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COMMERCE DES OSSEMENTS HUMAINS EN AFRIQUE CENTRALE

27 Décembre 2012 , Rédigé par Lucas Publié dans #Société

 Cela, à premier abord, vous donne de la chair de poule, quand une fois vous avez l'occasion de vous trouver devant quelqu'un qui vous parle d'un certain type d'individus hors du commun, appelés déterreurs.

Dans la contrée d'où ils sont ressortissants, ces chasseurs d'ossements humains portent le nom indigègène de "Minzioula", ce qui simplement signifie, en français, déterreur. C'est la partie occidentale du Congo (Zaïre) et du Congo (Brazza) qui renferme le plus ces chasseurs d'ossements humains. Et cette partie de terre est habitée par des autochtones appelés les Manianga au Congo-Rdc et c'est cette tribu qui est sensée pratiquer le déterrement.

Sur l'autre côté, au Congo Brazza, c'est plusieurs tribus confondues qui se livrent à cette opération, ou si vous voulez bien et pour aller tout droit au but, à ce commerce. Ici, on peut citer la tribu Dondo, la tribu Bembe, la tribu Kamba, etc...Mais cette opération s'exécute de manière différente selon qu'on est d'un côté ou de l'autre de la frontière.

En RD Congo, cette pratique d'aller déterrer les cimetières n'avait pour but que de piller les objets de valeur qu'on plaçait dans les cercueils des morts (couvertures, draps, couteaux et vaissselle de valeur...). Le vieux qui me raconte cette histoire me dit que le linge ainsi déterré allait être lavé dans des cours d'eau situés à des endroits inaccessibles par des personnes vraiment normales, c'est dire qu'il faut avoir le sang d'un Mounzioula dans les veines poue se permettre de fréquenter ces endroits cachés pour faire la vaisselle. Il faut vraiment être sorcier pour le faire ou être manipulé par des esprits diaboliques.

Et comment se passe l'opération de déterrement ? Le vieux me dit : Aux petites heures du matin, pendant que les villageois normaux ronflent emportés dans leur sommeil, eux, les Minzioula, se donnent renez-vous au cimetière où se lancent dans une lithanie d'invocations des esprits malsains quand ils se trouvent devant la plate-bande surplombant le cimetière. Et du coup, lentement mais sûrement, la plate-forme se met à bouger, le cerceuil commence à remonter à la surface et finit par s'ouvrir automatiquement. Dès qu'ils se sont servis du butin, le cercueil retombe dans le trou et ils détalent comme de lapins vers leurs cachettes. Les gens remarqueront plus tard que le cimetière avait été profané du fait que la plate-bande n'est plus à sa forme initiale car elle aura perdu de sa hauteur et se situe au ras du sol par exemple. Le but ainsi récupéré va voyager vers des contrées lointaines pour la re-vente.

Mais à malin, malin et demi, me dit le vieux. Une fois le corps d'un parent déposé en terre, on élève plus de plate-bande, on fait juste le remblai au ras du terrain, ainsi, les incatations et invocations des pilleurs n'auront plus d'effet sur le cercueil. Et encore, les sages placent des pièges spécialement conçu pour capturer ces sorciers qui se livreraient à ce vilain exercice.

Aussi, pour le moment, cette pratique d'enterrer les morts avec leurs richesses tend vers sa fin, et les quelques linges qu'on y place sont coupés sur toute leur longueur ou largeur aux ciseaux.

Et le vieux enchaîna : jeune homme, ne te trouve jamais en travers de la route qu'emprunte les Minzioula, ils sont sans pitié et vous tueront sans la moindre hésitation, de peur que tu n'ailles raconter des choses au village. Et si jamais par malheur tu te trouves face à eux au moment où ils font la vaisselle, sache bien qu'on parlera de toi en termes de "Porté Disparu".Il n' y a jamais personne plus sauvage que les Minzioula.

Ouf ! ça fait frémir ! C'est la sorcellerie pure et simple ! Mais le colonialiste n'a jamais signé ni reconnu l'existence de la sorcellerie. Une plainte au tribunal pour cas de sorcellerie n'avait pas sa place au tribunal colonial. Pourtant, dans mon enfance, mes pères, mes grand'pères me disaient que l'homme blanc est un douze malins, un trente-six malins... et pire encore quand on monte en grade : quarante, cinquante.... malins. Bof ! Mon père me disait que les blancs leur envoyait par poste des catalogues reprenant toutes les recettes possibles de la magie noire ou blanche  dont il fallait faire son choix : il y en avait celles liées à l'amour, au combat, à exceller dans un métier choisi (coodonnier, menuisier, magasinier, bagarreur invincible, etc...), à la richesse. Dans tout cela, on s'entoure de l'assistance d'un diable qui pourvoit tout ce dont on a besoin. Mais pour quiconque signe le pacte avec le diable, sa fin demeure toujours tragique. Il meurt dans des conditions mystérieuses et va rejoindre par la suite l'équipe des travailleurs qui peinent nuit et jour au service du diable.

Les ossements humains est une matière première qui apporte beaucoup d'argent à ceux qui savent s'en servir. Mon grand-père m'a raconté qu'un riche commerçant avait exporté vers le Congo-Brazza des bidons d'huile de palme de 25 litres  et parmi lesquels deux contenaient des ossements humains plongés dans l'huille. Il y avait une erreur de livraison à destination. Par mégarde, l'un des bidons avait été acheté par une femme commerçante qui découvrira les faits losqu'elle s'était mise à transvaser l'huile dans un grand bassin. Il fallait remonter la filière pour finir par mettre la main sur le commerçant livreur.

Au congo Brazza, c'est pire encore ! Déterreurs et assassins chasseurs d'ossements se confondent. C'est du pétrole, et ça rapporte gros !

Ici, on s'attaque aux gens qui s'aventurent dans des coins perdus, en brousse, en fôret, au champ. Il ne faut pas s'éloigner en solitude, il faut se regrouper pour aller au champ par exemple. La mort par étouffement peut vous surprendre à tout moment. Posséder une fortune ou des biens de valeur surtout dans la région du Pool, de la Bouenza vous donne, aux yeux du public, les allures d'un mounzioula, d'un riche qui a bâti sa forture sur le sang ! Erreur, car, il y a de ces gens qui, à partir de rien, la sagesse comptant, sont devenus des millionnaires. A parir des travaux agricoles, ils ont changé leur situation. Il ne faut pas perdre de vue que ces deux régions possèdent un sol très riche pour la culture des produits agricoles, un sol qui a permis aux jeunes gens courageux de s'épanouir. Un jeune homme de la Bouenza, en temps de vaches grasses, peut vous empocher 400.000 FCFA rien qu'avec 10 sacs de cossettes de manioc qu'il s'en écouler sur le marché de Pointe-Noire à raison de 40.000/pièce ! Et les riches Minzioula arrivent à blanchir leur argent en se livrant eux aussi aux grandes activités agricoles ou en érigeant des maisons commerciales (grandes boutiques, hôtels, véhicules de transport, etc).

Ceux qui se sont lancés dans cette pratique, disposent, paraît-il d'un matériel sophistiqué capable de neutraliser en un rien de temp la victime. Un paysan cheminant seul en brousse constitue une proie propice pour les minzioula. Il est neutralisé, étouffé, mis dans un sac puis plongé dans une marre d'eau dans des endroits difficilement accessibles. Au bout de quelques jours, les os sont vidés de leur chair et sont recoltés pour l'expédition aux acheteurs qui, parait-il, sont des hommes blancs stationnés à Pointe-Noire et qui rendent ce commerce actif. Les Minzioula sont très discrets et agissent en qualité de commanditaires car ayant des gens sur terrain prêts pour la sale besogne quand il y a une commande en cours.

Des disparitions sont ainsi souvent signalées dans des stations de police. Ici on signale la disparition d'une femme malade, qui était sortie la nuit pour aller aux toilettes et qui, en fin de compte, n'est plus rentrée à la maison. Là, une femme portée disparue sur le chemin des champs, et plus loin, un cimetière est spolié et le corps, enterré seulement hier, a été emporté. Oui, des histoires à vous font dormir débout et qui vous font redresser les cheveux de la tête de stupeur. Et la-bas, on raconte que les minzioula peuvent acheter un cadavre en remettant des sommes importantes aux chefs de famille des défunts. Il faut négocier dans la discrétion pour que la chose ne soit pas ébruitée. Pendant que les autres membres de la famille pleurent leur parent décédé, quelques responsables de la famille, cupides, négocient la vente de la dépouille mortelle,avec les acheteurs qui eux seuls savent quoi en faire. Quelqu'un m'avait raconté qu'ici c'est plutôt de l'esprit, de l'âme du mort dont les acheteurs de la dépouille ont besoin.

Et comment procèdent-ils ? Les acheteurs, semble-t-il, remettent un linge spécial aux chefs de famille contactés, linge ou linceul avec lequel ils vont envelopper le mort. Ce linge est sacré ou plutôt magique, il servira de transbordement du corps vers le monde des acheteurs pour la récupération des ossements, de son âme. Donc, une fois enveloppé, le corps est à la pleine possession des minzioula.

Les minzioula se retrouvent dans un grand réseau qui aux tentacules internes et externes. Sur le plan national, semble-t-il, le réseau se compose même des mailles bien placées dans la société congolaise, à tous les niveaux. Et un mounzioula arrêté car soupçonné de trafic de vente d'ossements ne passera que le temps de feu de paille à la maison d'arrêt, l'intervention jaillira de toutes les sphères de la société pour solliciter sa libération immédiate, racontait quelqu'un qui a été victime de la disparition d'un parent.

Un chanteur tradi-moderne "bembe", une tribu de la région de la Bouenza, le Générl Mabiry, a dans une de ces chansons, décrié ce genre de commerce sanglant qui cause de dégâts humains importants dans la société congolaise de Brazzaville. Une vidéo sera jointe prochainement.

Homo, homini, lupus. l'homme se comporte comme un loup  face à son prochain, et n'hésite pas un seul instant à l'éliminer, surtout  quand il y voit les intérêts que cela peut générer. Les guerres, les assassinats, les massacres génocidaires, etc...ne sont que l'effet de l'incompréhension des hommes sur cette terre... Le jour où l'homme (riche, pauvre, puissant, indigent) saura qu'il est un simple passager sur terre et qu'il va un jour crêver comme tout le monde en terminant sa vie dans une caisse de 1200mm x 80mm à ensevelir dans un trou, je crois qu'à partir de ce jour-là, personne ne s'en prendra à autrui ! Les puissants d'aujourd'hui, au 21è siècle, sont toujours aussi cruels que les puissants hier, au siècle de la naissance de Jésus : tel que Caesarus Augustus. Quand la mort de ce vaillant roi leur servira-t-elle de leçon ?

 

Lucas

 

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Un ex-légionnaire français sauvé

7 Octobre 2012 , Rédigé par Lucas Publié dans #NOUVELLES

Un belge partait. Il s'appelait Hardy. Un français arrivait. Il s'appelait Elambert. Il prenait la relève de Hardy en qualité de directeur de fabrication dans une usine de fabrication des meubles et articles électroménagers. Nous sommes à Kinshasa, vers les années 90. J'étais le secrétaire du département ou direction de fabrication, c'était le département-mère qui regroupait la section tôlerie, la section tubes, la section peinture et la section menuiserie. Et notre société-là devait se compter parmi les dix plus grandes du Congo RDC et pourquoi ne se taillerait-elle pas aussi une place de choix dans le palmarès des sociétés africaines. Cela me fait très mal aujourd'hui de parler d'elle au passé, puisque ce géant monument économique d'hier n'est aujourd'hui que l'ombre de lui-même, les événements de pillage l'ayant réduit à sa plus simple expression.

 

La société avait appartenu aux belges, puis lors du vent de la zaïrianisation mobutiste, elle était passée aux mains de feu Mr Bemba Saolona (avec mes révérences - respectons nos morts), puis à été gérée tour à tour par ses fils, dont Mr Igwe Jean-Pierre Bemba tombé dans le piège au nœud  coulissant centrafricain et recueilli, à tort ? à raison ? par les sbires de la CPI. Franchement, nonobstant tout ce qu'on aura dit de lui, force est de reconnaitre que Mr Bemba-père par le biais de ses activités, nourrissait  des milliers de familles kinoises en particulier et  zaïroises en général.

 

Un certain lundi matin de juillet, l'on nous présentait notre nouveau directeur de fabrication. Il n'était pas mal celui-là, et par sa peau poulet-frigo, l'on sentait qu'il débarquait fraîchement de la France et que c'était  sa toute première fois de fouler le sol zaïrois, d'embrasser la jungle. La jungle ? Oui ! Certains de ces blancs d'Europe s'évertuent toujours à croire que la civilisation, la vie, c'est chez eux, et le reste c'est sauvage ! J'avais eu à travailler aussi avec un jeune français qui mettait pied pour la première fois de sa vie sur le sol zaïrois, congolais, si vous voulez bien. A son embarquement à bord d'un régulier de la Sabena à l'aéroport de Zaventem, son père, sa mère et ses frères fondirent en larmes, car, d’après eux, le fils se rendait en pleine jungle au risque de tomber dans la marmite des cannibales.

Mais, dès que ce français prit son poste de F&B manager, il avait, selon le contrat, droit à une villa luxueuse, à une voiture de service et à une ration-pognon pour le week-end. Au vu des photos qu'il envoya auprès de sa famille, sa mère et les autres n'en crurent pas leurs yeux. Oui, l’Afrique transforme les blancs : villa gratuite, voiture gratuite, manger et boire gratuits, domestique gratuit…

 

Revenons à notre directeur, Elambert. Il était un peu chétif, d’une courte taille, le pied chaussant le n° 6, à la démarche plutôt de quelqu'un qui a peur que le sol ne s'écroule sous son poids, et pourtant il ne pesait pas plus de 50 kgs ! Bonne communication professionnelle pourtant dans l'équipe directionnelle de plus ou moins six personnes que nous formions ensemble avec lui. Il nous racontait des tas d'histoires de tout genre et surtout de sa Beauce natale, région si fertile qu'il vantait tant. Il était ancien légionnaire, nous disait-il, et nous racontait sur la montée des légionnaires en ville pour se défouler. Ils y débarquaient en convoi des camions dix-roues et aller faire la fête dans des bistrots. Les nanas, on se les croquait vives. "Ah oui, il en fallait bien, les meufs, car la vie du camp, ça vous démange quoi", disait-il avec un éclat de rire dévoilant au grand jour ses dents noir-café. Mais il n'avait rien de tout du physique d'un militaire, notre homme. Vraiment on le trouvait intéressant surtout quand il se mettait à déballer ses gros mots du genre : enfoiré, connard, con, enculé, zuava, putain, eh dis-donc...qu'est-ce que tu fous là-toi, espèce d'enfoiré...

C'est resté comme un héritage parmi nous, si bien que quand à tout à hasard on se croise avec un ancien coéquipier, l'on se salue en riant et en se lançant l'un et l'autre : eh enfoiré, qu'es-tu devenu ? Et toi, espèce de connard, où tu te terres ? Enfant de salaud, zuave, tu ne te fais pas voir ! Espèce d'enculé, t'as pas cessé de draguer les meufs ?

 

 

- Un jour une fille de notre équipe devait sortir avec un responsable du département énergie solaire pour aller prélever des mesures sur un chantier. Le type vient chercher la fille après avoir causé bien sûr avec le directeur de fabrication sous l'autorité duquel elle dépendait. Il portait un longue robe à la sénégalaise et avait une démarche voutée avec ses un-mètre-quatre-vint-dix. La porte du bureau s'ouvrit et se referma et nous les regardions tous deux se diriger vers la voiture. Elambert aimait bien cette fille qui travaillait au bureau d'études et qui était petite de taille comme lui. Les suivant toujours du regard à travers la baie vitrée, le directeur souffla, comme s'il s'adressait à nous : "regardez-moi cet accoutrement, c'est vraiment une menthe géante ! Ah si le ridicule pouvait tuer ! J'espère que ce grand con ne va pas abîmer notre fille !

- Un jour aussi, une sœur  religieuse vint passer commande de quelques meubles en bois. Après négociation, la bonne sœur  s'en alla. Elambert l'accompagne et lui ouvre donc la porte du bureau. Au revoir. Il referme aussitôt la porte et la regarde s'éloigner vers le parking par la baie vitrée, son poste d'observation duquel il scrute l'extérieur.. « C'est toutes des moches, des vieillottes qu'on envoie en Afrique, toutes les belles jeunes sont dirigées vers Vatican."

- Un matin, le directeur d'importation, un vieux belge aux allures de colon, vient nous rendre visite au bureau, tout en chemise blanche bien repassée reposant sur un pantalon de fond bleu assujetti par une ceinture cuir-chocolat, pantalon un peu relevé faisant dévoiler des chaussettes blanches rivalisant avec des chaussures noires. Au départ du directeur des importations, Alain nous dit : "regardez-moi ce vieux colon, toujours en chemise blanche. La question que je me pose est celle de savoir quand est-ce qu'on la lave ? Vous me diriez peut-être  que ce vieux con en possède une douzaine, mais il aurait mieux fait d' en prendre un kilo de douze couleurs différentes!

- Son épouse était venue en vacances au Zaïre avec son fils de plus ou moins dix ans. Ce jour-là elle vint au bureau pour inviter son mari au repas de midi, le gosse était derrière elle, la tenant par la main. "Oui, j'arrive", je termine quelque deux ou trois bricoles". La femme repartit. Elambert les regarda partir par la baie vitrée et enchaina : "Et ce petit con qui est toujours collé aux pattes de sa mère à tout bout de champ, même au lit, on ne sait plus tirer le moindre coup tranquillement".

- Un jour, il fit un faux pas et se cogna le tibia contre un pied de table en aluminium du bureau. L’'on vit l'ex-légionnaire se tordre de douleur comme un civil, les yeux froncés et bouffant sa lèvre inférieure sous l'effet de la douleur. Alors, entre amis, l'on se demanda comment un-ex légionnaire pouvait-il se tordre de douleur de la sorte.Un soldat est censé résister à la douleur, à la torture, non ?

 

Non ! Il nous marque "cet enfoiré" de directeur, vraiment il nous manque !

Puis vinrent les pillages. Année 1900 - 1991: ça tirait en l’air de partout, et les foules suivaient derrière les militaires en criant : "ELELA" (que ça pète  en parlant de tirs de balles). Les militaires défonçaient les entrepôts, les magasins, des sociétés, se servaient en premiers et la population venait en deuxième lieu. C'est comme les lions qui se servent et laissent les restes aux vautours, aux hyènes, aux chacals. Pan ! Pan ! ELELA !

 

Ce jour, j'étais arrivé trop tôt au lieu du travail. Sur la 14è Rue à Limete. Sous cette pluie de balles tirées en l'air et sous ce comportant  rageux de la population, on n'avait pas le droit de garder les gens et les faire travailler. Tous ceux qui étaient parvenus à atteindre quand même le lieu du travail comme moi, devraient rentrer à la maison.

Je ne suis pas rentré et j'ai tenu d'abord à voir le directeur, sa femme et son fils. Ils habitaient dans l'enceinte même de la société tout au bout de la clôture. Arrivé à la villa, je me mis à crier fort,  en les appelant. Mr Elambert ? Mr Elambert ? Personne ne répond. Je fis le tour des maisons en appelant. Alors, seulement, de là où ils se cachaient tous les trois, eux pouvaient me voir par les claustras. En fin, m'ayant remarqué, il sortit de sa tanière et me demanda des nouvelles

"Oui, les pillages continuent, et les militaires défoncent toutes les portes et laissent entrer la population après qu'ils se soient servis".

"Ah ma femme, elle est venue en mauvaise période, si l'on savait..."

Je m'imaginais à quoi il pensait : ces drogués des militaires pouvaient tout faire sur sa femme.

"On n'a rien mangé depuis le matin, ma femme n'a pas eu le temps de faire les courses matinales. « Mais nous sommes seuls ici, il aurait fallu qu'on soit à l'ambassade de France en ville."

Il me remit un peu d'argent et je fonçais dans la nature infernale comme Gavroche. J'allais trouver du pain et des arachides plus loin à la cité. Ils en grignotèrent à belles dents !.

Heureusement pour eux, la société appartenait à Bemba-père. Elle était gardée, et elle n'a jamais été pillée. Donc nos trois français jouissaient d'une marge de sécurité non négligeable. Sauf peut-être en empêchant l'intrusion aux autres militaires, il se produirait un échange de tirs où les gardiens seraient alors abattus... sinon, sans cela, ils pouvaient encore attendre tranquillement la fin des événements.

 

"Tu dois partir toi aussi, tu as laissé ta famille, il faut que vous soyez ensemble".

Serrement des mains, encouragements, byebye.

Je les avais quittés mais au fond de moi je n'étais pas en paix,  mais que pouvais-je y faire ?

Je marchais tout en raisonnant, priant Dieu afin qu'il ne leur arrivât rien du tout. Surtout à madame. Ces drogués, ces vautours,  la dévoreraient à mort et la dépéceraient gratuitement.

Je traversais le Boulevard Lumumba et passais par le terrain Saint-Dominique quand je fus sorti de mes pensées par un bruit de moteurs un peu exceptionnel. Je me retournais et je vis un convoi de véhicules militaires arborant l'étendard français.

Vite, ramassant mon courage, je courus, prenant mes jambes au coup et atteignis le Boulevard. Je fis signe, en levant ma main droite à la jeep de tête qui sans hésiter se mit de côté, et le convoi s'arrêta net. J'avais eu peur de courir vers le convoi car un tireur à la gachette facile eût vite fit feu, me confondant à un révolté ou un drogué porteur de bombe !

 

"S'il vous plaît messieurs, faites vite, il y a trois français qui sont en situation difficile, cachés là-bas, un monsieur, sa fem...".

Je n'avais même pas fini de parler qu'on  me dit : "Monte vite, c'est où ? ", pendant que le chauffeur braquait son volant et actionnait l'arrière pour la manœuvre. La première en virtuose, Il démarra sur les chapeaux de roues après que je leur aie indiqué la route. Les deux autres jeeps et deux "dix roues" nous collèrent aus fesses.

C'était de beaux jeunes gens, ces légionnaires, tondus à ras tout autour de la tête et un peu de cheveux sur le plat de la tête. Certains portaient leur bérêt rouge et les autres l'avaient noué sur l'épaule.

C'était comme la délivrance, une sortie de prison, de piège qui s'etait refermé brusquement sur vous !

 

Enfin, Alain sorti de sa tanière et se présenta comme ex-légionnaire et sans tarder, après quelques échanges de mots, toute la famille embarqua dans la jeep de tête. La jeep démarra, puis Elambert la fit arrêter.

"Il me fit signe de la main et je les rejoignis.

Il s'adressa à ses frères :légionnaires : " je voudrais partir avec Lucas, je ne veux pas le laisser".

"Les papiers, nous aurons des problèmes de notre côté aussi sans papiers, lui répondit-on.

Alain me serra vivement la main avec des yeux mouillés de larmes : "Courage, Luc, je te remercie pour tout ".

Je serrais la main de madame, puis du fiston.

El le convoi s'éloigna. Et Elambert s'envola pour toujours.

 

"Tant mieux, le destin n'en a pas voulu ainsi, sinon ça serait :  à moi la France ! A moi Paris ! » pensais-je en marchant sur le chemin de retour vers chez moi. Une buée de larmes mouillait me yeux aussi. L'essentiel pour moi c'était de les avoir remis dans les mains de leur mère,  la France.

 

 

 Lucas

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Morte Atrocement

17 Janvier 2012 , Rédigé par Lucas Publié dans #NOUVELLES

Oui, la vie est ainsi faite, il y a un temps pour vivre et un tems pour mourir.

On nait, on grandit, on recrée, selon l'ordre divin : "multipliez-vous comme le sable de la mer".

Oui, la mort c'est notre chemin à nous tous, mais quand celle-ci doit frapper les petits enfants, il y a de quoi se faire des idées, il y a de quoi se demander mais pourquoi ne sont-ils pas restés dans ce monde-là où ils vivaient, en leu et place de faire cette visite-éclair ou du tourisme sur la terre, provoquant la douleur dans les familles..

Les vieux doivent partir en premer pour laisser la place aux enfants, et non le contraire. Quoi de plus douloureux que de voir une gamine, comme celle-ci (photos jointes), reposant, coincée sous le pneu d'un gros camion de plus de 20 tonnes.

 

C'était un certain 06 décembre 2011, après les fêtes de nouvel an où tous les enfants, ayant mis leurs habits neufs, ont envahi, certains accompagnés de leurs parents, tous les studios de la cité pour se faire photographier. Et cette gamine sûrement, habillée comme un ange, s'est fait photograpier le 1er décembre 2012, comme tous les autres enfants.

Oui, c'était un certain 06 décembre 2011, que cette fillette, envoyée par les parents pour acheter de la nourriture au petit marché, s'est fait renverser par ce monstre. Il a fallu l'intervention des mécanos (en salopette rouge) qui ont du utiliser un cric pour soulever le gros pneu et retirer ainsi le corps aplati de l'enfant.

L'événement, s'est déroulée dans une cité urbano-rurale du sud de la république du Congo-Brazza.

 

Les enfants sont des anges. Bon retour au Ciel ma fille !

 

 

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SIMON KIMBANGU ET SIMON-PIERRE MPADI EGALENT JESUS-CHRIST ET MOÏSE, MAHOMET ET LE BAB, KRISHINA ET BOUDDHA

3 Août 2011 , Rédigé par Lucas Publié dans #RELIGION ANCESTRALE

A beau mentir celui qui vient de loin.

Celui qui vient de loin vous raconte tout ce qu'il y a de plus inimaginable et vous prend pour des naïfs, pour des avale-tout, pour des enfants...pour des cons (excusez-moi l'expression) qui n'ont aucune jugeotte devant les faits ou les circonstances qui se pointent devant eux ou carrément sur ce qu'il vous fait avaler..

C'est ainsi que ceux-là qui se croient être les descendants de Jésus ou encore mieux l'élite qui a pris la relève de Jésus, ont été démystifés et sont devenus sujets d'un haïssement de la part de ceux-là même qu'ils ont pris pour des bêtes ou de bons écoliers à qui il faut tout inculquer.

C'est vrai que le christianisme a été imposé à nos ancêtres qui ont dû malgré eux abandonner le chemin spirituel propre à eux qui leur était tracé pour finalement marcher sur celui du nouveau venu, sur celui des étrangers. Et c'est à partir de ce moment  précis que l'on peut maintenant faire allusion à la dérive, à la perdition, au vagabondage spirituel du peuple noir, du peuple congolais, du peuple africain.

 

Un jour mon père me disait, pendant qu'il était avec son ami : "hé fils, va dire bonjour à ton papa".

Je le regardai dans les yeux et lui demandai : "c'est toi mon papa" ?

Et c'est mon père qui a répondu à sa place : "oui bien sûr que c'est ton papa". Il est comme moi.

Un autre jour j'avais faim et je dis à ma mère : "je vais chez mon papa là-bas chercher à manger".

Ma mère s'étonna en ces termes : "quel papa ? Qui t'a dit que celui-là est ton papa ?"

Je retorquai : "mais maman, je lui dois du respect non ?"

"Bien sur que oui, mais il n'est pas ton père"

"Ah bon ? Bien, je veux le savoir s'il est vraiment mon papa comme l'a dit l'autrefois papa".

 

Un jour, je rentrai de l'école et je vis mon autre papa.

"Hé fils ? Me héla-t-il, ça va toi, tu as passé une bonne journée à l'école".

"Non, dis-je" !

"Mais pourquoi donc non ? Dis-moi tout "?

"J'ai donné une chiquenaude à un copain et le maître m'a battu et après j'ai proferré quelques mots inaudibles et il a cru que je l'ai injurié et m'a fait agenouiller en me faisant soulever une chaise.

Et encore, avant cela j'ai été appelé par le Direcole et il m'a dit que j'ai une dette vis-à-vis de l'école sur les frais scolaires.

Et dans les deux cas, ils ont besoin de votre présence pour rencontrer le Préfet de discipline et le Direcole afin de solder le compte. Pouvez-vous venir avec moi demain, papa" ?

"Ben...oui...non...ben voyons donc..."balbutia-t-il.

"Qu' y a-t-il, papa"?

"Euhh... pour cela, dis-je, il faut aller avec votre papa, c'est lui qui est le mieux placé pour régler tout cela"

"Et toi papa, tu es aussi mon papa, non" ?

"Non, écoute-moi, fils, je suis le papa de ton copain et je ne suis pas ton vrai papa. Tu m'appelles papa comme mon fils Abelo, ton copain, m'appelle papa et appelle aussi ton père à toi papa. C'est un peu cela, quoi ? Il y a des plate-bandes sur lesquelles on ne peut pas marcher, tu comprends au moins ce que je voudrais dire..." !

Je lui tournai le dos en lui disant "OUI JE COMPRENDS".

Et je fouttai le camp.

Il n'était donc pas du tout mon père, malgré ma gentillesse, mon affection envers lui. Je ne pouvais donc rien atendre de lui bien que je le prenais pour mon papa.

 

A la maison, je fis rapport à mon papa et à ma mère de l'incident de l'école et des échéances à régler auprès du Direcole. Papa et maman m'écoutèrent attentivement.

Papa s'adressa à maman : "Tu vois, si tu aurais au moins reglé ce compte avec l'argent que j'avais prévu, tu as plutôt préféré venir en aide à mon oncle, et jusqu'à présent, il ne t'a pas encore remboursé. je te dis et t'assure que c'est de l'argent jeté dans la gueule du crocodile. Tu ne l'auras jamais, crois-le moi et je connais bien mon oncle.

"Ne t'en fais pas mon fils, demain on va régler tout ça, je passe par ton école avant de me rendre au travail. Et je vais lui dire un mot à ce petit pédagogue et pourquoi pas lui casser sa boîte...oh non, c'est pour amuser la galerie que je dis ça. Alors, qu'on nous sert à manger, qu'est-ce qu'il y a au menu, maman" ?

J'aimai entendre ainsi parler mon père et des fois il utilisait de ces expressions propres au capitaine Haddock quand quelqu'un lui faisait monter la tête ou quand il voulait juste se détendre.

Une fois au lit,  le film de la journée me revint à l'esprit et me dis en moi-même que je n'ai qu'un seul vrai papa, celui-là même qui m'a engendré et qui s'occupe de moi en tout et pour tout, qu'il bruine, qu'il vante ou qu'il neige ou qu'il pleuve.

 

Jésus-Christ est bel et bien le Fils de Dieu et mon père me disait que je Lui dois tous les égards dus à un Fils de Dieu, à un Sauveur, mais ajoutait-il : "Sache le bien qu'il va t'écouter quand tu lui demanderas quelque chose mais te renverra toujours auprès de ton Sauveur". Et mon père chercha une Bible, le livre sacré des juifs, et me lit le chapitre consacré à la femme qui  a présenté à Jésus son bébé pour qu'il fût guerri et à qui Jesus-Christ répondit qu'il ne pouvait en aucun cas prendre de la nourriture réservée aux siens pour la donner aux chiens. Certaines langues disent que Jésus avait épprouvé la foi de cette femme. Mais c'était que vérité dans ce sens qu'Il disait cela tout en sachant que cette femme était étrangère ou arabe et que les étrangers ou les arabes ont leur voie de salut tracée par leur Dieu, sur laquelle se dressent leurs sauveurs. La femme avait insisté et Jésus-Christ avait fini par guerrir son fils, tout comme Mpadi Simon-Pierre posait ses mains sur la tête des hommes blancs qui allaient  le rencontrer dans sa cité sainte de Songa-Ntela, dans la région de Bas-Congo, en République Démocratique du Congo.

 

Un cantique de l'Eglise des Noirs en Afrique s'intitule : "MWANA NZAMBI WA YISA KUA BANDOMBE, KANSI NDOMBE MU YUNGANA BENA". Comme pour dire :

Le Fils de Dieu est venu chez les noirs

Mais les noirs en sont toujours ignorants

Ils s'en vont adhérer dans les églises étrangères

Cherchant à découvrir le Sauveur des Noirs.

Ils s'en vont auprès des salutistes

Ils s'en vont chercher auprès des catholiques

ils s'en vont chercher auprès des protestants

Ils sont voués à disparaître dans ces églises

Dans ces églises venues de loin de l'étranger.

Dites à tout ce monde perdu, de revenir auprès du Sauveur (nois).

Tralalala Tralalala Tralala lalalalala.

 

Mon voisin avec qui je partageai le siège double du bus qui me transportait un jour lisait une petite revue, et du coup, il se mit à somnoler. Nous devrions parcourir 180 kilomètres pour arriver à destination. La plupart des passaient étaient emportés par le sommeil. La revue glissa de ses mains et tomba sur le parquet. Je la ramassai et m'apprêtai à la lire. Sur la couverture se dessinait un grand titre : "LE NOM DE ESUS SE VEND BIEN" !

Oui ! Jesus se vend bien !

Quand on voit le nombre d'églises qui éclosent, qui poussent au grand jour comme des champignons et au grand étonnement du commun des mortels, l'on se demande si nous ne revivons pas l'époque de la ruée vers l'or aux Amériques. Jésus est or. On s'autoproclamme Pasteur, Homme de Dieu, Général, Archibishop, et on se dit l'Oint de Dieu, le Saint...bref, celui en qui Dieu, Jésus, s'est revélé. On ne mange, on ne jure, on ne respire que par Jésus-Christ.

On le proclamme, on le loue...un peu trop, voyons, à la manière des pharisiens. On passe sur les plateaux de télévision où les caméras font un zoom sur les chaussures que portent l'homme de Dieu dont le cuir est en parfaite harmonie avec le pantalon et la veste qu'il porte, sur sa coiffure, son facies bien rasé, et même sur la griffe du couturier.On récolte l'argent par-ci, par-là, au nom de l'église, on se taille une grande part d'amitié dans les circuits politiques, question de se protéger, de se rendre influent, d'avoir accès facile à tous les couloirs de la bourgeoisie.

Le nom de Jésus se vend bien !

Les bus qui assurent le transport urbain sont pris d'assaut par des hommes de Dieu, des prédicateurs de tous bords, de tout plumage, de tout accabit qui se mettent à prêcher du point de départ du bus jusqu'au lieu de débarquement. Sur toutes les lignes de la capitale (congolaise), Kinshasa, au même moment que les bus vont déverser les passagers sur différents lieux ; bureaux, marchés, sociétés, entreprises, au même moment, plus de mille pasteurs prédicateurs, évangélistes, prennent les bus d'assaut. Ils suivent les mouvements du bus aux heures où il y a une grand affluence des passagers : c'est à la sortie le matin et au retour, le soir, de la population active. Des collectes sont proposées aux passagers, soit-disant pour contribuer à la construction, à l'élevation de l'oeuvre de Dieu.

"Je me rends à l'hôpital général où il y a un frère ou une soeur en Christ qui doit être opéré d'urgence et il me faut au moins 20 dollars que je dois apporter rapidement. Si dix personnes peuvent prendre cette somme à leur charge moyennant 2$ par chacune, la soeur sera opérée et Dieu va vous donner au centuple". C'est comme cela que parlait un prédicateur.

Un autre prêchait et avait fini par demander une somme d'argent aux gens de bonne volonté pour location des chaises et musique en vue de l'organisation d'une campagne biblique.

 

Mais pourquoi cet engouement à faire de Jésus une star ? Pour qui les gens travaillent-ils ? Pour louer véritablement le nom de Jésus ou ont-ils des ambitions mercantiles en option. Quand l'on sait qu'après chaque rencontre spirituelle, qu'après chaque campagne évangélique, qu'après chaque culte, organisés dans des stades, sur des grandes esplanades et qui draînent de foules immenses,  il y a des envelopes contenant les offrandes, la dîme, l'offrande du prédicateur, les frais de construction de l'assemblée de Dieu, qui emplissent les paniers.

C'est cet argent qui a été la cause des disputes, de divorce, de séparation dans différentes églises de réveil. Chacun veut avoir son église et gérer lui-même ses finances. Les disputes, la séparation, l'église des noirs en Afrique en a connu aussi ! Plus de vint églises des noirs actuellement sont sur le marché de Dieu.

Quelle est la vraie église laissée par Moîse et Jésus-Christ ?

Quelle est la vraie église des noirs laissée par Kimbangu et Mpadi ?

Les une et les autres ne peuvent-elles pas se coaliser et orment un puissant tout ? C'est vrai que la lumière et l'ombre ne peuvent cohabiter ensemble, les huiles et l'eau ne peuvent se mélanger, le vrai et le faux ne peuvent s'assembler puisque le faux sera vite reconnu.

 

Qui est le successuer de Jésus-Christ ? Est-ce le papa, le chef du Vatican.

Mom père me disait, quand j'étais petit que le Pape est le Chef de tous ces missionnaires qui nous ont apporté le mensonge et qui nous a détournés de notre voie spirituelle en utilisant le nom de Jésus-Christ. J'étudais au collège Notre-Dame en ce moment-là et répondit à mon père en disant que c'est eux qui nous ont apporté les habits, du savon, du sel, l'écriture, les livres. Si je sais parlé français aujourd'hui, c'est grâce à eux, non ?

 

"Oui, mais tu as raison de dire cela. Mais le plan de Dieu devait se réaliser tout de même et nous aurions dû avoir notre écriture tôt ou tard, comme les chinois, comme les arabes.

Mais qu'à cela ne tienne ! Tu apprends le français et c'est la langue qui te permettra de raconter à la face du monde l'histoire spirituelle de tes ancêtres et de dénoncer ceux qui ont voulu l'enterrer.

Tu sais mon fils, quand on veut attraper un rat au piège, ce n'est pas avec un caillou qu'on l'attire, n'est-ce pas ? Ce n'est pas avec une pierre qu'on attire un poisson ? Il faut un appât fait de viande, du sucre, du salé, une belle noix, un beau et gras ver de terre.

Et nous les noirs sommes pris dans ce piège des jambes au cou. Nous chantons, nous dansons, nous buvons, sans pour autant savoir ce que nous sommes exactement. Nous nous ignorons. Et l'intelligence des blancs nous a aigris, nous a rendus infifférents à nos problèmes, à nos soucis communs.

Nous prions du matin au soir mais hélàs, nos coeurs sont toujours endurcis, durs comme pierre. On se déteste, on s'entretue, on se repousse.

 

"Mais père, ils sont là pour nous léguer la bonne nouvelle apportée par Jésus, non" ? Jésus est Dieu, le Sauveur du monde entier, et il n' y a d'égal pour lui.

"Oui ! mon fils, qu'on ne te trompe pas, l'appât dont je te parle, c'est cette bonne nouvelle-là. Elle est bonne, sucrée, douce, saine, mais des gens malintentionnés, à la solde d'un maître des ténèbres, se la sont  appropriée pour assouvir leurs faims, pour étancher leur soif", brefs pour réaliser leurs agendas cachés et leurs fins machiavéliques.

Attends fils, je vais te lire un passage où Jésus lui-même reconnaît qu'il n'est pas Dieu, quand bien même vos pasteurs s'évertuent à proclamer Jésus comme Dieu.

Une hache dans les mains d'un bûcheron n'a rien de suspicion dans le mental des gens, mais imaginez-vous une hache dans les mains d'un fou, personne ne prendra le chemin sur lequel ce fou est signalé. Cette image est d'Eisntein Albert, le grand physicien sur le nucléaire. Enstein n'excellait pas seulement sur le côté sciences, mais avait aussi un penchant pour le verbe.

Le miel apparaît comme un doux repas dans les mains d'une maman qui nourrit son enfant avec, mais imaginez-vous la tasse de mil dans les mains d'uns sorcière qui doit nourrir cet enfant !

C'est pareil à la parole inscrite dans la bible. Elle est douce, sucrée...mais elle s'est retrouvée dans les mains de ceux qui la transforme en produit d'extermination spirituelle des peuples, les déviant de leur destinée tracée depuis la création.

 

Et mon père ouvrit la Bible qu'il gardait dans un coin. Il feuilleta jusqu'à se positionner sur le chapitre 24, du livre d'évangile selon Saint Matthieu. Et il se mit à lire à haute voix :

 

"Comme Jésus s'en allait, au sortir du temple, ses disciples s'approchèrent pour lui en faire remarquer les constructions.

24:2

Mais il leur dit : Voyez-vous tout cela ? Je vous le dis en vérité, il ne restera pas ici pierre sur pierre qui ne soit renversée.

24:3

Il s'assit sur la montagne des oliviers. Et les disciples vinrent en particulier lui faire cette question : Dis-nous, quand cela arrivera-t-il, et quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde ?

24:4

Jésus leur répondit : Prenez garde que personne ne vous séduise.

24:5

Car plusieurs viendront sous mon nom, disant : C'est moi qui suis le Christ. Et ils séduiront beaucoup de gens.

24:6

Vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerres : gardez-vous d'être troublés, car il faut que ces choses arrivent. Mais ce ne sera pas encore la fin.

24:7

Une nation s'élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume, et il y aura, en divers lieux, des famines et des tremblements de terre.

24:8

Tout cela ne sera que le commencement des douleurs.

24:9

Alors on vous livrera aux tourments, et l'on vous fera mourir ; et vous serez haïs de toutes les nations, à cause de mon nom.

24:10

Alors aussi plusieurs succomberont, et ils se trahiront, se haïront les uns les autres.

24:11

Plusieurs faux prophètes s'élèveront, et ils séduiront beaucoup de gens.

24:12

Et, parce que l'iniquité se sera accrue, la charité du plus grand nombre se refroidira.

24:13

Mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé.

24:14

Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin.

24:15

C'est pourquoi, lorsque vous verrez l'abomination de la désolation, dont a parlé le prophète Daniel, établie en lieu saint, -que celui qui lit fasse attention ! -

24:16

alors, que ceux qui seront en Judée fuient dans les montagnes ;

24:17

que celui qui sera sur le toit ne descende pas pour prendre ce qui est dans sa maison ;

24:18

et que celui qui sera dans les champs ne retourne pas en arrière pour prendre son manteau.

24:19

Malheur aux femmes qui seront enceintes et à celles qui allaiteront en ces jours-là !

24:20

Priez pour que votre fuite n'arrive pas en hiver, ni un jour de sabbat.

24:21

Car alors, la détresse sera si grande qu'il n'y en a point eu de pareille depuis le commencement du monde jusqu'à présent, et qu'il n'y en aura jamais.

24:22

Et, si ces jours n'étaient abrégés, personne ne serait sauvé ; mais, à cause des élus, ces jours seront abrégés.

24:23

Si quelqu'un vous dit alors : Le Christ est ici, ou : Il est là, ne le croyez pas.

24:24

Car il s'élèvera de faux Christs et de faux prophètes ; ils feront de grands prodiges et des miracles, au point de séduire, s'il était possible, même les élus.

24:25

Voici, je vous l'ai annoncé d'avance.

24:26

Si donc on vous dit : Voici, il est dans le désert, n'y allez pas ; voici, il est dans les chambres, ne le croyez pas.

24:27

Car, comme l'éclair part de l'orient et se montre jusqu'en occident, ainsi sera l'avènement du Fils de l'homme.

24:28

En quelque lieu que soit le cadavre, là s'assembleront les aigles.

24:29

Aussitôt après ces jours de détresse, le soleil s'obscurcira, la lune ne donnera plus sa lumière, les étoiles tomberont du ciel, et les puissances des cieux seront ébranlées.

24:30

Alors le signe du Fils de l'homme paraîtra dans le ciel, toutes les tribus de la terre se lamenteront, et elles verront le Fils de l'homme venant sur les nuées du ciel avec puissance et une grande gloire.

24:31

Il enverra ses anges avec la trompette retentissante, et ils rassembleront ses élus des quatre vents, depuis une extrémité des cieux jusqu'à l'autre.

24:32

Instruisez-vous par une comparaison tirée du figuier. Dès que ses branches deviennent tendres, et que les feuilles poussent, vous connaissez que l'été est proche.

24:33

De même, quand vous verrez toutes ces choses, sachez que le Fils de l'homme est proche, à la porte.

24:34

Je vous le dis en vérité, cette génération ne passera point, que tout cela n'arrive.

24:35

Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point.

24:36

Pour ce qui est du jour et de l'heure, personne ne le sait, ni les anges des cieux, ni le Fils, mais le Père seul.

24:37

Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même à l'avènement du Fils de l'homme.

24 :38

Car, dans les jours qui précédèrent le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu'au jour où Noé entra dans l'arche ;

24:39

et ils ne se doutèrent de rien, jusqu'à ce que le déluge vînt et les emportât tous : il en sera de même à l'avènement du Fils de l'homme.

Pour ce qui est du jour et de l'heure, personne ne le sait, ni les anges des cieux, ni le Fils, mais le Père seul."

 

Et mon père se mit à commenter sur les séducteurs de ce monde, utilisant mille astuces qu'ils appellent miracles, pour ramener à eux des foules des hommes, femmes, enfants, tous naïfs et grisés, floués, troublés par les miracles. Et Emmanuel Jésus dit : "Prenez garde, que personne ne vous séduise".

Il commenta sur le verset 36 et dit : " Tu vois, mon fils, il n' y aqu'un seul Dieu au ciel, c'est le Tout-Puissant Lui-même, qui connaît le jour et l'heure où cela arrivera. Personne au ciel ne le sait, ni la foule des anges, ni lui-même Jésus.

 

A beau mentir celui qui vient de loin. Ils nous racontera tant d'histoires inventées, non fondées, essayant de parvenir à nous  convaincre...et il y parviendra...car il usera des signes, des miracles, qui étonneront et feront s'émerveiller des foules immesnes des naîfs, d'ignorants. "Mon Dieu, mon peuple périt par manque de connaissance", lit-on dans un passage de la bible.



Mon père, sachant que je le suivais avec attention, me dit une anectode, qui se raconte autour du feu du soir dans nos villages.

"Une maman partit au champ et attendait son enfant qui devait sortir de classe à midi et  la rejoigne la-bas dans la vallée. Quand l'enfant quitta la grande route pour prendre le sentier qui mème vers la vallée, il appela sa mère en portant ses mains à la bouche comme pour en faire un micro et amplifier ainsi sa voix. Ohé ! Ohé! Mamaaaann ! Je viens de quitter la grand route, où es-tu ? La maman saisit le message de son enfant et cria à son tour : prends le petit sentier et plus bas tu verras deux autres sentiers, alors tu prends celui au bord duquel j'ai planté un bout de feuille de palmier. Prends celui-là, tu as entendu ?. L'enfant arriva à l'endroit où les deux sentiers se présentèrent, l'un va à gauche et l'autre vers la droite. Il ne tint compte ni de gauche ni de droite, mais s'engagea sur celui-là où était piqué le bout de feuille de palmier. Et il s'engagea sur le sentier qui mène vers la demeure du diable. Le diable avait entendu la mère donner des consignes à son fils, et est vite allé sur le lieu pour changer le signalment routier."

"Je crois que tu comprends mon fils, me demanda mon père" sûr de lui ? 

"Oui mais.."

"Comment oui...mais ? Nous nous sommes tous engagés sur une voie erronée, sur une voie qui mène vers la mort. Nous sommes tous victimes d'un destin...spirituel...détourné.

"Et alors papa, sommes-nous tous voués à la mort ? C'en est fini pour nous "?

"Nous devons faire volte-face, nous devons nous rebeller et quiiter ce sentier satanique pour revenir sur notre le nôtre. Il nous faut chercher et retrouver notre destin spirituel, coûte que coûte, au prix des sacrifices intenses et gagner ainsi la confiance de notre Dieu. Notre Dieu est noir. Quoi qu'il en fasse, quoi qu'il en tourne, un bouleversement total des choses est à attendre.

Je regardais mon père, stupéfait et me demandais : "Mais où est-ce qu'il puise tout ce qu'il me raconte là ?"

C'est le monde noir à la dérive spirituelle. L'éveil spirituel, l'éveil patriotique, deux armes époustouflantes qui feront de nous de vaillants combattants pour retoruver la voie tracée pour notre destin et sur laquelle nous marcherons jusqu'à faire de notre Congo une cité universelle, sacrée, aux mamelles nutritives de l'Afrique et du monde.

Lucas

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LE CHOIX DE MPADI SIMON-PIERRE : LE TITANIC OU LE BATEAU MYSTERIEUX DE NZADI N'SANGA

23 Juillet 2011 , Rédigé par Lucas Publié dans #RELIGION ANCESTRALE

 

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Ils ne sont pas morts, nos prophètes, nos sauveurs, Mfumu Simon Kimbangu et Mfumu Mpadi Simon-Pierre. Ce grand Congo leur appartient et il n'est pas loin ce temps là où les vannes vont être lachées pour que la vérité spirituelle de notre continent apparaisse au grand jour, cette vérité qui s'en trouve toujours étouffée comme un petit légume sous de géants palmiers ou de gros arbres ombrageux.  Oui, il y aura un temps où ces gros arbres seront coupés et jetés au feu pour permettre au petit légume de bénéficier du soleil et ainsi pousser correctement. Mfumu Simon Kimbangu et Mfumu Mpadi Simon-Pierre, c'est eux qui les abattront. Le prophète Mpadi ne cessait de le dire :" Toutes les solutions aux problèmes du Congo, et pourquoi pas de l'Afrique et du monde entier, sont dans nos mains". Et mfumu Kimbangu avait prédit : "Dans les jours à venir, l'arbre verra ses racines au soleil et ses feuilles dans la terre". C'est l'annonce du changement total de l'ordre actuel des choses dans ce monde. Et tout cela partira de la République Démocratique du Congo.

 

Pays des miracles et des mystères divins, le Congo en est un. Parmi tant d'autres incalculables, incomptables, en voici celui qui s'est déroulé sur un petit lac appelé "Nzadi Nsanga", au village de Kibambi, dans la province du Bas-Congo, en République Démocratique du Congo. Nzadi en dialecte kongo, signifie fleuve et le petit lac qui s'étend dans la vallée de N'sanga, se nomme Nzadi N'sanga.

 

De la prison de Kibambi où ils étaient internés, un groupe de prisonniers avait pris sur leurs épaules le tonneau à kaka et à urines noué sur deux sticks solides, et se dirigeaient comme d'habitude pour balancer son contenu dans la petite rivière qui partait du lac.

En milieu du chemin menant vers la vallée, ils virent au loin un gros bateau, un paquebot, appareillé sur le lac et duquel fusaient des chansons bien connues de l'église des Noirs en Afrique. Ils n'en crurent pas leurs yeux et se demandèrent bien si cen'était pas un rêve, voire un "mirage". Mais tous se redirent vite compte que c'était la réalité, toute palpable. Pris de peur, ils se débarrassèrent du récipient qu'ils transportaient et coururent vers la prison pour annoncer la nouvelle de l'apparition de ce bateau sur le lac.

Vite la nouvelle se répandit comme une traînée de poudre à travers toute la contrée, et les gens accoururent sur la berge pour contempler le mystérieux navire. Il était de douze étages et de chaque étage, des hommes et femmes, vêtus d'habits kaki, chantaient, jubilaient dans une effervescence totale Les chants étaient tellement emballants que tous les spectateurs qui les connaissaient, se mirent aussi, dans une frénesie totale, à les chanter, mouvant les bras en l'air.

 

Mes pères me racontent que l'autorité coloniale, une fois saisie de ces faits, et croyant aux "Bisimbi", les esprits des rivières, amenèrent argent, sacs de sel et autres marchandises pour essayer de les dompter, mais c'était peine perdue.

Des canons furent dirigés vers le bateau, canons d'où partirent de milliers de boulets pour détruire le bateau, mais en vain. Des tireurs d'élite de l'armée coloniale furent réquisitionnés pour envoyer des salves vers le navire : peine perdue. Le bateau resta intact et personne dans le bateau ne fut touché.

Ils croyaient tirer des balles et des boulets réels, mais, ce n'était que du vent pour ces passagers venus l'on ne sait d'où ! Plus ils tiraient, plus l'ambiance allait crescendo !

 

Le commandant du bateau, Mfumu Pierre Zunza (c'est le prophète Mpadi qui dévoilera son nom plus tard), expliquait aux nombreux spectateurs venus contempler le bateau miraculeux que leur mission consistait à marquer du sceau celui que Wamba wa Mpungu Tulendu, le Dieu de nos ancêtres, le Dieu de la rece noire, avait choisi comme berger pour faire paître ses brebis. Ce berger n'était autre que le jeune Mpadi.

Il se fit qu'à ce moment-là, le jeune Mpadi était en vacance à Kibambi et son père, Mfumu Nsiala Mbata, l'avait pris avec lui pour aller voir ce bateau de Nzadi Nsanga. Et c'est là que tous les passagers du bateau, à l'arrivée de Mpadi sur la berge,  le montraient du doigt, au grand étonnement de son père, en disant : "Voilà celui que nous sommes venus choisir".

Ils étaient au nombre de 77.777.777.000, c'étaient tous des anges, et ce sont les mêmes qui apparurent à Ndona Luila dia Kiwula qui les nourrit avec 48 épis de maïs et une poignée d'arachides grillées le 22 février 1920.

 

Ceci se passa le 23 novembre 1919, quand le petit enfant Mpadi avait encore dix ans.

 

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LE PROPHETE Simon-Pierre MPADI BUKA MAKENGO NSUKA

17 Juillet 2011 , Rédigé par Lucas Publié dans #RELIGION ANCESTRALE

MPADI BUKA MAKENGO NSUKA
LE PROPHETE MPADI BUKA MAKENGO NSUKA
Un portrait de Simon-Pierre Mpadi Buka Makengo Nsuka, dans sa tenue sacerdotale. C'est lui le Fondateur de l'Eglise des Noirs en Afrique. C'est le seul noir, sur le plan spirituel, qui eut cette audace de s'approcher des autorités coloniale et de réclamer la REHABILITATION de l'Eglise des Noirs en Afrique.
 

Le Patriarche Mpadi Simon-Pierre Buka Makengo Nsuka, Kembu dia NZENZA VA KINTETE, est le Fondateur de l'Eglise des Noirs, Eglise existante depuis la création, depuis la nuit des temps, puis décimée, saccagée et détruite par l'envahisseur colonial dès la découverte de l'Afrique de l'Ouest, notamment l'embouchure du majestueux fleuve Congo, par l'explorateur portugais Diego-Cao en 1482. Diego-Cao, un prêtre bien formé appartenant à l'association dénommée "Armée du Christ", basée au Portugal, que dirigeait à cette époque le fils du Roi Joao IV, le Prince Henri.

 

Le Patriarche Mpadi Buka Makengo Nsuka est le deuxième Sauveur des Noirs, choisi par lui-même Wamba wa Mpungu Tulendo (le Dieu des Noirs) pour succéder au 1er Sauveur des Noirs qu'est le Prophète Simon Kimbangu Diatungunua.

Les missionnaires débarqués en Afrique Centrale, notamment au Congo démocratique, et plus tard l'autorité coloniale (dès que le Congo cessa d'être la propriété personnelle du roi des belges pour passer comme colonie de la Belgique) oeuvrèrent tous dans un but bien précis, celui de travailler pour les intérêts de la métropole et celui de détruire tout ce qui avait trait à la spiritualité. Constructions, biens spirituels, statues, et fidèles, tout devait disparaître totalement sur la surface de la terre, devait être enterré  pour laisser libre champ à l'implantion, à l'imposition du christianisme. L'on se souviendra de la disparition des prophétesses Ndona Kimpa Vita Ishipa, la Jeanne d'Arc d'Afrique brûlée vive et de Nzinga Mbadi empoisonnée par les missionnaires, puis du Prophète Kimbangu Simon Diatungunua, de l'enfer subi par Mpadi Simon-Pierre durant tous ces emprisonnement, ainsi que de la mort de plusieurs milliers des fidèles de l'Eglise des Noirs depuis des siècles.

 

Le Patriarche Mpadi Simon Pierre fut le seul noir africain, le seul congolais, qui eut cette audace d'aller braver l'autorité coloniale belge, à Madimba, dans le territoire de Madimba, province du Bas-Congo, république démocratique du Congo, en vue d'exiger la réhabilitation de l'Eglise des Noirs en Afrique. C'était un certain sept septembre 1939(07/09/1939). Malheureusement, cette descente au bureau administratif de Madimba où les fidèles de l'Eglise se sont rendus pour déposer leur mémorandum, fut le début d'un l'enfer jamais vécu ; emprisonnement, coup de fouet, travaux forcés, déportation ou relégation, participation à la guerre mondiale dans les rangs de l'armée coloniale comme porteurs de fardeaux militaires, etc...

 

C'est lui, le Patriarche Mpadi Simon-Pierre, et personne d'autre que ce soit dans la famille du Prophète ou au sein de ses disciples, qui fut désigné par le Prophète Kimbangu lui-même, sur inspiration ou ordre de Wamba wa Mpungu Tulendu, de pouvoir prendre le bâton du berger et continuer ainsi à paître son troupeau. C'est ce qui poussa le Patriarche Mpadi à quitter l'Armée du Salut dirigée par le Major Henri Becquet et aller exiger la réhabilitation de l'Eglise des Noirs en Afrique.

Comme le premier Sauveur, Kimbangu Simon, la Patriarche fut aussi arrêté par les ennemis de la religion ancestrale et envoyé dans différentes prisons à travers la république démocratique du Congo.  C'est le 17 avril 1946 qu'il sera enfin transféré à la prison d'Elysabethville (Lubumbashi) et où il rencontrera, pour la première fois le Prophète Kimbangu Simon, de qui il avait reçu l'ordre, pendant qu'il était en service dans l'Armée du Salut, d'assurer la continuité de son eouvre que ne pouvait faire sa famille restée à Nkamba. Il faut signaler ici que le Prophète Kimbangu Simon envoya par trois fois de la correspondance auprès des siens (les Besi Ngombe), plus précisément à Tata Kimbembi Emmanuel, à Tata Ntieti Ndofunsu et à Mama Marie Muilu son épouse, pour leur demander de prendre la relève de son ministère, mais malheureusement, ceux-ci, traumatisés par ces souffrances endurées dues aux expéditions punitives et nombreuses arrestations arbitraires de la part de l'autorité coloniale belge à l'endroit des croyants kimbanguistes, n'y réserverent aucune suite. C'est alors que Wamba Wa Mpungu Tulendo ordonna le Prophète Simon Kimbangu de voir si dans le territoire de Madimba, dans la tribu Ba Ntandu, s'il ne s'y trouverait pas quelqu'un capable de le relever. 

C'est donc de 1946 à 1951 que les deux Sauveurs projetèrent  des plans et décidèrent des choses secrètes et sacrées pour l'épannouissement, dans tous les domaines, du continent africain.

 

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Les Missionnaires blancs : bourreaux des Prophètes Noirs-Africains

11 Juillet 2011 , Rédigé par Lucas Publié dans #RELIGION ANCESTRALE

L'on se demandera sûrement comment l'homme blanc s'est-il lancé dans un combat farouche, acharné, visant à tout prix à faire disparaître de ce monde tout ce qui etait spirituel et appartenant aux noirs. N'était-il pas suffisant et assez de casser ou de brûler tout ce qui était comme biens spirituels, objets spirituels et fallait-il encore pousser la cruauté bestiale jusqu'à chercher à ôter la vie de ceux des dirigeants à la tête du mouvement religieux nègre, l'église des noirs ? 500 ans de domination ! Depuis que Diego Cao, un prêtre bien formé qui appartenait à l'Association dénommée "Armée du Christ", basée au Portugal, que dirigeait à cette époque le fils de Joao IV, le Prince Henri, depuis qu'il a ouvert le couloir maritime atlantique Afrique-Europe, depuis donc 1482 jusqu'en 1960, année des indépendances africaines, 500 ans se sont écoulées, marqués de toutes sortes de souffrances et de tant d'humiliations qu'aucune race au monde n'aura endurées.

 

A une époque lointaine, l'Eglise des Noirs en Afrique, ENAF en sigle, était dirigée par le prophète Don Henrique, de son vrai nom Kinu-a-Mubemba, fils du Roi Alfonso 1er du Royaume de Kongo. Orodnné Evêque en 1528, il fut empoisonné par les missionnaires catholiques romains en 1530, car il avait fini par manifester le désir de se débarrasser de ce titre et de rentrer chez lui au pays de ses ancêtres. Ce qui choqua les autorités religieuses catholiques et c'est au cours d'un grand festin organisé à son honneur comme pour son retour au pays qu'il lui fut servi du poison.

 

La princesse et Prophétesses Nzinga Mbadi, fille du Roi Do Funsu Nzinga qu'elle eut avec l'une de ses femmes Nguenguela Cocombe mena, jusqu'à sa mort, une lutte intense contre les missionnaires-pilleurs et parvint à réaliser l'unité nationale autour de la couronne. Elle restructura l'Eglise des Noirs en Afrique dont les bases étaient jalonnées par le prophète Don Henrique. Nzinga Mbadi avait un unique frère au nom de Ngola et deux soeurs Cambo et Funji. Sentant sa mort prochaine, elle convoqua un conseil de ministres d'un côté et les différents responsables de l'église de l'autre pour donner les dernières instructions quant au fonctionnement de l'Eglise, conseil pendant lequel elle déclara : "Wamba wa Mpungu Tulendo, notre Dieu, va élever après moi celui ou celle qu'il a déjà désigné afin que l'oeuvre spirituelle si patiemment réalisée ne puisse pas s'estomper ou périr. Je demande donc à tous les fidèles de l'écouter et de suivre ses enseignements comme vous l'avez fait jusque-là avec moi".

Il avait plu à Wamba de rappeler à lui son âme le 16 décembre 1661.

 

Ensuite vint la princesse et Profétesse Ndona Mafuta. Elle reçut de Wamba l'ordre de prendre les rênes de l'Eglise des Noirs en Afrique et de paître son troupeau. Elle marcha sur les traces de Nzinga Mbadi en annonçant le message du salut de l'homme noir, mais était apitoyée par la recrudescence des maux longtemps combattus par Nzinga. Elle apporta un changement réel dans le domaine de construction des maisons et dans le port vestimentaire. Elle stimula aussi la construction des axex routiers. La prophétesse mena une intense activité de sensibilisation de la population à travers les villages axée sur l'éveil national. Et pour éviter que les adeptes de son église ne soient contaminés ou extravertis par le reste de la population n'étant pas fidèle à l'Eglise des Noirs en Afrique, la prophétesse fit construire la Cité Sainte, la cité des oints, des élus, appelée Mbanza Velela. Cette cité n'était habitée donc que par les seuls adeptes de Bundu dia Bandombe, l'Eglise des Noirs en Afrique,et elle renfermait, hormis les femmes et les enfants 27.000 hommes. C'est cette politique qui permit à l'Enaf de se maintenir et de se consolider. Ndona Mafuta, comme Nzinga Mbadi, mourut, empoisonnée par les missionaires.

 

Puis vint la prophétesse Ndona Kimpa Vita Ishipa Nsimba Béatrice, la Jeanne-d'Arc d'Afrique, née presqu'un siècle après Nzinga Mbadi. Elle était la fille du Roi de Kongo, Pedro II. Fille douée de sagesse et de qualités intellectuelles extraordinaires et dès l'âge de 15 ans, soit en 1699, Wamba wa mpungu Tulendo, le Dieu des Noirs, se révélà en elle et la choisit pou relever l'oeuvre laissée par Nzinga Mbadi et Ndona Mafuta. A l'âge de 20 ans, elle décida de raviver la flamme de la conscience nationale quasiment éteinte, dans un royaume que les intrigues extérieures avaient réduit en haillons et dont les acteurs principaux n'étaient autres que les missionnaires venus de l'étranger. Elle continua sur la resctructuration de l'ENAF et se mit à secouer dangereusemet les forces du mal, l'incarnation même des missionnaires étrangers. Elle opéra, soutenue par la grâce divine, beaucoup de miracles et s'élança dans des campagnes de sensibilisation d'éveil national, patriotique et surtout spirituel en allant d'une région à une autre et d'un village à un autre. Cette détermination de sensibiliser les masses eurent un effet très positif à voir les nombreux adeptes qui signèrent leur adhésion à l'ENAF tandis que chez les Cappucins, on enregistra des désertions, tellement massives que les prêtres se retrouvèrent seuls sans aune ouaille à évangéliser. Ils ne devraient desormais se contenter que des orphelins et des indigents qui leur étaient restés fidèles grâce à la pension alimentaire qu'ils leur assuraient matin, midi, soir.

Evidemment, pareil mouvement, pareille adulation de la jeune fille par des foules aussi immenses et en totale effervescence, n'étaient pas sans mécontenter les prêtres italiens et portugais, qui, la haine et la rage montées au point culminant du coeur, ne faisaient que tisser des intrigues diaboliques tendant à la faire périr le moment venu et à n'importe quel prix. C'est ainsi qu'elle fut tuée, brûlée vive sur l'échafaud, le 02 juillet 1706.

 

En 1921, le Prophète Simon Kimbangu fit surface. Cela faisait 200 ans bien sonnés après la mort de la prophétesse Ndona Kimpa Vita en 1706.  Simon Kimbangu réalisa des miracles de toutes sortes: les gens guérissainet de leurs maladies par la simple imposition des mains, les morts sautaient de leurs tshipoys (lit par lequel on transporte un malade, posé sur les épaules des transporteurs) en reprenant vie, les aveugles pouvaient voir la couleur bleu du ciel et les merveilles de la nature, des langues liées se déliaient, les bossus avaient leurs dos aplanis, les paralytiques pouvaient faire usage de leurs membres inférieurs, les mains sèches etaient redressées, oh mon Dieu, les féticheurs, les magiciens, les sociers, tous se débarassaient de leurs gris-gris et amulettes...c'était une indescriptible allégresse jamais vécue auparavant et des moments inoubliables où l'homme noir voyait en Simon Kimbangu le véritable sauveur, l'envoyé, le digne fils, le serviteur de Wamba wa Mpungu, de Nzambi, de Vidi Mukulu, de Nzapa, de Mungu, A quoi donc pouvaient-ils encore servir les missionnaires et leurs enseignements, leurs hôpitaux, leurs usines puisque l'incarnation de Nzambi wa Mpungu Tulendo, le grand prophète, comparable à Jésus-Christ, était venu parmi nous. On pouvait le toucher, le voir...

La haine, la colère, bouillonnaient comme la larve d'un volcan dans les entrailles des missionnaires ! Toujours eux ! C'est comme ces grands prêtres à l'époque de Jésus-Christ qui suivaient, étudiaient tous ses moindres mouvements, passaient tous ses enseignements, ses dires au peigne fin pour le prendre au mot, cherchant la faille pour le faire périr. L'Eglise des Noirs en Afrique a du respect pour Jésus-Christ, reconnaît son autorité, sa puissance, sa gloire divine mais est-il qu'il n'est pas venu pour les noirs. Pour les noirs donc, il y a Simon Kimbangu et Mpadi Simon-Pierre comme seuls sauveurs. tel d'ailleurs pour les arabes, il y a le Bab et Mahomet.

Cette haine comme la larve portée à des milliers de dégrés, finit par se déverser sur le Prophète Simon Kimbangu.

Sa mission fut de courte durée mais assez pour avoir suscité dans l'esprit de l'homme noir la flamme devant éclairer sa voie, sa marche vers un éveil patriotique, vers une prise de conscience totale sur son "moi".

 

Et voilà, sur l'instigation des missionnaires catholiques et protestants, (les salutistes à ce moment-là étaient absents du Congo), l'autorité coloniale fit arrêter le grand prophète en date du 12 novembre 1921. Il fut jugé (le procès le plus ignoble de l'histoire), -d'ailleurs c'est comme Jésus-Christ devant les grands prêtres- et condamné à mort le 03 octobre 1921. Eglise catholique, eglise protestante et état (colonial) faisaient un tout, un bloc.

Bien que cette peine fut commuée à perpétuité par le Roi Albert, les autorités coloniales avec les églises chrétiennes, non contentes de l'avis du Roi, décidèrent de le faire mourir de force usant de nombreuses pratiques inhumaines allant à l'encontre des droits de l'homme.

 

Parmi tant d'autres pratiques mises au point, les colonisateurs furent usage d'eau chaude. A Mbanza-Ngungu, ils enfermèrent le Prophète dans une maisonnette remplie d'eau chaude, alimentée par des tuyaux en provenance de l'usine de l'Onatra, l'office national des transports (trains, bateaux, camions). Quand ils s'y rendirent pour le sortir de là au bout de quelques minutes, que ne furent-ils pas surpris d'entendre des gens chanter à l'intérieur :

"Oh Mpeve Wisa, Nza Wisa (Vient, vient Esprit de Dieu)

"Nza Wisa wa Tusadisa" (vient nous assister)

Le prophète était intact, en bonne santé et ne présentait la moindre brûlure sur le corps.

 

Une fois à Kinshasa, et décidés à tout prix d'en finir, ils le sortirent de sa cellule et le placèrent dans un fût hemétiquement fermé (soudé) et s'en furent balancer le récipient dans le fleuve Congo à Kinsuka.

A leur retour, le même refrain fusait de la cellule de Simon Kimbangu. Il était vivant !

 

Et l'on s'imagina une autre façon d'en finir avec. Il devait passer par les armes et fut envoyé à Baningville (Bandundu/Ville) en prison. On l'emmena aux abords d'une clairière, fut attaché à un pieu et 300 tireurs d'élite s'alignèrent et le mirent en joue. 100 avaient l'ordre de viser la tête, 100 autres le tronc, enfin pour le reste les membres inféreurs. Il fallait donc le réduire en chiffons.

"Attentiooooooooonnn...Aaaaaarrrrmes ?

"Tireeeeeeeez"

C'est comme l'enfer qui se déchaîna dans un tel vacarme enfumé et sentant la poudre !

Quand la fumée se dissipa, Kimbangu était intact les regardant pendant que le commandant blanc qui a donné l'ordre de tirer gisait par terre, déchiqueté et méconnaissable.

 

Il fut anterré vivant au Katanga, mais en vain. Quand comprendront-ils, ces colonisateurs, ces assassins, ces brutes, qu'ils ont à faire avec un innocent, un envoyé de Wamba, un sauveur des noirs ! Ceci prouve à suffisance, et ils le savent, tous ces missionnaires tant noirs que blancs, que Kimbangu Simon est un enfant de Dieu.

 

Enfin, il fut interné dans la prison de Buluwo, puis transféré à la prison centrale d'Elysabethville (Lubumbashi). Plusieurs tentatives d'empoisonnement furent dirigées sur sa personne par voie alimentaire (repas, boisson), par voie corporelle (douche), mais à aucune fois le poison lui fit mal.

 

De la future monnaie Africaine.

Le jour où le gouvernement colonial, de connivence avec les églises chétiennes, décidèrent du transfèrement du Prophète Simon Kimbangu vers les prisons de Kinshasa, une foule immense le suivit jusqu'à la gare de Mbanza-Ngungu où il devait être embarqué dans un train en partance pour Kinshasa. Il était humilié en cours de route par les soldats qui étaient ommis à sa garde. A une question d'une autorité coloniale qui demandait au Prophète de savoir comment il s'y prendrait, lui, un pietre homme, "un pov'con" qui était dépourvu de toutes ressources, dans la gestion des foules qui l'adulaient, qui le suivaient ainsi. Kimbangu ne lui dit un seul, mais plongeau sa main dans sa poche et en sortit des pièces de monnaie qu'il balança en l'air. Il y était frappé l'effigie d'un "mundele" (homme blanc) couché sur le dos à même le sol et à côté duquel se tenait débout un homme noir avec un pied posé sur la poitrine du mundele. C'est signe que quelqu'en soient les circonstances dans lesquelles il patauge, l'homme noir finira un jour par avoir gain de cause et vivre librement.

 

Sur le quai de la gare, le Prophète manifesta le désir de communiquer avec son peuple, mais hélàs, cette demande  lui fut refusée catégoriquement et il fut embarqué de force dans le train. Au signal, le machiniste donna du gaz, mais la locomotive ne bougea pas d'un seul centimètre. Plusieurs tentatives de démarrage ne donnèrent aucun résultat.

C'est alors seulement qu'ils pensèrent à Kimbangu et lui accordèrent un temps pour communier avec la foule. Il lui parla en disant que les missionnaires et leur chef, le Pape, s'employaient à elever l'oeuvre de Satan et n'étaient nullement des hommes de Dieu venus leur apprendre à prier. Il leur dit qu'il était arrêté et qu'il remettait le tout dans les mains de Wamba wa Mpungu, le seull Maître des circonstances de qui dépendait totalement sa vie. Il leur recommanda de persévérer dans la prière et de ne point se laisser emporter par la vague des prédications chétiennes.

C'est seulement après cette petite causerie avec ses pères, mères, frères  et soeurs que le train pouvait démarrer sans problème pour Léopoldville (Kinshasa)..

 

C'est le 12 octobre 1951 qu'il nous quitta. Après 30 (trente) ans de vie de prisonnier.

 

Quand mes pères, mes grands-pères, me racontent l'histoire de leur vie de relegués, voyangeant dans des barges hermétiquement fermés dans lesquelles il faisait une chaleur d'enfer, puis balancés dans la densité opaque de la forêt vierge où ils devaient eriger leurs huttes, exposés aux canines et aux griffes de carnivores, au venin des serpents, à l'etreinte étouffante des pytons, aux morsures d'escorpions et scolopendres géants et autres insectes..., je me pose la question de savoir si vraiment l'homme blanc nous a  apporté la parole de Dieu. Mais j'ai fini par commprendre au fil du temps que c'était une simple couverture. Oui ! C'était un mensonge et ce mensonge a pris racine et est devenu un gros business.

 

Enfin, le prophète Simon-Pierre Mpadi Makengo Nsuka Pululu za Nsungu Kembu dia Nzenza va Kintete fut le dernier sur la liste des prophètes à éliminer.

 

(A suivre)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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L'ORIGINE DU MINISTERE DE MPADI : REACTION

16 Juin 2011 , Rédigé par Lucas Publié dans #RELIGION ANCESTRALE

Notre blog n'a pas été conçu pour faire avaler des racontars, des sujets creux sans fondement aucun aux différentes personnes qui nous lisent à travers le monde et à qui nous devons du respect. L'histoire de l'Eglise des Noirs bâtie par Kimbangu et Mpadi est universelle et nous nous devons à tout prix en tenir compte et diffuser l'information non pas pour nuire à qui que ce soit, mais plutôt pour qu'ensemble, du moins pour ceux qui en tiennent à l'existence de la voie du salut propre aux noirs, nous cherchions à la faire hisser sur une orbite où elle serait profitable à tous.

 

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Réaction à votre dernier article sur l'origine du ministère de Mpadi S P.

Remy Nsonsa


Cher frère,


J'ai lu avec beaucoup d'intérêt votre article précité et je vous en félicite. Néanmoins, un passage m'a offusqué: Mr Mpadi Luyeye n'a jamais été fondateur ou membre effectif de la BMZ. Aussi, Mr Lulendu n'a jamais été présenté comme successeur de Papa Mpadi. Il est une évidence que le spirituel ne peut pas être légué du père au fils et de l'oncle au neveu. Merci d'éviter le fanatisme inutile et les contre vérités au risque de desservir la cause noble consistant à propager le message de nos sauveurs. Je commence à avoir peur de recommander ce blog aux nouveaux fidèles et autres chercheurs. Les lecteurs n'ont pas besoin de lire des écrits sur vos dissensions puériles qui discréditent le valeureux message du Sauveur. Nous avons de la peine à faire accepter ce message à nos frères et vous voilà aujourd'hui entrain d'en rajouter rendant la tâche encore plus complexe. Tout ce que je peux vous recommander, c'est de s'employer à réunifier toutes les tendances autour des quelques adeptes qui demeurent encore fidèles. Les divisions et les querelles ne participent pas à l'épanouissement de l'Eglise ni affermir la foi des adeptes. Vingt ans après le départ du Patriarche, qu'ont ils gagné MM Lulendo, Molière et les autres? Rien, alors rien. Au contraire, de nombreux adeptes sont découragés et ont quitté la barque. Aujourd'hui, il ne nous reste qu'à faire le compromis et repartir du bon pied. A bientôt. Votre frère Remy Nsonsa de la BMZ.

 

Réponse à la réaction :

Mon frère Nsonsa,
 
Franchement, je vous remercie de votre mail dont les remarques, objectives, me sont allées jusqu'au plus profond de mon coeur. C'est vrais qu'un artiste, un maçon, un menuisier, peut, dans l'exécution de son oeuvre, s'être trompé d'un détail et ce sont les autres, qu'on peut appeler, les passants à l'oeil observateur, ou encore les critiques, qui verront la faille. Je ne suis ni pour les uns ni pour les autres, car moi qui vous parle je suis du même sang qu'eux, mais j'ai essayé de lever un coin de voile pour édifier, tant soi peu, le monde sur ce vaste sujet.
Je suis un homme de débat sincère sans parti pris et avec vous nous pouvons, sans peut-être nous en rendre compte, contribuer largement à l'épanouissement de l'oeuvre nous aliassée par nos Sauveurs, nos pères, nos mères, nos grands parents.
  
Je ne sais si je me suis trompé mais j'ai fort à croire que c'est après que le Patriarche eut parlé -on est à Debonhomme, Section Kikadi Kia Zulu, dans la commune de Matete- des 44 traitres qui en voulaient à sa vie (parmi lesquels ses fils, ses neveux et quelques membres de l'Eglise) et qu'il eut présenté Mr Lulendo, non pas comme successeur d'après vous, mais plutôt comme celui qui devait prendre le bâton du berger pour paître son troupeau après son voyage spirituel, oui je crois que c'est à ce moment là que l'Eglise des Noirs En Afrique devenait bicéphale, sachant qu'une frange a pris jour avec comme pioniers Mr Mpadi Dominique, Mr Mpadi Luyeye Pierre, Mr Dilala Mbuanga, Mr Makiona et autres sous l'appelation d'Eglise des Noirs en Afrique/Comité Central. Tandis que Mr Mpadi Lulendo, lui, est resté avec son Eglise des Noirs/Direction Générale. C'est après qu'il y aura éclatement du noyau Comité Central que Mr Mpadi Luyeye Pierre ira avec les siens en gardant l'appellation d'Eglise des Noirs en  Afrique/Comité Central. Mr Dominique prendra sa route avec les siens sous l'appellation de B.M.Z. 
  
Le spirituel ne peut pas se transmettre de père en fils ou de l'oncle au neveu, mais quand on regarde la descendance d'Abraham, je crois que votre raisonnement est faux. Mais en ce qui nous concerne, le spirituel a choisi où se loger car dans une de nos chansons il est dit que le Patriarche Mpadi Simon-Pierre ausculte ou sonde nos coeurs, nos corps, nos âmes et voit tout ce que nous faisons de bien ou de mal. Sur ce point, c'est Mr Mpadi Lulendo Marc, sans fanatisme aucun, qui a été désigné comme conducteur du troupeau. Vous souviendriez-vous de sa naissance à Ekafera ? De sa présentation devant la foule venue au rassemblement de prières du village de M'vuila à Madimba ? Ce sont des signes qui parlent. Ce choix pouvait tout aussi bien tomber sur un quelconque autre membre de l'église qui se comporterait en digne fidèle en marchant dans la droiture. L'esprit ne voit pas la grandeur, les études faites, les avoirs matériels,  l'importance du fils ou du neveu ou d'un  fidèle de l'église, mais plutôt voit le coeur. L'esprit cherche à se loger dans un corps sain. Et Monsieur Mpadi Lulendo sera, lors de la tenue de l'Assemblée Générale de Songa-Ntela, intronisé officiellement comme Chef Spirituel de l'Eglise des Noirs en Afrique. La partie Comité Central avait préféré pratiquer la politique de la chaise vide, qui comme l'on dit, ne paie pas. C'était à la date du 29 septembre 1997.
  
Fanatisme ? Non ! Je ne suis pas fanatique mais plutôt indigné et me demande qui des fils ou des neveux du Patriarche Mpadi Simon veulent vraiment relever cette oeuvre si précieuse qui est la voie du Salut de tout un continent, de toute une race, l'Afrique Noire ? Indigné et parfois courroucé quand on s'imagine comment ne peuvent-ils pas rester ensemble, rester soudés en vue de rassembler toutes ces brebis de Kimbangu et Mpadi éparpillées par-ci par-là broutant à la merci des loups ? Pourquoi sont-ils devenus des frères ennemis pour des choses spirituelles ? Les uns et les autres auront à se justifier le moment venu auprès des Sauveurs et je crois qu'il y aura ce jour-là des gémissements de douleur interminable et des grincements de dents. Et tous ces fidèles de l'Eglise des Sauveurs qui se sont faits passer pour des chefs spirituels et ont monté, comme des boutiques, d'autres églises des Noirs (on peut en dénombrer une trentaine aujourd'hui...ça fait vraiment mal) ont aussi leur grande part de responsabilité dans ce qu'on peut appeler la divagation des brebis de Kimbangu et Mpadi.
Cela nous pousse à fredonner la chanson qui dit : "E ma meme, ma yungeni ! E ma meme ma yungeni ! Bu makondolo Mvulusi, Ma meme ma yungeniii." (Traduction en français : Voilà les brebis de Wamba wa Mpungu en divagation ! Voilà les brebis de Wamba dispersées ! Par manque de berger, par manque de Sauveur !).   
 

"Les divisions et les querelles ne participent pas à l'épanouissement de l'Eglise ni affermir la foi des adeptes. Vingt ans après le départ du Patriarche, qu'ont ils gagné MM Lulendo, Molière et les autres? Rien, alors rien. Au contraire, de nombreux adeptes sont découragés et ont quitté la barque. Aujourd'hui, il ne nous reste qu'à faire le compromis et repartir du bon pied."

 

Très belle conclusion de votre part qui doit interpeller ceux-là même que vous venez d'y citer. "Qu'est-ce qu'ils ont gagné les uns et les autres ? Rien du tout." Mais Wamba est un Dieu de compassion, de pardon, capable de pourvoir des solutions là où des gens en manifestent la volonté, cherchant à se rapprocher de lui. Mais bien qu'à petits pas, on sent un cheminement sur la voie du progrès, de redressement, de la visibilité sur le monde du côté Eglise des Noirs/Direction Générale.                 

S'ils se réunissent, s'ils se soudent les coudes et regardent sur le rétroprojecteur et revoient le film de l'action des sauveurs, s'ils s'humilient et enterrent la hache de guerre en reconnaissant chacun ses torts, s'ils arrêtent de s'accuser mutuellement et comparaître devant les différents tribunaux du pays, c'est cela surtout qui les amoindrient aux yeux des fidèles ...et Mr Lulendo s'est retrouvé plus d'une cinquantaine de fois à la barre sur accusations interminables des autres,  c'est en ce moment-là qu'ils pourront seulement colmater les brèches de la barque et rappeler tous les fidèles pour la grande traversée...vers des rives du bonheur spirituel.

 

Et des gens comme vous et moi, nous devons plutôt oeuvrer de manière à faire que le linge sale soit lavé en famille en lieu et place des tribunaux (le linge est resté toujours sale car ces tribunaux incapables de le faire) et arriver à atteindre ce but primordial : la reconcilliation de tous !

 

Merci et à bientôt, mon cher frère Remy NSONSA,

 

 

 

Luc MUNZEMBA

Eglise des Noirs en Afrique-DG

Vitinimi-na-Mpangu-zi-Kongo/Mpangu -Mafuta

 

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MPADI SIMON-PIERRE : DE L'EGLISE PROTESTANTE A L'ARMEE DU SALUT

3 Mai 2011 , Rédigé par Lucas Publié dans #RELIGION ANCESTRALE

Pendant que les 77.777.777.000 anges visiteurs, descendus du ciel pour rencontrer Ndona Luila dia Kiwula prenaient leur petit repas fait d'épis de maïs et d'arachides, l'homme qu'ils avaient désigné qui ouvrirait les trois livres sacrés et qui distribuerait tout ce trésor venu du ciel et amassé dans la case de quatorze mètres sur sept, il s'agit bien de l'enfant Mpadi, eh bien, celui-ci étudiait à Sona-Bata dans une école de catéchistes protestants.

Comment Mpadi était-il arrivé à Sona-Bata ? En 1916, son gand-père répondant au nom de Gonda di Kinsaku, avait eu une vision dans laquelle il vit que son petit-fils, Mpadi-Simon-Pierre, alors agé seulement de sept ans, avait pris une taille de géant au point qu'il pouvait toucher le firmament. Le ciel s'ouvrit et vit un ange en sortir qui s'écria : "Ce jeune homme sera le messie de la race noire;". Informé de cette vision, le Révérend-Père Mac DIARMID de la Mission protestante ABFMS descendit sur les lieux et prit le petit Mpadi Simon-Pierre avec lui pour la Communauté Protestante de Sona-Bata. C'était un élève très brillant qui se distingua très vite dans l'assimilation de la matière biblique et qui se fit vite remarquer auprès de ses chefs hiérarchiques. Au sein de cette communauté, la popularité de Mpadi s'accrut de manière considérable et fit naître des inquiétudes tant au niveau des autorités religieuses qu'au niveau de l'Administration Coloniale. L'on se demandait s'il ne se cachait pas quelque chose de louche dans les activités du pasteur Mpadi Simon-Pierre.

 

Un jour, les autorités religieuses de Sona-Bata décidèrent de l'envoyer à Kimpese afin de parfaire ses études pastorales, mais malheusement des refus se levèrent contre ce projet notamment dans le chef du Pasteur David Nsiata.

Mécontent de ces agissements de la part du pasteur David Nsiata, Mpadi Simon-Pierre se résolut de rentrer chez lui dans son village natal, à Ladi. Curieusement, son absence créa un grand vide et un découragement total de la part de tous les fidèles.

Le révérend-Père Mac Diarmid, Responsable de la paroisse, après s'être enquis de cette situation qui affectait déjà le moral des fidèles, n'alla pas sur quatre chemins et fit revenir le pasteur Mpadi Simon-Pierre à son poste de Sona-Bata.

Compte tenu de son estime et de son rendement, justement dus à sa façon de gérer les hommes plac"s sous sa responsabilité, les autorités de l'Eglise décidèrent de changer le prénom d'Abraham qu'il portait alors par celui de Simon-Pierre. De Mpadi Abraham, il passait à Mpadi Simon-Pierre.

 

Mais il se fit que l'Armée du Salut débarquait elle-aussi au Congo vers les années 1934 avec comme chef de troupe le Major Henri Becquet. Après quelques années sur le sol congolais, l'Armée du Salut se résolut, pour une bonne visibilité ou pour un bon référencement de son église disposer d'un homme de taille capable de galvaniser l'équipe des pasteurs en place.  C'est ainsi qu'elle tourna l'oeil vers la mission ABFMS de Sona-Bata et les protestants lui cédèrent en prêt le catéchiste Mpadi Simon-Pierre. Il fut admis à l'Ecole des Cadets et en sortit comme 1er Officier au grade de Lieutenant de la première promotion "BASAKOLI NA MPIKO" qui va d'octobre 1938 à juin 1939. Avec le passage de Mpadi, l'Armée du Salut connut une expansion on ne peut plus considérable et Mpadi. Sous son commandement, plusieurs postes salutistes s'érigèrent à Kinshasa tout comme dans ses environs. Et ayant remarqué cela, le Major Henri Becquet contacta le Quartier Général de Londres et lança sa proposition de bâtir une école militaire pour la formation des officiers congolais

La proposition avalisée, il fut donc construit un bâtiment comprenant une salle des cours, un réfectoire, une cuisine et encore furent érigées cinq maisons chacune ayant la capacité d'abriter un couple. Les nouveaux Cadets-Lieutenants dont les noms ciaprès, sont sortis de cette école et ont été affectés vers de nouveaux postes. il s'agit de :

- Bage

- Engenge

- Cessere

- Mafuta

- Makengo

- Mokela

- Mpadi

- Nzembu

- Toyeye

-  Wembe

 

Mais vers le début de 1939, Mpadi reçut de Simon Kimbangu, l'on ne sait par quel miracle, une lettre de Mfumu Simon Kimbangu, alors prisonnier à Elysabetville, lui révélant que Wamba wa Mpungu Tulendu, le Dieu des Noirs, l'instituait pour la continuité de l'oeuvre divine ainsi laissée à mi-chemin. Mfumu Kimbangu lui expliquait qu'il avait adressé une lettre aux siens, mais voilà que ces derniers, suite aux affres des arrestations et des tortures de tous genres que leur a fait subir l'autorité coloniale, et par peur de rerprésailles aussi, avaient catégoriquement réfusé de songer à la relancer de l'oeuvre de Wamba wa Mpungu Tulendu.

Il lui expliquait aussi que c'est Wamba Wa Mpungu Tulendu lui-même qui lui avait demandé de circuler sur le territoire de Madimba pour voir qui pouvait être désigné pour la continuité de son oeuvre.

 

Quand Mpadi Simon-Pierre lit et relit cette lettre, il n'hésita même pas et à la seconde répondit affirmativement à Mfumu Kimbangu Simon. Pendant l'exercice de ses fonctions au sein de l'Armée du Salut, et surtout au moment où il devait recevoir les nouveaux croyants, Mpadi Simon-Pierre ne leur cacher rien du tout et leur parler en parabole.

Il s'adressait à chaque nouveau fidèle venu en lui montrant deux régistres en ces termes :"Entre une viande avariée et une viande toute fraîche et saignante qu'on vient d'abattre aujourd'hui, laquelle préfères tu ?" Et il enregistrait, discrètement, à l'insu du Major Henri Becquet, les nouveaux adhérents selon qu'ils avaient opté pour de la viande pourrie ou de la viande fraîche. La viande pourrie représentait cette église des ancêtres enterrée et enfuie depuis des temps tandis que la fraîche symbolisait les églises nouvellement venues, apportées par le colonisateur.

Discrètement aussi, Mpadi Simon-Pierre invitait les consommateurs de la viande pourrie dont les noms figuraient dans l'un des régistres à des rencontres secrètes au cours desquelles il devait leur parler des choses sérieuses, de la volonté de Mfumu Simon Kimbangu et de Wamba wa Mpungu Tulendu qui l'avaient choisi pour la continuité de l'église des ancêtres.

 

Quand Mpadi Simon-Pierre chantait, c'est à des kilométres à la ronde qu'on pouvait entendre sa voix. Quel ne fut pas l'émerveillement de Henri Becquet  quand Mpadi Simon-Pierre ministra son premier culte. Il faisait la fierté de l'Armée du Salut. Mais cette fois, par rapport à la lettre qu'il avait reçue de Mfumu Simon Kimbangu, Mpadi était obligé de  quitter le salutisme. Ici, il faut que le monde comprenne bien. Mpadi Simon-Pierre a quitté l'Armée du Salut non pas qu'il s'est réveillé un beau matin ensoleillé de 1939 et se décida d'un coup d'aller créer l'Eglise des Noirs en Afrique, non ! non ! c'est plutôt suite au refus catégorique des pères de Mfumu Simon Kimbangu (en terre de Luozi) d'assurer la continuité de son oeuvre, refus qui décevra Wamba Wa Mpungu Tulendu qui ira choisir Mpadi Simon-Pierre dans le territoire de Madimba.

 

Ce qu'il faut retenir sur ce chapitre de succession de Kimbangu est qu'une première assemblée se tint au village Kindundu dans la province du Bas-Congo où prirent part 7000 adeptes et 97 disciples. l'ordre du jour ne comportait qu'un seul point : le choix du numéro un de l'église. Ce point ne se traita pas dans l'aisance, au contraire il suscita beaucoup de controverse dans ce sens que chaque disciple présent à Kindundu voulait se proclamer CHEF de l'église. Celui-ci disant : "j'ai bu le reste du verre d'eau que le prophète m'avait confié et m'avait de ce fait tranmis son pouvoir"; celui-là clamait tout haut : "c'est à moi qu'il a donné la moitié de la banane qu'il consommait et m'a béni ensuite"..."C'est moi qui ai porté son sac" ; "c'est moi qui lui coupait ses ongles"...Dans cet imbroglio né de ce chapitre de succession, un des chefs médaillés de la province, Mfumu Booto, proposa à l'assemblée de laisser au seul promoteur du mouvement, mfumu Simon Kimbangu, la latitude de désigner le successeur qu'attendait les fidèles.

 

Saisi de la question, Kimbangu entra dans un jeune de 44 jours et 44 nuits, période pendant laquelle il implora Wamba wa Mpungu Tulendu afin de l'aider à resoudre spirituellement cet épineux et important problème de choix d'un responsable de l'église. Ce dans ce contexte que le Ciel révéla le nom de Simon-Pierre Mpadi à Mfumu Kimbangu, qui, à son tour transmis la nouvelle à l'assemblée de Kindundu. Il faut ajouter ici que le prophète n'avait jamais connu Simon-Pierre Mpadi, ni de nom, ni de figure.

"Comme les tiens t'ont trahi, alors dirige ton regard sur le territoire de Madimba, c'est là que tu trouveras celui que j'ai choisi pour asurer la continuité de mon oeuvre", avait dit Wamba wa Mpungu Tulendu à Simon Kimbangu.

Cette réponse fut accueillie favorablement par l'Assemblée et une délégation de 120 personnes fut constituée pour porter la nouvelle à Simon-Pierre Mpadi.

 

Le départ de Mpadi de l'Armée du Salut ne se fit pas en cachette mais bien au vu et au su de tout le monde, de tous les fidèles, de toute sa hiérarchie, et c'était au cours d'un culte religieux ou une grande manifestation de prière qu'il célébrait sur la rue Kapanga, dans la commune de Kinshasa. La surprise était totale et la démission, contre toute attente, tomba nette comme une foudre. C'était le 05 septembre 1939.

Ce jour-là, la foule était nombreuse pouvait compter plus de 5.000 fidèles venus suivre l'enseignement évangélique de Mpadi au cours duquel il parla d'un homme qui possède tout mais qui aimerait aller habiter dans une maison où les gens vivent misérablement, meurent de faim, ont la bouche sèche, en lieu et place de rester dans celle où les gens ne manquent de rien.

 

A la fin du culte, Mpadi Simon-Pierre venait donc de jeter le tablier et anonnçait sa séparation  d'avec Henri Becquet ou d'avec l'Armée du Salut en entonnant une chanson en dialecte kongo que toute la foule reprit en choeur sans savoir ce qui s'ensuivait.

 

- Nzolele ya landa Mfumu Kimbangu 

- Konso kuma ku ukwenda  

- Avo mpasi, avo wete,    

- Mono si ya landanga                               :        

- Nitu ame, moko mame ye malu mame

- Biawonsono ngeni bio kwa ngeye Se

 

- Je m'en vais vers Mfumu Kimbangu

- Peu importe la destination qu'il va prendre

- Que ce soit dans le malheur ou dans le bonheur

- Moi, je m'engage seulement le suivre

- Tout mon être, mes bras comme mes jambes

- je les confie à Toi, mon père (Wamba)

 

Pendant que la foule en liesse reprenait en choeur et chantait "tout mon être, mes bras comme mes jambes, je les confie entièrement à Toi, Wamba", Mpadi retira la veste-uniforme de l'Armée du Salut qu'il portait et la mit de côté. Il en fit de même pour tout ce qu'il portait qui lui conférait l'appartenance au salutisme.

Pour une surprise, c'en était vraiment une ! Mais que voulez-vous, le train spirituel noir se remettait en marche après cinq siècles de stationnement...forcé.

Le major Henri Becquet supplia Mpadi afin qu'il revienne à la raison en lui promettant monts et merveilles (une belle maison à Londres, une belle femme blanche), mais c'était comme si Mpadi ne l'entendait qu'à peine. Il avait fermement pris son engagement de continuer l'oeuvre spirituelle de Mfumu Simon Kimbangu et ne pouvait en aucun cas revenir en arrière, ce serait de la PURE TRAHISON.

 

Les lecteurs qui ont lu les écrits de Mark R. Lipschutz et R. Kent Rasmussen sur Mpadi Simon-Pierre "Mpadi Simon-Pierre, Leader d'église indépendante" auront ainsi un complément approfondi de connaissances quant à cet homme dont ses compatriotes ignorent son importancee et sa portée spirituelle.

 

Mais, l'histoire ne s'enterre pas, elle finit par rejaillir toujours.

Mpadi était devenu donc l'homme à abattre, son mouvement éyant été qualifié de mouvement politico-spirituel dangereux. Dangereux vis-à-vis de qui ? Des Africains ? Non, pas du tout. Plutôt dangereux pour le colonisateur et surtout pour les trois églises européenenes réunies -catholique, protestante, salutiste- qui voyaient en Kimbangu et Mpadi des hommes-volcans capables de détruire, avec leur doctrine spirituelle ancestrale, tout ce qu'ils avaient apporté d'Europe pour l'évangélisation de l'Afrique. Dangereux pour eux les européens, car, avec leurs enseignements, Kimbangu et Mpadi suscitaient déjà un éveil spirituel pourquoi pas patriotique ou africaniste dans l'esprit du peuple noir. Et c'était cela qu'il fallait combattre. Tuer le vers dans l'oeuf pour une disparition totale.

La disparition de l'Eglise des Noirs en Afrique s'était inscrite comme l'une des priorités du colonisateur, de connivences avec les églises européennes. Toutes ces arrestations, tous ces emprisonnements, toutes ces tortures, toutes ces déportations qui jalonnent l'histoire spirituelle des Kimbanguistes-Mpadistes en font foi.

Tout ce qui a été programmé par la volonté divine, dans quelque religion que ce soit, ne meurt jamais et se réalise toujours.

             

Lucas

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MPADI SIMON-PIERRE : L'ORIGINE DE SON MINISTERE

19 Avril 2011 , Rédigé par Lucas Publié dans #RELIGION ANCESTRALE

MPADI BUKA MAKENGO NSUKAMpadi Simon-Pierre est un descendant du clan Vitinimi-na-Mpangu-Zi-Kongo, la famille royale de Mbanza-Kongo en Angola. Il en était héritier à part entière et devrait finalement monter lui aussi sur le trône royal, mais, il était predestiné à oeuvrer pour le compte de Wamba Wa Mpungu Tulendu. Et son devoir primordial était celui de rassembler les brebis égarées de Wamba Wa Mpungu Tulendu, les brebis de la race noire, de les paître et de les conduire vers la voie du salut.

Son enfance fut aussi émaillée de beaucoup d'événéments tellement mystérieux, qui présageaient déjà une existence hors du commun pour Mpadi Simon-Pierre,  que même ses parents n'en revenaient pas.

 

Un jour au village, le gardien de troupeau de moutons et  chèvres engagé par son père répondant au nom de Kinzanza, invita Mpadi à l'accompagner en forêt, juste à la lisière du village, où s'étendait sur des centaines de mêtres une ananeraie sauvage.

Une fois arrivés en forêt, Kinzanza et Mpadi  cueillirent quelques ananas et s'installère confortablement sur un arbre dont le tronc passait horizontalement sur l'ananeraie avant de se redresser et aller en hauteur. C'est là qu'ils se mirent à déguster leur butin. Tout d'un coup, attiré par le parfum des ananas mis en pièces, un gros mamba tout noir vint par le feuillage et s'arrêta à quelques centimètres de la joue de Mpadi, cherchant peut-être à sucer lui aussi le morceau juteux que tenait Mpadi à portée de sa bouche.

Kinzanza cria, sauta, et Mpadi comme mû par le même reflexe que Kinzanza sauta aussi sans crier gare.

Un bon saut mais qui se termina en catastrophe : il atterrit sur un tronc d'arbre enfoui dans l'herbe dont les longues épines transpèrent la plante de pied droit de part en part. Il se mit à gémir de douleur et Kinzanza vint rapidement à sa rescousse. Sa jambe étant comme clouée, soudée au tronc, Kinzanza essaya à plusieur reprises de la retirer mais tous ces efforts furent vains.

Il abadonna Mpadi et courut vite vers le village tout en criant au secours. Un groupe d'homme se précipita vers l'ananerie pour sauver Mpadi. Ils cherchèrent eux aussi à détache la jambe du tronc, mais c'était peine perdue. Alors l'on se décida à couper le tronc d'un côté comme de l'autre, ce qui fut fait, et Mpadi fut transporté sur les épaules la jambe droite chaussée du morceau de bois épineux. Après l'opération qui intervint par après, bien menée par les sages-chirurgiens du villagequi taillèrent minitieusement toute la plante de pied pour la libérer des épines, eh bien, celle-ci n'était qu'une bouillie.

Le miracle ne se fit pas attendre et trois jours après il ne subsistait aucune trace de plaie sur son pied. Un groupe d'anges passaient, comme des toubibs à tour de rôle, chaque matin et chaque soir pour s'occuper de cette plaie.

 

Mais, Wamba Wa Mpungu Tulendu se manifesta à travers la personne de sa tante maternelle, Ndona Luila Dia Kiwula Thérèse à qui il indiqua que Mpadi Simon Pierre était choisi comme berger de son troupeau.

Ce qui se réalisa en cette date du 22 février 1920, se passe de tout commentaire.

 

Ndona Luila Dia Kiwula, mariée et habitant dans un village non loin de celui de ses parents, devrait rencontrer ce jour-là sa mère au niveau des champs. Mais, il se fit que celle-ci ne vint pas au rendez-vous et Ndona Luila se résolut de regagner le village. Elle piqua quarante-neuf épis de maïs, les cuit sur les braises d'un feu de bois q'elle venait d'allumer, en consomma un  et mit les quarante-huit restants dans son panier dorsal. Elle y ajouta quelques poignées d'arachides grillées aussi et prit enfin le chemin de retour.

Arrivée à la croisée des chemins, elle sentit ses jambes fléchir et ses cheveux se redresser sur sa tête. Elle ne comprenait rien de tout ce qui lui arrivait et se mit à crier d'inquiétude. Et dans les minutes qui suivirent elle vit qu'elle se retrrouvait devant une vaste étendue où des anges s'étaient installés comme dans un festin et qui attendaient à être servis. Parmi le groupe de ceux-là qui lui tinrent la parole, elle reconnut ses défunts oncles répondant respectivement au nom de Makengo Nsuka et de Pululu za Nsungu, qui lui dirent qu'elle n'aie pas, car Wamba avait choisi de la visiter en se faisant accompagner de tous ses anges de Mbanza Kikangu (le royaume de Wamba wa Mpungu Tulendu). 

A la question de savoir qu'est-ce qu'elle portait dans son panier, Ndona Luila leur répondit qu'il n'y avait que quarante-huit épis de maïs avec un peu d'arachides. Et il lui fut demandé de les distribuer à tous ces anges qui étaient assis. Elle passa d'une table à une autre servant à chacun de ses étranges visiteurs un épi de maïs et une main d'arachide. Ils étaient au nombre de septante-sept milliards, sept cent septante-sept millions sept cent septante mille.

Après le repas, il lui fut remis trois gros livres sacrés et un chiot enchaîné.

Il lui fut révélé que comme elle n'avait pas encore d'enfant, seul, le fils à sa soeur Ndona Nianga, répondant au nom de Mpadi Simon Pierre et qui en ce moment étudiait chez les protestants à Sona-Bata, à plus ou moins quatre-vingt kilomètres de Kinshasa, oui, seul, Mpadi avait le plein pouvoir de lire ces livres et d'en révéler le contenu à tout le peuple noir. Du petit chien enchaîné, il lui fut révélé que Mpadi passera dans l'exercice de son ministère, des moments difficiles vis-à-vis des serviteurs commis à la solde du diable et sera enchaîné et jeté en prison.

Après tout ceci, une recommandation lui fut donnée, celle de remonter vite au village et demander à faire construire rapidement et le même jour une maison de quatorze mètres sur sept.

Quand elle reprit ses esprits, il n' y avait l'ombre d'un seul invité sinon le petit chiot qu'on lui avait laissé . Dans le panier il n' y avait plus rien, tout avait été servi.

Après avoir raconté tout ce qui lui était arrivé, l'ordre fut donné d'élever vite la bâtisse exigée par Wamba wa Mpungu Tulendu. Et dans cet après-midi-là, le ciel s'assombrit comme s'il allait pleuvoir et il souffla un vent très fort qui obligea chacun des villageois à rester chez soi en se demandant si ce n'était pas la fin du monde. C'est pendant ce temps-là que Wamba Wa Mpungu Tulendu emplit la maison d'innombrables biens.  C'était devenu un dépôt bien achalandé comportant des articles de valeur de toutes sortes, d'or, de diamant, et même un rayon où n'étaient rangés que des cartons de billet de banque. Sur une table était déposé les trois livres sacrés qu'on avait remis à Ndona Luila.

Pour un mystère, c'en était un ! Et il était recommandé que Mpadi Simon Pierre soit le seul et l'unique à gérer ces biens et à le distribuer à tout le peuple noir.

Pendant que tous ces événements se déroulaient à Kundi dia Yondo, dans le territoire de Kibambi, Mpadi Simon Pierre, adolescent, étudiait à l'école pastorale protestante de Sona-Bata, sous la direction du pasteur Nsiata David. Ce dernier n'avait pas fini d'être étonné par les qualités intellectuelles du jeune pasteur.

 

C'est ainsi que chaque le 22 mars de l'année, l'Eglise des Noirs en Afrique commémorre la journée de "Kimona-Meso", en français, "le face-à-face" avec les anges ou la "vision" vécue par Ndona Luila Dia Kiwula. Elle a eu trois garçons et une fille : Mpelo Kitambala Nelson, Nsona Albert Zustesse, Nzimbu Anne Rasoir et Munzemba Ndosimao Jacob qui engendra votre humble serviteur en train de vous révéler ces choses.

Ndona Sela dia Kiwula, la soeur aînée à Ndona Luila dia Kiwula est la mère de Mpadi Simon-Pierre, de Mata ma Nsiala Mbata Nsabi a Zulu et de Ndona Nkondi Elisabeth. De celle-ci naîtront Mpadi Luyeye, qui avec ses frères et soeurs Luila Thérèse, Léonnie, Tundra, Makani, Marie Ngwala et Luyeye, et bien que de la même lignée que le Patriarche Mpadi Simon-Pierre, s'en iront créer, comme on créerait un orchestre musical, leur Eglise des Noirs à eux, appuyé par certains dignitaires,pour la plupart de la tribu N'lemfu (Kasangulu).

De la première union du  Patriarche Mpadi Simon-Pierre avec Mama Nianga naîtront Julienne Sela, Mpadi Fils, Mpadi Titi Dominique, Mpadi Lulendo Marc et Mpadi Matusila. Mpadi Fils fut cotoyé par les occidentaux pour "vendre" son père mais fut vite frappé de malédiction pour toute sa vie. C'était un homme sans personnalité. Du vent qui souffle du nord au sud et de l'est à l'ouest. Mpadi Titi Dominique se détacha, à la mort du Patriarche Mpadi Simon-Pïerre de Mpadi Lulendo Marc à qui le père avait confié, en présence de tous les fidèles, la continuité de l'Eglise. Il alla fonder, avec Pierre Mpadi Luyeye son cousin leur église au nom de BMZ. Et comme dit plus haut, Pierre Mpadi Luyeye s'est séparé de Dominique et s'est fait nommrt représentant légal de sa branche appelée aussi église des noirs.

Avant sa mort, le Patriarche Mpadi avait prophétisé en ce sens : "Il y a quarante-quatre personnes et parmi lesquelles les miens propres qui vont me trahir". Et le jour de sa mort, le 19 mars 1991, les traitres se sont fait remarquer au grand jour.

Aujourd'hui, des églises des noirs en Afrique, on peut en compter une trentaine. Ce sont celles-là qui sont dirigées par les traitres dont le Patriarche Mpadi Simon-Pierre, l'unique Fondateur et Père Spirituel de l'Eglise des Noirs en Afrique , la vraie, exiistant depuis 1939, a fait mention.

 

 

 

 

 

 

Lucas

 

 

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