimbangu prépara son petit colis contenant du poisson appelé « nzombo » qu’il s’était acheté avec quelques petits sous qu’il avait mis de côté. C’est embarrassant que de retourner au village les mains vides alors que l’on sort de la ville. Le nzombo est un poisson d’eau douce qui, quand l’on ne fait pas attention, serait confondu à un mamba, un gros serpent très venimeux et tout noir. C’est un poisson aux dents très acérées et qui peut vous couper un doigt quand l’on s’y prend mal à le tuer. Il est surtout vendu à l’état fumé et est très apprécié par les gourmets. Il y a des tribus ou des familles dont la coutume en interdit la consommation. Le jour où j’en avais moi-même mangé, j’étais en proie à des démangeaisons intenses et je n’eus pas de cesse à me gratter toute la nuit. J’avais droit à une bastonnade magistralement administrée par ma mère. Et je la vois encore qui me disait : « nzombo, canard, cochon, grenouille, singe, silure tachetée, serpent, boa, civette, chien, tu n’en mangeras point ! ». Elle appliqua de l’huile de palme sur tout mon corps et me fit endormir sur une natte. C’était de l’huile de palme qu’elle avait elle-même fabriquée et gardait dans une bouteille. Elle était pure. Elle se méfiait de celle vendue sur le trottoir ou sur le marché, car sujette à des mélanges impropres. Cette huile-là nous guérissait de presque tout : s’imbiber tout le corps pour chasser la fièvre, l’asthme, la toux ; l’appliquer dans les narines pour chasser le rhume ; l’appliquer sur l’œsophage ou sous la gorge pour lutter contre les angines ou des démangeaisons internes au niveau de la gorge, etc.
Simon Kimbangu se résolut enfin, à défaut des moyens pécuniaires pour payer les frais de transport, de se rendre au village en longeant la voie ferrée. C’était l’esprit qui le faisait marcher car il ne passa pas une seule nuit en cours de route et arriva à destination le même jour.
Il y parvint mais non sans embuscade en cours de route. Chemin faisant donc, il atteignit la terre de Kasangulu, dans la province de Bas-Congo, à plus ou moins soixante kilomètres de Léopoldville (Kinshasa), aux heures de midi, sous un soleil ardant. C’est le moment où des cantonniers villageois commis aux travaux de maintien de la voie ferrée prenaient leur pause. C’est alors qu’ils virent Simon Kimbangu, comme tout simple individu, passer devant eux. Ils ne le laissèrent pas continuer sa route et l’interpellèrent. Ils l’intimidèrent et l’accusèrent de manque de respect en lui disant : « nous peinons sous une telle canicule à arranger la route, et toi, tu viens y passer comme un petit roi ».Ils le giflèrent, s’emparèrent de son petit colis et lui prirent son poisson qu’ils se mirent à manger sur le champ. « Mais que vous ai-je fait, c’est la route pour tout le monde, je vais… ». « Tais-toi ». Encore une gifle.
Et Simon Kimbangu continua son chemin sans son colis. Quand il parvint au village, c’est là aussi qu’il apprit la mort d’un jeune enfant. Kimbangu fit sortir tout le monde de la maison où était placé le corps. S’enferma et pria. Quand il rouvrit la porte, c’était pour dire aux gens de venir prendre leur fille qui sortait du sommeil. Les gens, surtout les parents du défunt, n’en crurent pas leurs yeux et furent contre cette action salvatrice de Simon Kimbangu. C’était son premier miracle.
Mais qu’est-il advenu des rançonneurs de Simon Kimbangu ? De trois qu’ils étaient à prendre leur pause de midi, il y eut le meneur de jeu répondant au nom de « MFUMFU ». C’est lui qui a giflé et a pris le nzombo de Simon Kimbangu.
Allez en territoire de Kasangulu et demandez à qui vous veut renseigner, l’histoire de « Ta Mfumfu ». Le « ta » s’ajoute au nom d’homme comme pour dire, par signe de respect, « papa ». Alors tout le monde vous dira que Ta MFUMFU avait extorqué du nzombo à Mfumu Simon Kimbangu qu’il s’était partagé avec ses amis pendant qu’ils vaquaient aux travaux de sarclage du chemin de fer.
Et depuis, chaque fois qu’il mangeait, toute nourriture, une fois dans sa bouche, devenait automatiquement du poisson nzombo !
C’était-là, la dure souffrance de la malédiction qui l’affligea ainsi toute sa vie, jusqu’à sa mort.
Quand Judas Iscariote vendit le Sauveur Jésus, jamais le Sauveur ne lui dit qu’il serait maudit toute sa vie. Il chercha à rendre la monnaie sale aux mains de ses complices, en vain, et alla se pendre.
Quand Ta Mfumfu fit de mal au Sauveur Simon Kimbangu en lui ravissant son poisson et en le giflant, le Sauveur ne luit dit pas qu’il serait maudit tout le restant de sa vie. Non, au contraire, il a continué tranquillement sa route quoiqu’humilié.
Et le poids de la punition alimentaire s’acharna Ta mfumfu.
Il ne faut pas s’en prendre aux envoyés de Dieu. Ils n’ont pas le temps de se plaindre du mal dont ils sont accablés, mais c’est l’esprit qui est en eux qui frappe sévèrement ceux qui les attaquent !
LE PROPHETE SIMON KIMBANGU : TRIPLE NAISSANCE
Simon Kimbangu est bel et bien le grand prophète et le Sauveur des Noirs. C’est comme cela que les choses sont établies depuis le début des temps, et nous nous abstenons de les faire avaler de force à qui veut nous écouter ou nous lire, mais est-il qu’elles valent la peine d’être divulguées, partagées pour que le monde puisse quand même savoir un peu plus sur cette religion ancestrale qui a ses origines depuis la création de l’univers et géographiquement parlant, a ses racines en terre angolaise, dans le royaume de Mbanza-Kongo, pour que ceux qui sont à la recherche de la vraie religion africaine, puissent trouver le chemin sur lequel ils veulent spirituellement marcher ; oui, nous nous abstenons de les inculquer, ces choses, de force, dans la tête des gens puisque dans les lois humaines qui régissent ce monde d’aujourd’hui, il existe une, qui parle de la liberté de religion. Et notre liberté à nous, c’est celle de nous envelopper de cet esprit divin existant depuis la création et qui a accompagné nos ancêtres à travers des siècles. Notre liberté à nous, c’est celle de nous hisser sur le toit de l’univers et crier les noms des Prophètes Simon Kimbangu et Mpadi Simon-Pierre tout en transmettant leur message divin au monde, dans le respect total des autres courants religieux existant sur terre et de leurs prophètes.. Notre liberté à nous, c’est celle de ne pas trahir la religion de nos ancêtres, celle-là même dont le Roi des belges et le Pape de l’époque (le Pape Pie VI) avaient reconnu son existence au moment où ils envoyaient leurs évangélistes en Afrique. Un passage du discours chaud du Roi stipulait quelque chose comme : «…sachez que ces gens ont leur religion et ont un Dieu qu’ils vénèrent, et par conséquent, il faut user de stratégies en utilisant la bible et leur lire des versets dissuasifs, tels que : heureux les pauvres car ils hériteront du royaume de Dieu ; les riches seront privés du royaume de Dieu, etc…mais n’oubliez pas que vous vous rendez dans ce coin perdu du monde pour les intérêts de la métropole avant tout… ».
Cet esprit divin se manifesta depuis nos premiers parents noirs, Kitele Ki-Nambu (femme) et Nzalapanda (homme) --Adam et Eva n’ayant jamais été les premiers parents des noirs-- en passant par Dona Nzinga, Dona Mafuta, puis par Dona Nsimba Kimpa Vita Ishipa Béatrice, la Jeanne-d’Arc africaine, brûlée vive sur un bûcher ardent par les prêtres catholiques avec l’enfant qu’elle portait au dos Avant d’être attaquée par les flammes, elle prophétisa que cet enfant-là qui allait être consumé par le feu reviendrait un jour pour continuer l’œuvre spirituelle pour laquelle les fils de Lucifer l’exécutaient. C’était en 1702, de notre époque bien sûr. Et, jour après jour, il a fallu deux siècles entiers pour que cette prophétie n’arrivât à son accomplissement. Et Kimbangu, le Prophète tout-feux tout-flammes, à la même dimension que Moïse et Jésus-Christ de Nazareth, à la même dimension que Mahomet et Le Bab, à la même dimension que Chrishina et Bouddha, vint au monde.
L’enfant Kimbangu naquit, puis mourut, emporté par l’esprit de la mort.
Toutes les femmes du village se plongèrent dans une cérémonie traditionnelle implorant l’esprit répondant au nom de « kimbangu », qui avait emporté leur enfant, de le leur restituer et le remettre en vie. Cette cérémonie s’accompagnant d’un petit refrain, consistait à battre le sol avec des pilons (sticks servant à écraser du manioc séché ou le grain, dans des mortiers en bois. Le refrain disait, en dialecte kongo : « Kimbangu utuvutula muana », lisez « outouvoutoula mouana », ce qui signifie : « esprit kimbangu, nous te supplions, remets-nous notre enfant ». L’invocation de l’esprit eut des effets. La réponse ne se fit donc pas attendre car, l’enfant remua, toussa et revint à la vie. C’était la deuxième naissance après la première normale qui se passa à la materité.. Simon Kimbangu était né maladif, sa peau attaquée par une sorte de gale incurable. A l’église missionnaire où sa maman l’emmenait pour la prière et pour les soins dermiques, le prêtre prophétisa sur Kimbangu, disant que cet enfant serait un grand homme.
Une vraie maman n’abandonne jamais son enfant, quelque soit l’état dans lequel il se trouve à la naissance. Comment oserait-elle détruire quelque chose qu’elle a porté pendant neuf mois dans son ventre et pour laquelle elle a enduré autant de peine, au risque même de perdre sa vie à l’accouchement. Tout se déroulait bien jusqu’au jour où une nouvelle de deuil leur fut apportée. Les bagages furent scellés et la mère et la grand-mère de Kimbangu prirent la route pour le village où se tenait le deuil. Alors, il y existait un endroit où la route passait aux abords d’un géant précipice. Et du coup, un vent violent commença à souffler et se mit à secouer ciel et terre. Le ciel rentra dans une furie totale où les gros nuages semblaient tourner et se retourner sur eux-mêmes et mouvaient ça et là comme un troupeau de bétail envouté, et sur la terre, les arbres semblaient s’arracher du sol. C’est genre de vent qui vous soulève du sol et vous pousse à vous agripper à un quelconque support. Quand la maman de Kimbangu voulut s’occuper du colis qu’elle portait sur sa tête, secoué par le vent, le pagne qui maintenait Kimbangu au dos se dénoua et l’enfant roula à terre, glissa et disparut dans la grande gueule noire du précipice. Qui pouvait descendre et aller scruter le fond du précipice pour le retrouver ? Personne ! La solution et unique chose à faire, c’était de commencer à pleurer la mort de l’enfant. Les deux femmes se blottirent contre une grosse souche d’arbre au bord de la route et s’éclatèrent en pleurs. Soudain, comme dans un livre de contes de fée, un homme géant, comme elles n’en n’avaient jamais vu, ayant ses jambes enfoncées dans le précipice et sa tête frôlant les nuages, apparut, tenant dans ses bras l’enfant retrouvé. La peur s’empara d’elles, mais l’inconnu leur dit de ne rien craindre et leur tendit l’enfant. Mais, ce n’était pas le même petit Simon Kimbangu à la peau ratatinée, à la peau galeuse, c’était un Simon Kimbangu nouveau, lavé de l’attaque dermique dont il souffrait.
C’était sa troisième naissance ici sur terre.
LA CONFERENCE DE YALTA : L'AFRIQUE EN PORTE LA CICATRICE
Dans mon lit, où je me suis plongé, tout abattu, tout honteux en même temps, tout froissé, tout diminué, en proie à une intense colère aussi, accablé par une grande insomnie, après avoir parcouru les articles de la Charte de Yalta, la charte des impérialistes, je m’étais mis à marmonner inconsciemment :« Putain de charte à la con ! Non, il faut que ça change ! Non, c’est trop fort, l’occident a pris ce monde en otage ! On est rien devant l’occident qui n’a aucune considération de l’homme noir. Tout n’est que trucage, ruse, tout n’est que mensonge ! Tout, alors tout : de zéro jusqu’ à l’imposition des religions, de la bible, du coran…en passant par la création de grandes sociétés manufacturières, industrielles, en passant par la création de l’Onu, des organismes internationaux et de tout un tas de trucs… ». Il n’y a rien qui puisse se passer sans intérêt ! L’Afrique, c’est la chasse gardée des occidentaux et ils peuvent y aller chasser quand et comment ils veulent. L’Afrique mange à la fourchette avec le diable qui lui bouffe avec une fourche ! Ce dernier ne voudra jamais qu’il y ait des parts égales et que l’autre atteigne son niveau, sinon qui sera le vassal de l’autre !
Un ami m’a un jour posé la question de donner la signification des sigles « SABENA » et « ONU ». Il s’est mis à se moquer de moi, me traitant d’ignorant, quand bien même que je lui aie répondu que Sabena voulait dire « Société Anonyme Belge de Navigation Aérienne » et l’ONU, « Organisation des Nations Unies ». Il me souffla que Sabena c’est « la Société Anonyme Belge d’Exploitation des Nègres en Afrique » et l’Onu, c’est « l’Organisation de Nuisance Universelle ». C’était il y a vingt ans. Pour tout commentaire, je lui ai rétorqué tout simplement que ses propos n’étaient que du vent, du blabla. Mais je pense qu’en ce moment précis où je viens de parcourir ce chapelet d’insultes, d’injures odieuses à l’endroit de tout un continent, de tout un peuple, je crois savoir qu’il a raison.
Oui ! je pense que je peux lui donner raison aujourd’hui quand je lis cette charte du 1er au 28è articles, du chapitre sur les dispositions générales au chapitre des accords internationaux, en passant par le chapitre sur le régime politique, celui des droits fondamentaux, celui des finances publiques, celui des traites militaires et enfin celui des accords internationaux dont quelques articles stipulent : à l’article 1, sur la devise des impérialistes : « gouverner le monde et contrôler les richesses de la terre. Notre politique est de diviser pour mieux régner, dominer, exploiter et piller pour remplir nos banques et faire d’elles les plus puissantes du monde ». Le 2è confirme qu’aucun pays tiers-mondiste ne peut être souverain ni indépendant. Le 3è parle de la pression à exercer sur les dirigeants du tiers-monde qui ne sont que leurs marionnettes et valets. A l’article 22, il est dit : « L’ONU est un instrument, nous devons l’utiliser contre nos ennemis et les pays du tiers-monde pour protéger nos intérêts » ; « Notre objectif est de déstabiliser et détruire les régimes qui nous sont hostiles et installer nos marionnettes sous la protection de nos militaires sous la couverture des mandants des forces de l’Onu ».
C’est incroyable de s’imaginer jusqu’où iraient ces donneurs des leçons d’éthique, de bonne gouvernance, de bonne gestion à travers le monde entier, par le biais des organismes internationaux, des agences de coopération et des ambassades interposés, quand l’on découvre, au fil de la lecture de la charte, ce qu’ils ont mijoté comme plan de nuisance, de déstabilisation du tiers-monde.
Tout n’exalte que l’odeur de l’horreur, de la répugnance, de la mort, du racisme, de la discrimination, de la destruction : l’article 24 parle des droits et moyens de frapper, de tuer et de détruire les dirigeants et les peuples qui marchent à l’encontre de la volonté (impérialiste), droits et moyens que confère l’Onu à ceux qui la gèrent.
L’article 25, lui, parle du maintien de la misère, de la division, des guerres, du chaos pour bien dominer les pays du tiers-monde, les exploiter et les piller.
L’article 26 lui est très sanglant : « Notre règle d’or est la liquidation physique des leaders et dirigeants nationalistes du tiers-monde ». De quoi tomber à la renverse et piquer une crise.
Le 27è fait état des cours et tribunaux des nations-unies, qui sont des instruments pour faire pression aux leaders des pays qui défendent les intérêts de leurs peuples. Et le 28è est tout à fait discriminatoire en matière de justice : les dirigeants occidentaux ne peuvent en aucun cas être poursuivis, quelle que soit la gravité de leur bavure par rapport aux crimes de guerre, au génocide, aux crimes contre l’humanité.
De là, à comprendre maintenant pourquoi Kennedy était assassiné (puisqu’il aimait l’Afrique), pourquoi Emery Lumumba, pourquoi Kadhafi, pourquoi Saddam Hussein, M’ze Laurent Désiré Kabila, Gbabo, Mobutu, et tant d’autres dirigeants africains libérien, centrafricain, rwandais et d’ailleurs ont été déchus ou assassinés sans aucune autre forme de procès.
De là, à comprendre pourquoi Georges Bush a mis le feu au Moyen-Orient et dort tranquillement dans son Texas, sans s’inquiéter outre mesure.
De là, à comprendre pourquoi J.P. Bemba du Zaïre est mis au frais dans un trou de la Haye, sous-prétexte que ces hommes ont commis des exactions sexuelles en Centrafrique. C’est comme si les soldats centrafricains sont tous castrés et que ceux de Bemba seuls ont les couilles !
De là, à comprendre que l’Afrique ne saura percer le mur de l’inconnu et graviter ainsi sur l’orbite du mystère de la science. Nos universitaires ne seront que des simples monteurs et réparateurs, des simples pratiquants et traîneront éternellement le pas au pied du mur de la haute connaissance ne sachant s’engager sur la voie de l’invention, de la créativité, sous l’œil railleur de l’occident. Et le fossé scientifique entre l’occident et le tiers-monde ne sera jamais comblé ou remblayé, sauf miracle…divin !
De là, à comprendre que les tiers-mondistes excelleront, dans les pays de résidence occidentaux qui les accueillent ou dans leurs patries acquises par les liens de l’esclavagisme, excelleront plus dans les domaines sportif, musical, administratif et moins ou nullement dans le domaine scientifique qui est la base incontestable de l’épanouissement d’un peuple, d’un pays.
De là, à comprendre pourquoi la montée de Barack Obama au trône, à la tête du pouvoir américain, n’a rien changé de la politique américaine d’Afrique. Les écrits secrets de la politique américaine restent les écrits. Ils sont inaltérables. C’est ici que les cœurs bien nés, tendres, doivent devenir, malgré eux, des cœurs durs, des fauves, pour pouvoir appliquer à la lettre les prescrits honteux laissés par leurs aïeux ! Il y a peut-être des occidentaux qui seraient contre ces textes, mais qui ne peuvent malheureusement s’en séparer, car liés, malgré eux, jusqu’aux pieds ! Un malfaiteur démasqué, dont ses moyens et plans de nuisance sont mis à découvert sur la place publique, ne devrait-t-il pas confesser et abandonner sa sale besogne ?
De là, à comprendre pourquoi la guerre de l’est du Zaïre et tant d’autres à travers le tiers-monde ne finissent jamais, bien que par exemple au Zaïre, un essaim onusien de 20.000 têtes eût été déployé.
De là, à comprendre pourquoi Kimbangu, le Sauveur des noirs, avait-il été arrêté et condamné à perpétuité dans la prison d’Elisabethville (Lubumbashi) pour seulement avoir révélé aux noirs l’existence de leur voie spirituelle.
S’il faut se rappeler d’un événement qui a marqué le colonisateur, c’est quand il demanda à Kimbangu, le traitant de pauvre homme, de démuni, de lui dire où il trouverait les fonds nécessaires pour bâtir son église des noirs. C’était à Mbanza-Ngungu, une ville de la province du Bas-Congo (Zaïre), et ceci, avant de l’embarquer dans le train en partance pour Léopoldville (Kinshasa). Kimbangu, pour toute réponse, enfouit sa main dans une des poches de l’habit qu’il portait et dispersa au vent quelques pièces de monnaie. Sur la face principale de ces pièces se développe une effigie sur laquelle l’homme blanc, soumis, est allongé par terre et l’homme noir, débout à côté de lui, autoritaire, pose son pied droit sur sa poitrine. Ce jour-là, il s’est produit encore un autre fait grandiose. L’on embarqua Kimbangu dans le train pour son transfert à la prison centrale de Léopoldville. Le train siffla le départ, mais ne démarra pas. Kimbangu avait exigé au-paravent qu’avant de quitter son peuple, il devait avant tout lui parler. C’est à quoi le colonisateur avait opposé un refus catégorique.
En bref, c’est après qu’il s’adressât à son peuple que le train devait pouvoir alors mouvoir pour la capitale Léopoldville.
De là, à comprendre que ces églises étrangères ne sont qu’une autre façon de diriger l’Afrique à la manière des organismes ou des agences de coopération, car comment des gens au cœur dur comme pierre, qui n’ont aucune considération de l’homme noir, pour le tiers-mondiste, qui se sont taillé, partagé l’Afrique comme du fromage, pouvaient-ils mettre en place une religion qui soit véritablement une.
Que peut ressentir un africain, un tiers-mondiste qui se met à parcourir les textes de la honte de cette charte reflétant l’esprit dominateur, luciférien, de leurs concepteurs, qui ne peuvent manifester le moindre sens de considération vis-à-vis des autres ?
Que peuvent encore ressentir, vautrés dans les fauteuils duveteux de leurs luxueux salons, les dirigeants tiers-mondistes, à la lecture de ces textes injurieux, dans lesquels ils sont désignés comme des valets ou des marionnettes à la solde de l’occident ? L’on comprend bien que c’est l’occident qui les a placés là où ils sont, au terme des élections truquées ou par la force de feu des armes, ils se doivent de suivre scrupuleusement les consignes, les injonctions, les plans conçus. Sinon…l’épée de Damoclès suspendue sur leur tête va tomber à pic !
Une révision de cette charte s’impose pour redonner au monde son équilibre perdu. Ou même une annulation de celle-ci dont le contenu, à nos jours, n’est plus un secret et ne peut être encore d’application. Mais qui va oser lever le petit pouce pour crier sur le toit du ciel que « C’EST ASSEZ et ça SUFFIT » !
En auront-ils le culot de le faire ? Ces dirigeants tiers-mondistes, une fois réunis en bloc ? Oui ? Non ? Ou peut-être pour eux seuls suffisent les honneurs de chef, l’étalage du tapis rouge et autres, dont ils jouissent ou ne compte pour eux que l’opulence dans laquelle ils roulent et s’en foutent du reste, du pays, de la misère des populations !
Un africain s’était plaint contre la société productrice de Tintin à propos de l’œuvre intitulée « Tintin au Congo ». Il s’est plaint de la manière dont était représenté le nègre et de son accent français d’indigène malappris. Ce qui apparaissait, selon le plaignant, comme une insulte à la race noire. Il semble que les producteurs de Tintin aient fini par comprendre et par apporter des corrections là où il s’en faut.
Et alors, si pour ce qui est d’une bande dessinée, de la pure fiction, les violons se sont accordés, pourquoi alors, pour ce qui est vrai et couché sur papier, qui n’est plus un secret des années 1945 et qui ne devrait être d’application en ces jours nouveaux, pourquoi, disions-nous, ne devrait-on pas arriver à y mettre un terme ?
La supercherie étant mise à découvert, et tout n’étant aujourd’hui qu’un secret de polichinelle, pourquoi l’occident ne demanderait-il pas pardon au tiers-monde pour toute cette exploitation illégale dont ont souffert et souffrent encore ses richesses et pour toutes ces tueries perpétrées à travers des siècles pour asseoir son autorité dominatrice ou juste pour arriver à assouvir ses intérêts, comme l’a fait le pape du Vatican à propos des exactions commises par l’église occidentale à l’endroit de l’église autochtone et des populations africaines. L’église jouait le gendarme de l’état colonial. Le monde doit partir sur de nouvelles donnes de collaboration, où chacun des pays qui le peuplent, devra trouver sa part pour le bien et l’épanouissement de ses populations.
Nous nous mettrons à étayer article par article, le sujet étant dune importance énorme, pour faire comprendre à nos frères et sœurs, les enjeux de l’heure dont les conséquences sont néfastes pour l’Afrique et, ipso facto, l’ont détournée de son vrai destin.
Mais, il y a une lueur d’espoir qui clignote à l’horizon pour cette Afrique ! Il y aura un déclic à travers le temps, qui fera changer le cours désordonné des choses que nous vivons actuellement. Les opprimés se mettront à chanter, à danser et à rire. Les nantis se verront frappés de tous les maux possibles. Les prophètes Kimbangu Diatungunua (Simon) et Mpadi Buka Makengo Nsuka (Simon-Pierre) avaient prédit tour à tour que dans les jours à venir, les pages de la bible seraientnt utilisées pour emballer des cacahuètes et qu’il y aura un renversement, non de la pyramide, mais de l’arbre de vie, dont le feuillage va s’enfouir dans la terre et dont les racines flotteront au grand vent. Aujourd’hui, dans certains coins du tiers-monde, les feuilles fines du petit Nouveau Testament servent d’emballage aux fumeurs de chanvre !
Lucas
MILLE ET UNE CHOSES : LE SAVIEZ-VOUS ?
Le saviez-vous ?
Qu’il existe dans la forêt africaine des chenilles à la taille d’un pouce, qui se confondent à la couleur verdâtre des feuilles et qui pour les voir doit-on garder la gueule fermée.
Sinon, eh bien, on pourra passer un siècle au pied de l’arbre sans qu’on arrive à les apercevoir.
Ce jour là, après une dure journée passée au champ, nous sommes allés cueillir quelques ananas sauvages bien murs et nous nous sommes installés au pied d’un arbre pour les déguster.
C’est alors que j’aperçois les excréments des chenilles éparpillés à même le sol, excréments gros comme des grains de maïs.
« Il y a des chenilles là-haut », dis-je à mon pépé !
Je suis resté-là, le cou tendu, le regard fouillant pendant une bonne quinzaine de minutes dans le feuillage, sans que je n’arrive à dénicher une seule chenille !
J’en avais marre et le cou me faisait déjà très mal. « Les oiseaux les ont sûrement bouffées », dis-je essoufflé.
Alors, mon grand-pa qui me laissait faire, réagit enfin et dit : « ferme ta bouche maintenant et recommence ».
C’est ce que je fis et au bout d’une demi-minute, je pouvais en dénombrer déjà trois.
Ce sont des chenilles succulentes qu’on peut cuire sur de la braise.
Les « Kaba », comme elles s’appellent, ne vivent pas en essaim, en groupe important comme les autres chenilles, elles se constituent une famille de plus ou moins cinq membres.
Je demandais au vieux le pourquoi de ce phénomène, et il me dit que lui aussi avait une fois posé la même question à son grand-père et que celui-ci lui avait dit que c’était comme ça que cela avait été établi par la nature. Pour découvrir les Kaba verts confondus dans le feuillage vert d'un arbre, il faut fermer la bouche ! Sinon...
Le saviez-vous ?
Que pour tirer un vers de terre de la boue, sans pouvoir le couper, il faut accompagner le geste par un petit sifflement lancé de la bouche ?
On était à la pêche avait un ami égyptien dont le père était notre professeur d’anglais au collège. Ce samedi-là, son père lui donna la permission de descendre avec nous à la rivière et pour nous amuser à pêcher. Une fois au bord de la rivière, on demanda à l’ami égyptien de retourner la boue et cueillir des vers de terre qui vont servir d’appât. C’est ce qu’il fit. Mais à chaque fois qu’il en tirait, un petit bout lui en restait sur les doigts. Il était embarrassé et en avait marre.
Et on lui dit alors d’arrondir sa gueule en croupion de poule et de pousser un fin sifflement en tirant les vers.
Au bout d’un temps, il en emplit la boîte de corned-beef (l’emballage) qu’il avait avec lui.
« Oh, c’est étonnant, çà, et tout ce temps que j’ai passé à peiner comme ça », lança-t-il en nous regardant et ricanant à belles dents.
Le saviez-vous ?
Que pour traverser de grosses rivières nos ancêtres (africains) utilisaient juste une natte en « kékélé » ou « magangou » (fibres sauvages) au milieu de laquelle ils s’embarquaient en groupe de trois, cinq personnes. Une petite invocation spirituelle à l'endroit des ancêtres et de leur Dieu et, voilà, la nappe volait au dessus de la rivière jusque sur l’autre rive… et instantanément.
Hélas, tous ce avoir surnaturels a disparu avec l’arrivée des colonisateurs qui ont détruit, à coup de sang, tout exercice ou objet lié à la spiritualité.
Qu’est-ce qui ne nous pousserait pas à penser qu’un groupe de nos ancêtres ait fait un tour sur la lune avant les américains ou peut être même posé le pied sur les autres planètes et astres.
Dommage quand même qu’il n’y ait l’existence d’aucun « papyrus » laissé par nos vieux ! Snif ! Snif !
Le saviez-vous ?
Que pour faire face à la morsure d’un serpent venimeux, quand l’on est loin d’un centre médical et que l’on ne dispose pas de pierre noire sur soi, il suffit d’appliquer du liquide tiré du doigt du vagin d’une femme. Dès qu’appliqué, le venin va cesser sa progression vers le cœur et va entamer la marche retour vers le point de morsure jusqu’à s’écouler.
Ou alors trouver rapidement un sage du village qui va procéder à créer un espace d’un centimètre sur la tête en rasant les cheveux. Le venin va suivre le cours normal du sang et va s’éjecter sur le terrain d’atterrissage préparer par le sage sur la tête.
C’est plein de choses, de mystères, cette Afrique ! Ah vraiment !
Le saviez-vous ?
Vous êtes en proie à des courbatures intenses, grippe, etc… ? Cueillez des branchages de safoutier, d’avocatier, d’orangers, mélangés à des plantes odoriférantes comme le « nkasi kindongo », le « mansousou-nsousou » et faites bouillir l’ensemble dans marmite et versez le enfin dans un seau.
Après, placez-vous dans un coin de la maison sur une chaise basse, le seau entre les jambes et couvrez-vous d’une couverture pendant une bonne vingtaine de minutes. Tournez de temps en temps le mélanger avec un stick pour faire dégager plus de vapeur chaude. Attendez-vous à une grande transpiration. C’est le mal qui sort du corps.
Il n’y a jamais eu meilleure « sauna » que celle-ci !
Le saviez-vous ?
Que les lions, les léopards et autres, les canards, les poules, les coqs, les chiens mangent de l’herbe verte ou fraîche ? Et pour quel motif ?
L’herbe ainsi consommée leur sert de vermifuge naturel.
Tout être vivant a besoin de soins médicaux ! Et ici le créateur a donné gratuitement pour les bêtes un vermifuge. Que d'humains meurent en Afrique par manque d’argent pour avoir accès aux soins médicaux dignes de ce nom ! Des campagnes médicales contre les maladies infantiles se déroulent gratuitement, la distribution gratuite de la vitamine A, etc… mais tout cela, ce n’est que le un-dixième de l’iceberg du mal qui est soigné. Le vrai mal, eh bien ! faites un tour dans les hôpitaux africains et vous verrez comment les gens meurent comme des mouches ! Pas d’argent ? Aucun infirmier ne peut vous toucher. Autant crever et mieux ça sera !
Une petite chrono-graphie sur la mort de mon père à Kinshasa.
Mon père tombe brusquement malade, l’on va dans un centre médical du quartier qui le soigne et qui, le jour suivant, nous dit d’aller chez les sœurs religieuses, là on le transfuge (nous avons donné notre sang en échange de ce qu’on lui transvasait), le jour suivant on nous dit d’aller dans un grand centre ; on va dans une clinique où l’on nous fait acheter un paquet de médicaments pour une grosse somme, le jour suivant, l’on nous dit d’aller à Saint-Joseph, ici c’est plein comme un œuf, pas un lit, et l’on nous dit d’installer le malade à même le sol en attendant qu’il y ait libération du lit soit par un malade qui mourait ou par un qui sortait guéri. Non pas ici, l’on va sur 7è rue à Limete commercial, à Bondeko, il est 23h30, ici, même chose, c’est plein comme un sac de sucre ! Et enfin, l’on va sur l’avenue Université, croisement avec 7è Rue/Limete. Ici, c’est le grand vide, que de lits inoccupés ! Ah quelle chance, ici il y a de la place. Mais pourquoi tant de places ? C’est après la mort de mon père le jour suivant dans cet hôpital qu’on nous dira que c’est parce qu’ils sont très chers et trop exigeants.
La même nuit qu’on était arrivé vers minuit, on avait terminé toute la somme que nous avions sur nous : examens médicaux, achat médicaments…
Il fallait un dernier examen : il y a un nœud, plus d’argent. Alors l’on dit au soi-disant docteur qui était de garde que nous étions prêts à payer le lendemain, puisque l’un de nos frères n’a pas pu nous rejoindre cette nuit-là et qu’il va s’emmener avec l’argent très tôt matin. Le soi-disant docteur nous dit, pince sans rire : « mais il ne fallait pas venir ici, il faut payer ou bien vous vous en allez ». C’était pénible. A 1h30 après minuit, l’on a tout fait pour trouver la somme demandée et payer. Oui, payer pour la santé de notre père ! C’était au croisement des avenues Université et 7ème Rue, oui, c’est ça, j’en suis certain, je revois encore l’enseigne au-dessus de l’étage.
Un système pourri que celui qui s’est installé dans le circuit des hôpitaux de Kinshasa. Ici on ne reconnaît pas la valeur de la vie humaine. Seule la couleur de l'argent compte ! Un malade, guérissant ou mourrant rapporte, c'est une marchandise sûre, mais rapporte plus quand ça meurt !
Des gens tombé dans le coma sont vite expédiés à la morgue où ils se réveillent en contact avec le froid. Ceux qui sont jetés dans les tiroirs glacés retrouvent leur esprit mais sont pris au piège de la mort. Ceux qui sont jetés pêle-mêle, couchés sur le pavé retrouvent leur esprit mais ne peuvent plus revoir l’extérieur. C’est la loi de la morgue…ils sont tout simplement assommés avec un gros marteau, m'a raconté un ami à Brazzaville, re-expédiés vite vers la mort.
Ouf ! Quel monde ! Homo homini lupus.
Lucas
L'HYGIENE DE LA BOUCHE : LES ODEURS BUCCALES
S’il y a une habitude comportementale dans la société à laquelle il faudra attacher une attention soutenue, c’est sûrement celle de veiller aux soins de la boîte buccale. Les odeurs buccales, la bouche qui pue, c'est un autre mal qui se faufile dans la société et qui peut, si l'on en prend garde, diminuer voire détruire la personnalité d'un individu, qu'il soit grand ou petit, physiquement, matériellement ou financièrement. C’est en fait au matin, au sortir du lit que s’effectue ce petit mais judicieux exercice qui consiste à couler un bout de centimètre de dentifrice sur sa brosse à dents et se mettre à nettoyer sa carcasse dentaire. Nulle n’ignore que depuis l’école primaire, l’on apprend aux enfants à utiliser la brosse en la faisant passer sur toutes les dents et dans tous les sens, tant horizontal que vertical. Il est aussi d’une importance capitale le fait de se racler sa langue avec par exemple un outil traditionnel fait de bambou ou carrément passer la brosse sur la langue afin de se débarrasser de cette sorte de muqueuse blanchâtre dont elle se couvre au sortir du lit le matin, surtout tout au fond, à la lisière de l’œsophage. Il n’est pas du tout aussi mal de passer en quelque deux ou trois tours, un coup de brosse sur les lèvres, ça enlève la fine muqueuse matinale et cela donne un bel éclat aux lèvres.
Une bouche puante comme un trou à ordures, eh bien, ça vous réduit votre personnalité et indispose les interlocuteurs qui sont à portée de votre haleine. Ceux-ci voudront se tenir à distance ou éviteront carrément qu’ils soient sur la trajectoire de votre souffle, et ceci devient encore pire quand on parle en bavant, en éjectant de la salive comme un serpent. Des fois, ce que vous ne remarquerez pas, vos interlocuteurs appliqueront discrètement la main pliée autour du nez en le pinçant de temps en temps dans le seul but d'éviter votre souffle charriant des odeurs impossibles.
Il nous paraît gênant de faire remarquer à un ami que sa bouche dégage et qu’il en fasse l’hygiène. On a l’impression qu’on va le frustrer et cet état d’impuissance de faire éclater au jour le mal qui habite l’ami va faire que ce dernier continuera, sans s’en soucier ou ignorant, de vivre avec. Mais faut-il laisser l'ami dans cet état ou faut-il l'en faire sortir ? Cela dépendra de notre courage de savoir comment aborder l'ami et arriver à le convaincre sans heurts.
Une fois j’étais dans un bus, appelé fula-fula, à Kinshasa. Un bus populaire où l’on entasse les gens comme de la sardine dans une boîte. Il ne faut pas y aller en veste, je vous préviens ! Tant que ce bus n’est pas encore plein comme un œuf au parking de départ, il ne pourra jamais prendre la route. Et vous entendrez le « receveur » ou boy-chauffeur crier : « allez, sardinez-vous ». Et encore, pour se rendre compte que le bus est vraiment plein, il s’infiltre ou se glisse tout au milieu du bus et commence à classer les gens comme des sacs : « toi-là, viens par ici ; hé ! avance un peu ; maman tourne-toi et regarde dans l’autre sens… » . On bouge les gens, on les bouscule, on les secoue, des injures fusent de partout, des plaintes des gens qui en ont marre et à qui on répond : « que celui qui n’est pas d’accord aille prendre un taxi ». Et mon voisin, un vieux qui avait l’air d’un gardien de nuit dans une société, brusquement, se retourna et se mit à proférer des injures à l’endroit du chauffeur et des receveurs. Et c’est alors que toute son haleine me frappa en plein dans la figure et j’eus l’impression que j’avalais des milliards des microbes. C’était un coup de souffle véhiculant des odeurs indescriptibles, se rapprochant même de celles des toilettes pourries. De la salive emplit ma bouche et j’étais en proie à d’intenses nausées. Il fallait cracher, mais où ? J’ouvris le bouton d’en haut de ma chemise et crachai sur ma poitrine, sous le maillot de corps. Je me révoltai et criai contre ce mec : « tu m’asperges de ta salive puante comme ça…yo ! ». Et alors s’ensuivit une prise de becs qui ne prit heureusement fin qu’à ma descente. Cela allait dégénérer en une sérieuse dispute. On allait en venir aux mains car cet homme avait mal digéré le fait que je lui crachasse cette vérité en face. Il s’en était pris à moi avec un tel acharnement, me traitant de tous les noms, de tous les saints, que finalemennt tous les autres passagers du bus se liguèrent contre lui. Il faisait un contre tous.
Voyant ou sentant ce mal qui réside chez les autres, je me demandai si moi aussi je n’étais pas dans cet état. A mon fils, à qui je demandai un jour si ma bouche dégageait des senteurs nauséabondes, en poussant par trois fois « ah,ah » devant son nez, il me répondit : « non papa, c'est bon, ça sent le chewing-gum».
Ce phénomène d’haleine puante est courante dans notre société. Et nombre des gens qui en « souffrent » ne s’en rendent pas compte, ils circulent, parlent librement et deviennent ainsi l’objet de moquerie de la part de leur entourage. Ils sont de beaux parleurs, de beaux raconteurs, de beaux bavards dans de groupes de discussion en famille, en amis, dans la rue, mais ne savent pas qu’ils sont porteurs, s’il faut l’appeler ainsi, porteurs d’un défaut qui indispose l’entourage. Ce phénomène n’épargne personne et se remarque à tous les niveaux de la classe sociale, qu’on soit petit ou grand, paysan ou cadre de société…
Le manque réel d’une hygiène buccale régulière en serait bien la cause de ce mal, on en souffre sans le savoir et met les gens mal à l’aise. Imaginez-vous un directeur dans un service donné qui dicte une lettre à sa secrétaire et dont la bouche dégage l‘odeur d’une viande pourrie ; ou un professeur en classe qui se penche sur votre cahier de notes et vous chuchote en vous faisant remarquer, le souffle puant, les fautes commises ; imaginez-vous une copine ou un copain, qui dans l’intimité du soir, vous adresse des paroles amoureuses avec une haleine nauséabonde … les exemples sont foison et tout ceci pousse au dégoût de la personne. On fait tout ou l'on se force à retenir sa respiration momentanément afin d’éviter cette mauvaise haleine ou l’on cherche à mettre son nez hors de la trajectoire du souffle puant.
QUELQUES CAUSES :
L’on peut se permettre d’étayer ici quelques causes qui seraient à la base de ce mal. Cela est sûrement dû à une hygiène mal entretenue de la bouche. L’on peut citer entre autres causes :
- l’usage d’une brosse à dents sans dentifrice ;
- l’usage de l’index qu’on fait passer sur les dents en guise de brosse
- le lavage de la bouche rien qu’avec de l’eau simple, sans brossage
- le brossage des dents avec un morceau de tige d’arbuste dont le bout est mâché pour en faire une brosse
- le non lavage de la bouche après le repas du soir peut être aussi signalé ; c’est conseillé mais l’on peu s’en passer si au matin l’on a tout ce qu’il faut pour un bon nettoyage de la bouche
- la carie dentaire elle aussi est l’une des causes principales d’une haleine impropre. Des dents cariées mal entretenues ou non suffisamment brossées avec une pâte de dentifrice, sont une source d’odeurs malsaines dont peut s’envelopper l’haleine qui sort de la bouche.
- La consommation, par exemple, de la viande boucanée, du poisson fumée, de la chair avariée, des oignons, de l’ail, qui ne se termine pas par un brossage des dents significatif provoque le dégagement d’une haleine indisposant les gens qui sont dans ton intimité ou si proches de toi.
QUELQUES SOLUTIONS :
Et la vraie hygiène de la bouche assurant l’aisance de soi dans les cercles d’amis, de travail et autres requiert une petite discipline simple mais qui devra s’appliquer régulièrement.
- Se brosser les dents chaque matin, pas avec son index, mais avec une bonne brosse à dents sur laquelle on couche un centimètre de dentifrice
- Passer la brosse dans tous les sens pour arriver à déloger tous les détritus d’aliments qui s’encastreraient dans les entre-dents.
- Racler la langue avec la brosse jusqu’à la lisière de l’œsophage pour éliminer la muqueuse matinale blanchâtre dont elle se couvre
- Passer même la brosse légèrement sur les lèvres, tant en interne qu’en externe, pour éliminer une éventuelle mince couche de muqueuse pour les rendre éclatantes aussi
- Compléter le brossage par un sirop de bain de bouche acheté en pharmacie. A défaut s’en fabriquer un en dissolvant une cuiller de bicarbonate de soude dans un demi-verre d’eau, secouer, tourner et retourner vivement le mélange dans la bouche pendant une longue minute, effectuer même un gargarisme et éjecter l’eau. Pas de danger si l’on en avale quelques gouttes !
- Pendant la journée, lors d’une sortie, en lieu et place de passer une brosse sur les dents, on peut tout juste rincer la bouche avec un peu de bicarbonate de soude dissout dans un demi-verre d’eau. C’est rassurant !
- Jeter un chewing-gum dans la bouche après le nettoyage…et la vie est belle ! Emerveillements de l’entourage qui vous côtoie, sensation de respect ! Confiance en soi ! Assurance totale ! Voilà !
Lucas
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